ON STAGE

Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 17:14

 

 


JOHNNY HALLYDAY - PORTE DE PANTIN - PAVILLON DE PARIS

Enregistré les 16, 20, 21, 24, 25 et 26 octobre 1979

 

La discographie de Johnny Hallyday sur scène étant particulièrement très riche, j'ai choisi de vous présenter ce live dont à l'époque, en 1979, j'avais acheté le double 33 tours. Pourquoi celui-là et pas un autre ? Tout simplement parce que c'était le seul enregistrement de Johnny sur scène que je possédais... Et il n'y a pas si longtemps, j'ai seulement découvert les autres albums de son intégrale grâce au concours de mon cousin Philippe, le créateur du site « Johnny Le Phénix » que je vous recommande vivement, si ce n'est déjà fait, d'aller visiter. Dans un prochain « ON STAGE », je vous proposerai d'autres enregistrements live de Johnny. Mais comme on revient toujours à ses premières amours, ce « Pavillon de Paris » (qui a été démoli au profit de l'actuel Zénith) a acquis définitivement mes préférences. Tout d'abord, l'instrumental d'ouverture est tout simplement génial, le choix et la ligne conductrice des chansons du premier CD sont optimaux en ce sens qu'un véritable opéra-rock de science-fiction brodé autour de « L'Ange Aux Yeux De Laser » commence et finit. Le deuxième CD met en valeur les derniers succès du moment de Johnny et se termine par un festival « Rock'n'Roll » où l'on sent indubitablement que l'idole « se fait plaisir » avec la participation exceptionnelle de Gilbert Montagné qui, en passant, démontre qu'il est un formidable pianiste. Avant de parcourir plus en détail les chansons de ce live, voici les tracklists  des deux disques tels qu'ils étaient à la sortie du double album (la réédition de septembre 2007 présente le second CD avec un tracklist différent qui commence par "Lucille", complété des titres « Requiem Pour Un Fou », « Rock'n'Roll Man », « Salut Charlie » et « Cet Homme Que Voilà ») :

 

Tracklist CD 1

1.   PROLOGUE « JOHNNY CONCERTO »

2.   L'ANGE AUX YEUX DE LASER

3.   FILS DE PERSONNE

4.   COMME LE SOLEIL

5.   MA CHÉRIE, C'EST MOI

6.   MOI JE T'AIME

7.   LE FEU

8.   ENTRE MES MAINS

9.   MA GUEULE

10. LA TERRE PROMISE

11. LE PÉNITENCIER

12. LA FIN DU VOYAGE

13. SAUVEZ-MOI

 

Tracklist CD 2

 

1.   LA PREMIÈRE PIERRE

2.   TOUJOURS LÀ

3.   DERRIÈRE L'AMOUR

4.   C'EST MIEUX AINSI

5.   GABRIELLE

6.   QU'EST-CE QUE TU CROYAIS

7.   RIEN QUE HUIT JOURS

8.   FRANKIE ET JOHNNY

9.   O CAROLE

10. LUCILLE

11. LE BON VIEUX TEMPS DU ROCK'N'ROLL

 

MUSICIENS

Direction d'orchestre et arrangements

Jean Costa
Guitare solo

Michel Govedri
Guitare rythmique

Christophe Aubert
Guitare Pedal Steel

Marc Bozonnet
Basse

Rémi Dall ' Anese
Batterie

Jean Pierre Prevotat
Claviers

Daniel " Bill " Ghiglione
Piano " Invité spécial "

Gilbert Montagné
Percussions

Gilles Perrin
Saxophones

Gilbert Ciuffi, Gilbert dall 'Anese, Peter McGregor, Mick Picard
Trombones

Jean Costa, Christian Forquet, Claude Romano, Bernard Camus
Trompettes

André Laidli, Michel Loublière, Alfred " Freddy " Hovesepian,

Geoffrey " Jeff " Reynolds
Chœurs

Erick Bamy, Jacques Ploquin, Jacques Mercier, Gilbert Einaudi, Liliane Davis,

Anne Marie Godard, Pierrette Bargoin, Bayy St John

 

CD 1

C'est Jean Renard qui signe la fabuleuse partition musicale de l'ouverture de ce spectacle : « Johnny Concerto » est une authentique mini symphonie fantastique avec une floraison de cuivres dès le début, tellement tonitruants que l'on croirait assister à l'arrivée de gladiateurs. Les premières mesures se répètent alors sur un rythme beaucoup plus rapide qui s'apaise ensuite pour reprendre tout aussi vigoureusement et se terminer sur l'enchaînement qui annonce le premier morceau « L'Ange Aux Yeux De Laser » (Jean Renard/Gilles Thibaut). Johnny se présente comme « le mercenaire des Dieux » et immédiatement, il plante le décor du synopsis qui annonce le contenu de la première partie de son spectacle. Il apparaît dans un costume style « Guerre des Etoiles », affublé de lunettes à rayons laser d'un effet qui n'a, actuellement, plus rien de révolutionnaire et d'une guitare dont l'aspect aux contours « cosmiques » ferait rire plus d'un aujourd'hui... Mais revenons plutôt au concert qui débute donc par cette chanson inédite qui a été créée spécialement pour ce spectacle, ne figurant donc sur aucun album officiel autre que ce live, ni sur aucun 45 tours.

 


Johnny enchaîne avec « Fils De Personne » (« Fortunate Song », un original de John Fogerty, leader du fameux groupe Creedence Clearwater Revival, dont le texte en français a été écrit par Philippe Labro) qui est paru en 45 tours le 22 septembre 1971 (avec en face B le sous-estimé « Il Faut Boire À La Source ») et qui figure sur le 33 tours qui suit, « Flagrant Délit », sorti le 19 juin 1971 (comprenant, entre autres, le très bon « Oh ! Ma Jolie Sarah »). 
 


Ensuite, vient « Comme Le Soleil », une jolie ballade country signée Jean Renard et Didier Barbelivien, dont l'enregistrement live sort en face B de « Ma Gueule » le 18 décembre 1979, environ 5 semaines après la parution du double album qui nous intéresse. L'idole poursuit avec un excellent rock « Ma Chérie, C'est Moi », extrait du 33 tours « Rock à Memphis » (21 mai 1975), une adaptation du fidèle Michel Mallory d'un original très célèbre, « It'll Be Me », de Jack Clement, immortalisé par... l'immortel Jerry Lee Lewis.

 


Johnny continue avec une très jolie chanson inédite, « Moi Je T'Aime » de l'inséparable duo Renard/Thibaut, et que l'on ne trouve sur aucun autre support. « Le Feu » (Wright/Mallory) est le titre suivant, un incontournable dans le répertoire de Johnny, extrait de l'album « Insolitudes » paru le 25 avril 1973, emmené par « La Musique Que J'Aime », dont un 45 tours verra également le jour, le 13 mai 1973, avec, en face B, « J'Ai Besoin D'Un Ami ». Johnny éteint « Le Feu » avec « Entre Mes Mains », toujours du tandem Renard/Thibaut, tirée de l'album « Rêve Et Amour » édité le 21 octobre 1968 et qui inclut « Cours Plus Vite Charlie ». N'ayons pas peur des mots, c'est l'une des plus grandes et plus belles chansons de Johnny. Le texte, servi par une musique plaintive et de circonstance, est accrocheur, subtil, et amène inévitablement à une réflexion sur la fragilité et la précarité de l'amour.

 


La tristesse fait place à la colère avec « Ma Gueule » (qui ouvre le spectacle « Tour 66 », nom de la dernière tournée de Johnny), une composition due à l'excellent Gilles Thibaut et à Philippe Bretonnière. À chaque fois que je l'entends, cette chanson ravive en moi un souvenir à la fois cocasse et émouvant : dès la sortie du disque, mon père s'amusait à mimer la « gueule » de Johnny en chantant le début de la chanson : « Quoi, ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule ? »... Le rock revient avec « La Terre Promise » (« Promised Land » de Chuck Berry, avec un texte français de Michel Mallory), un titre sorti en 45 tours le 5 septembre 1975, avec, en face B, « La Première Fois ». Je me rappelle aussi que c'est avec ce morceau que, pour la première fois, j'ai acheté un simple de Johnny... Pas mal, non ? Pour la petite histoire, la chanson est issue de l'album portant le même nom qui paraît moins de deux semaines après le single et qui comprend l'un de mes titres préférés : « Hey Lovely Lady ».

 


Johnny se retrouve soudain derrière les barreaux avec « Le Pénitencier » (« The House Of The Rising Sun » rendue célèbre début des années 60 par Bob Dylan et reprise, avec le succès que l'on sait, par « The Animals » en 1964). Le premier enregistrement live de cette chanson se trouve sur l'album « Olympia 67 » de mars 1967. Johnny voit le bout du chemin avec... « La Fin Du Voyage », une fantastique chanson de Jean Renard et Pierre Billon. Avec « Entre Mes Mains », c'est la deuxième plus grande chanson, si pas la meilleure de ce premier « acte ». La conjugaison des chœurs avec la voix de Johnny, le crescendo de l'intensité orchestrale, et, surtout, la montée en puissance des cuivres dans le dernier tiers de la mélodie sont très impressionnants; dans le catalogue des chansons de Johnny, c'est certainement celle qui m'a le plus marqué. Et dire qu'elle ne figure qu'en face B du 45 tours « Toujours Là », sorti le 3 octobre 1979 avec, en pochette, la même photo qui ornera le présent double album live...

 


Enfin, « Sauvez-moi » est l'ultime chanson de ce tragique opéra-rock qui se termine par l'enlèvement de Johnny par les Gardes de la Mort, ces derniers l'entraînant au-delà des portes de l'Enfer... Brrr ! La chanson est parue en 45 tours le 15 mars 1972 (« Ma Main Au Feu » en face B) et fait partie de l'album « Country-Folk-Rock » de juin 1972. L'original, « Salvation », a été composé par la paire Doerge/Henske et travaillé en français par l'omniprésent Michel Mallory.

 

 

 

CD 2

Assez bizarrement, cette seconde partie débute avec « La Première Pierre », une composition de Michel Mallory et Tim Hinkley, qui constitue la face B du 45 tours « Elle M'Oublie » (étrangement absente de ce spectacle) sorti le 14 juin 1978 et extraite du 33 tours « Solitude À Deux » paru une semaine plus tard. « Toujours Là », une chanson créée par Franck Langolff et Jacques Denjean, est le morceau suivant et c'est logique que Johnny l'interprète lors de ce concert puisque c'est son dernier single en date... mais ce n'est pas le meilleur, loin s'en faut, largement détrôné par l'intense émotion qui se dégage de « La Fin Du Voyage » en face B. Une petite parenthèse pour évoquer la mémoire de Franck Langolff, décédé d'une longue maladie le 8 septembre 2006 à l'âge de 57 ans. Il était le compositeur, entre autres, des musiques de « Morgane De Toi » pour Renaud en 1983, « Joe Le Taxi » (1987) et « Tandem » (1990) pour Vanessa Paradis. Il avait également travaillé avec Alain Souchon, Florent Pagny, Yannick Noah et Garou.


Ensuite, Johnny chante « Derrière L'Amour », un original du fameux tandem italien Pallavicini et Cutugno avec une adaptation de Pierre Delanoë. Un morceau que Johnny traînera encore dans de nombreux tours de chant, au grand désespoir de la frange « puriste » de ses fans ! La chanson figure en face A du 45 tours qui paraît le 9 juin 1976 avec, en face B, l'excellent « Joue Pas De Rock'n'Roll Pour Moi ». Les deux chansons sont reprises sur l'album « Derrière L'Amour » qui sort le même jour que le single et qui contient « Requiem Pour Un Fou » ainsi que l'incontournable « Gabrielle ». Cette dernière est intercalée entre « C'est Mieux Ainsi » (encore de Franck Langolff avec des paroles de Pascal Lefebvre), où l'orchestre s'emballe superbement après 2 minutes 30 avec des cuivres généreux en parfaite symbiose et un Johnny complètement déchaîné, et le sublime « Qu'est-ce Que Tu Croyais » de Steve et Fred Beickmeier (« Rock'n'Roll Dancing » adapté par Georges Terme) pendant lequel le Rock'n'Roll Man présente ses musiciens. Les deux chansons composent le 45 tours sorti le 27 juin 1979 mais ne figurent sur aucun album.


Avant d'aller plus loin, évoquons « Gabrielle » (« The King Is Dead » de Tony Cole, adapté par Long Chris et Patrick Larue), un autre titre mythique du répertoire de Johnny qui occupera également une place privilégiée dans la « setlist » accompagnant ses prestations scéniques. « Gabrielle » fait évidemment l'objet d'un 45 tours sorti en septembre 1976 et dont la face B est « Né Pour Vivre Sans Amour ». Afin de clore son spectacle en toute beauté, Johnny choisit un festival « Rock'n'Roll » avec pas moins de 5 morceaux de légende : « Rien Que Huit Jours », « Forty Days » de Chuck Berry,  une adaptation de Manou Roblin qui se chargera également de celle de « Frankie Et Johnny », un original de Gene Vincent, et d'« O Carole » (encore du génial Chuck Berry); enfin, « Lucille », d'Albert Collins et Little Richard Penniman (plus connu sous son nom d'artiste, Little Richard plus simplement) avec une adaptation de Claude Pitkowski et Alain Gaunay, et « Le Bon Temps Du Rock'n'Roll » (« Old Time Rock'n'Roll » de George Jackson et Thomas Jones pour Bob Seger, adapté par Michel Mallory) servent d'apothéose à ce concert exceptionnel. Les quatre premiers morceaux de ce final rock figurent dans le fabuleux album « Johnny, Reviens », qui regroupe « les Rocks les plus terribles », sorti en mai 1964 et réédité en CD fin octobre 2003.




Quant au « Bon Temps Du Rock'n'Roll » il sort en deux 45 tours le 21 février 1979 avec 2 faces B différentes : « Tout M'Enchaîne » et « Dommage ». Il emmène aussi le 33 tours « Hollywood » (dont la pochette dessinée est complètement ratée) qui paraît le même jour. Dans le souci d'être tout à fait complet, parlons des titres qui ont été « rajoutés » dans la réédition de septembre 2007 : « Requiem Pour Un Fou » de Gilles Thibaut et Gérard Layani est aussi une grande chanson et sort en 45 tours le 10 février 1976 avec, en face B, une autre composition du même duo précité : « Les Chiens De Paille ». Les deux morceaux apparaissent sur l'album « Derrière L'Amour » de juin 1976. « Rock'n'Roll Man » (encore un texte sur mesure de Michel Mallory sur une splendide musique de Tommy Brown) est un morceau emblématique pour Johnny, ce titre personnifie vraiment bien sa nature musicale; la chanson est la première plage sur l'album « Rock'n'Slow » de 1974 et n'a pas été éditée en 45 tours. « Salut Charlie » figure, avec « Elle M'Oublie », sur le 33 tours « Solitude À Deux » déjà cité plus haut, Johnny ayant participé à l'écriture musicale de cette chanson en compagnie de Michel Mallory qui s'est également chargé des paroles. De ce même album est issu « Cet Homme Que Voilà », une adaptation de Pierre Delanoë sur une composition originale de Cassello/Cocciante/Luberti (« Bella Senz'anima » sur le troisième album de Richard Cocciante).

 

 

LE DVD

 

Tracklist

 

1.   L'ANGE AUX YEUX DE LASER
2.   LE FILS DE PERSONNE
3.   MA GUEULE
4.   LA TERRE PROMISE
5.   LE PÉNITENCIER
6.   LA FIN DU VOYAGE
7.   SAUVEZ-MOI
8.   LUCILLE
9.   LA PREMIÈRE PIERRE
10. DERRIÈRE L'AMOUR
11. REQUIEM POUR UN FOU
12. ROCK'N'ROLL MAN
13. GABRIELLE
14. SALUT CHARLIE
15. RIEN QUE HUIT JOURS
16. CAROLE
17. LE BON TEMPS DU ROCK'N'ROLL


En janvier 2004, ce concert a été réédité en DVD mais ne reprend pas l'intégralité du spectacle. En fait, c'est la retranscription, sans aucun ajout, de la VHS qui était parue à l'époque. Le son est potable, sans plus, le cadrage est presqu'exclusivement fait sur la personne de Johnny, la qualité de l'image étant, en fin de compte, le seul point positif de ce DVD qui ne fera l'affaire que des plus assidus.

  

Par BERNIE - Publié dans : ON STAGE - Communauté : Toutes les musiques
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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 13:41




 AUTHENDICK

Bille 1 tracklist

  • 1. Pour que vivent les hommes
  • 2. Le Montana
  • 3. Faire un pont «Country Roads»
  • 4. Je pense à toi
  • 5. Tu n'es plus là «Blue Bayou»
  • 6. Y'en a marre de ce western «Rider In The Rain»
  • 7. Rien que toi "You'll Never Walk Alone"
  • 8. Medley :Twist à Saint-Tropez/C'est pas sérieux "Theme For A Dream"/Est-ce que tu le sais ? « What'd I Say ? »
  • 9. Oh Lady
  • 10. Je continue mon rock'n'slow «Rollin' With The Flow»
  • 11. Roule pas sur le Rivers "Proud Mary"
  • 12. Les yeux d'une femme «Twilight Time»
  • 13. Cinderella
  • 14. Nice Baie des Anges

 Bonus

  • 15. Twist à Saint-Tropez (version live inédite)

 

Bille 2 tracklist

  • 1. Plein soleil
  • 2. Oh Maman merci!
  • 3. Not Fade Away
  • 4. Mauvaise fille
  • 5. Maman n'aime pas ma musique «Mama Sure Could Swing A Deal»
  • 6. La dernière chanson
  • 7. Rip It Up
  • 8. Keep A Knocking
  • 9. Hound Dog

 Bonus

  • 10. Ma p'tite amie est vache (version live inédite) « Mean Woman Blues »
  • 11. Sois pas cruelle (version live inédite) « Don't Be Cruel »
  • 12. Faire un pont (version live inédite) « Country Roads »

 Enregistré à Bobino les 23 et 24 novembre 1995

 

 

MUSICIENS : 

Henry Spinetti :

Batterie

Keith Lentin :

Basse

Chris Spedding :

Guitares

Alain Labacci :

Guitares et choeurs

Slim Batteux :

Orgue Hammond et chœurs

Luc Bertin :

Piano, synthétiseurs, chœurs et percussions


"Pour que vivent les hommes"

"Le Montana"
 

Au cours de cet excellent « live », Dick Rivers fait la part belle à son très bon album « Plein soleil », paru en 1995, duquel il n'extirpe pas moins de 7 chansons : sur le premier CD, la chanson d'ouverture « Pour que vivent les hommes », « Le Montana » et « Je pense à toi »; sur le deuxième, « Plein soleil », la formidable « Oh Maman merci ! », « Mauvaise fille » et « La dernière chanson », sublime. De plus, Dick a su s'entourer de la « crème » de musiciens comme vous pourrez le découvrir plus en détail dans la seconde partie de cet article.


Après les deux nouvelles chansons interprétées en début de spectacle, Dick enchaîne sur un classique : « Faire un pont » tiré de son album « Mississippi River's » paru en 1975 et adapté d'un original de John Denver (« Take Me Home, Country Roads ») sorti en 1971. Le texte en français est signé Serge Koolenn (qui fit partie du groupe « Il était une fois »), fidèle parolier de Dick dans les années 70 et début des années 80, que l'on retrouve également à l'origine de « Y'en a marre de ce western » (« Rider In The Rain » de Randy Newman), de son album « De luxe » (1979), « Je continue mon rock'n'slow » (« Rollin' With The Flow » de Jerry Hayes pour Charlie Rich en 1977), de l'album du même titre (1978) sur lequel figure également « Roule pas sur le Rivers » (« Proud Mary » de John Fogerty pour son légendaire groupe Creedence Clearwater Revival sur l'album « Bayou Country » en 1969), « Cinderella » tirée de « Sans légende » (1982) et, sur le deuxième CD, « Maman n'aime pas ma musique » (« Mama Sure Could Swing A Deal » d'Albert Hammond et Mike Hazlewood) extrait du 30 cm « Rock'n'roll Star » (1974) et que Dick reprend sous son titre original dans un album entièrement en anglais intitulé « Dick Rivers Connection » (1975).

   

"Faire un pont"


Après « Faire un pont », Dick continue avec « Je pense à toi », une perle de son dernier album, dont Patrick Coutin (le créateur du sulfureux « J'aime regarder les filles » en 1981 et qui fut le producteur de plusieurs disques de Dick) est co-auteur (il l'est également sur « Pour que vivent les hommes » et il a composé la musique et le texte de « Oh Maman merci ! »). Suivent ensuite « Tu n'es plus là », une cover du très connu « Blue Bayou » de Roy Orbison et « Rien que toi » (toutes les deux sur l'album du même titre en 1964), qui succède à « Y'en a marre de ce western », une adaptation de « You'll Never Walk Alone », une chanson écrite par Oscar Hammerstein et Richard Rodgers qui fut chantée par de nombreux célèbres artistes tels, entre autres, Frank Sinatra (1945 et 1963), Mario Lanza (1950), Nina Simone (1959), Shirley Bassey (1962), Ray Charles (1963), Elvis Presley (1967 et 1971) et plus récemment par les 3 Ténors (1998), Johnny Cash (2003) et Alicia Keys (2005). Par après, Dick revient sur son époque « Chats Sauvages » avec un petit medley qui permet à une petite partie de son public de se réveiller : « Twist à Saint-Tropez », « C'est pas sérieux », avec une adaptation de Vline Buggy, et surtout « Est-ce que tu le sais », « What'd I Say » de Ray Charles (issus du premier album sorti le 2 octobre 1961) précèdent « Oh Lady ! » du second 25 cm, paru l'année suivante, pour laquelle Jean-Pierre Bourtayre a composé la musique.

 

"Roule"

Pour clore cette première partie, Dick nous propose, entrecoupés par « Cinderella », « Les yeux d'une femme » (de son album spécial 6 titres « Rock'n'roll poète » paru en 1983 dont le texte est de Didier Barbelivien, une cover de « Twilight Time », créée en 1944, que les « Platters » reprirent à leur répertoire en 1958) et son super tube « Nice Baie des Anges », un original de Didier Barbelivien et Michel Héron, sorti en 1984.

"Nice baie des anges"

 

"Oh Maman merci"

Sur le second CD, 4 des 6 chansons, avant le final « rock'n'roll », sont tirées de son album « Plein soleil » avec une mention spéciale pour le fabuleux blues « Oh Maman merci ! » de Patrick Coutin. Sont intercalées « Not Fade Away » (de « Dick'n'roll » en 1971) écrite en 1957 par Norman Petty et Charles Hardin pour « The Crickets » dont le chanteur était un certain... Buddy Holly et l'incontournable « Maman n'aime pas ma musique » dont Dick ne peut se passer à chacun de ses concerts... Dick termine donc son récital par trois rocks mythiques : « Rip It Up » de Robert A. Blackwell et John S. Marascalco que Bill Haley & The Comets ainsi que Little Richard enregistrèrent en 1956, « Keep A Knocking », encore un standard de Little Richard avec lequel il fit un malheur en 1957 et « Hound Dog », de la paire Leiber et Stoller, que le « King » Elvis Presley fit entrer dans la légende en 1956.


Des « Bonus », on retiendra essentiellement « Ma p'tite amie est vache », que Dick chantait avec les Chats Sauvages en 1961, adapté de « Mean Woman Blues » que Claude De Metrius composa pour le film « Loving You » avec Elvis Presley en 1957 et « Sois pas cruelle » (« Don't Be Cruel » d'Otis Blackwell et Elvis Presley en 1956), de l'album « Rock'n'roll Star » en 1974, dont le texte fut écrit par... Georges Ulmer !

"Not Fade Away"

 

LES MUSICIENS

Henry Spinetti est un très grand batteur. Il a joué, entre autres, dans des albums d'Eric Clapton,  de Bob Dylan, George Harrison, Paul Mc Cartney, Leo Sayer et il a également participé à la session d'enregistrement du fameux tube « Baker Street » de Gerry Rafferty. Il a fait des tournées en 1984, 1985 et 1990 avec Tina Turner, en 1993 et 1995 avec Eric Clapton ainsi qu'avec Bill Wyman et Procol Harum.

Keith Lentin est d'origine sud-africaine et connaît très bien Chris Spedding pour l'avoir accompagné dans son propre groupe. Il a travaillé avec Blondie Chaplin, un autre musicien sud-africain célèbre pour avoir fait un bref passage au début des années 70 au sein des « Beach Boys ». Il a fait également partie du groupe « The Parlor Dogs » avec lequel il a sorti un très bon album intitulé « Social Harem » où il joue de plusieurs instruments : basse, guitare et claviers. Son style de musique est le Rock'n'roll mixé avec de la Folk Country, normal que Dick ait songé à lui pour cet enregistrement « live »...

Chris Spedding est également une référence dans le milieu musical anglais. Il a enregistré une dizaine d'albums solo et s'est illustré avec plusieurs grands artistes tels que John Cale, Bryan Ferry ainsi qu'avec son groupe « Roxy Music », Brian Eno, Paul Mc Cartney et Elton John. Il a été le producteur des « Sex Pistols » lors de leurs débuts, en 1976. Il a exploité ses talents pour les deux autres grands du Rock français, Johnny Hallyday (pour son album « Gang » en 1985) et Eddy Mitchell pour lequel il a apporté son concours dans son dernier album « Jambalaya » en 2006.

Alain Labacci a, quant à lui, travaillé pour Louis Chedid (« Balbutiements », 1973), Alain Bashung (« Romans photos », 1977) Michel Jonasz (« La Nouvelle Vie », 1977), Renaud (« Laisse béton », 1977), Patrick Juvet (un album « live », 1980), Didier Marouani (« Années laser », 1984), Jacques Dutronc (« Merde in France » et « CQFD », 1984). Il a figuré également dans les chœurs d'Eddy Mitchell pour l'album « 20 ans Eddy Mitchell Olympia » en 1980 ainsi que dans ceux de Renaud pour ses spectacles au Zénith en 1988. En tant que compositeur, il s'est signalé aux côtés de Pierre Delanoë et Claude Lemesle dans « Ma dernière chanson pour toi » pour Joe Dassin en 1974.

Slim Batteux a promené sa silhouette d'indien un peu partout (il a d'ailleurs écrit un livre « Je parle Sioux/Lakota » et enseigne cette langue dans diverses associations en France) aussi bien en studio que sur scène pour accompagner Hugues Aufray, Bill Deraime, Alain Souchon, Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Patricia Kaas, Véronique Sanson, Michel Jonasz, Dany Brillant... en tant qu'organiste/chanteur. Il a participé au concept « Autour du Blues » qui a vu naître deux doubles albums avec, entre autres, Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldman, Michael Jones et Paul Personne.

Luc Bertin est un « intime » de Slim Batteux et d'Alain Labacci car ils jouent souvent ensemble. D'ailleurs, il a fait partie de l'aventure « Autour du Blues ». Il a également accompagné son copain Alain dans les chœurs lors de récitals d'Eddy Mitchell et de Renaud. Inconditionnel de Jazz et de Blues, Luc Bertin se produit souvent sur scène à Paris et notamment au Café-concert « L'Utopia », rue de l'Ouest 79, dans le 14ème arrondissement où il est à l'affiche avec Basile Leroux les samedis 21 mars et 18 avril 2009 à 22 heures. Si vous voulez passer un chouette week-end de bonne musique dans la capitale française, n'hésitez pas, réservez ces dates dans votre agenda et en plus, l'entrée est gratuite...

Qu'on le surnomme humoristiquement « Le Nosferatu du Rock » ou « Le Vampire du Rock », Dick Rivers est l'une des plus belles voix de la Chanson Française. A près de 64 balais (il les fêtera le 24 avril), il n'hésite pas à se « renouveler »; comme preuve, son dernier album paru en juin 2008, « L'homme sans âge » écrit de la plume d'un auteur-compositeur de la nouvelle génération : Joseph d'Anvers. J'y reviendrai prochainement...

 

PROLONGEZ VOTRE PLAISIR AVEC...

 CD « en concert au Capitole » sorti en juin 2007

Label : Believe/Mouche Records

 

Tracklist

  • 1. Jericho
  • 2. Ton prénom je l'aime
  • 3. Tu n'es plus là
  • 4. Je croyais
  • 5. Ne lui dis rien
  • 6. Rien que toi
  • 7. Viens tout connaître
  • 8. Je ne peux pas t'oublier
  • 9. Oh Lady
  • 10. C'est pas sérieux
  • 11. Reviens-moi
  • 12. Je continue mon rock'n'slow
  • 13. Faire un pont
  • 14. Je ne suis plus rien sans toi
  • 15. Medley rock'n'roll: Rip It Up/Love Me/Johnny B. Goode
  • 16. Viens me faire oublier
  • 17. Maman n'aime pas ma musique

  DVD "en concert au Capitole de Québec" (2008) 

Premier live de Dick Rivers en DVD contenant en bonus le making of de l'album éponyme paru en 2006. Durée 61'

 

Tracklist 

  • 1. Jericho
  • 2. Tu n'es plus là
  • 3. Je croyais
  • 4. Rien que toi
  • 5. Viens tout connaître
  • 6. Oh Lady
  • 7. C'est pas sérieux
  • 8. Je continue mon rock'n'slow
  • 9. Je ne suis plus rien sans toi
  • 10. Medley rock'n'roll: Rip It Up/Love Me/Johnny B. Goode
  • 11. Viens me faire oublier
  • 12. Maman n'aime pas ma musique

 

Le lien avec Claude François !

 

Le véritable lien qui unit Claude François à Dick Rivers est l'adaptation par tous les deux du fameux hit « Proud Mary », du groupe « The Creedence Clearwater Revival », composé par John Fogerty. Cette chanson « Country/Rock » est exceptionnelle dans le répertoire de Cloclo qui avait repris également, dans le même style de musique, « Six Days On The Road » (« Six jours sur la route »). Dès sa sortie début 1969, Cloclo s'accapare les droits pour en faire une version française qui sort d'abord en 45 tours en avril et puis en juillet sur l'album qui inclut « Un monde de musique », « Les moulins de mon cœur », « Cherche » et « Rêveries », un des meilleurs qu'il ait enregistrés. Quoiqu'en disent les puristes, cette adaptation n'est pas du tout à renier. Que du contraire, Claude François s'en sort très bien, une fois de plus, dans sa conduite vocale et le texte français écrit par Vline Buggy lui sied parfaitement. L'orchestration, par contre, est plus en phase avec le « style Claude François » : cuivres à profusion très présents (essentiellement des trompettes), percussions variées.

 

Claude François : "Roule"


L'adaptation de Dick en 1978 est beaucoup plus proche de l'original où une très nette préférence instrumentale est accordée aux guitares. Cette dernière n'est pas meilleure que celle de Claude François, elle est tout simplement différente, le rythme étant similaire. Johnny Hallyday reprend également la chanson sur son album « Destination Vegas » en 1996 avec, évidemment, une interprétation beaucoup plus « musclée ». Cependant, il faut bien avouer que la prestation la plus spectaculaire de « Proud Mary » sur scène revient à... Tina Turner ! L'énergie qu'elle déploie sur cette chanson est époustouflante ! Un grand moment que je vous ferai bientôt revivre...

Par BERNIE - Publié dans : ON STAGE - Communauté : Vous chantez! et bien dansez !
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  • : 28/10/2007
  • : LA MUSIQUE POUR TOUJOURS
  • : Biographies d'artistes et liens avec Claude François - Récits sur Claude François - Critiques personnelles de CD (collection propre) traitant les genres suivants : Musique Classique, Pop, Rock, Jazz, Soul, Funk, Disco, Rythm'n'blues, Blues, Chansons Françaises et Musiques de Films
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