COMEBACK !

Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 22:07

Prêts pour un nouveau voyage à travers les époques de la Chanson depuis 1930 ? Alors, embarquez avec moi à bord de la navette 

C'est parti, accrochez-vous bien !


Gaston Ouvrard : « Je n'suis pas bien portant » (1934)

Le remède à tous les maux s'appelle Gaston Ouvrard ! Profession ? Comique troupier ! Né à Bergerac en 1890, son père amusait déjà la galerie, comme on dit... Infecté par le même virus, Gaston veut en faire son métier. C'est en 1909 qu'il effectue donc ses premiers enregistrements chez Odéon et « C'est mon frère » est sa première chanson qui retient l'attention... Son succès est tel que le style « comique troupier » renaît de ses cendres. En effet, alors que son père l'avait institué à partir de 1877 avec la chanson « L'invalide à la tête de bois », ce style avait quelque peu disparu du paysage humoristique de la Chanson Française. Gaston connaît le succès surtout entre 1925 et 1935 avec les titres « Elle met des chaussinettes » (1925), « Les femmes au régiment » (1932) et, bien sûr, celui qui fait l'objet du présent article pour lequel nous retrouvons, à l'écriture, Géo Kojer pour les paroles, Ouvrard et l'inévitable Vincent Scotto (qui avait composé un bon nombre de succès pour Tino Rossi, j'y reviendrai dans un prochain article). Après la guerre, il est un peu plus discret et il réapparaît au cinéma dans « Le Tracassin » en 1962. Après l'enregistrement d'un dernier disque en 1966, il est l'un des invités de « Studio 102 » le 3 décembre 1968, une émission présentée par Claude François et Roger Whittaker, et ne manque pas d'interpréter sa chanson favorite. Il fait sa dernière prestation scénique à Bobino en 1971. Il tire sa révérence à Caussade dans le Tarn-et-Garonne à l'âge de 91 ans...

 


André Claveau : « J'ai pleuré sur tes pas » (1943)

André Claveau ne s'est pas imposé tout de suite dans le monde de la Chanson : il décroche le premier prix à un concours d'amateurs en 1936 alors qu'il s'était déjà essayé, avec talent, aux métiers de graphiste et dessinateur. Et ce n'est que six ans plus tard qu'il est remarqué par le manager d'artistes Marc Duthyl. Sa voix de « crooner » (et de « baryton », car il interprétera même des airs d'opéras !) l'aide à acquérir un statut de « chanteur de charme » qu'il tiendra jusqu'à la fin des années 60 avant la déferlante des « Yé Yé ». Parmi ses titres les plus célèbres, citons « Venez donc chez moi » (1939), initialement chanté par Jean Sablon en 1935, « Seul ce soir » (1942), « Marjolaine » (1943), « Une nuit mon amour » (1949), « Domino » et « Cerisier rose et pommier blanc » (1950), le traditionnel et éternel « Bon anniversaire (nos vœux les plus sincères...) » (1951), l'inaltérable « Mon cœur est un violon », « Tango des jours heureux » (1955), « Les yeux d'Elsa » (1956) , « Buesnas noches mi amor » et « Histoire d'un amour » (1957), « Dors mon amour » (1958) avec lequel il remporte, pour la France, le Grand Concours Eurovision de la Chanson, la reprise de « La valse à mille temps » de Jacques Brel (1959) et « Les amoureux de minuit » (1961). Assez curieusement, alors que sa popularité est toujours intacte, il met un terme à sa carrière en 1970 et se retire dans le Lot-et-Garonne. Jusqu'à la fin de ses jours, le 4 juillet 2003 où il s'éteint à l'âge de 91 ans, il continuera à recevoir des centaines de lettres de ses nombreux admirateurs pour qui il restera, à jamais, le « Prince de la Chanson de Charme » à la voix de velours...


Jacqueline François : « Tu n'peux pas t'figurer » (1950)

Voici le petit mais vibrant hommage de « LA MUSIQUE POUR TOUJOURS » à une grande chanteuse qui vient de nous quitter ce dernier 9 mars à l'âge de 87 ans. Connue aux quatre coins de la planète grâce à son immense succès « Mademoiselle de Paris » en 1948, Jacqueline François incarnera, pour beaucoup, « la chanteuse des amoureux ». C'est vrai que ceux-ci occuperont toujours une place privilégiée dans son répertoire comme le témoigne aussi cette excellente chanson de Paul Misraki. Elle reprendra aussi en français des standards de jazz tels que « Shiny Stockings » (Count Basie), « Lullaby Of Birdland » (de George Shearing, immortalisé par Ella Fitzgerald), « The Lady Is A Tramp » (Frank Sinatra),... C'est en 1945 que son destin se trace par une audition pour passer à la radio. Elle est remarquée par Louis Gasté, le futur époux de Line Renaud, et par l'intermédiaire de sa maison d'édition, il l'invite à enregistrer deux chansons : « Gentleman » et « Ça n'était pas original » qui, toutefois, ne défrayeront pas les chroniques musicales. C'est la rencontre avec Henri Decker (qui deviendra son mari et le père de son unique enfant, François) qui sera déterminante : par son entremise, elle fait la connaissance du compositeur Paul Durand (« Seule ce soir » pour Léo Marjane). Ce dernier la présente à Jacques Canetti, Directeur de Polydor et l'entrevue aboutit à un changement radical dans le style musical que Jacqueline se destinait à personnaliser. Elle abandonne le réalisme pour se cantonner dans un genre plus jazzy empreint de rythmes latins et de « bluettes » destinées à faire oublier les horreurs de la guerre. À partir de 1948, les « tubes » vont s'enchaîner avec la reprise de « C'est le printemps » (« It Might As Well Be Spring » de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein, créé en français par Jean Sablon) qui lui vaut un Grand Prix du Disque, « Mademoiselle de Paris » (de Paul Durand et Henri Contet, l'un des auteurs phares d'Edith Piaf), « Trois fois merci » (1950, de Pierre Dorsey et Michel Elmer qui a également travaillé pour Piaf), « Les Lavandières du Portugal » (1955, de Roger Lucchesi et André Popp), titre pour lequel elle reçoit un second Grand Prix du Disque. Le début des années 50 est marqué par sa conquête des Etats-Unis où elle fera même de l'ombre à Edith Piaf ! Ses tenues impeccables, son look irréprochable et son phrasé parfait séduisent définitivement le public américain qui voit en elle l'alter ego masculin de Charles Aznavour. Durant les années 60, elle continue à enregistrer et reprend d'ailleurs « Les comédiens » de Charles Aznavour en 1962, elle sort aussi « C'est bon quand on s'aime » (1963, de Jean Renard et Pierre Delanoë), « Bluesette » (« Les mots que j'entends », 1964, sur la célèbre mélodie de Toots Thielemans) mais se fera plus discrète jusqu'à l'aube des années 70 où elle ne sortira plus que quatre 45 tours dont une réédition de « Mademoiselle de Paris ». Elle fera un bref retour en 1984 avec « Central Park », un dernier 45 tours avec le concours de Francis Lai. Seul Pascal Sevran réussira à la faire ressurgir de l'oubli dans lequel elle s'était volontairement réfugiée, au risque « d'aller trop loin »...


Jean-François Michael : « Adieu Jolie Candy » (1968)

Il commence à chanter sous son véritable nom, Yves Roze, et participe au « Jeu de la Chance » de l'émission « Télé dimanche » qu'il remporte pendant 4 semaines. En 1967, il s'affuble d'une autre identité : il sera désormais Jean-François Michael et rencontre Michel Berger qui, sous un pseudonyme, lui écrit « Adieu Jolie Candy » qui devient un succès international et se vend à plus de cinq millions d'exemplaires ! Il enregistre d'autres chansons jusqu'en 1975 mais elles n'auront pas le même retentissement. Il décide d'abandonner sa carrière de chanteur au profit de celle, brillante, de producteur  puisqu'il se chargera, entre autres, des albums « Rock'n'Dollars » de William Sheller (1975), « Laisse béton » de Renaud (1977), et « Ouragan » de Stéphanie (de Monaco) en 1986. Il produira le single « Comme au cinéma » (1985) et l'album « Mon Victor Hugo » (1988) pour Alain Delon. Ensuite, il s'exile pendant deux ans en U.R.S.S. et revient, accompagné de la chanteuse Cécilia pour s'installer à la Côte d'Azur et fonder une famille. Mais la chanson lui manque et en 2000, il crée un spectacle qui reprend les tubes de 1968 à 2000, il s'intéresse également au marché chinois et réalise un album pour la célèbre chorégraphe transsexuelle Jing Xing. En 2004, il fait son grand retour sur la scène de l'Olympia pour « La Rose d'Or » en référence au célèbre festival d'Antibes créé en 1962.  En avril 2006, il sort un DVD live de tous ses succès et intègre la troupe « Âge Tendre et Tête de Bois » en mars 2008. « Adieu Jolie Candy » est indémodable et fait encore danser les amants d'aujourd'hui...


Résonance : « OK Chicago » (1973)

Ce 45 tours me rappelle aussi d'excellents souvenirs. Déjà à cette époque (j'avais 11 ans), j'écoutais très souvent la radio : le matin à partir de 5 heures 55, pour l'émission « Musique au petit déjeuner » de Gérard Valet sur la première chaîne belge et le soir à 19 h pour le « Hit Parade » d'André Torrent sur RTL ! Dès la découverte de ce morceau, je me  précipitai chez mon disquaire pour me l'approprier et l'incorporer au juke box qui trônait dans le café de mes grands-parents où nous habitions. Je vous assure que les pièces ont défilé pour le faire jouer ! Ce condensé d'effets sonores divers (bruits de pas, claquements de portes de voitures, crissements de pneus, sirènes de police, mitraillettes, revolvers, talkie-walkie) sur fonds de musiques de séries inspirés des thèmes d' « Amicalement Vôtre » et des « Rues de San Francisco » est issu de l'imagination d'un mystérieux Bacson né de l'association de... Pierre Bachelet et Mat Camison ! On ne présente plus le célèbre interprète des « Corons »; Mat Camison, quant à lui, fit partie du groupe « The Peppers » qui sortit le fameux « Pepper Box » et s'occupa des arrangements de la période « Disco » de Sheila. Il fit quelques 45 tours dans les années 80 sous son propre nom mais ils passèrent plutôt inaperçus. Les deux compères collaborèrent ensemble sur deux autres singles qui n'eurent, cependant, pas le même succès que celui-ci : « Safari Love » (1974) que j'achetai également et « Boxing Joe » (1976) dont j'ai découvert l'existence en me documentant pour l'écriture de cet article ! Un double LP intitulé « Time Machine » fut édité en 1976 et reprit ces trois morceaux avec d'autres réalisations dont la face B d' « OK Chicago » : « Yellow Train », marinade de percussions avec le bruit d'un train lancé à toute vitesse et qui finalement entre en gare... Je me servais de ce générique chaque quart d'heure pour lire mes « petites nouvelles » dans mon émission de radio fictive (voir l'article sur « Dan The Banjo Man » dans un autre « Comeback ») !


Guesch Patti : « Etienne » (1987)

Attention, chaud devant... Âmes prudes, s'abstenir ! Voici Guesch Patti et son sulfureux « Etienne ».  Excellente danseuse (elle a commencé à l'âge de 9 ans sous l'œil attentif de Roland Petit), Guesch a... aguiché le public avec cette chanson qui se classe numéro 1 dans 9 pays et dont le disque se vend à 1.500.000 exemplaires. D'emblée, en 1988, elle reçoit le prix de la « Révélation Féminine de l'Année » aux Victoires de la Musique et connaît un autre grand succès avec « Let Be Must The Queen ». Son premier album « Labyrinthe » est une réussite totale. Il n'est jamais donc trop tard pour réussir dans la chanson ! Guesch a déjà près de 44 ans lorsqu'elle sort son second album « Nomades ». Ce dernier est cependant moins bien accueilli que le précédent tout comme celui qui suit, « Gobe » en 1992. Elle change radicalement de cap en 1995 avec « Blonde » qui obtient le concours de Mathieu Chedid, Etienne Daho (sur « Blonde ») et Françoise Hardy (sur « Un peu... beaucoup »). Malgré ces nouveaux choix musicaux, elle ne rééditera pas le succès d' « Etienne ». En 2000 paraît son 5ème album « Dernières Nouvelles » avec des textes traitant, pour la plupart, de la solitude. Mais, à nouveau, le public se montrera peu réceptif, c'est un échec qui l'écartera du monde de la musique et l'incitera à diversifier ses projets artistiques. C'est ainsi qu'elle revient à la danse avec le spectacle « Elle sourit aux larmes » au Théâtre des Abbesses en 2001. Elle fait quelques incursions dans le cinéma et notamment dans le film « Une pour toutes » de Claude Lelouch en 1999 avec, dans les rôles principaux, Jean-Pierre Marielle et Anne Parillaud. Elle se tournera aussi vers le théâtre puisqu'elle jouera aux côtés de Caroline Loeb et d'Alexandra Kazan dans « Les Monologues du Vagin » au Petit Théâtre de Paris en 2004. En 2008, on pouvait la retrouver dans une pièce de Michel Vinaver « Par-dessus bord » (un spectacle d'une durée de six heures !) au Théâtre de la Colline (Paris 20ème). Dotée d'une forte mais attachante personnalité, Guesch Patti aura incontestablement marqué les années 80 presqu'uniquement par cette chanson provocante, certes, mais dont le clip témoigne de ses qualités chorégraphiques indéniables imprégnées d'une gestuelle gracieuse et travaillée.


Gala : « Freed From Desire » (1996)

Dès sa sortie, ce disque eut un succès foudroyant ! Jugez-en plutôt : numéro 1 en France, Belgique, Italie, Espagne, au Brésil, en Israël et au Danemark. En juillet 1997, la chanson parvient aux oreilles des anglais et se retrouve immédiatement catapultée à la deuxième place des Charts ! Elle restera dans le Top 10 pendant 8 semaines et se retrouvera encore dans le Top 100 après 14 semaines ! Identifiable par la répétition de la syllabe « na », ce titre a plu tout de suite aux amateurs de « Dance » et a été certifié Disque de Diamant en France pour plus d'un million d'exemplaires vendus ! Au Royaume-Uni, 400.000 copies du single se sont écoulées et ont permis à la chanteuse d'engranger un Disque d'Or. L'artiste italienne Gala est née à Milan le 6 septembre 1975. C'est une véritable « globe-trotter » : elle a voyagé beaucoup en Europe, de l'Espagne à l'Angleterre pour s'initier au flamenco et à la photographie avant d'émigrer aux Etats-Unis où elle a entrepris des études à la Tisch School of Arts de New-York. Remarquée par un DJ pour la particularité sonore de sa voix, Gala enregistre un premier album mais elle devra attendre le second, « Come Into My Life », pour connaître la célébrité. Et le chiffre 2 est certainement un signe du destin pour elle car... après le premier single « Everyone Has Inside » qui a été plutôt anecdotique, c'est le deuxième, « Freed From Desire » qui s'accapare les lauriers ! Mais il arrive quelquefois que la gloire ait des revers douloureux... C'est le cas de Gala qui a vécu une longue traversée désertique avant de revenir... après une pétition organisée sur le net ! En 2005, elle paraît un single « Faraway » mais il est loin de reproduire la plantureuse moisson qu'avait recueillie « Freed From Desire »... Gala aurait récemment travaillé sur la conception d'un tout nouvel album appelé « Tought Love » nanti de 13 chansons inédites... Mais on l'attend toujours alors qu'il était prévu pour ce mois d'avril...


James Blunt : « 1973 » (2007)

La vocation familiale tendait à ce que James devienne militaire de carrière... C'est durant son séjour au Kosovo qu'il compose « No Bravery », une chanson sur sa vision de la guerre. James a toujours voulu faire et vivre de la musique. En 2002, il prend la décision de quitter l'armée pour se consacrer entièrement à sa passion. Il commence donc à se produire dans des bars en Angleterre. L'année suivante, il part pour les Etats-Unis et rencontre Linda Perry de la formation « 4 Non Blondes » qui a notamment travaillé avec Pink et Christina Aguilera. Linda croit beaucoup au talent hors du commun de James et accepte de participer à la production de son premier album « Back To Bedlam » qui sort en 2004. C'est le carton plein et James séduit immédiatement le public de la couleur de ses mélodies, tendres et romantiques. Il a aussi la chance de posséder une voix sublime. Le single « You're Beautiful » devient numéro 1 dans de nombreux pays et son avenir s'annonce sous les meilleurs auspices. Début 2006, il reçoit le « NRJ Music Award » de la révélation internationale de l'année et entreprend une longue tournée mondiale. Il devient également, après Elton John, le second chanteur britannique à avoir vendu le plus de disques aux Etats-Unis. Son second album « All The Lost Souls » paraît en septembre 2007 emmené par le single « 1973 » sorti quelques jours auparavant et qui, d'emblée, décroche la première place aux hits parades allemand et anglais. Mais l'album est aussi composé de très bonnes chansons comme « Give Me Some Love », « I Really Want You » et « Annie » pour lesquelles, personnellement, je marque une petite préférence par rapport aux autres. Pour James, la vie s'est transformée en un véritable conte de fées. Depuis sa naissance (en 1974 ou 1977, on ne sait pas trop mais des références lui attribuent toutefois la date du 22 février 1974) dans un hôpital militaire à Tidworth, dans le Wiltshire (sud-ouest de l'Angleterre) jusqu'au studio d'enregistrement de Los Angeles après avoir transité par l'académie militaire de Sandhurst et les épreuves de son séjour au Kosovo, James Blunt a déjà beaucoup « bourlingué » alors qu'il vient seulement de franchir la trentaine... Et je suis sûr que ce chanteur très charismatique et éminemment sympathique n'a pas fini de faire parler de lui.

Par BERNIE - Publié dans : COMEBACK ! - Communauté : Parlons Zic !
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 18:38

Prêts pour un nouveau voyage à travers les époques de la Chanson depuis 1930 ? Alors, embarquez avec moi à bord de la navette
C'est parti, accrochez-vous bien !


Rina Ketty : « J'attendrai » (1938)


Née à Sarzana, en Italie, le 1er mars 1911, elle débute à Paris en 1932 en se produisant dans les cabarets de Montmartre. C'est dans l'un d'entre eux, « Le Lapin à Gill » qu'elle se fait connaître en reprenant des chansons de Paul Delmet, Gaston Couté, Théodore Botrel et Yvette Guilbert. Son joli petit accent qui ne trahit pas ses origines plaît beaucoup et en 1936, elle enregistre « Si tu reviens », créée par Réda Caire, ainsi que « La Madone aux fleurs ». L'année suivante, c'est « Je n'ai qu'une maman » avant qu'elle ne connaisse le véritable succès avec « Rien que mon cœur » qui lui vaut le Grand Prix du Disque mais aussi surtout avec « Sombrero et mantilles » dont la musique est composée par Jean Vaissade qu'elle épousera. Tout aussitôt, elle enchaîne avec un « méga tube » : « J'attendrai », une adaptation d'une chanson italienne intitulée « Tornerai », qui sera sur toutes les lèvres durant l'Occupation. Les autres chansons qu'on retiendra d'elle ont pour titres : « Sérénade sans espoir », « Montevideo », « Rendez-moi mon cœur », « Mon cœur soupire » (l'adaptation de « Voi Che Sapete » des « Noces de Figaro » de Mozart), toutes enregistrées en 1939. Divorcée de Jean Vaissade, elle s'exile en Suisse durant les cinq années du second conflit mondial pour réapparaître à l'Alhambra en 1945. Malgré cinq mois de tournée en France, elle ne réussit pas à reconquérir son public. Pourtant, elle continue à sortir de nouvelles chansons telles « Sérénade argentine » (1948), « Je t'aimerai » et « La Roulotte des Gitans » (1950). Elle doit aussi faire face à une rude concurrence avec deux autres vedettes qui recueillent la majorité des suffrages et qui évoluent dans le même registre qu'elle : Gloria Lasso et Dalida. En 1954, elle décide de se « refaire une santé » en partant pour le Québec où elle reprend ses grands standards et triomphe avec une nouvelle chanson « Bon Voyage ». Elle revient en France en 1965 en pleine vague « Yé-yé » mais ses prestations à Nice puis au « Don Camillo » (1967) et au « Nouvel Alcazar » en 1968 ne récolteront qu'un succès mitigé. Choisissant sagement de se retirer du monde de la Chanson, elle se reconvertit dans la restauration à Cannes pour ne remonter, une toute dernière fois, sur scène qu'en mars 1996... l'année de sa disparition, l'avant-veille de Noël...


Georges Ulmer : « Pigalle » (1946)


D'origine danoise, Jorgen Ulmer grandit en Espagne avant d'arriver en France en 1939. Evidemment, il troque Jorgen pour Georges afin d'avoir un prénom à consonance française. Il trouve un premier travail en tant que caricaturiste et pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est engagé au sein de l'orchestre chantant de Fred Adison qui, de 1931 jusqu'à la fin des années 50, a fait danser la France entière sur des chansons comme « En cueillant la noisette », « Avec les pompiers », « Le petit train départemental » et « Quand un gendarme rit », parmi les plus connues. L'orchestre accompagnera des courts métrages muets ainsi que plusieurs sketches cinématographiques de Charlie Chaplin. L'éditeur musical Robert Salvet voit en lui une future vedette et le convainc à entamer une carrière solo. En 1942, il quitte donc la formation de Fred Adison et débute au Cabaret de l'Ecrin à Nice. A la fin de la guerre, il part pour Paris et trouve un engagement à l'A.B.C. et ensuite à l'Alhambra.  Son style fantaisiste et ses chansons inspirées du folklore américain lui valent un franc succès comme, entre autres, « Quand allons-nous nous marier ? » et « J'ai changé ma voiture contre une jeep ». D'autres titres très connus s'ajoutent à son répertoire tels « Casablanca », « Un monsieur attendait » et surtout « Pigalle » avec lequel il aura une renommée internationale. Il sera l'un des premiers chanteurs à interpréter une composition de Charles Aznavour et Pierre Roche : « J'ai bu ». Durant les années 50, il reste très populaire et se voit même confier la chanson du générique du film « Caroline Chérie » de Richard Pottier avec Martine Carol. Cependant, un autre chanteur évoluant dans le même registre que le sien commence sérieusement à lui faire de l'ombre : il s'appelle Yves Montand... Georges Ulmer se retire donc progressivement dans les années 60 et ne fera plus que quelques apparitions sporadiques dans des grandes émissions de variétés style « Palmarès des Chansons » de Guy Lux. On se souvient encore de lui dans les années 70 aux côtés de Danièle Gilbert dans « Midi Magazine ». Dans les années 80, on n'entendra plus guère parler de lui jusqu'à son décès en 1989 à l'âge de 70 ans. Disparu discrètement, il reste néanmoins dans la mémoire collective comme l'unique et l'irremplaçable interprète de « Pigalle », un des fleurons du Patrimoine de la Chanson Française...


Patachou : « Un  gamin de Paris » (1951)


De son vrai nom Henriette Ragon, Patachou est une vraie parisienne puisqu'elle naît le 10 juin 1918 dans le XIIème arrondissement. Elle rencontre son futur mari, Jean Billon (avec qui elle aura un fils, Pierre, qui chantera également plus tard et écrira, notamment, « J'ai oublié de vivre » pour Johnny Hallyday), au début de la Guerre et après la Libération, ils ouvrent ensemble une pâtisserie en haut de la Butte de Montmartre. Le succès est tel qu'ils doivent agrandir : ils s'approprient le local voisin pour en faire un restaurant. Au cours d'une fête, Henriette se prend à chanter quelques refrains de l'époque et parvient à se faire remarquer par un certain... Maurice Chevalier. A partir de ce moment, elle choisit de s'appeler du nom de son établissement et le restaurant transformé en cabaret devient un des endroits les plus fréquentés de Paris. C'est chez elle que débutent, en 1952, Georges Brassens puis Jacques Brel, Hugues Auffray et Michel Sardou. Charles Aznavour vient chanter également avant qu'Edith Piaf ne fasse sa dernière apparition sur une scène aux côtés de son dernier amour, Théo Sarapo. De son côté, Patachou entreprend, avec succès, une carrière internationale; d'abord au London Palladium puis au Waldorf Astoria et au Carnegie Hall de New-York. Elle effectue des récitals dans les grandes villes américaines et devient célèbre à tel point que l'on songe à elle pour donner la réplique à Burt Lancaster dans « Vera Cruz ». Préférant s'occuper de son fils, elle décline la proposition. Elle revient à Paris et se produit successivement à l'Alhambra, Bobino et l'Olympia en 1955 lui ouvre ses portes. Son répertoire s'étoffe de quelques succès tels « Le piano du pauvre », « Bal chez Temporel » (composé par Guy Béart), « Voyage de noces », « La vie en rose », « Padam, padam », « Sous les ponts de Paris », « Si j'étais pas si timide », « La belle vie » et la chanson ici présentée (de Mick Micheyl et Adrien Marès). Fin des années 60, Patachou se sépare de son mari, entraînant la fermeture du cabaret. Elle épouse ensuite un entrepreneur américain de spectacles, Arthur Lesser. A partir des années 70, elle décide de s'éloigner de la Chanson pour s'orienter vers le théâtre, le cinéma et la télévision où, durant les années 80, on la vit, entre autres, tenant un rôle terrifiant de « J.R. » au féminin en chaise roulante dans la série « Orages d'été ». Elle animera également le restaurant mythique de la Tour Eiffel. A l'aube de ses 91 printemps, elle a été décorée de la Légion d'Honneur le 9 janvier 2009.


Aphrodite's Child : « Rain and tears » (1968)


D'origine grecque, la formation est composée d'Evangelos Odysseas Papathanassiou (qui s'appellera plus tard, et plus simplement, Vangelis), Demis Roussos (qui fera la carrière que l'on sait, avec des hauts et des bas) et de deux autres membres qui feront beaucoup moins parler d'eux après la dissolution du groupe : Lucas Sideras et Silver Koulouris. Vangelis officie aux instruments suivants : orgue, piano, flûte et percussions tandis que Demis est la voix du groupe et s'accompagne à la guitare basse. Lucas est le batteur et apporte un soutien vocal supplémentaire; Silver, quant à lui, s'occupe de la section « cordes » (essentiellement des guitares) et, éventuellement, des percussions lorsque Vangelis joue d'un autre instrument (sur l'album « 666 »). La formation voulait partir pour Londres mais refoulée par les douaniers de Douvres pour non détention d'un permis de travail en bonne et due forme, elle se retrouve à Paris qui est secouée par les événements de 1968. Ils signent un contrat avec Phonogram et font la connaissance d'un jeune auteur du nom de Boris Bergman recommandé auprès d'eux par la firme de disques. « Rain and tears » sort peu après et devient rapidement un très gros tube ! Assez bizarrement, on constate que la ligne mélodique est inspirée du « Canon » de Pachelbel. Dans la foulée paraît leur premier album « End of the World ». Avec ce premier grand succès, les propositions pleuvent et la formation fait la première partie du spectacle de Sylvie Vartan à l'Olympia durant une semaine. L'année suivante, en pleine euphorie, le groupe sort un second album qui réédite un succès identique au premier : « It's Five O'Clock » se hisse en effet aux premières places des hits parades belge, hollandais, allemand, français et italien, excusez du peu ! Mais Vangelis désire faire une autre musique, proche de celle qu'il jouait avant de faire partie du groupe (car Demis, Lucas et Silver évoluaient déjà ensemble dans un groupe appelé « Idols » avant que Demis ne rencontre Vangelis durant l'été 1966 et le convainc à tenter une autre aventure avec eux sous le nom d' « Aphrodite's Child »). Ainsi naît, en 1972, un double album sensationnel « 666 » basé sur les versets de l'Apocalypse de Saint-Jean. Résolument tourné vers le Rock progressif, le concept est destiné aux marchés anglais et américain mais marque la fin du groupe suite à des dissensions entre Vangelis et Lucas. Trois albums ponctuent ce groupe certes éphémère mais que 239 apparitions télévisées rendront légendaire...


Patrick Hernandez : « Born to be alive » (1978)


De souches austro-italienne de par son père et espagnole de par sa mère, Patrick voit le jour dans la banlieue parisienne le 6 avril 1949. En 1964, il est en Angleterre pour ses études et il rêve de faire une carrière musicale au travers de sa passion pour les Beatles. Après des études tumultueuses et laborieuses, il entreprend, à l'âge de 19 ans, de voler de ses propres ailes... Mais l'amour le tiendra écarté du droit chemin et nous retrouvons notre ami quelques années plus tard dans les bureaux... de Claude François pour une audition afin de rejoindre l'écurie Flèche ! Ce jour-là, Patrick côtoie une des choristes de Claude qui lui signale qu'un groupe, « Paris-Palace-Hôtel », dont on commence beaucoup à parler, cherche un guitariste-chanteur. A la veille d'appartenir au « Groupe Claude François », Patrick change d'avis et lie son destin à « PPH ». Après 3 « 45 tours » sans succès, le groupe produit par Vanloo et Pellerin disparaît. Nullement découragé, Patrick persévère et présente à Jean Vanloo un projet musical conçu sur d'anciennes chansons de plusieurs pays ayant eu du succès. La chanson est appelée « Born to be alive » et est à tendance « rock ». Mais la vague « Disco » déferle sur cette fin d'année 1978 et Jean Vanloo souhaite modifier la base rythmique de la mélodie afin qu'elle soit « en phase » avec le mouvement musical de l'époque. C'est le « jackpot » ! Le « single » perce d'abord en Italie où son succès lui vaut un Disque d'Or avant de sortir en France l'année suivante. « Born to be alive » s'empare de la première place du hit-parade français en juin 1979 pour ne plus la quitter durant... quatre mois ! La chanson se classe également à la 10ème place des Charts anglais et demeure dans le classement pendant 14 semaines ! Sa sortie aux Etats-Unis est triomphale : les ventes sont phénoménales et permettent à l'artiste de voir son titre atteindre la 16ème position au Billboard. Le disque est vendu à plus de 500.000 exemplaires aux Etats-Unis et sera Disque d'Or ou de Platine dans une cinquantaine de pays. Plus de 25.000.000 de disques s'écouleront à travers le monde... Mais ce prodigieux succès sera sans lendemain. Les chansons suivantes, « Disco Queen » et « I give you a rendez-vous », issues du même 33 tours que « Born to be alive » ne rencontreront pas la même frénésie médiatique. Patrick tentera bien de « relancer la machine » avec « Back to Boogie » (avec son compère Hervé Tholance qui faisait partie de « Paris-Palace-Hôtel »), « Can't keep it up » et « Good bye » mais, à jamais, le « chanteur à la canne » sera et restera attaché à un seul et unique tube...


Chagrin d'Amour : « Chacun fait c'qu'il lui plaît » (1981)


Vous vous souvenez sans doute de ce « méga » tube du début des années 80 (il n'y avait pas un seul jour sans qu'on l'entende à la radio) interprété par ce duo composé de Grégory Ken (de son vrai nom Jean-Pierre Trochu) et de la chanteuse américaine Valli. Avant qu'ils ne se rencontrent, Grégory Ken était déjà « dans le métier » à la fin des années 60 puisqu'il avait enregistré des disques sous le court pseudonyme de « Grégory ». Au début des années 70, on le découvre dans les comédies musicales « Hair » et « Jésus-Christ Superstar » (1971). En 1975, il fait partie de la troupe de « Mayflower : tout va commencer » et en 1979, c'est lui qui interprète le rôle de Ziggy dans la première mondiale de l'opéra rock de Michel Berger et Luc Plamondon : « Starmania ». Son chemin va croiser celui de l'auteur-compositeur Philippe Bourgoin qui veut faire un « rap » sur un texte racontant les frasques d'un alcoolique, un soir de détresse, qui rencontre une « blonde platine »... Dès la sortie du disque, 35.000 45 tours se vendront par jour ! L'album intitulé tout simplement « Chagrin d'Amour » suit le single avec un autre titre qui sortira également en 45 tours : « Bonjour, v'là les nouvelles ». Des noms connus proches de... Claude François participent à l'enregistrement : Alain Chamfort apporte sa contribution sur les arrangements musicaux de 4 des 15 morceaux qui constituent l'album et Slim Pezin a collaboré sur pas moins de 12 chansons ! Un second 30 cm, « Mon Bob et moi », sort en 1984 dont seront extraits deux 45 tours : « Monte Carlo » et « Papa Scratch ». Mais la belle mécanique se grippe déjà et le duo se sépare... Valli et Grégory partent chacun de leur côté. Grégory enregistre encore 2 45 tours en solo : « Poursuite » en 1985 avec un certain... Patrick Bruel et « Prête-moi ton amour » en 1989, une adaptation française réussie du célèbre tube « Tell it like it is » des « Neville Brothers » avant de nous quitter sept ans plus tard... De son côté, Valli sort, en 1986, une jolie reprise d'un succès de Chris Montez, « The more I see you ». Trois autres 45 tours paraissent entre 1987 et 1989 : « Place de la Madeleine », « Voilà la nouvelle » (certainement un petit clin d'œil au titre passé « Bonjour, v'là les nouvelles ») et une reprise de la fameuse chanson « Light my fire » des « Doors ». Depuis, Valli a fait son chemin dans le PAF présentant des émissions sur Europe 2, Canal + pour finalement arriver sur France Inter où elle anime « Système disque » chaque vendredi de 22 h 05 à 23 h où elle tient un rôle de « modératrice » au sein d'un « club de la presse » qui passent, au peigne fin, les derniers albums sortis...


The Fugees : « Killing me softly » (1996)


The Fugees a vraiment été le groupe de l'année 1996 avec leur album "The Score" vendu à 18 millions d'exemplaires et qui s'est propulsé numéro 1 au Billboard, emmené par le gigantesque tube « Killing me softly (with his song) », une reprise de la célèbre chanson que Roberta Flack avait enregistrée en 1973. Avec un répertoire contenant des genres musicaux tels que le hip-hop, la soul et le reggae, le groupe, composé de Wyclef Jean, Lauryn Hill et Pras Michel, a récolté deux Grammy Awards en 1997 (l'année de leur séparation !) pour le meilleur album rap de l'année et le single a été récompensé pour la meilleure performance vocale rhythm'n'blues.  Avant cette consécration, les trois protagonistes avaient sorti en 1994 un premier album « Blunted on reality » dont les titres « Nappy heads » et « Vocab » s'étaient dégagés. Mais cette première « expérience » n'est rien comparée au déferlement médiatique qui a suivi la parution de « The Score », surtout grâce à la formidable reprise de la chanson de cet article mais également par la géniale réinterprétation du tube « No Woman No Cry » de Bob Marley & The Wailers. A la dissolution du groupe, les trois membres ont entrepris une carrière solo. Lauryn Hill s'est occupée de son album « The Miseducation of Lauryn Hill » qui a été très bien accueilli par la critique, Wyclef Jean a produit des disques, notamment, pour les « Destiny's Child » et Carlos Santana tandis que Pras Michel a participé, en 1998, à la chanson de la bande originale du film « Bulworth », de et avec Warren Beatty, dont la musique a été composée par Ennio Morricone. Les Fugees se sont reformés pour une tournée européenne du 30 novembre au 20 décembre 2005; ils n'étaient plus réapparus ensemble sur une scène depuis 1997. Préalablement, ils avaient sorti un nouveau single début novembre dont le titre « Take it easy » a pu même être disponible sur Internet. En février 2006, une autre chanson « Foxy » était mise en ligne mais ce retour que les fans attendaient tant ne sera en fait qu'un feu de paille, Wyclef Jean jetant l'éponge devant le comportement rébarbatif de Lauryn Hill et déclarant même qu'elle avait un besoin urgent de se faire soigner...
 


Juanes : « La Camisa Negra » (2004)


Juan Esteban Aristizábal Vásquez
est né le 9 août 1972 à Medellin, en Colombie. Son nom d'artiste provient de son premier prénom et de la première syllabe du deuxième. Il apprend la musique très tôt, à l'âge de sept ans. A 15 ans, il est le leader d'un groupe de métal, « Ekhymosis », avec lequel il enregistre cinq albums. Après 12 ans, il quitte le groupe pour entamer une carrière solo. Ses influences musicales sont multiples : de Los Visconti (folklore argentin) à... Metallica, en passant par Carlos Gardel, Led Zeppelin et Jimi Hendrix. Il arrive à Los Angeles en 1998 et fait paraître son premier album solo en 2000 : « Fijate bien » qui allie cumbia (genre musical colombien dominé par les percussions et les flûtes), salsa, rock et funk. Suite à cet album dont les thèmes principaux sont la violence, la conscience sociale et la perte d'être chers, Juanes est nominé sept fois aux « Latin Grammy Awards ». Trois récompenses lui sont décernées dont celle de « Meilleur Nouvel Artiste de l'année ». En 2002, il sort un nouvel album : « Un Dia normal » (« Une journée ordinaire »), qui évoque la famille, l'amour, la passion et la spiritualité, et dans lequel figure un duo avec Nelly Furtado sur « Fotographía ». Le premier single issu de cet album est « A Dios le pido » (« Je demande à Dieu »), une prière pour la paix qui devient numéro 1 dans 12 pays sur 3 continents différents et qui restera pendant 47 semaines dans le classement « Hot Latin Tracks » du Billboard. Dans son pays natal, la chanson sera numéro 1 pendant 4 mois consécutifs, reléguant au rang de « faire valoir » la plantureuse Shakira... « Un Dia normal » est un immense succès puisqu'il est certifié « Disque de Platine » en Colombie, au Mexique et en Espagne ainsi que sur le marché latino-américain des Etats-Unis. Dès sa sortie, il est à la deuxième place du « Top Latin Albums » du Billboard. Juanes est nominé dans trois catégories différentes aux « Latin Grammy Awards » de 2002 pour la chanson « A Dios le pido » : « Chanson de l'année », « Meilleure chanson rock » et « Meilleure vidéo musicale ». L'album suivant « Mi sangre » (2004) est celui qui va permettre à Juanes de se faire connaître hors de ses frontières, surtout avec le titre emblématique « La Camisa Negra ». 4.000.000 d'exemplaires de cet album trouveront acquéreurs de par le monde dont 300.000 rien que pour la France. Deux autres titres se démarquent également : « Sueños » et « Que pasa ? » dans lesquels il aborde la bêtise des conflits sur notre planète. Enfin, en 2007, c'est « La Vida Es un Ratico » qui aboutit dans les bacs des disquaires, un quatrième album solo plus latino-rock que jamais. Juanes aborde également un nouveau look : sa longue chevelure désordonnée fait désormais place à une coiffure mieux soignée et plus courte. L'album, quant à lui, est sans surprises, c'est la « bonne vieille recette » avec toujours des rythmes effrénés et très dansants (« Clase de amor » et « Tres »), alternés avec de gentilles ballades. 

Par BERNIE - Publié dans : COMEBACK !
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Présentation

  • : 28/10/2007
  • : LA MUSIQUE POUR TOUJOURS
  • : Biographies d'artistes et liens avec Claude François - Récits sur Claude François - Critiques personnelles de CD (collection propre) traitant les genres suivants : Musique Classique, Pop, Rock, Jazz, Soul, Funk, Disco, Rythm'n'blues, Blues, Chansons Françaises et Musiques de Films
  • : Rock Pop Jazz Blues Soul Musique
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Profil

  • BERNIE
  • LA MUSIQUE POUR TOUJOURS
  • Homme
  • Belgique Hainaut Courcelles
  • MUSIQUE Rock Jazz Pop DVD
  • La musique fait partie intégrante de ma vie...

QUELLE HEURE ?

 

 



Recommander

Créer un Blog

Recherche

PROCHAINEMENT

MADE IN BELGIUM

PIERRE RAPSAT

2ème partie

De "Je suis moi" à

"Un coup de rouge, un coup de blues"  

pierre rapsat

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

LA MUSIQUE POUR TOUS/LIENS


RETROUVEZ MARC YSAYE
DU LUNDI AU VENDREDI
DANS LE "MAKING OF"
DE 15 H À 15 H 30
ET CHAQUE DIMANCHE DANS
"LES CLASSIQUES" DE 9 H À 12 H
SUR

link


link

FLECHE RADIO

link

link

link

ANDRÉ TORRENT
LES SAMEDI ET DIMANCHE
DE 4 H 30 À 7 H
"UN TORRENT DE MUSIQUE"
SUR

link

LA MUSIQUE POUR TOUJOURS

EST UNE

toute la culture sur ulike

LES CD

LAURENT VOULZY

"LYS & LOVE"

(COLUMBIA)

Laurent Voulzy

      

ANDREA BOCELLI

"CONCERTO

ONE NIGHT IN CENTRAL PARK" 

(DECCA)

Andrea Bocelli 

LES DVD

FLORENT PAGNY

MA LIBERTÉ DE CHANTER

(AZ)  DVD FLORENT PAGNY

    

QUEEN

25ème ANNIVERSAIRE 

LIVE IN WEMBLEY

 (ISLAND)

Queen 

  

S'INFORMER SUR LA MUSIQUE


PLATINE
LE MAGAZINE
DE LA VARIÉTÉ
Platine

JUKE BOX MAGAZINE

juke box magazine

 


OPÉRA MAGAZINE

opéra magazine-copie-2

                       


DIAPASON

diapason-copie-1

 

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés