Comme son titre l’indique, « One Track, Please ! » est
une nouvelle rubrique issue de mon imagination inventive (je suis modeste mais je me soigne) qui sera un rien déjantée, de par son contenu textuel, et qui proposera un titre d’un album faisant
partie uniquement de ma collection de disques (je vous préviens, vous en aurez pour un bon bout de temps, bande de petits veinards !). Pour cette première, j’ai choisi le superbe morceau
funky « Super Lover » en deuxième plage de « The Man Is Back ! », paru en 1989, du chanteur noir Barry
White (le seul dont la voix caverneuse accompagna tant de coïts !). La chanson, composée par Barry White, Jack Perry et William Jones, obtint
une honorable 34ème place aux Charts R & B américains (pff, n’y connaissent rien !). En la réécoutant récemment, j’ai jugé vraiment utile et indispensable de la
partager rien qu’avec vous… Oh ! C’est trop beau, je sens une petite larme (qui me trahit, hi hi) perler le long de ma joue ! Alors là, qu’est-ce que j’écris bien,
hein ! (en imitant la voix de Galabru, c’est poilant !) Au son de cette musique diablement rythmée, vous n’aurez comme seuls désirs (charnels ?) de vous lâcher et
de vous trémousser ! Raah… Aaah ! Si vous voulez en savoir plus sur cette énorme vedette (en long et en large), reportez-vous sur l’article qui lui est consacré, en
cliquant sur le lien ci-après, c’est « Barry-ci » la sortie : BARRY WHITE, THE LOVE'S SINGER
Voilà, c’est court, bref et précis et ce sera chaque fois comme ça. Na.
P.S. Involontairement, cet article, qui devrait prochainement avoir sa place au Louvre ou faire
partie des archives de l’Académie Française, fait référence à trois chansons mythiques de la variété française, période pattes d’eph… Quelles sont-elles, belles demoiselles (et, accessoirement,
beaux messieurs) ? Wouah… Petit Quizz… Ouizz ! Ceux qui trouveront auront l’infime privilège de devoir s’inscrire obligatoirement à la « Newsletter » de ce
blog !
Fervents aficionados de musiques de films, cet « INTERMEZZO Spéciale
Soundtracks » est pour vous. 5 étoiles pour 5 talentueux compositeurs…
Le premier à être sous les feux des projecteurs est Danny
« Batman » Elfman. Il se fait connaître en 1980, pistonné par son frérot Richard pour les besoins de son film « Forbidden
Zone ». Pourtant, il devra attendre cinq longues années avant que Tim Burton lui commande la musique de « Pee-Wee Big Adventure ».
Tim deviendra son réalisateur fétiche car Danny va commencer à être de plus en plus sollicité. Après la composition de la bande originale de
« Wisdom » d’ÉmilioEstévez en 1986, il écrira la bagatelle de quatre musiques de films pour l’année 1988 dont
« Beetlejuice » pour Burton qui, l’année suivante, l’embrigade pour « Batman », le film le plus attendu surtout par les fans
des aventures du justicier masqué de Gotham City. Pour accompagner l’affrontement entre Batman et son pire ennemi, le Joker, Danny Elfman crée une
partition de toute beauté qui, je pense, aurait pu lui valoir un Oscar. C’est à une véritable œuvre symphonique qu’il nous convie et je vous propose d’écouter trois somptueux
extraits : « Attack Of The Batwing », « Up The Cathedral » et « The Final
Confrontation » qui traduisent parfaitement la magnificence de son travail.
En 1990, il récidive avec 4 nouvelles musiques de films dont « Edward aux mains
d’argent » du fidèle Tim Burton pour qui, à nouveau, en 1991, il signe la musique de « Batman, le défi » dont j’extrais le fabuleux
« Face To Face » interprété par Siouxie & The Banshees.
Suivent ensuite, entre autres, les compositions pour « Sommersby » de
Jon Amiel (1993), « Mission : Impossible » de Brian De Palma et « Mars Attacks ! » de Tim
Burton (1996), « Men In Black » de Barry Sonnenfeld, « Will Hunting » de Gus Van Sant et
« Scream 2 » de Wes Craven (1997), « Instinct » de Jon Turteltaub (1998), « Sleepy Hollow, la
légende du cavalier sans tête » de Tim Burton (1999) qui l’emploie pour le remake de « La Planète des Singes » (2001). En 2002, il
s’occupe d’écrire une nouvelle musique pour un héros masqué en la personne de « Spider-Man » sous la direction de Sam Raimi (il se chargera des deux
suites en 2004 et 2007, la troisième avec l’aide de Christopher Young). Trois autres films s’ajouteront la même année à son prestigieux palmarès : « Men In
Black 2 » de Barry Sonnenfeld, « Dragon Rouge » de Brett Ratner, le 3ème volet des tribulations
sanguinolentes d’Hannibal le cannibale et « Chicago » de Rob Marshall. Le carnet de commandes ne désemplit pas pour les années
suivantes : « Hulk » d’AngLee (2003), « Big Fish » de Tim Burton (2004) qui l’enrôle
l’année suivante pour « Charlie et la chocolaterie » ainsi que pour son film d’animation « Les Noces Funèbres ». 2008 sera, encore une fois,
une année prolifique avec 4 longs métrages dont « Wanted : Choisis Ton Destin » de Timur Bekmambetov et « Harvey Milk »
de Gus Van Sant. En 2009, il remet le couvert avec 4 nouvelles musiques de films dont « Terminator Renaissance » de McG, le
4ème volet de la célèbre saga. Ses trois dernières réalisations en 2010 ont été pour « Alice in Wonderland » de Tim Burton,
« The Wolfman » de Joe Johnston et « Les Trois Prochains Jours » de Paul Haggis. À bientôt 58 ans (il les
fêtera le 29 mai), Danny est l’époux de Bridget Fonda avec qui il a eu un fils Olivier.
De Trevor Jones, originaire d’Afriquedu Sud et ayant opté
pour la nationalité anglaise après avoir fréquenté, durant les années 60, la Royal Academy of Music de Londres (il a fêté ses 62 ans le 23 mars), nous écouterons trois splendides
musiques de films, par ordre chronologique : « Le Dernier des Mohicans » (1992) du réalisateur Michael Mann,
« Cliffhanger » (1993) de Renny Harlin et « Loch Ness » (1996) de John Henderson.
C’est à l’âge de 32 ans qu’il fait sa grande entrée dans le monde du cinéma avec
« Excalibur » de John Boorman en 1981. Il enchaîne, l’année suivante avec « Dark Crystal » de Jim Henson.
Parmi ses créations les plus probantes, signalons « Angel Heart « (1987) et « Mississippi Burning » (1989) d’AlanParker, « Mélodie Pour Un Meurtre » (1990) d’HaroldBecker, « Bad Influence » (1990) de
Curtis Hanson, « Arachnophobie » (1991) de Frank Marshall, « Freejack » (1992) de Geoff
Murphy, « Au Nom du Père » (1994) de Jim Sheridan, « Kiss Of Death » (1995) de Barbet Schroeder,
« Richard III » (1996) de Richard Loncraine, « Les Virtuoses » (1997) de Mark Herman, « À
Armes Égales » (1998) de Ridley Scott, « L’enjeu » (1998) de Barbet Schroeder et « Coup de foudre à Notting
Hill » (1999) de Roger Michell. Dans les années 2000, ses compositions se limitent notamment à « Molly » (2000) de John
Duigan, « Treize Jours » (2001) de Roger Donaldson, « From Hell » (2002) d’AllenHughes, « Crossroads » (2002) de Tamra Davis, « La Ligue des Gentlemen Extraordinaires » (2003) de
Stephen Norrington, « Le Tour du Monde en 80 Jours » (2004) de Frank Coraci et sa dernière sollicitation en date a été pour
« Chaos » de Tony Giglio en 2006. Cependant, c’est bien avec les trois musiques de films proposées que Trevor Jones aura le plus de
succès. Le thème principal du « Dernier des Mohicans » est tout bonnement splendide. Cet alliage grandiose de cordes, sur un air typiquement indien, qui forme la base
de la ligne mélodique, est vraiment très impressionnant et très grisant à entendre.
La partition de « Cliffhanger » est magnifique également. Le thème
principal est prodigieux, on revit les exploits de Stallone dans ses vertigineuses ascensions et la beauté ô parfois cruelle des hautes montagnes. Quel lyrisme, quel envoûtement
pour l’auditeur ! Une conduite musicale irréprochable et un travail d’orfèvre !
Enfin, prosternons-nous devant cette véritable œuvre symphonique composée pour le formidable
« Loch Ness » où l’on finit par croire à l’irréel, au sensationnel, à la présence de Nessie qui a fait du lac mythique sa tanière pour l’éternité… Une musique
très aérée qui vous fait littéralement planer… à la recherche du gentil monstre et de sa petite famille ?
Alan Silvestri n’est plus non plus un novice en la matière… Né le 26 mars 1950 à
New York, son nom est associé à celui de Robert Zemeckis pour qui il a composé les musiques d’ « À la poursuite du diamant vert » (1984),
des 3 films « Retour vers le futur » (1985, 1989 et 1990), « Qui veut la peau de Roger Rabbit » (1988), de « Forrest
Gump » (1994), « Le Pôle Express » (1994), « Contact » (1997), « Seul au monde » (2000),
« Apparences » (2000) et tout récemment, en 2009, du « Drôle de Noël de Scrooge ». Avant de venir au cinéma, Alan s’était
illustré en participant à l’écriture de musiques d’accompagnement de scènes pour 2 séries TV : « CHiPs » (1979) et « Manimal » (1983).
Il lui est arrivé d’écrire pour de purs navets comme « Par où t’es rentré ? On t’a pas vu sortir » (1984) de Philippe Clair, « Les
Chester en Floride » (1985) de Carl Reiner, « Arrête ou ma mère va tirer » (1992) de Roger Spottiswoode (qui se
rattrapera en réalisant un « James Bond »), « Super Mario Bros. » (1993) de Rocky Morton, « Judge Dredd »
(1995) de Danny Cannon… On pourrait en citer d’autres pour se rendre compte que, malheureusement, beaucoup de travail est passé inaperçu… Mais venons-en cependant au meilleur
avec trois excellentes compositions : « Abyss » (1989) de James Cameron, « Le retour de la Momie » (2001) de
Stephen Sommers et « Le Pôle Express » déjà repris plus haut.
La composition pour « Abyss » est une petite merveille en soi avec
tous les ingrédients pour le pittoresque des profondeurs marins (chœurs bien présents, cuivres et cordes grandiloquents à profusion, timbales bien mises en
valeur), celle pour la suite de « La Momie » pour laquelle Silvestri a effectué un remarquable travail d’une précision inouïe (au préalable, il a dû
« étudier » minutieusement la partition écrite pour le premier film par le regretté Jerry Goldsmith afin non pas de la calquer mais bien la « recréer » en
apportant les variantes nécessaires à son nouvel épanouissement musical) et enfin, pour ma part, son chef-d’œuvre, la plus belle musique qu’il ait jamais écrite est pour le magnifique
« Pôle Express » où le plus merveilleux des contes de Noël est narré : un train magique qui déboule dans une neige scintillante, sorti de nulle part, qui
transporte des enfants vers le refuge du Père Noël, l’enseignement de valeurs essentielles comme l’amitié, écouter et regarder avec son cœur d’enfant et surtout… croire ! Là aussi, on
atteint les sommets dans le travail d’écriture, c’est d’un classicisme évident à l’état pur. La musique « colle » parfaitement aux différentes scènes à la foi tendres, émouvantes et…
burlesques à souhait (celle avec le « chocolat chaud » !).
Pour conclure ce chapitre consacré à Silvestri, citons encore quelques bandes
originales parmi les plus célèbres : les deux « Predator » de John Mc Tiernan (1987) et Stephen Hopkins (1990), « Le
Père de la Mariée » (1991) et « Le Père de la Mariée 2 » (1995) de Charles Shyer, « Bodyguard » (1992) de
Mick Jackson, « L’Effaceur » (1996) de Chuck Russel, « Volcano » (1997) de Mick Jackson,
« Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie » (2003) de Jan de Bont, « Van Helsing » (2004) de Stephen
Sommers, les deux films « La Nuit au Musée » (2006 et 2009) de Shawn Levy et « L’Agence tous risques » (2010) de
Joe Carnahan.
Tout comme Tim Burton et Robert Zemeckis, l’acteur-réalisateur
britannique Kenneth Branagh sait qui appeler quand il a besoin d’une musique de film : il compose sur son cadran téléphonique le numéro de Patrick Doyle. Ce
dernier lui a offert les musiques de : « Henry V » (1989), « Dead Again » (1991), « Frankenstein » (1994),
« Hamlet » (1996), « Peines d’amour perdues » (2000), « As You Like It » (2006), « Le Limier
(Sleuth) » (2007) et « Thor » (2010). Mais Patrick Doyle a un autre nom dans son carnet de contacts en la personne du fidèle réalisateur
français Régis Wargnier pour qui il a créé les bandes originales d’ « Indochine » (1992), « Une Femme Française »
(1995), « Est-Ouest » (1999), de « Man to Man » (2005), « Pars vite et reviens tard » (2007) et « La
Ligne Droite » (2011). Né le 6 avril 1953 à Uddingston en Écosse, Patrick Doyle a orienté ses études musicales dans l’apprentissage du
piano et du chant. Avant d’écrire pour le cinéma, il s’était illustré à la radio, au théâtre et à la télévision. Nominé à deux reprises pour un Golden Globe Award pour
« Dead Again » (1993) et « L’Impasse « (1995) de Brian De Palma, Patrick Doyle a « frôlé »
l’Oscar pour « Raisons et Sentiments » (1995) d’AngLee.
De cet excellent compositeur, je vous propose d’entendre le somptueux thème principal
d’ « Indochine » (d’harmonieux chœurs auxquels se succède une très belle partition garnie principalement de cuivres, cordes et
percussions judicieusement entremêlés), la terrifiante composition de « Frankenstein » dont les variations sont parfaitement dosées entre les scènes
romantiques (le mariage de Victor et d’Elisabeth, le superbe morceau « The Wedding Night ») et dramatiques décrivant le rêve fou d’un Docteur obsédé à défier
la mort qui vire au cauchemar.
Nous terminerons par « My Father’s Favourite » de
« Sense and Sensibility (Raisons et Sentiments) » où Patrick Doyle nous fait chavirer avec de magnifiques couleurs lyriques. Ne négligeons pas d’autres
travaux de Patrick Doyle, notamment pour « Mrs. Winterbourne » (1996) de Richard Benjamin, « Le journal de Bridget
Jones » (2001) de Sharon Maguire, « Harry Potter et la Coupe de Feu » (2005) de Mike Newell pour lequel il eut la
difficile tâche de succéder à John Williams qui avait signé les partitions des trois premiers films, « Eragon » (2006) de Stefen
Fangmeier et « L’Île de Nim » (2008) de Jennifer Flackett et Mark Levin.
L’univers de Mike Batt est beaucoup plus diversifié : ce
musicien bourré de talents a touché à tout. À la fois chanteur, compositeur, producteur et chef d’orchestre, Mike Batt a réussi à s’imposer
dans toutes ces disciplines. Mais c’est à la branche « cinéma » que je m’attarderai dans le cadre de cet article. Et c’est à l’unique et seule musique du film
« Caravan » (1978) de James Fargo qu’est consacré ce dernier chapitre. Et quelle musique ! Quelle splendeur, quelle volupté ! Savamment
interprété par The London Philharmonic Orchestra sous sa direction, Mike Batt a signé là une partition d’une beauté inqualifiable. D’une très grande précision et d’une
justesse infaillible, il n’y a vraiment aucun reproche à attribuer sur les 14 plages qui garnissent cet album paru chez CBS en 1978. De cette fabuleuse musique de film, nous entendrons le « Main Title », « The Caravan
Song » par Barbara Dickson et, enfin, « Theme From Caravans », un arrangement qui avait été concocté spécialement pour la
dernière plage de l’album.
C’est un travail en tous points remarquable, les instruments ont de très belles sonorités et la
direction de Mike Batt est impeccable de bout en bout. Tout d’abord, il y a la très jolie voix de Barbara Dickson sur « Caravan Song »
qui clôt la face A du 33 tours de l’époque. Ensuite, il faut souligner les formidables prestations des musiciens suivants qui sont exceptionnels : le génial Ray Cooper (qui
a accompagné tout récemment Elton John en tournée) et le non moins talentueux Chris Karan sur un ensemble de percussions ethniques telles que
représentées ci-dessous, John Leach au Santur (instrument typique du Moyen-Orient appartenant à la famille des cithares sur table), Keith
Thompson au Shawm (sorte de flûte-chalumeau qui est un instrument provenant du Moyen-Âge, l’ancêtre du hautbois).
Aux flûtes ethniques et à l’Ocarina, Chris Taylor et
Adrian Brett sont impériaux. Les Oud (sorte de luth, instrument à 6 ou 7 rangs de cordes originaire du Moyen-Orient) et Bouzoukis (répandus en
Grèce, dérivés du turc Bozuk ayant trait aux instruments de la même famille, à la fois turque et arabe) sont joués admirablement par Dick Abel
et Alan Parker. Enfin, c’est Johnny Derrick que l’on entend au violon ethnique. Tout ce joli petit monde est habilement orchestré par Mike
Batt avec l’aide de David Nolan et Jack Wright. « A Songwriter’s Tale » de 2008 est la dernière production discographique
officielle en date de Mike Batt (62 ans), enregistrée avec le Royal Philharmonic Orchestra et les concours de Ray Cooper, Henry
Spinetti et Chris Spedding. Mike Batt a aussi produit Vanessa Mae en 1995 et est à l’origine de l’éclosion de la chanteuse de
blues et de folk-pop d’origine géorgienneKatie Melua.
:
Biographies d'artistes et liens avec Claude François - Récits sur Claude François - Critiques personnelles de CD (collection propre) traitant les genres suivants : Musique Classique, Pop, Rock, Jazz, Soul, Funk, Disco, Rythm'n'blues, Blues, Chansons Françaises et Musiques de Films
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