1972… Nous habitons, mes parents, mon frère et moi, chez ma grand-mère qui tient un café sur la Place du Manège à Charleroi, devant le Palais des Beaux-Arts. Nous sommes venus la rejoindre début 1968, au lendemain du décès de mon grand-père. En cette année, le temple carolorégien de l’Opérette accueille, entre autres, José Todaro dans « Gipsy », la nouvelle création de Francis Lopez. Depuis qu’elle a été jouée pour la toute première fois le 18 décembre 1971 au Théâtre Sébastopol de Lille, « Gipsy » fait les beaux soirs du Châtelet à Paris depuis le 19 février 1972… La prestance et la splendide voix de José Todaro contribuent au succès sans cesse croissant d’une œuvre appelée à s’exporter dans les pays limitrophes dont la Belgique pour commencer… Charleroi est une étape inévitable car le public carolorégien est friand d’opérettes et est reconnu pour être l’un des plus connaisseurs dans cette spécialité. Mon père et ma mère assistent au spectacle et, au terme de celui-ci, décident d’aller prendre un verre dans l’établissement « La Terrasse » situé à proximité de l’entrée des artistes qui conduit aux coulisses et aux loges du Palais des Beaux-Arts. Quelle n’est pas leur surprise quand ils aperçoivent le talentueux ténor franchir le pas de la porte, suivi de plusieurs membres de l’équipe du spectacle ! Malheureusement, la salle est comble et devant la désolation du patron de « La Terrasse », José Todaro fait signe à ses camarades de rebrousser chemin. Embêté par la déception de l’artiste à pouvoir passer un bon moment avec sa troupe avant un repos bien mérité, mon père invite ma mère à se lever afin qu’ils s’effacent au profit du ténor et de ses collègues. Il s’empresse donc d’avertir José Todaro que des sièges sont désormais libres mais, très poliment, en le remerciant vivement pour son geste, ce dernier décline sa proposition en lui confiant qu’il ne reviendra pas de sitôt dans cet établissement. Mon père a alors une brillante idée et lui dit :
- Si vous le voulez, je suis disposé à vous accueillir au Café « Le Manège » où je travaille, de l’autre côté de la place…
Touché par cette aimable proposition, le chanteur accepte mais devant le périple de traverser la place à pied, il choisit sagement de reporter sa venue au lendemain soir après la dernière représentation. Mes parents reviennent et annoncent à ma grand-mère l’arrivée de Todaro demain en fin de soirée. Elle n’en croit pas ses oreilles et dit à mon père que le ténor lui a lancé des promesses en l’air… Le soir venu, nous sommes tous réunis dans le café et nous regardons les minutes s’écouler à l’horloge au-dessus du comptoir. Le marchand de sable est passé depuis longtemps et devant l’heure avancée, nous ne nous faisons plus aucune illusion quand soudain, nous voyons deux grosses voitures noires s’arrêter devant le café. José Todaro et Maria-Hélèna de Oliviera, son épouse à la ville, sortent du premier combi, imité par d’autres artistes membres de la troupe qui s’extraient du second et qui les accompagnaient déjà la veille lorsqu’ils avaient voulu s’installer à « La Terrasse ». Très ému par le respect de leurs engagements, mon père les salue très chaleureusement et les invite à prendre place. Du haut de mes 10 ans, je contemple cette venue avec des étoiles plein les yeux, des yeux émerveillés qui ne quittent pas le ténor et sa jolie épouse. Jus d’orange pour tout le monde et le jeu des dédicaces peut enfin débuter… On sort les disques que la vedette se fait une joie de signer au gros marqueur noir. Ces instants magiques passent malheureusement trop vite et la vedette doit partir. Comme pour sceller une amitié qui vient de naître, mon père lui demande s’il veut bien nous adresser un petit bonjour lorsqu’il passera à la télévision… Le ténor lui répond alors que c’est difficilement concevable mais qu’en revanche, il fera un clin d’œil uniquement à notre attention… Ce qu’il fera lors d’un passage dans « Midi Magazine », l’émission présentée par Danièle Gilbert ! Depuis ce soir inoubliable où il nous a rendu visite, les rencontres se sont succédé : à sa sortie des loges à la fin de la revue « Charleroi Tout Ring » élaborée pour la mise en service de la petite ceinture autoroutière de Charleroi en 1976 et pendant laquelle il interpréta, avec beaucoup d’émotion, « La Fanette » de Jacques Brel; au terme de « Pêcheur d’étoiles » (une opérette d’Alain Vanzo), de « La Belle de Cadix », d’ « Andalousie » et du « Chanteur de Mexico » qu’il reprit également au Palais des Beaux-Arts. Nous le vîmes également dans « Le Pays du Sourire » au Palais Opéra Royal de Wallonie à Liège et la dernière fois, ce fut à nouveau dans « Gipsy » à Charleroi pendant le week-end des 17 et 18 novembre 2007 pour ce qui constitue l’avant-dernière opérette à avoir été jouée au Palais des Beaux-Arts (la dernière étant « Victoria et son hussard » en janvier 2008). Outre ces formidables retrouvailles, ne négligeons pas non plus de signaler qu’il participa à un concert « 3 Ténors » avec Alain Vanzo et Carlo Di Angelo à la Basilique Saint-Christophe de Charleroi le samedi 22 juin 1996 et qu’il chanta à Lobbes pour l’ASBL « Julie et Mélissa » le dimanche 25 mai 1997. On épinglera également son passage au Théâtre de Namur les 6 et 7 novembre 2004 dans « Andalousie ». Fin 2009, je me suis rappelé à son bon souvenir en lui envoyant mes vœux pour la nouvelle année, un courrier que je réitérai l’année suivante avec, à chaque fois, une réponse sympathique et très rapide de sa part. Depuis, je suis toujours régulièrement son actualité et il animera prochainement les fêtes de fin d’année à Lamalou-Les-Bains (Département de l’Hérault, Languedoc-Roussillon) pour le 8ème Fêt’Opéret’Lamalou qui consacre son festival à l’Opérette et à José Todaro du 26 décembre 2011 au 2 janvier 2012. Le ténor présentera son spectacle « L’univers de José Todaro » le 31 décembre à partir de 19 heures en compagnie de son épouse Leina Oliviera, les Ballets Espagnols et l’Orchestre du Festival d’Opérette sous la direction de Charly Oleg. Il sera à nouveau sur la brèche pour un concert du Nouvel An le 1er janvier à 16 heures et une rencontre est organisée en sa présence le 2 janvier à 11 heures avant une dernière apparition pour le gala de clôture à 18 heures.
José Todaro naît le 2 octobre 1940 à Tripoli de parents italiens. La famille émigre à Agrigento, sur la Côte Sud de la Sicile. Entouré de ses parents et de ses frères, l’enfance du petit Giuseppe est bercée d’airs de Bel Canto. Le plus beau récit de ces souvenirs dorés, c’est José Todaro qui le livre lui-même au dos de son plus beau disque « José Todaro chante l’Opéra » (Decca, 1975) dans l’émouvante lettre qu’il dédie à son père et que je reproduis ci-après dans son intégralité :
« Mon cher Papa,
C’est à toi que je dédie mon premier enregistrement d’Opéra ainsi que je t’en avais fait la promesse à Agrigento, tu t’en souviens ?
Si aujourd’hui je peux chanter les œuvres de ces compositeurs prestigieux, avec émotion et fierté, c’est à toi que je le dois, toi qui as su entourer mon enfance d’une chaleureuse ambiance familiale où le Bel Canto avait une grande place, toi qui m’as encouragé à développer cette vocation que tu avais décelée en moi.
À chaque instant de ma vie, il y a toujours un air qui me ramène à ces temps heureux d’Agrigento où nous nous réunissions entre amis pour chanter nos refrains préférés, ces souvenirs ne peuvent s’oublier et il m’est doux de penser à la joie que je t’apporte en te dédiant ce disque.
Dis à Maman, toujours inquiète pour la santé de ses enfants, que si je travaille beaucoup, ainsi que l’exige mon métier, elle ne doit pas se faire de soucis pour moi. Quand on a le bonheur d’exercer cet art, la fatigue ne compte pas.
Dis-lui aussi que ma vie professionnelle est étroitement liée à ma vie familiale et que j’ai pu fonder un foyer sur le modèle du vôtre.
Que ma petite Rose-Marie soit la messagère de notre affection; je lui confie la mission de vous faire, du haut de ses 2 ans ½, un collier de ses bras pour vous embrasser, Maman et toi.
José. »
Non seulement, Giueseppe est très vite attiré par la musique mais ses parents lui inculquent les vraies valeurs de la vie et le sens de la famille. Il travaillera aussi très jeune dans une aciérie dans la région de Metz, où ses frères sont installés, pour subvenir à ses besoins et envisager des études musicales qu’il effectue au Conservatoire de Metz dans la classe de Georges Genin, ténor de l’Opéra de Paris qui triompha notamment dans « Faust », « Tosca », « Carmen », « Roméo et Juliette », « La Bohème » et « Werther ». Reconnu pour sa puissance vocale et sa clarté, Georges Genin reconnaît les mêmes qualités chez son protégé et lui prédit un bel avenir s’il respecte scrupuleusement les enseignements qu’il lui prodigue avec soin et méticulosité. José croit en son destin et à 22 ans, il entre comme choriste au Théâtre de Mulhouse. Patiemment, il découvre peu à peu les facettes de son futur statut de grande vedette car de petits rôles de soliste lui sont attribués. En 1965, il tient son premier grand rôle dans « La Bohème » où il incarne le personnage de Rodolphe. Sa prestation ayant été très appréciée de la critique, il est invité à se produire à l’Opéra de Gand dans « Mireille », « La Traviata », « Manon » et « Rigoletto » où il campe un Duc de Mantoue infiniment convaincant. Alors que rien ne le prédestinait à l’Opérette, Georges Springers, le directeur des Éditions Royalty qui détenaient les droits, entre autres, de films, de musiques comme, par exemple, celle du compositeur Georges Delerue pour « Tirez sur le pianiste » et des chansons du « Chanteur de Mexico », lui propose justement de reprendre cette célèbre œuvre de Francis Lopez pour une série de 8 représentations au Grand Théâtre de Limoges pour la fin de l’année 1967.
C’est donc Springers qui est à l’origine de cette étonnante bifurcation dans la carrière du ténor qui, pourtant, ne délaissera pas l’Opéra pour autant puisqu’il est à nouveau très applaudi dans « La Bohème » à l’Opéra de Wallonie début 1968 et en mars de la même année, il décuple l’enthousiasme des spectateurs de l’Opéra de Liège dans « Le Prince Igor » de Borodine. Les contrats, ainsi que les éloges des spécialistes musicaux, s’amoncellent : de récitals en galas lyriques, en Alfredo dans « La Traviata » ou en Cassio dans « Othello » (Opéra de Marseille, 1970), José Todaro ne laisse que d’excellents souvenirs de ses passages. Il est également à l’affiche des opéras « Les Pêcheurs de perles » et « Lucie de Lammermoor » pour lequel il tiendra le rôle d’Edgar qui lui vaudra notamment de fervents applaudissements de la part du public lillois. Le 14 juillet 1970 un peu avant minuit, l’Opérette perd son Prince : Luis Mariano décède après avoir porté « La Caravelle d’Or » à bout de bras… Francis Lopez est inconsolable, il a perdu son ami, son frère et avec la disparition de Mariano, c’est le monde de l’Opérette qui vacille. Afin de faire continuer à vivre cet art pour lequel il voue un amour sans bornes et comme pour perpétuer le souvenir de Mariano, Lopez se met à la recherche de son successeur et il vient à songer à ce jeune ténor dont les brillants échos de sa prestation dans « Le Chanteur de Mexico » lui étaient parvenus. La rencontre est organisée et Lopez est enthousiasmé par le charisme et la fraîcheur de sa nouvelle recrue. Bien qu’étant un peu réticent, Todaro cède aux arguments de Lopez et réalise ainsi le vœu de Mariano qui voyait en lui son digne héritier. Motivé par cette entrevue on ne peut plus positive, Francis Lopez décide d’écrire une nouvelle opérette dont le titre sera « Gipsy ». Après des débuts prometteurs avec peu de moyens à Lille, Lopez envisage de la faire jouer dans un lieu mythique plus apte à faire ressortir son lustre : le Châtelet à Paris ! Depuis la mort de Mariano le fameux théâtre est confiné dans de sérieux problèmes financiers et il a besoin d’un nouveau souffle salvateur. « Gipsy » sera sa bonbonne d’oxygène et le Châtelet renaîtra de ses cendres puisque l’opérette sera jouée plus de 600 fois !
Le public est conquis par ce beau ténor au regard pétillant, au timbre clair et puissant, à l’accent savoureux et dont le seul désavantage est d’être moins grand, par la taille bien évidemment, que son illustre prédécesseur. Autour de Todaro, la distribution est éclatante : en plus du fidèle Maurice Baquet qui joue le comique de service, Jean-Marie Proslier et Max Montavon apportent leur lot de bonne humeur. Cyril Tcharenko est un brillant Rodolf et les voix féminines sont excellemment bien mises en valeur avec Nicole Briard, Jeanine Roux et Sylvia Paule. En outre, la chorégraphie du spectacle est rehaussée par la présence de Jacques Chazot dont on connaît l’efficacité en la matière. Après une tournée en province ainsi qu’en Belgique qui s’étalera sur plusieurs mois, Francis Lopez se remet à l’écriture d’un nouveau manuscrit : c’est « Volga » dont la première est jouée le 26 novembre 1976 avec la participation d’une certaine Lena Oliviera qui n’est autre que l’épouse du ténor dont le cœur fut conquis quelques années auparavant dans « Carmen » au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles… Lena avait les traits de la troublante cigarière et José campait le fougueux Don José. Malheureusement, « Volga » ne connaîtra pas le même retentissement que « Gipsy » et au bout d’un plus d’un an de représentations, Todaro décide de passer le flambeau à André Jobin qui, malgré un respectable bagage vocal, ne parviendra pas à faire oublier la chaleur du ténor sicilien qui, de son côté, est engagé par différents organisateurs de spectacles afin de faire revivre « La Belle de Cadix », « Andalousie », « Le Chanteur de Mexico » et même « Le Prince de Madrid » sur de nombreuses scènes françaises et belges.
Mais José n’a jamais oublié l’art qui l’a révélé et en 1979, il répond aux sirènes du prestigieux Opéra de Paris qui le voit apparaître, entre autres, dans « Der Rozenkavalier », « Salome », « Don Quichotte », « Pagliacci », « Boris Godounov », « Turandot »… C’est près d’une quarantaine de rôles qui s’inscriront à son impressionnant palmarès qui s’enrichira aussi d’œuvres viennoises comme « Le Baron Tzigane », « Le Pays du Sourire » et « La Chauve- Souris » pour lesquels il gravera un magnifique disque « Vienne, ville de mes rêves/Les Grands Airs d’Opérette Viennoise » paru en 1996 chez BMG et réédité en 2003 chez RCA Red Seal.
Au cours du mandat qui le lie à l’Opéra de Paris, José Todaro aura toutefois le privilège de fouler la scène de l’Opéra de Rio de Janeiro où il interprétera, avec une conviction stupéfiante, le rôle de Mario Cavaradossi dans « Tosca » de Puccini. Après 11 ans de bons et loyaux services, José Todaro se consacre à nouveau à l’opérette puisqu’à peine 6 mois après avoir quitté l’Opéra de Paris, il se produit pour une représentation unique de « La Belle de Cadix » au Centre Culturel d’Auderghem le dimanche 25 avril 1993.
Le 5 mars 1995, il est de retour dans la même salle pour une version en concert surprenante de « La Traviata » chantée en… français ! Courant 1995, il fête les 50 ans de « La Belle de Cadix » en reprenant la légendaire opérette au Théâtre « Mogador » à Paris. José Todaro aime à se produire en Belgique et les 30 et 31 août 1997, il reprend « La Belle de Cadix » à Ath avec une mise en scène de Jacques Taylès et une direction d’orchestre assurée par Jacques Grosjean, deux figures emblématiques des belles années de l’Opérette au Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Cependant, José a décidé de restreindre son rayonnement artistique pour se produire plus souvent… en famille. Depuis 1998, par l’entremise de sa propre société de production Todarte qu’il a créée, José Todaro propose un spectacle intitulé « Tout l’univers de José Todaro » où il reprend, à la plus grande joie du public et accompagné de son épouse Leina Oliviera, de son frère Carlo di Angelo, et de sa fille Angelina, des airs d’opérettes (« Gipsy », « Mexico »,…) mais aussi d’autres chansons très connues appartenant aux répertoires italien et espagnol tels « O Sole Mio », « Funiculi Funiculà » et « Granada », ainsi que des oratorios et des extraits d’opéras (« Carmen », « Il Trovatore », « Nabucco »). En 2001, José est la grande vedette au programme du Théâtre d’Opérette de Lyon puisqu’en plus de « Gipsy » les 3 et 4 février, il est l’invité d’un gala en hommage à sa carrière le dimanche 25 février. Durant la même année, il reprend « La Belle de Cadix » au Palais des Congrès d’Antibes-Juan-les-Pins. En janvier 2002, José et son épouse se produisent au Palais des Congrès de Tours accompagné des Chorales de l’Association Bord-de-Loire. L’année suivante, le ténor répond à une nouvelle sollicitation du Palais des Congrès d’Antibes-Juan-les-Pins pour incarner encore une fois le séduisant Carlos dans « La Belle de Cadix ». Le samedi 24 mai 2003, il interprète l’ « Hymne des Nations » de Verdi au cours du Festival « Chœurs en fête » au Théâtre Municipal « Le Colisée » à Lens. Soulignons, au passage, qu’en 1992, José Todaro a enregistré sur CD une excellente version de cette œuvre ainsi que la « Messa di gloria » de Puccini avec le concours du baryton-basse Frédéric Vassar et les orchestres de Sénart et Ama-Deus sous la direction de Richard Bourdarham (Amadeus Musique Production, 1992). En 2004 et en 2006, il honore, par le biais du baryton Eric Pezon, l’invitation de la Mairie de Nuits-Saint-Georges afin de présenter son spectacle lyrique. Le 16/11/2008, José se produit à l’Auditorium du Centre des Congrès à Lyon et le 22 février 2009, il est en vedette du Concert du Printemps organisé à Sainte-Marie-aux-Chênes, près de Metz, où il est accompagné par la Chorale « Chœur de Chêne ».
Voilà donc résumés les principales dates et faits majeurs qui ont marqué la carrière exemplaire de ce formidable artiste qui nous émerveille non seulement par sa voix mais également par sa chaleur, sa gentillesse et sa générosité.
D’autres disques de José Todaro
José Todaro chante Francis Lopez
La voix d'or de José Todaro
Dernier CD "Ses plus grands succès" paru en 2000
Les DVD
Toute la magie de l'Opérette résumée dans cette captation en couleurs de "Gipsy" au Théâtre du Châtelet. José Todaro est en grande forme vocale : il aborde chaque interprétation avec enthousiasme et concentration, sa voix est puissante et splendide, les phrasés sont d'une grande justesse et son accent apporte également sa part d'ensoleillement. Les vibratos sont bien réguliers dans les aigus et le ténor dose admirablement sa voix, très à l'aise en "piano" ou en "forte". Passons sur les décors et retenons les ballets où Jacques Chazot vient apporter une contribution chorégraphique de grande classe en compagnie de la danseuse étoile Danièle Fugere. Parmi les autres acteurs, outre le grand numéro de comique de service splendidement assuré par l'éternel Maurice Baquet, retenons la très jolie voix de Cyril Tcharenko dans "Mayerling" ainsi que les prestations plus qu'honorables de Jeanine Roux ("Zingara", "Je t'attendrai") et Nicole Briard ("Monsieur Johann Strauss"). Soulignons également le passage où José Todaro interprète "Bohémienne" en duo avec son frère Carlo Di Angelo. En ce qui concerne la direction musicale, André Martial ne maîtrise malheureusement pas les maladresses de son percussionniste qui, manifestement, était dans un mauvais... soir car il se plante magistralement dans quelques reprises....
Opérettes de toujours Vol. 1 aux Editions Montparnasse : José Todaro apparaît dans le thème principal de "Volga" et en duo avec Maria Candido dans un extrait du "Pays du Sourire" ("Qui dans nos coeurs fait fleurir l'amour").
Opérettes de toujours Vol. 2 aux Editions Montparnasse avec notamment deux extraits de "Gipsy" (le Ballet Stanislas Zmarzlik et l'interprétation de José Todaro dans "Je suis un vagabond").
Une gentille dédicace spécialement à mon attention lors de l'entracte du "Chanteur de Mexico" au Palais des Beaux-Arts de Charleroi (décembre 1992)...
Cher José, je te renvoie le même compliment... Cet article, je te le dédie avec toute ma sympathie.
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