Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /2010 20:54

Gilbert Bécaud n’a pas eu la reconnaissance post-mortem à laquelle il aurait pu mille fois prétendre… C’est honteux. Et « LA MUSIQUE POUR TOUJOURS » va essayer, avec cet article, de raviver la flamme de ce génie de la Chanson Française. J’aime Bécaud pour son tempérament, sa verve, sa créativité, sa dérision aussi, son appétit de vie, sa boulimie à composer et également pour cette relation inhabituelle qu’il avait avec son public. Un public à qui il donnait beaucoup et qu’il le lui rendait aussi bien. Je me rappelle de ce concert auquel j’avais assisté au balcon (premier ou deuxième, je ne sais plus) de la grande salle du Palais des Beaux-arts de Charleroi, un soir de 1970… et surtout lorsqu’il descendit sur le parterre inviter une éphémère partenaire à danser avec lui sur « Le Bain De Minuit ». Je me souviens de ses interprétations de « Charlie, T’iras Pas Au Paradis » (la face B du 45 tours « Le Bain De Minuit ») et bien évidemment de cette magnifique « Vente Aux Enchères » agrémentée de la présence de l’énigmatique « Monsieur Pointu » ! Plus tard, j’appréciai « Un Peu d’Amour Et d’Amitié » (1972), « L’Indien » (1973), « Le Gitan Qui Rit Tout Le Temps » (1974), « L’Indifférence » (1977), « Un Instant d’Éternité » (1978), « C’est En Septembre » (1978), « Mai 68 » (1980) et « Désirée » (1982). Mais il y a bien sûr les chansons de ses débuts, des années 60 que je découvris peu à peu à l’aide de compilations…

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Voici donc la bio de l’ami Gilbert ainsi que les chansons que je préfère, choisies parmi son immense répertoire. J’espère que vous ne m’en voudrez pas, chers lecteurs, si la vôtre n’y figure pas…

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Avant qu’il ne prenne le nom de Bécaud, le petit François Silly naît le 27 octobre 1927 à Toulon. Il n’a malheureusement pas le temps de connaître son vrai père. En effet, ce dernier décide de partir alors que François n’a pas encore l’âge pour réaliser ce qui lui arrive… Le couple se sépare sans divorcer et la maman de François ne peut donc se marier avec le nouvel élu de son cœur, Louis Bécaud, que François, son frère Jean et sa sœur Odette considéreront comme leur seul et unique père. François aime la musique et choisit d’apprendre le piano où il démontre une adresse et un dynamisme saisissants. Ses progrès sont tels qu’il s’inscrit au Conservatoire de Nice mais la Seconde Guerre Mondiale est dans sa phase cruciale et sa famille est obligée de quitter Toulon pour Albertville en Savoie. Heureusement, le conflit se termine et François monte à Paris. Il a 20 ans et il parvient à se faire engager comme pianiste de bar. C’est à la fin des années 40 qu’il croise les chemins de Maurice Vidalin et Pierre Delanoë. À ce moment, il est connu sous le nom de François Bécaud et il compose pour la chanteuse Marie Bizet qui est à l’origine de ces heureuses rencontres. C’est elle aussi qui, en 1950, le présente à Jacques Pills qui l’enrôle en tant que musicien. Les deux artistes partent en tournée et c’est aux Etats-Unis qu’ils sympathisent avec Edith Piaf pour qui ils créent la chanson « Je t’ai dans la peau ». Pills tombe amoureux de Piaf et l’épouse. Bécaud n’est pas perdant dans l’aventure puisqu’il devient régisseur de la « Môme ». 1952 est une date importante dans la carrière de Bécaud. Désormais, il se prénommera Gilbert et c’est aussi à partir de cette année qu’il s’affuble d’une cravate à pois. La légende de la cravate à pois, c’est à la maman de Gilbert qu’on la doit. En effet, c’est avant de monter un soir sur la scène d’un piano-bar pour un essai que le gérant s’aperçoit que Gilbert ne porte pas de cravate. À cause de ce manquement, le patron interdit à Gilbert de jouer. Sa maman, présente dans la salle, découpe alors le bas de sa robe bleue à pois pour en faire un semblant de cravate. En un tour de main, elle le passe dans le col de sa chemise et, ni vu ni connu, la cravate à pois devient désormais le fétiche légendaire de Gilbert. La même année, il fait la connaissance de Louis Amade puis de Charles Aznavour avec qui il compose. Côté cœur, il se marie avec Monique Nicolas qui lui donne un fils, le 2 février 1953 répondant au doux prénom de Gaya. Bécaud triomphe avec « Mes Mains » avec des paroles de Delanoë et « Les Croix » avec un texte signé Amade. En février 1954, Bruno Coquatrix, propriétaire de l’Olympia, songe à Gilbert pour la réouverture de la salle qui n’a plus accueilli aucune vedette depuis 25 ans. Mais Gilbert n’assurera que la première partie « en vedette américaine » et devra prendre son mal en patience jusqu’au 17 février 1955, date à laquelle il passe en vedette principale. C’est au terme de ce concert que les spectateurs, stimulés par le dynamisme du désormais « Monsieur 100.000 Volts », endommagent de nombreux fauteuils dans la salle ! Le fait est unique pour l’époque ainsi que… la facture des réparations pour Coquatrix ! La carrière de Gilbert est lancée et son nom apparaîtra par la suite à 33 reprises (!) sur les enseignes du mythique music-hall. À partir de 1955, Bécaud va multiplier les tournées qui l’emmènent sur les grandes scènes de l’Europe, en Amérique du Nord ainsi que dans les pays regroupés dans la région du Maghreb. Trois grands « tubes » s’enchaînent de 1956 à 1958 : « La Corrida », « Les Marchés de Provence » et « C’est Merveilleux, l’Amour ».

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Le cinéma s’intéresse à lui et il tourne dans « Le Pays d’où Je Viens » de Marcel Carné en 1956 dont il compose la bande originale. Après la naissance d’un second fils, Philippe, en 1957, Gilbert aborde les années 60 avec la même excitation qu’à ses débuts. En 1960, il est honoré par le « Grand Prix du Disque » et compose « L’Enfant à l’Étoile » pour la soirée du 24 décembre, retransmise en direct à la télévision. 1961 est l’année de la consécration internationale avec « Et Maintenant » qui devient « What Now My Love » aux États-Unis dont l’une des meilleures versions sera enregistrée par le King himself, Elvis Presley.

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En 1962, Gilbert veut concrétiser un projet qu’il prépare depuis plusieurs années : la création d’un opéra appelé « L’Opéra d’Aran ». Ce rêve devient réalité le 25 octobre 1962 où son œuvre est présentée au Théâtre des Champs-Elysées. Apprécié par la critique, l’opéra comptera une centaine de représentations et sera dirigé par l’illustre Georges Prêtre. Emporté par le tourbillon de son formidable succès, Gilbert revient très vite à la chanson et triomphe en 1963 avec « Un Dimanche à Orly ».

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Gilbert s’adapte également très facilement à la déferlante « Yéyés » ainsi qu’à l’arrivée du « Rock’n’roll ». Pour s’inscrire dans ce mouvement, il compose « Âge Tendre et Tête de Bois » qui devient le générique d’une célèbre émission de télévision pour la nouvelle génération. Cependant, le mois d’octobre 1963 verra partir Edith Piaf et Jean Cocteau, disparus le même jour. Gilbert perd deux amis qui ont compté dans le début de sa carrière et qui l’ont encouragé lorsqu’il s’était produit à l’Olympia. 1964 marque un nouveau grand succès dans la discographie de Bécaud puisque sort l’emblématique « Nathalie » qui sera un des titres phares interprétés lors de son 10ème Olympia.

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Gilbert reprend ensuite « L’Opéra d’Aran » en France et dans plusieurs pays d’Europe avant de repartir l’année suivante pour une nouvelle tournée triomphale en France et en URSS. En 1965, il compose une autre grande chanson : « Quand Il Est Mort Le Poète ». L’année suivante, il intensifie les concerts à l’étranger : après une tournée « marathon » en Allemagne, la télévision américaine diffuse un concert en direct le 22 avril 1966. Il fait un crochet par l’Amérique du Sud avant de revenir en Belgique avec son opéra pour lequel il effectue un nouvel enregistrement. Et comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, il s’octroie un rôle au sein de sa propre histoire ! C’est durant cette même année que la famille Bécaud s’agrandit d’un nouvel enfant, c’est une fille que les parents prénomment Anne. La popularité de Gilbert Bécaud sur le plan international prend une dimension encore plus importante en 1967 : après « Et Maintenant » (« What Now My Love »), c’est une autre chanson de son répertoire créée en 1955 qui est adaptée. « Je T’appartiens » devient « Let It Be Me » sous la plume de Mann Curtis.

 

De nombreuses vedettes vont se l’approprier : Glen Campbell (36ème à l’US Billboard Hot 100), Willie Nelson (n° 2 à l’US Billboard Hot Country Singles), Bob Dylan, Nina Simone ainsi que Mr « Sex Machine » James Brown ! Pour son 12ème Olympia qui débute le 17 novembre 1967, il présente une autre chanson emblématique : « L’important, C’est La Rose » (dont Thierry Le Luron en fera même une parodie plus tard sous le titre « L’Emmerdant, C’est La Rose » en 1984, Michel Drucker s’en souvient encore comme si c’était hier !).

 

 

Le début des années 70 est marqué par un nouveau tube : « La Solitude, Ça N’existe Pas » mais Gilbert aime aussi « La Vente Aux Enchères » qu’il interprète avec la verve qu’on lui connaît devant son fidèle public de l’Olympia lors de son passage en février 1972.

 

 
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Toujours en 1972, il joue à nouveau dans « Un Homme Libre » et l’année suivante dans « Toute Une Vie » de Claude Lelouch. Il fait ensuite un tabac pour son 16ème Olympia en octobre 73 mais… le tabac, justement lui, au sens propre du terme cette fois-ci, lui procure quelques soucis de voix car il éprouve de plus en plus difficultés dans les aigus.

 

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Le 14 janvier 1974, il est décoré de la Légion d’Honneur et il parcourt le monde en effectuant de nombreux concerts qui se prolongent l’année suivante. Côté cœur, Gilbert se lie en 1976 avec Kitty St John, une américaine avec qui il a eu une fille, Emily, en 1972 qui vient compléter la famille après Gaya, Philippe, Anne et Jennifer née de son union avec Janet Woollacott, l’ex-Madame Claude François. Côté musique, Gilbert collabore avec Pierre Grosz pour « Mais Où Sont-Ils Les Jours Heureux » et avec Franck Thomas pour « La Première Cathédrale » qu’il chante le 24 décembre 1976 en direct du parvis de la Cathédrale Notre-Dame. 1977 est une grande année pour l’ami Gilbert : il compose « L’Indifférence », l’une des plus belles chansons de son répertoire, avec le concours de son complice Maurice Vidalin et reçoit l’Oscar de la Meilleure Chanson Française.

 

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Assez curieusement, en cette fin de décennie des années 70, Bécaud se montre plus discret. Est-ce pour mieux démarrer les années 80 ? Effectivement, il les débute par un tout nouvel album « Bonjour La Vie » en 1981 qui comprend quelques très bons morceaux : « Chaque Matin Que Tu Vois », la plage titulaire; « Bonjour La Vie » qui donne le titre au 30 cm, « Je Ne Fais Que Passer », « Je Me Fous De La Fin Du Monde » que l’on entend assez bien à la radio ainsi que « Vahiné Des Vahinés ». Les tournées recommencent et Gilbert parcourt à nouveau le globe. Partout où il s’attarde, il est formidablement acclamé. Il est heureux, sa popularité est toujours intacte. La SACEM l’honore de sa prestigieuse « Médaille d’Or » en 1982 pour sa carrière exemplaire et il sort « Désirée » qui sera un énorme tube. J’adore cette chanson pour son extraordinaire orchestration.

 

1983 est marqué par un nouvel Olympia en septembre et il publie un nouvel album « On Attend, On Attend » en 1984 qui inclut le titre fort « Mustapha Dupont » ainsi que « La Retraite » et « Au Bout De La Route »… Songerait-il déjà à se retirer ? Pas du tout ! Il enchaîne avec la création d’une comédie musicale : « Madame Roza » dont le spectacle récolte un franc succès sur les scènes américaines (Baltimore, Los Angeles et Broadway) mais, par contre, quelques années passeront avant de le voir se produire en France.

 

« Le Retour » est le titre de son nouvel album en 1987, le dernier chez Pathé Marconi puisque Gilbert signe ensuite chez BMG Ariola pour la sortie, l’année suivante, de son prochain album « Fais-Moi Signe » (qui comprend « Avec Vingt Ans De Moins ») où on le voit sur la pochette avec, dans sa main, son éternelle cravate à pois, porte-bonheur. Pour cet album, Gilbert travaille notamment avec Claude Lemesle pour « Quand La Musique S’arrête » et Didier Barbelivien pour « Après Toi, C’est La Mer ». Alors qu’il croyait sa maman éternelle, Gilbert a du chagrin en cette année 1991 où il la voit partir à l’âge de… 100 ans ! Pour s’occuper l’esprit, le chanteur multiplie les concerts à travers le monde pour atteindre le chiffre phénoménal de 249 récitals !

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Gilbert et Louis Amade

 

Un autre grand du music-hall disparaît également en novembre 1991 : Yves MontandGilbert pense alors arrêter la scène après un nouvel Olympia mais l’année suivante (au cours de laquelle il perd, le 4 octobre, son ami parolier Louis Amade), il réenregistre une nouvelle version de son opéra et enchaîne sur un nouvel album : « Une Vie Comme Un Roman » qui sort le 2 février 1993. Le fameux producteur Mick Lanaro (c’est lui aussi qui s’est occupé du fracassant retour de Nougaro avec « Nougayork » et du très bon album de Johnny, « Ça Ne Change Pas Un Homme ») est aux commandes de cet opus qui comprend 16 titres inédits. Après une série de concerts triomphale au Palais des Congrès, Gilbert décide de prendre du recul et entre 1992 et 1996, on le verra dans sa résidence du Poitou, en Corse ou sur sa péniche prendre du bon temps, profiter des personnes et des choses qu’il aime. Mais il ne range pas son crayon ni ses partitions pour autant car il publie un nouvel album « Ensemble » fin 1996 et espère bientôt faire remonter sur scène sa comédie musicale « Madame Roza » pour laquelle il envisage Annie Cordy tenir le rôle principal.

 

Après ce repos sabbatique, Gilbert revient par la grande porte avec un 30ème Olympia pour… ses 70 ans ! De plus, cet Olympia a une saveur toute particulière puisqu’il en assure la réouverture dans une fraîche et nouvelle salle qui avait été auparavant démolie ! Ensuite, Gilbert repart à la conquête de son fidèle public à travers le monde et n’oublie pas ses fans japonais qu’il salue en janvier 1998. En octobre, son « Opéra d’Aran » ouvre la nouvelle saison lyrique du Grand Théâtre de Tours. C’est l’aboutissement après de nombreux mois de travail mais aussi de doute. En 1999, il édite « Faut Faire Avec… », un nouvel album très acoustique avec les participations de Pierre Delanoë, Didier Barbelivien et Luc Plamondon qui écrit « La Fille Au Tableau » que Gilbert chante avec sa fille Emily.

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Malheureusement, au cours de cette année, Gilbert apprend qu’il est atteint du cancer mais il ne veut pas renoncer et assure un 33ème Olympia qui, cependant, sera son dernier… Le 15 juillet 2000, il donne un dernier gala à Fribourg en Suisse et enregistre un ultime album avant de s’éteindre, sur sa péniche, le 18 décembre 2001 à l’âge de 74 ans. Parmi une trentaine de chansons que son père a enregistrées peu avant sa disparition, Gaya en choisit 11 dont une en duo avec Serge Lama (« Le Train d’Amour ») et deux chansons extraites de « Madame Roza » chantées par Annie Cordy. L’album, sans titre, sort le 19 mars 2002 et ponctue (momentanément… ?) l’impressionnante discographie de Gilbert Bécaud.

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Les liens avec Claude François !

Gilbert et Claude 4Je ne vais pas refaire l’histoire de « Gilbert Bécaud, l’homme qui a pris la femme de Claude François » ! En fait, Janet avait été engagée dans le ballet qui accompagnait le spectacle de Mr 100.000 Volts à l’Olympia, Bécaud la remarqua, lui fit les doux yeux, lui demanda de choisir et voilà… Il n’empêche, les 2 stars apprendront à mieux se connaître et même à s’apprécier… En septembre 1964, Gilbert, accompagné de Janet, vient féliciter Claude dans sa loge à l’Olympia. Les deux artistes sympathisent et Claude a tourné la page puisqu’il connaît une idylle avec France Gall.

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Le 3 septembre 1974, ils se retrouvent dans les studios d’Europe 1 avec Charles Aznavour et Bruno Coquatrix afin de célébrer le vingtième anniversaire de l’Olympia. Quelques jours plus tard, Gilbert est l’invité du Top à Claude François du 14 septembre au cours duquel ils exécuteront un duo mémorable.

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Initialement, il est prévu que les deux chanteurs s’échangent leur répertoire. Mais pendant l’enregistrement de l’émission, Cloclo veut en « mettre plein la vue » à son hôte. D’emblée, il s’installe à la batterie, chante en anglais (du moins, il essaie), transforme magistralement « Quand tu danses » en s’installant devant les percussions puis s’approprie « L’Important, C’est La Rose » avant de terminer, ensemble, sur « Comme d’Habitude »…

Et puis, c’est le sommet avec « Et Maintenant » où pris par l’émotion, Gilbert demande à Claude de la chanter. Grand moment. 

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Par après, Gilbert et Claude se croiseront encore au cours du « Numéro 1 Gérard Lenorman » du 8 octobre 1977 et le 26 novembre 1977, Cloclo invite à nouveau Gilbert pour un dernier duo avec « Les Cerisiers Sont Blancs »…

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En 1979, Bécaud est à l’affiche de « Claude François, le film de sa vie » de Samy Pavel et parle de son ami, de son perpétuel combat à devenir la vedette qu’il a été… Enfin, l’autre lien, c’est Maurice Vidalin qui écrit « En Souvenir » pour Cloclo sur une très belle musique de Raymond Bernard, extrait de son album « Il Fait Beau, Il Fait Bon » de 1971. Maurice Vidalin (1924-1986) a écrit de nombreuses chansons pour Gilbert dont « Quand Jules Est Au Violon » (1963), « Le Petit Oiseau De Toutes Les Couleurs » (1966), « Les Cerisiers Sont Blancs » (1968), « Le Bain De Minuit » (1970), « La Vente Aux Enchères » (1971), « L’Indifférence » (1977), « C’est En Septembre » (1978)… Au début de sa carrière, il a travaillé pour Mathé Altéry, André Dassary, Patachou, Jean-Jacques Debout, Nicole Croisille, Philippe Clay et obtient sa première récompense avec « Nous Les Amoureux » par Jean-Claude Pascal, chanson gagnante de l’Eurovision 1961. Par après, il collabore avec Richard Anthony, Lucky Blondo, Françoise Hardy et France Gall. D’autres nombreux artistes chanteront ses textes de qualité comme Michel Fugain (« La Fête », « Les Acadiens », « Le Printemps »), Charles Aznavour, Barbara, Gérard Lenorman (le très bon « Soldats, Ne Tirez Pas », face B de « Quelque Chose Et Moi »), Pétula Clark, Sacha Distel, Eddy Mitchell et Michel Sardou. Michel Vidalin a aussi adapté en français la comédie musicale « Un Violon Sur Le Toit » avec le grand Ivan Rebroff.

Par BERNIE - Publié dans : Chanson Française - Communauté : musique à Coeur..ouvert
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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /2010 11:08

Un « INTERMEZZO » 5 étoiles…

1 étoile pour ce duo inédit, Joe Cocker et Adriano Celentano. Lors d’un show à la RAI UNO en 1999, ils interprètent ensemble le superbe morceau composé par Joe et son fidèle claviériste Chris Stainton, « High Time We Went » (dont vous pouvez retrouver une fabuleuse version sur l’album « Joe Cocker Live » de 1990). Cette rencontre mémorable ne pouvait qu’avoir lieu dans la mesure où le rocker italien en avait fait une adaptation sous le titre « L’Artigiano »…

Adriano Celentano 1 étoile pour « Svalutation », le hit d’Adriano en 1976… Un tube indémodable et surtout une interprétation qui n’appartient rien qu’à lui lorsqu’il se défonce sur « Svalutation ! » à 1’44"… Mort de rire !

1 étoile pour cette merveilleuse chanson, « A Boy From Nowhere », un petit bijou que Sir Tom Jones (qui fêtera cette année son 70ème anniversaire) « polit » avec sa voix de diamant… Ce titre lui permet, en 1987, de se hisser n° 2 dans les Charts britanniques, une performance qu’il n’avait plus accomplie depuis son tube « Say You’ll Stay Until Tomorrow » en 1976 (n° 1 à l’U.S. Country Chart et n° 15 au Billboard Hot 100).

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Allez, je vous propose les 2 titres pour le prix d’1… « LA MUSIQUE POUR TOUJOURS » ne recule devant aucun sacrifice… pour le plaisir de ses fidèles visiteurs ! Retrouvons donc Tom sur scène en 2002 avec en toile de fond, le magnifique château de Cardiff pour la première chanson et dans son inoubliable show télévisé Tom Jones Show du début des années 80 pour la deuxième…

Et… Jamais 2 sans 3 avec le morceau « le plus fort » de son répertoire, je veux bien sûr parler de son « Resurrection Shuffle » de 1971, ici interprété en live et avec quel brio lors de son concert à l’Hammersmith Odeon de Londres en 1989… Woaw !

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1 étoile pour son rival… Englebert Humperdinck qui, ma foi, ne se défend pas mal du tout dans « Love Is A Many Splendored Thing » lors d’un concert à Londres en 2000. Pour la petite histoire, cette chanson est issue de la bande originale du film du même titre avec William Holden et Jennifer Jones (en français, « La Colline de l’Adieu ») réalisé en 1955 par Henry King. Elle a été récompensée d’un Oscar de la Meilleure Chanson et reprise en français sous le titre « Rien N’est Plus Beau Que l’Amour » par Shake en novembre 1977.

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Enfin, la dernière étoile de cet « INTERMEZZO » pour la belle Annie Lennox et son… « Little Bird » sorti en single en 1993 et extrait de son formidable album « Diva » de 1992 (son premier album solo, séparée de son compère Dave Stewart d’Eurythmics) qui contient également, entre autres, les célèbres « Why » et « Walking On Broken Glass ».

Annie Lennox

Outre son magnétisme et son physique irréprochables, Annie a un très joli timbre de voix. C’est une artiste que j’apprécie beaucoup pour son indéniable talent : outre sa collaboration légendaire avec Stewart, elle a prouvé qu’elle pouvait avoir autant de succès à mener une carrière en solo… Le single propose un autre titre de qualité : « Love Song for a Vampire », extrait de la bande originale du « Dracula » de Francis Ford Coppola. Grâce à ces deux chansons, le single a atteint la 3ème position dans les Charts Britanniques. Vous vouliez une petite dernière pour terminer ?... N’insistez point, la voici, rien que pour vous…

Enfin, 2 petites nouvelles sur les articles en préparation : celui sur Gilbert Bécaud se fait attendre, je sais, il est actuellement en cours d’écriture… Donc, encore un peu de patience, il devrait normalement être publié dans le courant du mois de juin. « MUSIQUES À GOGO » est un autre projet que je désire également bientôt concrétiser. Pour rappel, c’est une nouvelle rubrique qui comportera beaucoup de vidéos musicales présentées succinctement comme si vous assistiez à une véritable émission de variétés à la télévision… Mais je ne vous en dis pas plus !

Par BERNIE - Publié dans : INTERMEZZO - Communauté : musique à Coeur..ouvert
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