Les Grands du Rock

Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 21:35

LETS DAVID 13099

 

LA DISCO DES ALBUMS STUDIO DE DAVID BOWIE

 (2ème partie, les années 80)

Première partie : cliquez sur ce lien LET'S DAVID ! (1ère partie : 1967-1979)

DAVID 3

DAVID BOWIE SCARY MONTERS

Les années 80 s’ouvrent avec « Scary Monsters » qui paraît le 12 septembre. Enregistré à New-York et à Londres sous la houlette de Tony Visconti, c’est assurément un album « charnière » après la trilogie berlinoise (« Low », « Heroes » et « Lodger ») et avant la période funk avec « Let’s Dance » de 1983. David veut faire un trait sur les années 70 sans pour autant ne pas oublier son personnage légendaire de Major Tom qu’il reprend dans le premier single de l’album, le génial « Ashes To Ashes », évoqué dans son chef-d’œuvre « Space Oddity » de 1969. D’abord classée n° 4 au Royaume-Uni, la chanson s’empare de la pole position la semaine suivante. Remarquablement structuré sur le plan musical avec un travail époustouflant d’Andy Clark au synthétiseur, de Roy Bittan au piano et de Chuck Hammer à la guitare, ce morceau est également magistralement interprété par son compositeur. En outre, personne n’est resté indifférent devant le célèbre clip de la chanson durant lequel Bowie apparaît déguisé en Pierrot déambulant devant un bulldozer accompagné de quatre étonnants sbires et où on le voit ensuite vêtu d’une chemise blanche, emprisonné dans une cellule capitonnée pour fou… De plus, Bowie privilégie les situations floues où on l’aperçoit tantôt assis dans un drôle de fauteuil au milieu de ce qui ressemble à une cuisine, affublé d’une combinaison où il ne lui manque plus qu’un casque de cosmonaute, tantôt raccordé à des tuyaux qui semblent le maintenir artificiellement en vie dans un décor alienesque. La fin est toute aussi rocambolesque quand il réapparaît en Pierrot au bord d’une plage surnaturelle avec à ses côtés une brave dame âgée qui lui tient une conversation dont il n’a cure…

Mais revenons à cet album emblématique d’où s’extrait « Fashion », cinquième plage et second hit en puissance dont certaines mesures rappellent « Golden Years » de 1975. Soulignons au passage, dans ce titre, la formidable prestation du guitariste Robert Fripp qui, d’autre part, laisse une empreinte indélébile dans les arrangements musicaux de cet album puisqu’il participe à cinq autres grands morceaux : « It’s No Game, Part 1 » durant lequel Bowie vocifère littéralement son texte, « Up The Hill Backwards » à l’ambiance musicale complexe, le très rock « Scary Monsters (and Super Creeps) » durant lequel la voix formatée et monocorde de David fait presque peur, le mélodique et hymnique « Teenage Wildlife » et, enfin, le rythmique « Kingdom Come », excellente reprise de la chanson écrite et initialement interprétée par Tom Verlaine qui fit jadis partie du groupe Television. Je ne passerai pas sous silence le magnifique « Because You’re Young » avec la présence de Pete Townshend du groupe Who à la guitare, où l’on entend notamment un subtil orgue qui confère au morceau une sonorité très pop, ainsi que « It’s No Game Part 2 » beaucoup moins torturé que la plage titulaire, clôturant cet album incontournable sur une note plus sobre, plus calme.

DAVID 4

  DAVID BOWIE LET'S DANCE

1983 marque un grand tournant dans la discographie de notre ami David : non seulement, il change de label puisqu’il quitte RCA pour EMI mais c’est aussi et surtout l’année d’un succès planétaire avec « Let’s Dance » qu’il produit avec Nile Rodgers du groupe funky Chic. Les trois premières plages sont des hits monumentaux : « Modern Love » (3ème single de l’album, n° 2 au Royaume-Uni, n° 14 aux États-Unis) avec une superbe intro et une ligne mélodique qui s’enrichit en crescendo (un beat ravageur, un piano très présent, la voix assurée de David, des saxos en soutien et en solo, des chœurs précis qui doublent admirablement la voix de David), « China Girl » (n° 2 au Royaume-Uni et n° 10 aux États-Unis), une excellente reprise du titre qu’il a composé en compagnie d’Iggy Pop, que ce dernier avait incorporé à son album « The Idiot » en 1977 (un original toutefois beaucoup plus « musclé » que la version de Bowie) et le phénoménal, l’incomparable « Let’s Dance » qui place Bowie n° 1 au Royaume-Uni et aux États-Unis avec une superbe prestation du regretté Stevie Ray Vaughan à la guitare (à souligner le détachement des instruments avec une résonance en forme d’écho, les montées en puissance rythmique avec, en guise de paroxysme, la voix de Bowie haut perchée).

Malgré le succès retentissant de ces trois morceaux qui aurait tendance à occulter le reste de l’album, nous allons passer les autres titres en revue : laissons toutefois de côté l’anecdotique « Without you » qui précède un intéressant « Ricochet » où l’on retrouve le Bowie ambigu des années 70; « Criminal World », seconde reprise de l’album d’un titre composé par Peter Godwin, Duncan Browne (membre vedette de l’éphémère groupe Metro et très bon guitariste de studio) et Sean Lyons, suivi d’un excellent « Cat People (Putting Out Fire) » dont la partition musicale est signée par Giorgio Moroder et dont il existe deux versions (de préférence celle avec la participation de l’impérial Stevie Ray Vaughan). L’album se termine avec l’honorable « Shake It » dont on retrouve certaines sonorités similaires à « Let’s Dance », comme si Bowie était encore imprégné de son inaltérable tube… Cet album qui, quoiqu’on en dise, prévaut surtout pour l’incroyable succès de « Let’s Dance » différenciera les avis parmi les fans de Bowie : la plupart apprécieront cette nouvelle orientation à l’impact plus commercial tandis que les puristes se plaindront de son manque d’originalité voire de créativité…

DAVID 1

DAVID BOWIE TONIGHT Pour le prochain album « Tonight » qui paraît le 1er septembre 1984, David Bowie le coproduit avec Derek Bramble et Hugh Padgham. L’invité « vedette » est Iggy Pop qui participe à la composition de 5 des 9 titres de l’album initial (la réédition de 1995 en comptera 3 supplémentaires et non des moindres, j’y reviendrai ci-après) : « Don’t Look Down », une reprise reggae, honorable sans plus, des Stooges (le groupe dont est issu Iggy Pop, pour ceux qui ne le savent pas); « Tonight » que Bowie interprète avec Tina Turner, encore une reprise d’un titre que l’Iguane avait enregistré en 1977 sur son album « Lust For Life » (la chanson, second single de l’album, bien qu’étant qualifiée de « titre phare », n’atteindra qu’une maigre 53ème position à l’US Billboard Hot 100 et se classera à la même place au Royaume-Uni !); « Neighborhood Threat » (présent également sur « Lust For Life »); « Tumble And Twirl » avec, à la basse, le génial Mark King de Level 42 et « Dancing With The Big Boys » dans lequel il prête son concours vocal, écrit avec Bowie et son fidèle guitariste Carlos Alomar que l’on retrouve dans la « distribution » musicale de la majorité de ses albums de 1975 à 2003. Toutefois, le titre qui enlève le plus de suffrages est « Blue Jean », premier single, qui se classe n° 8 au Billboard et n° 6 au Top anglais. La ligne mélodique est très entraînante avec une batterie et des cuivres très accrocheurs, le tout enrubanné par la voix très aigue et même criarde de Bowie.

The Thin White Duke se permet également de reprendre « God Only Knows » que les Beach Boys avaient enregistré en 1966 et « I Keep Forgettin’ » de la paire Leiber/Stoller (qui avait créé, entre autres, « Hound Dog » et « Jailhouse Rock » pour Elvis Presley).   Si l’album original déçoit une fois de plus les fans de la première heure qui ne reconnaissent plus leur Bowie des années 70, soulignons toutefois la qualité de la plage titulaire « Loving The Alien » que Bowie interprète divinement bien sur une partition musicale d’excellente facture. Incontestablement, c’est la cerise sur ce gâteau que beaucoup considèrent comme indigeste. Et c’est vrai que cet album n’a rien de comparable avec l’ingéniosité déployée dans les 70’s. La réédition de 1995 offre donc 3 morceaux en bonus : le formidable « This Is Not America » (n° 1 aux Pays-Bas, n° 14 au Royaume-Uni et n° 32 au Billboard) que Bowie a composé avec Pat Metheny et Lyle Mays du Pat Metheny Group et qui paraît en single en février 1985 (la mélodie est superbe, comme la voix de Bowie d’ailleurs, et confère au morceau une ambiance inquiétante renforcée par quelques subtils effets instrumentaux); « As The World Falls Down » tiré de la bande originale du film « The Labyrinth », un conte fantastique réalisé par Jim Henson et produit par George Lucas dans lequel David Bowie joue aux côtés de Jennifer Connely, et, enfin, « Absolute Beginners » (thème du film portant le même titre), un immense succès au Royaume-Uni (n° 2) alors qu’outre Atlantique, il ne se classe qu’en 53ème position.

DAVID 2 DAVID BOWIE NEVER LET ME DOWN En avril 1987, David Bowie sort son 17ème album studio « Never Let Me Down » qu’il produit avec David Richards (qui s’est occupé de plusieurs albums de Queen). Signalons la présence du chanteur et guitariste Peter Frampton dans les musiciens ainsi que de l’acteur Mickey Rourke sur « Shining Star (Makin’ My Love) ». L’album commence avec le rythmé mais cependant très moyen « Day-In Day-Out » qui est le premier single. Il faudra des versions « Extended Mix Dance » et « Extended Mix Dub » pour que le morceau décolle et atteigne finalement des positions honorables dans les Charts américains et anglais (respectivement n° 21 et n° 17).
La seconde plage et second single « Time Will Crawl » est, ma foi, mieux conçu et bien qu’ayant ensuite renié cet album, c’est le titre préféré de David car il traite d’un sujet qui lui tient à cœur : l’avenir du monde menacé par la pollution industrielle. Plus élaboré donc, le titre ne se classera pourtant qu’à la 33ème place dans le Top britannique. Et on passe un cran au-dessus avec le surprenant et agréable « Beat Of Your Drum » plus rock, avec une très bonne conception instrumentale, beaucoup moins « commercial » que la plage titulaire.
C’est incontestablement le meilleur titre de l’album qui précède le décevant « Never Let Me Down » (n° 27 au Billboard et n° 34 au Royaume-Uni). Malheureusement, la suite ne s’avère pas plus attrayante. Malgré une certaine volonté innovatrice dans la composition, « Zeroes » est loin, très loin même, d’atteindre les sommets. Avec « Glass Spider », Bowie essaie de retrouver l’inspiration qui lui avait valu la gloire dans les années 70. Il faut dire que les percussions et la guitare électrique jouent un rôle essentiel et permettent de maintenir la structure musicale à un bon niveau d’ensemble après un début calamiteux avec Bowie qui parle sur d’insipides synthés. Après l’insupportable et énervant « Shining Star (Makin’ My Love) » (comment Bowie a-t-il pu enregistrer un tel morceau ?), on est quelque peu ragaillardi avec « New-York’s In Love » qui nous sert, à nouveau, une batterie bien prononcée et une guitare électrique chatoyante. Assurément, c’est encore la musique qui sauve le titre.
On est tenté de dire la même chose avec « 87 And Cry » dont la ligne mélodique est cependant plus variée malgré une fin répétitive à souhait. L’album se termine avec « Too Dizzy » à la rythmique trop facile (aucune reprise de batterie digne de ce nom) marquant, toutefois, le retour d’un saxophone qu’on avait presqu’oublié tant il était auparavant plébiscité et « Bang Bang », un nouveau cover d’un titre d’Iggy Pop, extrait de son album « Party » de 1981. Cet album marquera la fin de la période « Dance » de David Bowie. « Enfin », diront certains, et il est vrai que Bowie se rendra compte lui-même aussi de l’urgentissime importance de s’orienter vers de nouveaux choix musicaux de crainte de ne devenir qu’un has been aux yeux de ses fans. Nous le verrons prochainement dans la 3ème et dernière partie de sa discographie de ses albums studio (1993-2003).
Par BERNIE - Publié dans : Les Grands du Rock - Communauté : Toutes les musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 21:09

David Bowie vient rejoindre Joe Cocker qui se sentait bien seul au sein des « Grands du Rock » de LA MUSIQUE POUR TOUJOURS. Avant de vous présenter, en trois parties (1967-1979, 1980-1989, 1990-2004), la discographie intégrale des albums « studio » de celui qui restera toujours Ziggy Stardust dans le cœur de millions d’admirateurs, quelles sont les dernières nouvelles de son état de santé qui a beaucoup préoccupé ses fans depuis le mois de mars 2008 au cours duquel des rumeurs sur le net ont colporté que la star souffrirait d’un inquiétant cancer au foie ? David, quant à lui, est resté très discret et soudain, en février 2009, un bref communiqué faisait état qu’il se sentait mieux. Cette information rassurante provenait de Berlin où David travaillait sur de nouvelles chansons. En espérant que celle-ci se concrétisera bientôt et que David réapparaîtra en grande forme, parcourons, si vous le voulez bien, sa carrière exemplaire avec le premier chapitre de l’intégralité de ses 25 enregistrements « studio »… Il n’y a que LA MUSIQUE POUR TOUJOURS pour vous proposer ça ! Né le 8 janvier 1947 à Brixton, au sud de Londres, David Bowie, de son véritable nom David Robert Jones s’intéresse très jeune au Jazz et montre de brillantes dispositions à jouer du saxophone. Il fait ses débuts de musicien en 1964 au sein de quelques groupes avec lesquels il édite plusieurs singles dont le style de musique se rapproche du rhythm’n’blues et du rock’n’roll. C’est aussi cette année-là qu’il emprunte son nom de scène à James Bowie, un soldat américain qui a joué un rôle prépondérant dans la Révolution du Texas en succombant en héros lors de la fameuse bataille de Fort Alamo. Cette heureuse trouvaille lui permet également d’éviter de le confondre avec Davy Jones, le chanteur des Monkees. David commence sa carrière solo en juin 1967 par la publication d’un premier album éponyme, dont il écrit toutes les chansons, chez Deram Records, une filiale de Decca. Le titre « Rubber Band », qui en a été extrait et sorti en 45 tours en décembre 1966 afin d’annoncer l’album, se révèle être un flop monumental ! Néanmoins, deux chansons retiennent l’attention par leur intimité marquée par une guitare acoustique : « Love You Till Tuesday » et « Come and Buy My Toys ».

   

« Rubber Band »

 

 « Love You Till Tuesday »

 

Deux ans plus tard, David édite « Space Oddity » chez Philips, produit par Tony Visconti, et là, on prend une grande claque dans la figure ! Le titre phare, qui est en plage titulaire et qui donne le nom à l’album, largement inspiré par le film « 2001, l’Odyssée de l’Espace » de Stanley Kubrick et qui s’apparente à un dialogue entre la tour de contrôle et son personnage principal, Major Tom, bien décidé à rester sur la Lune, est un pur chef-d’œuvre sur le plan de l’écriture musicale. D’autres identifient cette chanson comme une description progressive, similaire à un compte à rebours, des effets que l’on peut ressentir par l’usage de l’héroïne, du stade de la piqûre à celui de l’euphorie…  D’influence Dylanesque, « Unwashed And Somewhat Slightly Dazed » et « Cygnet Committee » sont remarquables. N’omettons pas non plus la superbe ballade “Letter To Hermione” (une ode délicate dédiée à sa maîtresse) ainsi que le très orchestral et très lyrique « A Wild-Eyed Boy From Freecloud » qui raconte l’histoire d’un jeune homme au Moyen-Âge dont la vie finit en prison et meurt pendu.

« Space Oddity »

  

 « Cygnet Committee »


En novembre 1970, « The Man Who Sold The World », paru chez Mercury, est le fruit d’une nouvelle collaboration avec Tony Visconti. D’abord, la photo sur la pochette étonne plus d’un : on voit David Bowie, vêtu d’habits de femme, étendu sur un divan-lit ! Le son de cet album est plus incisif : David Bowie propose un rock plus « métal » qui fait référence aux premières réalisations de Black Sabbath et Led Zeppelin. L’album est étrange à plus d’un titre car on baigne dans un climat musical violent et même terrifiant. La plage d’ouverture « Width Of A Circle » dégage, par son texte, des sentiments d’angoisse et de folie schizophrène imbibés de pulsions homosexuelles et sadomasochistes… Le petit coquin ! Mais d’un autre côté, ça fait froid dans le dos ! À retenir : le tortueux « All The Madmen » où il évoque avec beaucoup de réalisme et de sensibilité les traitements psychiatriques de son beau-frère en milieu hospitalier; l’émouvant et très doux « After All » où il insiste sur la pureté de l’enfance tout en condamnant la cruauté du monde des adultes; « The Man Who Sold The World » avec son riff de guitare si particulier qui en fera sa marque de reconnaissance (c’est le « hit » de l’album) et, enfin, « The Supermen » qui clôt admirablement bien l’album par ses richesses instrumentale (une sonorité symphonique avec un rythme précis et régulier qui fait songer à un défilé militaire) et vocale (des chœurs bien affirmés).

 

« The Man Who Sold The World »

  

 After All


L’année suivante, en décembre 1971, David sort « Hunky Dory », un album plus mélancolique, produit par Ken Scott, ancien ingénieur du son des Beatles. Cet album renferme deux « perles » : le titre d’ouverture « Changes » où son refrain « Ch-ch-ch-changes » s’inspire nettement du bégaiement de Roger Daltrey des « Who » dans « My Generation » et le très populaire et parodique « Life On Mars ? » qui traduit la rancœur, la jalousie aussi, éprouvée par David vis-à-vis de Paul Anka pour l’adaptation de… « Comme d’habitude » de Claude François ! Outre ces deux chansons, trois hommages sont rendus par l’intermédiaire de « Andy Warhol », au peintre célèbre dont David dresse un portrait vitriolé; « Song For Bob Dylan », à l’adresse du chanteur folk révolutionnaire que Bowie a toujours admiré en tant que « prophète » pour ses messages empreints de liberté et « Queen Bitch » pour Lou Reed dont il relancera la carrière en Angleterre après son départ du « Velvet Underground ». C’est aussi à ce moment-là que Bowie s’offre un tout nouveau look en se teignant les cheveux en rouge et en arborant des tenues vestimentaires « tape-à-l’œil ». Sur le plan sexuel, on ne sait pas trop où le situer, c’est très ambigu et il a l’air d’aimer ça… Soit, les médias sont impressionnés et il fait la une des magazines alors qu’il ne peut encore être considéré comme un artiste ayant déjà vendu beaucoup de disques…

 

« Changes »

  

 « Life On Mars »


Tout change en 1972 avec « The Rise & Fall Of Ziggy Stardust and The Spiders From Mars » qui est considéré, aux yeux des spécialistes, comme sa plus grande création musicale jusqu’à ce jour. Cet authentique « album-concept » va élever David Bowie au statut de superstar. L’album récolte un immense succès de par cette fresque musicale brodée autour du personnage de Ziggy Stardust, un extraterrestre provenant d’une planète inconnue qui débarque sur la Terre, 5 ans avant l’Apocalypse, pour y vivre une vie de Rock Star. « Five Years » qui ouvre l’album est donc un ultimatum avant l’inéluctable. Les autres titres sont novateurs sur le plan de leur conception musicale, il n’y a vraiment rien à jeter ! Si vous ne deviez posséder qu’un album de David Bowie dans votre discothèque, je vous le recommande vivement ! « Soul Love » est superbe (écoutez la guitare virulente de Mick Ronson); « Moonage Daydream » met le Rock’n’roll en exergue afin qu’il sauve la planète du désastre (Mick Ronson déploie dans ce morceau une grande virtuosité tandis que David nous sidère par l’éclat de sa voix et ses aigus impressionnants); « Starman » est également une grande chanson et est devenu un classique dans le répertoire de Bowie, se propulsant immédiatement à la première place des Charts anglais; « Lady Stardust » est un petit bijou de par sa mélodie (le piano est très gracieux et la prestation vocale de Bowie est, une fois de plus, sublime); « Hang On To Yourself » nous propose un riff bien incisif afin d’intensifier l’excitation sexuelle que provoquent les concerts de Ziggy dont le déclin va être aussi surprenant que rapide; il raconte sa déchéance dans « Ziggy Stardust », c’est une autobiographie d’un peu plus de trois minutes qui décrit le côté sombre d’une gloire éphémère; le sulfureux et très rock « Suffragette City » résume d’affreux tourments qui vont le conduire très naturellement, si l’on peut dire, à une fin certaine, quasi dessinée à l’avance, traduite par « Rock’n’roll Suicide » qui termine ce fabuleux album (je le répète, a-che-tez le !!!).


 

 

« Starman »

  

  « Suffragette City »


Produit par Ken Scott, « Aladdin Sane », sorti en avril 1973, est une nouvelle aventure de Ziggy Stardust, cette fois-ci, aux Etats-Unis. Sur la pochette, Bowie est outrageusement maquillé, la chevelure rousse « pétante » et le visage traversé par un éclair bicolore. La star paraît de plus en plus androgyne et sème le doute dans l’esprit des gens. Certains crient au génie et sont littéralement fascinés, d’autres sont scandalisés par cette exubérance… Le premier morceau de l’album, « Watch That Man », est excellent, c’est du « lourd » et la musique, cinglante et puissante, se marie harmonieusement avec la voix claire de David dont la conduite est bien assurée. C’est une chanson qui dénonce le trafic de la drogue, les dealers et les victimes qu’elle engendre. Bowie sait de quoi il parle, il a essayé et il ne retire rien de ses expériences… « Alladin Sane », qui donne le titre à l’album, est lui aussi un classique, relevons le solo de piano du très habile Mike Garson ainsi que le jeu subtil de Mick Ronson à la guitare dont les prouesses sont désormais coutumières. « Alladin Sane » est, en fait, un jeu de mots pour présenter un nouveau personnage, « A lad insane », un gars déjanté. Encore une fois, Bowie est impérial sur le plan de la maîtrise vocale, il est vraiment au sommet de son art. « Drive-in Saturday » est morbide : Bowie raconte comment un cataclysme nucléaire alterne les fonctions reproductrices des humains qui se transforment en mutants… Un couple se rend à une séance de cinéma en « drive-in » afin d’assister à un film pornographique pour se remémorer de la façon dont on faisait l’amour dans les années 70… Bigre ! « Panic in Detroit » est un très bon rock, fantastiquement emmené par les riffs rageurs de Mick Ronson. Bowie y décrit un climat d’insécurité dont n’échappent que quelques survivants. La chanson a été écrite suite au témoignage d’Iggy Pop sur les émeutes qui ont éclaté à Detroit dans les années 60. « Cracked Actor » est un morceau musicalement déjanté, adroitement arrangé, qui retrace les péripéties d’un acteur sur le déclin contant fleurette à une jeune admiratrice qui lui propose, à travers une petite poudre blanche, de connaître quelques extases jusque là inexplorées. Mais l’acteur ne souhaite pas s’exposer à de tels risques. Afin de traduire l’ambiance de la chanson, Ken Scott fit passer le son de l’harmonica avec une amplitude démesurée… Vous imaginez le résultat ! « Time » est audacieux : on retrouve quelques notes de la 9ème Symphonie de Beethoven dans le jeu de guitare de Mick Ronson et constitue un des titres les plus étonnants de l’album. « Let’s Spend The Night Together » est une agréable reprise d’un hit des Rolling Stones, David y va de son petit grain de sel en y ajoutant des synthés psychédéliques. Un des titres phares de l’album est incontestablement le somptueux « The Jean Genie », un hommage à Iggy Pop, qui se classe n° 2 au Top anglais. Que dire de plus sur ce morceau sinon qu’il est parfait aussi bien au niveau de l’interprétation que de la construction musicale. Enfin, cet album, que Bowie préfère au précédent (si vous ne deviez posséder qu’un deuxième album de Bowie, c’est celui-là… On peut continuer longtemps ainsi !), se termine par une délicieuse ballade : « Lady For Another Grinning Soul » qui est, par contre, un sérieux avertissement à l’encontre de mâles à la naïveté déconcertante : ne vous fiez pas à une femme séduisante, elle peut vous ensorceler et vous conduire à la perte ! Brrr…


« Alladin Sane »

   

  « The Jean Genie »


Venons-en maintenant à cet étonnant album de reprises « Pin Ups » enregistré au Château d’Hérouville et publié en octobre 1973. Parmi les douze titres proposés, on relèvera principalement la reprise de « See Emily Play », un classique de Pink Floyd (1967), composé par Syd Barrett, dont c’était le second single; « I Can’t Explain » et « Anyway, Anyhow, Anywhere » des Who; « Shapes of Things » des Yardbirds, « Where Have All The Good Times Gone » des Kinks, et, sur la réédition de l’album en CD en 1990, deux chansons additionnelles en « bonus tracks » : « Growin’ Up » de Bruce Springsteen (1973) et « Amsterdam » de Jacques Brel avec un texte adapté en anglais par Mort Shuman.

 

« See Emily Play »

   

  « Amsterdam »


Le 24 avril 1974 paraît « Diamond Dogs », un nouvel « album-concept » basé sur le roman « 1984 » de George Orwell que David revisite à sa manière pour livrer sa propre vision apocalyptique d’un monde décadent où évolue un nouveau personnage, « Halloween Jack », qui tente de survivre dans une société sordide et bestiale. C’est l’artiste belge Guy Peellaert qui a peint la pochette représentant Bowie, mi-homme, mi-chien, avec, derrière lui, deux créatures  hideuses, de la même race, sorties tout droit d’un film d’horreur. Outre la seconde plage, « Diamond Dogs » qui donne le titre à l’album, ce dernier s’articule essentiellement sur une suite de 3 morceaux, « Sweet Thing », « Candidate » et « Sweet Thing (reprise) », d’une durée de 9 minutes, qui décrit les peines sentimentales du personnage. Mais le titre qui « fustige » vraiment, c’est « Rebel Rebel » qui atteint la 5ème place dans les Charts anglais. N’omettons pas le slow langoureux « Rock’n’roll With Me »; « We Are The Dead », un titre de la comédie musicale “1984” créée à partir du roman d’Orwell qui ne vit jamais le jour; « 1984 » aux sonorités « soul » qui rappelle par moments le « Shaft » d’Isaac Hayes et les deux chansons de fin d’album qui s’enchaînent, « Big Brother » et « Chant Of The Ever Circling Skeletal Family » qui recèlent de surprenantes trouvailles vocales (Bowie fait encore des prouesses) et orchestrales.

 

« Rebel Rebel »

   

  « 1984 »


Pour l’album suivant, « Young Americans » de mars 1975, Bowie change radicalement de style : il délaisse le rock pour une couleur résolument soul. Tony Visconti est à nouveau sollicité pour la production de l’album pour lequel Bowie s’entoure des excellents Carlos Alomar à la guitare (qui va l’accompagner ensuite sur plusieurs albums, jusqu’au dernier « Reality ») et David Sanborn au saxophone (il a travaillé avec de nombreux artistes tels, entre autres, James Brown, Bryan Ferry, James Taylor, Bruce Springsteen et Elton John). La plage titulaire qui donne le titre à l’album fait ressortir très nettement le nouveau style musical : « Young Americans » balance bien, c’est très groove et Bowie s’en accommode parfaitement sur le plan de l’interprétation. « Win », le morceau qui suit, est une séduisante ballade, admirablement « enrobée » par le sirupeux saxo de David Sanborn. « Fascination », un pur soul « philadelphien », est également très plaisant à écouter avec des chœurs bien présents et un Carlos Alomar inspiré. Le clou de l’album, c’est « Fame » qui devient aussitôt un gros « tube », n° 1 au Billboard Pop Singles. Enfin, avec « Who Can I Be Now » et « It’s Gonna Be Me », Bowie cloue le bec à ses détracteurs pour son changement de cap musical : il réalise une performance vocale époustouflante (eh oui, ça devient une habitude au fil des albums !), déployant une technique irréprochable, appuyée par un vibrato précis et tonique, dans les notes les plus aigues… Sidérant !

 « Fame »

   

  « Win »


« Station To Station » est le prochain LP de Bowie, début 1976. Six titres seulement garnissent le disque mais la plage titulaire, du même titre que l’album, fait plus de dix minutes. Musicalement, Bowie ne sait pas très bien où il se situe, ni quelle direction prendre. Après la couleur soul présente sur son précédent opus, il explore ici les rythmes funky en y ajoutant des sons provenant de synthétiseurs ou d’instruments électroniques du même genre que ceux utilisés notamment par les groupes allemands « Neu ! » et « Kraftwerk », précurseurs dans l’utilisation de ces machines. Pour cet enregistrement, Bowie choisit de s’adjoindre les services du pianiste Roy Bittan, très connu pour sa participation au sein du « E-Street Band », le fidèle groupe qui accompagne Bruce Springsteen. Les guitaristes Carlos Alomar et Earl Slick, le bassiste George Murray et le batteur Dennis Davis complètent la formation, tandis que Warren Peace apporte son soutien vocal à Bowie. Le titre suivant, « Golden Years », va être un grand succès : sorti en single, la chanson se classe dans le Top 10 du Billboard ainsi qu’aux Pays-Bas et en Suède. « Word On A Wing » est une prière, une réflexion personnelle du chanteur sur son existence et sur les comptes qu’il doit rendre à Dieu… Une véritable confession ! Mais le morceau qui laisse pantois, c’est sa formidable et poignante reprise de « Wild Is The Wind », un original de Johnny Mathis en 1957. Bowie nous fait, une fois de plus, une démonstration éblouissante de ses capacités vocales.


 « Station To Station »

   

  « Wild Is The Wind »


En janvier 1977, Tony Visconti et David Bowie produisent « Low », le premier des trois albums à venir avec la collaboration de Brian Eno. Le 33 tours se caractérise par une face A s’ouvrant sur un instrumental, « Speed Of Life », à l’ambiance musicale glaciale créée par des effets de percussion et de synthés assez saisissants. « Breaking Glass » et « What In The World » (ce dernier avec Iggy Pop en “backing vocals”) accentuent l’impression de frayeur déjà très palpable dès la plage d’ouverture. Bowie a peur, est mal dans sa peau, il a peur de « l’autre » et craint pour les valeurs de l’amour. « Sound And Vision » est le titre qui sera exploité en single malgré l’opposition de la marque de disques (RCA Records) craignant un suicide commercial. Le titre se classe 3ème dans les Charts anglais alors qu’il est quelque peu boudé aux Etats-Unis, atteignant une peu glorieuse 69ème place dans le Billboard. La face B, comportant quatre morceaux, est donc entièrement instrumentale, ce qui a valu bien des critiques de la part des responsables du Merchandising. Mais Eno et Bowie forment un tandem redoutable, complémentaire et bien talentueux, ils parviennent à composer des mélodies novatrices sur le plan de leur conception musicale. « Warszawa » est splendide et évoque Varsovie aperçue subrepticement d’une banquette d’un train, « Art Decade » se réfère aux ruines de Berlin que Bowie côtoie, « Weeping Wall » est un modèle d’architecture musicale car Bowie joue de tous les instruments avec une déconcertante dextérité, faisant un judicieux amalgame de sons faits de synthés, xylophone et même vibraphone (!), enfin, le dernier « Subteerraneans » (avec de sublimes saxophones) décrit l’isolation de la population de Berlin Est après la construction du mur… Finalement, le disque est très bien accueilli et sera un modèle pour les futures tendances, punk et new wave.

 

 « Sound And Vision »

   

  « Breaking Glass »


« Heroes », d’octobre 1977, est le second album de cette trilogie « berlinoise » (appelée ainsi en référence à « Low », « Heroes » et « Lodger » pour avoir été partiellement ou intégralement écrit à Berlin, lieu de résidence de Bowie à cette époque). On retrouve la même équipe aux commandes avec, à sa tête, Brian Eno qui va apporter sa touche créatrice sur 4 titres : « Heroes », « Moss Garden », « Neuköln » et « The Secret Life Of Arabia ». Comme dans « Low », le disque est fracturé en deux parties : une face de chansons et l’autre d’instrumentaux. « The Beauty And The Beast » est une entrée en matière percutante, avec une montée en puissance des instruments, particulièrement les percussions et les synthétiseurs. Après le très rock « Joe The Lion » aux riffs très appuyés, « Heroes » s’impose comme « le » titre de l’album et l’une des plus belles chansons jamais enregistrées par Bowie. Celle-ci conte l’émouvante et captivante histoire de deux amants qui se rencontrent près du Mur de Berlin. « Sons Of The Silent Age », une complainte aux rythmes arabisants sur la jeune génération inculte et « Blackout », aux sonorités plus dures, avec un texte décrivant la vie nocturne des bas quartiers de Berlin, sont les deux derniers morceaux de cette face A. La face instrumentale est très intéressante à plus d’un titre : aux sons électroniques les plus divers qui habitent « V2 Schneider », faisant allusion aux missiles utilisés par Hitler durant la Seconde Guerre Mondiale, se succèdent l’étrange « Sense Of Doubt » avec un mariage prodigieux de piano et d’orgue qui renforce le caractère angoissant de l’ambiance musicale, le très pur et japonisant « Moss Garden » pour lequel Bowie joue du Koto, un instrument typiquement japonais à 6 cordes et le troublant « Neuköln » avec un saxo aux couleurs orientales (la chanson traite d’un quartier de Berlin habité par des immigrés turcs). « The Secret Life Of Arabia » est une chanson qui clôt habilement l’album, Bowie pose sa voix incomparable sur des rythmes pop empreints de musique nord africaine. Le disque sera une nouvelle fois positivement salué à sa sortie, pour son esprit musical avant-gardiste, par les spécialistes et la future scène punk.

 

 « Heroes »

 

  « Moss Garden »


Avant de clore ce premier chapitre consacré à cette riche discographie, penchons-nous sur « Lodger », de mai 1979, qui termine l’association Bowie-Eno avant qu’ils ne se retrouvent sur « Outside » en 1994. Pour cet album, Bowie abandonne le système de la face uniquement instrumentale du disque pour proposer dix nouvelles chansons. Le résultat semble moins fouillé, moins élaboré que les deux précédents disques mais avec plusieurs écoutes, cet album mérite une autre analyse, plus objective. « Fantastic Voyage », la plage titulaire, comme son titre l’indique, invite à l’évasion et l’auditeur rencontrera quelques surprises et découvertes. Bowie et Eno veulent offrir des sonorités inédites, explorer ce que l’on appelle plus précisément la « world music » avec des styles de musique mariés à d’autres sonorités : le reggae avec une atmosphère orientale (« Yassassin »), le rock avec du folklore africain (« African Night Flight »). Les singles extraits de l’album (« Boys Keep Swinging » et « D.J. ») sont bien accueillis Outre-manche : le premier atteint une très jolie 7ème place tandis que le second se classe 29ème. L’album, quant à lui, est n° 4 en Angleterre et n° 20 aux Etats-Unis. Pourtant, je trouve que deux autres titres auraient dû être mieux exploités et mieux considérés : l’excellent « Move On » (le son de ce morceau est vraiment incroyable avec les chœurs enregistrés à l’envers !) et l’angoissant « Repetition » dans lequel Bowie raconte avec un détachement glacial le calvaire d’une femme battue par son mari. Voilà, je vous donne rendez-vous dans un prochain article pour la « disco » des années 80 !

 

 « Boys Keep Swinging »

   

  « Move On »

 

 « Repetition »

 

 

À SUIVRE…

Par BERNIE - Publié dans : Les Grands du Rock - Communauté : Musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Présentation

  • : 28/10/2007
  • : LA MUSIQUE POUR TOUJOURS
  • : Biographies d'artistes et liens avec Claude François - Récits sur Claude François - Critiques personnelles de CD (collection propre) traitant les genres suivants : Musique Classique, Pop, Rock, Jazz, Soul, Funk, Disco, Rythm'n'blues, Blues, Chansons Françaises et Musiques de Films
  • : Rock Pop Jazz Blues Soul Musique
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Profil

  • BERNIE
  • LA MUSIQUE POUR TOUJOURS
  • Homme
  • Belgique Hainaut Courcelles
  • MUSIQUE Rock Jazz Pop DVD
  • La musique fait partie intégrante de ma vie...

QUELLE HEURE ?

 

 



Recommander

Créer un Blog

Recherche

PROCHAINEMENT

MADE IN BELGIUM

PIERRE RAPSAT

2ème partie

De "Je suis moi" à

"Un coup de rouge, un coup de blues"  

pierre rapsat

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

LA MUSIQUE POUR TOUS/LIENS


RETROUVEZ MARC YSAYE
DU LUNDI AU VENDREDI
DANS LE "MAKING OF"
DE 15 H À 15 H 30
ET CHAQUE DIMANCHE DANS
"LES CLASSIQUES" DE 9 H À 12 H
SUR

link


link

FLECHE RADIO

link

link

link

ANDRÉ TORRENT
LES SAMEDI ET DIMANCHE
DE 4 H 30 À 7 H
"UN TORRENT DE MUSIQUE"
SUR

link

LA MUSIQUE POUR TOUJOURS

EST UNE

toute la culture sur ulike

LES CD

LAURENT VOULZY

"LYS & LOVE"

(COLUMBIA)

Laurent Voulzy

      

ANDREA BOCELLI

"CONCERTO

ONE NIGHT IN CENTRAL PARK" 

(DECCA)

Andrea Bocelli 

LES DVD

FLORENT PAGNY

MA LIBERTÉ DE CHANTER

(AZ)  DVD FLORENT PAGNY

    

QUEEN

25ème ANNIVERSAIRE 

LIVE IN WEMBLEY

 (ISLAND)

Queen 

  

S'INFORMER SUR LA MUSIQUE


PLATINE
LE MAGAZINE
DE LA VARIÉTÉ
Platine

JUKE BOX MAGAZINE

juke box magazine

 


OPÉRA MAGAZINE

opéra magazine-copie-2

                       


DIAPASON

diapason-copie-1

 

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés