Pour son prochain album, Michael désire encore plus intensifier ses recherches musicales, à la découverte de nouveaux sons, de nouvelles tendances. Il rencontre le jeune producteur Teddy Riley, 24 ans, et lui fait part de son réel enthousiasme envers le New Jack Swing ou plutôt le swingbeat, un nouveau genre musical que ce dernier a conçu à partir d’un « mariage » entre le R&B et le Hip Hop. Les discussions vont bon train et les deux nouveaux compères s’associent également avec Bill Bottrell qui a déjà travaillé avec Madonna, Tom Petty et les Traveling Walburys. Les premières séances d’enregistrement débutent le 25 juin 1990 et se termineront le 29 octobre 1991, moins d’un mois avant la sortie de l’album intitulé « Dangerous » qui sera précédé, 15 jours auparavant, du single « Black or White ». Celui-ci sera très rapidement un formidable « dopant » pour l’album puisqu’il se classe n° 1 au Billboard, au Canada, en Australie, au Brésil ainsi que dans les Charts de 13 pays européens ! Incluant des paroles rap de Bill Bottrell ainsi qu’un solo du guitariste Slash, la chanson captive principalement par le message que Jackson veut faire passer : être noir ou blanc, après tout, qu’est-ce que cela peut bien faire ? Le clip réalisé à partir de ce morceau vaut vraiment la peine d’être visionné pour la succession d’images, par la technique du « morphing », de personnes de sexes et de couleurs différents pour représenter l’union entre les humains. Un peu plus d’un mois après la sortie de l’album, « Remember The Time » est exploité en single. Taillée dans le nouveau mouvement musical, le New Jack Swing conçu par Teddy Riley, le morceau fait l’objet d’un long clip de plus de 9 minutes dans lequel participent Eddie Murphy, Iman et Magic Johnson. La scène se déroule dans l’Egypte antique et un mystérieux personnage se présente devant les souverains incarnés par le flic de Beverly Hills et Madame Bowie. L’homme dont le visage est dissimulé par une cagoule répand devant lui une poudre noire, épaisse qui, au contact de ses pieds, fait apparaître, dans un trucage digne de Terminator 2… l’ex-favori de la Reine qui a bien évidemment les traits de Michael Jackson. La chanson évoque leur liaison amoureuse et ce qu’ils ont vécu ensemble, au grand désappointement du pharaon ! Le clip présente également une chorégraphie inédite de Jackson, minutieusement réglée avec une précision diabolique ! Nous restons ébahis devant la prestation de Jackson dont tous les gestes sont découpés avec une rare habileté et qui prouve une énième fois qu’il était vraiment un très grand danseur. « Remember The Time » est un très bon succès et se classe n° 3 au Billboard ainsi que dans les Charts britanniques. En mai 1992, c’est « In The Closet » qui fait office de 3ème single de l’album. Pour la promo de cette chanson, Jackson, une fois de plus, ne fait pas dans la dentelle : il recrute le top model Naomi Campbell et demande, ni plus, ni moins, à sa grande amie Stéphanie de Monaco (qui ne sera, toutefois, pas créditée dans le livret du CD) de murmurer un petit texte au début du morceau. Sa voix se fera même entendre à nouveau dans le déroulement du clip dominé par la torride sensualité du célèbre mannequin et l’incomparable gestuelle de Jackson. Initialement prévu pour être interprété en duo avec Madonna qui, finalement, se déclinera, le morceau, un pur swingbeat pour asseoir définitivement ce style de musique prisé par la star, est n° 6 aux États-Unis et n° 8 au Royaume-Uni. À peine 2 mois après, c’est « Jam », le morceau relatif au 4ème single qui fera moins de « tapage » que les précédents : n° 26 au Billboard et n° 12 au Royaume-Uni. C’est aussi le 3ème consécutif à tendance « New Jack Swing » à sortir. Décidément, Jackson insiste avec le même style mais cette fois-ci, la chanson recueillera moins de suffrages qu’ « In The Closet » et encore moins que « Remember The Time » dont la composition musicale possède beaucoup plus de variantes. En ce qui concerne le clip, l’invité-vedette est cette fois-ci le basketteur Michael Jordan à qui Jackson essaie, humoristiquement, d’apprendre la technique du moonwalk. « Who Is It » est le single suivant qui sera diffusé prioritairement en Europe en août 1992 et ensuite aux États-Unis en février 1993. N° 14 au Billboard, « Who Is It » est un nouvel échantillon du swingbeat mais plus mélancolique, donc moins cadencé que « Jam » et « In The Closet ». Le morceau raconte le désespoir d’amour de Michael devant une fille qui lui échappe continuellement et qui change, à chaque fois, d’identité… Il ne sait pas qu’elle est en fait une « Escort girl ». Jackson revient à la ballade pop avec « Heal The World » qui sort en novembre 1992. Le morceau est un semi échec aux U.S.A. (n° 27) alors qu’il recueille un franc succès dans les Charts anglais (n° 2). La chanson servira à récolter des fonds pour son association baptisée du titre de sa chanson mais celle-ci disparaîtra en 2001. Malgré que ce soit un titre secondaire de la carrière de Michael, c’est pourtant l’une de ses meilleures créations. Le clip se résume en la victoire de l’enfant qui fait tomber les armes de la guerre. On change carrément de style avec « Give In To Me » destiné uniquement au marché européen dont la sortie est saluée le 15 février 1993 par une très bonne 2ème place dans le classement britannique. C’est à nouveau une ballade mais avec des relents très Heavy appuyés par la présence des guitaristes Slash et Gilby Clarke des Guns N’ Roses ! Le prochain single « Will You Be There » de mai 1993, à consonance Gospel, respectivement n° 7 et n° 8 dans les Charts américains et anglais, aura un très bon retentissement puisqu’il obligera les nombreux spectateurs de « Sauvez Willy » à ne pas quitter la salle avant la fin du générique ! Enfin, le 9ème et dernier morceau à bénéficier d’une sortie en single pour le marché britannique (n° 33) est le très émouvant « Gone Too Soon » dédié à Ryan White, ce jeune garçon atteint du virus HIV qui décéda à l’âge de 19 ans. Une standing ovation ponctuera la prestation de la star pour l’interprétation de cette chanson au cours du gala organisé en l’honneur de l’investiture de Clinton en janvier 1993. Au décompte final, « Dangerous » sera encore un énorme succès et se vendra à 35.000.000 d’exemplaires (15.000.000 pour les États-Unis et la Grande-Bretagne !).
Le 16 juin 1995 (ou le 20 selon d’autres sources), précédé d’une énorme promotion (une statue de Michael grandeur nature avait même été conçue), paraît un double album intitulé « HIStory : Past, Present and Future – Book I » composé de 2 CD « History begins » et « History continues ». Les trois premières lettres en majuscules soulignent le jeu de mots facile pour bien faire comprendre qu’il s’agit en fait de « his story », le premier CD étant consacré à 15 tubes issus des 4 précédents albums de Michael et le deuxième présentant 13 nouvelles créations et 2 covers. Nous y reviendrons un peu plus loin. « History begins » est donc un best of incluant 3 titres d’ « Off The Wall » (« Rock With You », « She’s Out Of My Life » et « Don’t Stop ‘Til You Get Enough »), 5 de “Thriller” (“Billie Jean”, “Thriller”, “Beat It”, “The Girl Is Mine” et “Wanna Be Startin’ Somethin’”), 4 de “Bad” (“The Way You Make Me Feel”, “Bad”, “I Just Can’t Stop Loving You” et “Man In The Mirror”) et 3 de “Dangerous” (“Black or White”, “Remember The Time” et “Heal The World”). Si le choix paraît cohérent et d’une certaine logique commerciale dans son ensemble, j’aurais plutôt opté pour « Dirty Diana » à la place de « Man In The Mirror » en illustration de l’album « Bad ». Bien sûr, c’est une question de choix musical personnel influencé par son côté hard rock et sa somptueuse instrumentation. Rien à redire, donc, pour cette fabuleuse compilation, c’est bien vu de la part de la production pour « aider » à la commercialisation et à la promotion du deuxième CD « History continues ». En ouverture de celui-ci, nous découvrons « Scream », un duo avec sa sœur Janet qui est sorti en single, préalablement au double album, le 31 mai 1995. Le clip qui en découle coûtera la bagatelle discutable de 7 millions de dollars (!) dans lequel on aperçoit le frère et la sœur exilés dans un vaisseau spatial exprimant leur révolte consécutive à leur vie terrestre. Le single, incluant également le morceau « Childhood » qui servira de chanson pour la bande originale de « Sauvez Willy 2 », se classe n° 5 au Billboard et décroche les premières places dans les Charts français, italien, finlandais, espagnol, hongrois et néo-zélandais. Le second single, « You Are Not Alone », une composition de Robert S. Kelly, paraît le 15 août 1995 et s’empare de la pole position au Billboard. La chanson sera interdite de diffusion en Belgique en raison de la plainte déposée pour plagiat à la Cour de Bruxelles par Danny et Eddy Van Passel, les compositeurs de la version initiale. Fin novembre 1995, c’est « Earth Song » qui est exploité en single mais en dehors des États-Unis. La chanson, comme on peut s’en douter par son titre, est un véritable plaidoyer pour la Terre afin de sensibiliser nos têtes pensantes face à la dégénérescence de son environnement. Le morceau restera à la première place du hit parade britannique pendant 6 semaines et Jackson viendra l’interpréter au cours des Brit Awards 1996. Sa prestation sur scène sera perturbée par l’intrusion inopinée de Jarvis Cocker, le leader du groupe Pulp, dont les gestes douteux et provocateurs précipiteront son évacuation par le service d’ordre. D’un point de vue musical, la composition de Jackson est structuralement irréprochable, c’est certainement la chanson la plus « forte » de son répertoire au cours de laquelle il réalise une performance vocale parfaite et très impressionnante surtout dans le dernier tiers du morceau (de 4’12" à 6’06" sur une longueur totale de 6’43"). En décembre 1995, « This Time Around » est proposé en single « Promo Radio » uniquement aux États-Unis. Habilement doté d’un passage Rap par The Notorious B.I.G. (mystérieusement assassiné le 9 mars 1997), il est vrai que ce pur morceau Hip-hop aurait pu bénéficier d’une plus large diffusion. L’efficace « They Don’t Care About Us » est le prochain single à être commercialisé. Il est parfaitement bien accueilli en Europe dès sa sortie en avril 1996 (n° 4 au Royaume-Uni, n° 1 en Italie et en Allemagne et n° 2 tous pays européens confondus) précédant celle aux États-Unis en juin où il ne se classe qu’en 30ème position. C’est au réalisateur Spike Lee (« Malcolm X », « 25th Hour », « Inside Man ») qu’échoit la conception du clip de la chanson qui montre Michael dans les rues de Salvador de Bahia au Brésil ou évoluer au sein d’une généreuse troupe de percussionnistes en herbe mais déjà très affûtés. On garde le meilleur pour la fin : le superbe « Stranger in Moscow » est le dernier extrait d’ « HIStory » à sortir en single le 14 novembre 1996. On retrouve des sonorités propres aux albums « Thriller » et « Off The Wall » et c’est remarquable. C’est incontestablement l’une des meilleures chansons de Jackson qui fera un carton en Europe (n° 4 en Angleterre, n° 1 en Italie et en Espagne, n° 6 dans l’Eurochart) mais qui sera, par contre, boudée aux États-Unis. Pour clore l’album « HIStory », évoquons un bref instant les deux covers : « Come Together » de Lennon et Mc Cartney (issu du dernier « Abbey Road » des Beatles en 1969), déjà présent dans le film « Moonwalk » de 1988, aucunement dénaturé ici, avec une bonne performance vocale, et « Smile » de Charlie Chaplin (du film « Les Temps Modernes » de 1936) que Jackson restitue très soigneusement et très sincèrement (et que son frère Jermaine avait interprété lors de ses funérailles le 7 juillet 2009).
Je ne détaillerai pas l’album « Blood on the Dance Floor » composé de 5 inédits et de 8 titres d’ « HIStory » remixés. Jackson n’était pas très chaud à l’idée de sortir un nouvel album en 1997 et c’est sa maison de disques Epic qui a fait le forcing pour mettre ce CD sur le marché. Conçu durant les enregistrements de « Dangerous », le morceau « Blood on the Dance Floor » résulte d’une recette musicale traditionnelle et on croit étrangement réentendre les ingrédients qui ont fait succès dans « Thriller »… Les autres chansons inédites sont : « Morphine », « Superfly Sister », « Ghosts » (qui paraîtra en single avec le remix d’ « History » et qui fera l’objet d’un clip aux effets spéciaux saisissants, parmi ceux-ci, le squelette de Michael, affublé de chaussettes et chaussures, pratiquant le moonwalk) et « Is It Scary ». Ces dernières occupent en fait les cinq premières plages de l’album.
Début 2001, les hautes têtes pensantes de Sony commencent sérieusement à s’impatienter de la sortie du prochain album de Michael. Celui-ci affirme qu’il est quasi fait et qu’il devrait être mis en vente pour fin octobre sous le nom d’ « Invincible ». Pour cet album, la maison de disques de Michael a mis les petits plats dans les grands : des chiffres astronomiques de 30 millions de dollars pour la conception et de 25 pour la promotion sont divulgués et jamais de tels montants n’auront été investis auparavant pour un disque. La barre est donc placée très haut et Michael veut imposer « Unbreakable » comme titre annonciateur de l’album et l’idole sollicite un nouveau crédit pour la réalisation du clip. Autant les relations entre Michael et ses employeurs s’étaient endurcies pour le délai de parution d’ « Invincible », autant elles en ont pris un fameux coup dans l’aile avec leur refus d’accéder au souhait de Jackson. C’est un non catégorique pour les responsables de Sony qui imposent « You Rock My World » comme single. Sans dénigrer l’avis de Michael, il s’avère qu’ils ont l’oreille fine et « You Rock My World » a beaucoup plus de « charisme » musical qu’ « Unbreakable ». Le 17 août 2001, le single est officiellement présenté et le succès est immédiat en Europe et en Australie, à la grande satisfaction de Sony. Par contre, aux États-Unis, c’est un flop et les dirigeants de la marque font grise mine. Sony déterre la hache de guerre et du coup, Michael est bien obligé de faire la promo de son album lui-même. Alors que Michael fête ses 30 ans de carrière à New York les 7 et 10 septembre 2001 en compagnie de Britney Spears, Usher, Missy Elliot, Whitney Houston, Shaggy et N’Sync, et qu’il profite de cette occasion pour égrener « You Rock My World », il ne sait pas, à l’instar de ses invités, qu’un terrible attentat va secouer toute l’Amérique et le monde entier au lendemain de ces festivités… En effet, le 11 septembre, la face du monde va changer avec l’effondrement des deux tours du World Trade Center et malheureusement, la promotion d’ « Invincible » va s’en ressentir comme ce sera le cas pour beaucoup d’autres productions musicales de l’époque. Pourtant, pour le produire, Michael a « mis la gomme ». En plus de Teddy Riley, présent depuis « Dangerous », Michael a recruté les concours de Rodney Jerkins (collaborations avec, entre autres, Mary J. Blige, Destiny’s Child, Jennifer Lopez, Toni Braxton, Lionel Richie, Whitney Houston, Britney Spears et Janet Jackson), Andre Harris (productions notamment pour Alicia Keys, Mary J. Blige, Justin Timberlake, Mariah Carey, Destiny’s Child, Usher), Kenneth « Babyface » Edmonds (qui participera à l’écriture du titre « You Are My Life », 10ème plage de l’album, compositeur-producteur des musiques des films « Bodyguard » et « Le Prince d’Egypte »), R. Kelly (auteur-compositeur de « Cry ») et Elliot Straite, plus connu dans le monde musical sous le pseudonyme de « Dr Freeze » (qui écrira, avec Michael, « Break Of Dawn »). Dix jours après les attentats, le clip de « You Rock My World » est diffusé dans le monde entier mais en raison des malheureux événements, les Américains ne le découvriront que cinq jours plus tard. Soigneusement réalisé, le clip bénéficie des participations exceptionnelles de Chris Tucker (« Rush Hour 1, 2 et 3 » avec Jackie Chan), Michael Madsen (« WarGames », « Thelma et Louise », « Reservoir Dogs », « Sauvez Willy 1 et 2 », « La Mutante 2 », « Kill Bill 1 et 2 ») ainsi que de Marlon Brando que l’on ne présente plus. Le 30 octobre 2001, « Invincible » est donc disponible avec des pochettes de couleurs uniformes différentes : en blanc, rouge, bleu, jaune et vert. L’accueil est très favorable et l’album se classe n° 1 aux États-Unis, au Canada, en France, Australie, Turquie et au Royaume-Uni. À peine deux semaines après sa parution, « Invincible » s’est écoulé à deux millions d’exemplaires et fort de ce succès malgré le peu d’intérêt de Sony, Michael décide de participer à une séance d’autographe au Virgin Megastore de New York. Ce sera un moment unique pour des centaines de fans qui auront le privilège d’approcher la star et de recevoir une dédicace sur leur album, une photo ou tout simplement un bout de papier… Malgré l’engouement très positif et très prometteur, l’album descend dans le Billboard tout en se maintenant en Europe. Michael se rebiffe contre sa maison de disques et évoque même le boycottage. Les dettes sont énormes et afin de les éponger, Michael envisage de se séparer d’une partie du catalogue des Beatles… C’est la goutte qui fait déborder le vase lorsque Sony déclare que seul le nom de Michael Jackson ne suffit plus pour vendre. Désormais, c’est la rupture et la sortie prévue des autres singles est bien compromise. Malgré tout, « Cry » sort uniquement sur le marché américain le 3 décembre 2001 et afin de montrer sa désapprobation vis-à-vis de l’attitude de sa firme de disques, Michael choisit de ne pas apparaître dans le clip de la chanson. Malgré la qualité musicale de la ballade, « Cry » est un échec et Michael digère très mal ce résultat. En janvier 2002, son contrat avec Sony expire et Michael décide tout naturellement de ne pas le renouveler. En réponse, Sony décide d’arrêter purement et simplement la promo de l’album dont sortira un dernier extrait uniquement destiné aux radios : c’est le titre « Butterflies » qui réussira toutefois à se classer dans le Top 20 américain alors qu’aucun exemplaire n’a été distribué dans le commerce ! Que dire des autres titres que Jackson aurait bien voulu exploiter : « Whatever Happens » (avec le concours de Santana, un des meilleurs morceaux de l’album), « Invincible » (une variante d’ « Unbreakable », plutôt anodine), « The Lost Children » (créé par Michael, discret et sobre, avec un bon son de guitare, des chœurs très présents et la jolie voix de Michael mise en évidence), « Threatened » (encore un « réchauffé » au refrain lancinant et répétitif), « Speechless » (une des plus courtes chansons que Michael ait écrite, une très belle ballade avec une interprétation vocale parfaite; là, on touche au sublime) et « Break Of Dawn » (bon rythme avec de plaisantes percussions, une mélodie très « aérée » meublée par de subtils chœurs ainsi que par de beaux sons de cordes et flûte) ? Personnellement, je retiendrais « The Lost Children » et « Speechless » pour lesquels Jackson nous éclabousse de son génie créatif; « Break Of Dawn » vaut également la peine d’être bien écouté et, enfin, j’ajouterais « You Are My Life » qui est encore une ballade mais c’est dans ce style que l’on apprécie, dans sa pleine mesure, tout le talent vocal de Jackson.
- 13 novembre 2001 : réédition du Greatest Hits de 1995 inclus dans l’album « HIStory » ;
- 18 novembre 2003 : « Number Ones » avec la présence d’un inédit, « One More Chance » de R. Kelly qui fera l’objet d’un single;
- 16 novembre 2004 : « The Ultimate Collection » avec 4 CD et un DVD relatif au concert de Bucarest le 1er octobre 1992 dans le cadre de sa tournée « Dangerous Tour »;
- 18 juin 2005 : « The Essential Michael Jackson » composé de 2 CD;
- 14 novembre 2006 (20 février 2007 pour l’Europe) : « Visionary – The Video Singles », luxueux coffret de 20 CD incluant le vidéo-clip correspondant au titre, sur la deuxième face du disque;
- Février 2008 : « Thriller 25 » pour commémorer le 25ème anniversaire de l’album « Thriller » (voir ci-avant);
- Août/Septembre et Décembre 2008 (suivant les pays) : « Michael Jackson : King of Pop », un double CD pour célébrer son 50ème anniversaire avec des titres choisis par le public de chaque pays dans lequel Sony Music éditait la compilation;
- 26 juin 2009 (au lendemain de son décès, le fruit du hasard) : « The Collection » avec la réédition en coffret des albums « Off The Wall », « Thriller », « Bad », « Dangerous » et « Invincible »;
- 26 octobre 2009 : « This Is It », un double album posthume avec un CD de 16 titres comprenant l’inédit « This Is It » du nom des spectacles qu’il devait donner à l’Arena O2 de Londres durant l’été 2009 (50 concerts sold out en l’espace de 4 heures et 12 minutes au moment de la mise en ligne des tickets !) et un CD de 4 titres avec « Planet Earth », un poème parlé.
- 13 décembre 2010 : « Michael », 1er véritable album posthume composé de 9 titres inédits sur les 10 qui le composent. Faut-il vraiment en parler puisqu’une polémique a couru au sujet de la véracité de la voix de Michael sur 3 titres (« Keep Your Heads Up », « Monster » et « Breaking News ») ? Et sincèrement, Michael aurait-il sorti ces titres de son vivant s’il les avait jugés suffisamment bons ?
Quoiqu’il en soit, cette discographie est unique dans les annales de la musique et la récompense d’ « Artiste du Siècle » qui lui a été décernée le 9 janvier 2002 lors de la cérémonie des « American Music Awards » n’est pas usurpée. The King of Pop is dead, long live The King !
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