ON STAGE

Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /Jan /2009 17:35





Je vous propose de retrouver Joe Cocker avec 2 CD et 2 DVD incontournables qui reproduisent magnifiquement bien ses prestations scéniques.


*                 Pas mal, sans plus

**               Pas mal du tout

***             Bon

****           Très bon

*****         Super

******       Indispensable, à ne manquer sous aucun prétexte....

 

Tout d'abord, en CD :

The Best Of Joe Cocker "Live"******


C'est une compilation "Flarenasch" parue en 1991 avec des enregistrements de 1970 et 1972. Voici la « tracklisting » :


•1.   
HONKY TONK WOMEN

•2.    CRY ME A RIVER

•3.    THE LETTER

•4.    DELTA LADY

•5.    FEELIN' ALRIGHT 

•6.    SHE CAME IN THROUGH THE BATHROOM WINDOW

•7.    SPACE CAPTAIN

•8.    DEAR LANDLORD

•9.    HITCHCOCK RAILWAY

•10. HIGH TIME WE WENT

•11. MIDNIGHT RIDER

•12. LOVE THE ONE YOU'RE WITH

•13. ST JAMES INFIRMARY

•14. EARLY IN THE MORNIN'

•15. WHAT KIND OF MAN ARE YOU?

 

Les 7 premiers titres sont donc issus de concerts donnés les 27 et 28 mars 1970 au « Fillmore East », à New York et repris sur le disque mythique « Mad Dogs and Englishmen » sorti en août 1970.

 

Quant aux titres 8 à 15, ils ont figuré sur l'album « Live in L.A. » de 1976 sous le label « Cube Records ».  Ils sont tirés des concerts au « Hollywood Bowl » (Titres 8, 9, 10, 11, 12, 14 et 15) et au « Long Beach Arena » de Los Angeles en 1972.

Dans une ambiance survoltée, Joe débute avec le très connu « Honky Tonk Women » des « Rolling Stones » composé par Mick Jagger et Keith Richards dont le 45 tours avait été édité en juillet 1969. Cette chanson a fait l'objet de nombreuses « covers »; je retiendrai principalement celles d'Elton John sur l'album « live » « 17-11-70 » et du groupe « Humble Pie » sur « Eat It » de 1973. Il enchaîne ensuite avec le formidable « Cry Me A River » écrit par Arthur Hamilton en 1953 et destinée initialement à Ella Fitzgerald qui, en raison de dissensions nées du contenu du texte, ne l'enregistrera finalement qu'en 1961 sur son album « Clap Hands, Here Comes Charlie ! ».

"Cry Me A River"


« The Letter » du compositeur country Wayne Carson Thompson est un incontournable dans le répertoire scénique de Joe Cocker. La chanson avait été rendue célèbre par le groupe « The Box Tops » et leur chanteur Alex Chilton sur l'album qui portait le même nom et qui était paru en 1967. Ce titre fit un tabac pendant la guerre du Vietnam et décrocha un n° 1 au Billboard ainsi qu'une 5ème place dans les Charts anglais.

Joe poursuit avec le légendaire « Delta Lady » de Leon Russell, formidable musicien qui a travaillé avec les plus grands, de Jerry Lee Lewis aux « Rolling Stones », en passant par Eric Clapton, B.B. King, Bob Dylan, etc... et dont cette chanson fut son premier hit.

"Delta Lady"


« Feelin' Alright » du chanteur et guitariste britannique Dave Mason est également un titre dont Joe ne peut plus se passer sur scène. Dave Mason connut la gloire au sein du groupe « Traffic » qu'il forma avec Steve Winwood, Jim Capaldi et Chris Wood. « She Came In Through The Bathroom Window » (créditée Lennon et Mc Cartney alors qu'elle fut exclusivement écrite par ce dernier) est un classique des "Beatles" figurant sur leur album "Abbey Road" de 1969. Au même titre que les quatre précédentes chansons, ce morceau figure toujours aujourd'hui parmi ceux que Joe choisit pour ses récitals, pour le plus grand plaisir de ses nombreux admirateurs. Le titre suivant, « Space Captain » de Matthew Moore est moins connu mais il n'est pas dépourvu d'intérêts puisque la chanson fit l'objet d'une adaptation en français par Michel Mallory et fut interprétée en 1972 par Nanette Workman, une chanteuse qui fit carrière surtout au Québec dans les années 70, en duo avec Johnny Hallyday avec qui elle effectua même une grande tournée.

"Space Captain"


« Dear Landlord » de Bob Dylan, extrait de son album « John Wesley Harding » de 1968, est vraiment une grande chanson que Joe reprend ici avec brio, accompagné, entre autre, par le brillantissime Chris Stainton au piano. Je crois également, sans me tromper, que c'est une des meilleures chansons de Dylan. Il est dommage qu'il l'ait très rarement jouée en public. « Hitchcock Railway » est génial dans la transition. Encore une fois, cette superbe chanson de Dunn et Mc Cashen met en évidence la dextérité de Chris Stainton qui est vraiment un formidable musicien. Il est vrai aussi qu'elle convient admirablement à Joe Cocker qui déploie, au cours de cette interprétation, une gestuelle incomparable. Ce titre constitue un autre grand moment sur scène; je regrette cependant que Joe l'ait actuellement quelque peu délaissée au profit de morceaux, pour ma part, de moins bonne qualité musicale.  

Cette remarque vaut également pour « High Time We Went », l'un des rares titres à être composé par Joe himself avec le concours de son complice Stainton. « Midnight Rider » du rocker et bluesman Gregg Allman, extrait de son album « Laid Back » paru en 1973, est un « clone » de « Hitchcock Railway », très rythmé avec un piano omniprésent et des chœurs bien en voix. Par ailleurs, cette chanson prouve que Joe savait très bien « monter » dans les aigus malgré une voix éraillée. « Love The One You're With » que Stephen Stills sorti, en single, en 1970, (il fut l'époux de Véronique Sanson et lui donna un fils, Christopher) bénéficie ici d'une « version longue » avec, il faut le dire, une interprétation magistrale de l'ami Joe et aussi, des musiciens qui savent divinement bien jouer de leur instrument. A signaler, dans les chœurs, la présence de la très talentueuse Rita Coolidge dont on se souvient de son inoubliable « All Time High », la chanson de la bande originale d'un James Bond, « Octopussy ». « St James Infirmary » est une agréable surprise dans ce disque : c'est un vieux blues inspiré d'une folk song anglaise du... 18ème siècle et qui s'intitulait « The Unfortunable Rake ». Le jazzman Joe Primrose s'appropria cette mélodie pour en faire un classique du blues repris, entre autres, par Eric Clapton, The Doors, Janis Joplin mais aussi bien avant eux par Billie Holiday et... Cab Calloway ! « Early In The Mornin' » de Hickman, Jourdan et Bartley est un parfait prolongement avant de terminer, brillamment, sur une composition du Genius Ray Charles « What Kind Of Man Are You ? ». Ces deux dernières chansons clôturent en beauté ce CD musicalement impeccable de bout en bout et qui décroche méritoirement la plus grande distinction !
  

« Joe Cocker Live »*****

 

•1.    FEELIN' ALRIGHT 

•2.    SHELTER ME

•3.    HITCHCOCK RAILWAY

•4.    UP WHERE WE BELONG

•5.    GUILTY

•6.    YOU CAN LEAVE YOUR HAT ON

•7.    WHEN THE NIGHT COMES

•8.    UNCHAIN MY HEART

•9.    WITH A LITTLE HELP FROM MY FRIENDS

•10. YOU ARE SO BEAUTIFUL

•11. THE LETTER

•12. SHE CAME IN THROUGH THE BATHROOM WINDOW

•13. HIGH TIME WE WENT

•14. WHAT ARE YOU DOING WITH A FOOL LIKE ME

•15. LIVING IN THE PROMISELAND

 

Enregistrement "live" du 5 octobre 1989 au Memorial Auditorium de Lowell, Massachusetts (Etats-Unis).

 

Voici encore un "live" indispensable que vous devez ranger en bonne place dans votre cédéthèque ! Ce disque est une « bombe » avec « un » Joe Cocker en très grande forme vocale (le nombre de « cris » déployés est ahurissant surtout sur « Shelter Me », « When The Night Comes » et « With A Little Help From My Friends », déjà rien que pour cela, ce « live » vaut le détour !).
 

"Shelter Me"


Allons-y pour notre tour d'horizon des chansons ici proposées : « Feeling' Alright » est très bien choisie comme ouverture de ce concert avec une orchestration qui « sent » bon le début des années 90 (le son du piano-synthétiseur). « Shelter Me » de Nick Di Stefano, issu de l'album « Cocker » de 1986, est un titre « fort » qui permet de mettre en exergue la puissance vocale de Joe avant un « Hitchcock Railway » de « très bon cru » parfaitement bien rythmé (keyboards, percussions et guitare basse au « top » !).

"Hitchcock Railway"


« Up Where We Belong » de Nitzsche, Jennings et Sainte-Marie, chanson de la bande originale du film « An Officer and A Gentleman » sorti en 1982 avec Richard Gere, a véritablement contribué au retour de Joe Cocker sur le devant de la scène (le jeu de mots est facile !). Pour rappel, sur le disque original, Joe interprète cette chanson avec Jennifer Warnes (voir l'article sur Joe dans « Les Grands du Rock »).
« Guilty » de l'auteur-compositeur-interprète américain Randy Newman est un gentil intermède avant le gros méga tube qui le rendit célèbre autant que Joe lui-même : « You Can Leave Your Hat on ». Cette dernière figurait déjà sur l'album « Sail Away » de Randy Newman en 1972 et servit d'accompagnement musical à la scène de strip-tease de Kim Basinger dans le film d'Adrian Lyne « 9 semaines et ½ » en 1986. Depuis, cet « accompagnement » a fait le tour de monde et est à chaque fois assimilé à d'agréables débats en de très charmantes circonstances ! « When The Night Comes » d'Adams, Vallance et Warren est un morceau taillé sur mesure pour la scène où les chœurs forment une belle osmose avec leur « maître d'œuvre ». Comme signalé ci-avant, la forme de la chanson et sa ligne mélodique conviennent « comme un gant » à la tessiture de Joe et celui-ci se fait un plaisir « monstre » à placer judicieusement ses « hurlements » légendaires là où il faut !

"When The Night Comes"


« Unchain My Heart » de Sharp et James, qui fut chantée initialement par Trini Lopez en 1963 et reprise par la suite par Ray Charles, est aussi un incontournable, une chanson dont Joe ne peut plus se passer et qu'il est obligé de donner en pâture à ses fans sous risque de se faire lyncher ! « With A Little Help From My Friends », de Lennon et Mc Cartney (la seule chanson interprétée par Ringo Starr sur l'album des Beatles, « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band » de 1967) est un « hit » dans la carrière de Joe Cocker. Classé n° 1 dans les charts britanniques en 1968, il lui collera à la peau depuis la première fois qu'il l'interpréta lors du festival Woodstock en août 1969. « You Are So Beautiful » de Preston et Fisher est un grand succès de Joe qui se doit également de la chanter sur scène. Cette chanson, interprétée à l'origine par Billy Preston sur son album « The Kids And Me » en 1974, fut spécialement arrangée et rythmiquement réorchestrée pour la version de Joe Cocker dont le single atteignit la 5ème place au Billboard. « The Letter » est un des meilleurs moments de l'album avec 3 merveilleux solos de piano, trompette et guitare basse à « déguster » auditivement, un pur régal ! Le rocker termine sur « She Came In Through The Bathroom Window » déjà évoqué sur le précédent CD mais avec, toutefois, une version moins longue. Par contre « High Time We Went » « joue » les prolongations : Joe et ses musiciens se déchaînent durant près de 8 minutes ! Pourquoi une étoile de moins par rapport à la première critique ? Tout simplement parce que les deux derniers titres figurant sur l'album, à savoir « What Are You Doing With A Fool Like Me » de Diane Warren (paru sur un « maxi single » en 1990 avec deux autres titres, « Another Mind Gone » et « Many Rivers To Cross ») et « Living In The Promiseland » de David Lynn Jones (un hit composé au départ pour Willie Nelson en 1986 et qui fut n° 1 dans les charts) n'ont rien à faire sur un CD « live » qui aurait pu comporter, à leur place, deux autres chansons enregistrées en public !

   

En DVD :

  Joe Cocker « Across From Midnight Tour »***

 

•1.    COULD YOU BE LOVED

•2.    FEELIN' ALRIGHT

•3.    HAVE A LITTLE FAITH IN ME

•4.    UP WHERE WE BELONG

•5.    YOU CAN LEAVE YOUR HAT ON

•6.    WHEN THE NIGHT COMES

•7.    N'OUBLIEZ JAMAIS

•8.    SUMMER IN THE CITY

•9.    YOU ARE SO BEAUTIFUL

•10. INTO THE MYSTIC

•11. DON'T LET ME BE MISUNDERSTOOD

•12. DELTA LADY

•13. THE LETTER

•14. UNCHAIN MY HEART

•15. WITH A LITTLE HELP FROM MY FRIENDS

•16. ACROSS FROM MIDNIGHT

•17. CRY ME A RIVER

 

Concert filmé au Waldbühne de Berlin le 3 septembre 1997.

Absence totale de bonus !

 

Outre les « classiques », Joe fait la part belle à son dernier opus en date « Across From Midnight » avec la chanson qui donne le titre à l'album composée par le fidèle Tony Joe White et Leann White, la très jolie « N'oubliez Jamais » de Jim Cregan et Russ Kunkel et la superbe reprise d'un standard de Bob Marley paru en 1980, « Could You Be Loved » avec lequel il débute. Au tout début de « Feelin' Alright », on remarque Joe vêtu de son veston, tout à coup sans et puis tout de suite avec... Aurait-il des dons de magicien ? Ce petit détail d'observation laisse supposer que le concert a eu lieu également à une autre date, soit la veille ou le lendemain de celui qui nous est proposé et qu'il a été monté avec les meilleures prises. En témoigne la troisième chanson « Have A Little Faith In Me » du musicien, chanteur, guitariste et parolier américain John Hiatt, tirée de l'album « Have A Little Faith » paru en 1994, où l'on découvre Joe avec une chemise déjà trempée de sueur... L'ordre des chansons de ce concert n'aurait-il pas été respecté ? On peut se poser légitimement cette question... Du même album, Joe reprend « Summer In The City », un hit des « Lovin' Spoonful » de 1966 avant de dédier « You Are So Beautiful » à la Princesse Diana décédée le 31 août. Vient ensuite un petit « set » acoustique avec deux extraits de son album « Organic » sorti en 1996 et qui est plutôt passé inaperçu : « Into The Mystic » de Van Morrison et le mythique « Don't Let Me Be Misunderstood », de Benjamin, Caldwell et Marcus, écrit à l'origine en 1964 pour Nina Simone. Joe enchaîne sur ses incontournables avant de clôturer avec le superbe « Cry Me A River ».  Un bon concert, donc, bien filmé avec des caméras bien placées afin d'apprécier le jeu des musiciens, d'excellents effets de lumières multicolores dans un très beau cadre en plein air... Tout est réunit pour passer un très bon moment musical !

 

"With A Little Help From My Friends"
   

The Best Of Joe Cocker Live*****

  Live à Dortmund en 1992 :

 

•1.    CRY ME A RIVER

•2.    FEELIN' ALRIGHT

•3.    HITCHCOCK RAILWAY

•4.    MANY RIVERS TO CROSS

•5.    UP WHERE WE BELONG

•6.    I CAN HEAR THE RIVER

•7.    SHELTER ME

•8.    PLEASE NO MORE

•9.    NIGHT CALLS

•10. NOW THAT THE MAGIC HAS GONE

•11. YOU CAN LEAVE YOUR HAT ON

•12. WHEN THE NIGHT COMES

•13. LOVE IS ALIVE

•14. UNCHAIN MY HEART

•15. FEELS LIKE FOREVER

•16. WITH A LITTLE HELP FROM MY FRIENDS

•17. THE LETTER

•18. SORRY SEEMS TO BE THE HARDEST WORD

•19. YOU ARE SO BEAUTIFUL

 

BONUS :

  Joe Cocker Live à Cologne en 2002 :

 

•1.    YOU CAN'T HAVE MY HEART

•2.    LOVE NOT WAR

•3.    NEVER TEAR US APART

•4.    MIDNIGHT WITHOUT YOU

•5.    RESPECT YOURSELF

•6.    EVERY TIME IT RAINS

•7.    THIS IS YOUR LIFE

•8.    UNCHAIN MY HEART

 

Interview de Joe Cocker à propos de son album « Heart & Soul »

 

En ce qui concerne le concert de Dortmund en 1992, le DVD porte bien son nom : nous assistons à un déferlement, une floraison de tubes en puissance avec, intercalées, de très heureuses surprises émanant de son album « Night Calls » paru la même année : « I Can Hear The River » de Don Dixon, « Please No More » d'Egar et Hansen, « Night Calls » de Jeff Lynne, « Now That The Magic Has Gone » de John Miles, « Love Is Alive » de Gary Wright et « Feels Like Forever » de Warren et Adams. Joe nous apparaît au mieux de sa forme vocale et, évidemment, plus chevelu et plus svelte... Il est entouré de la crème de musiciens :

 

Deric Dyer aux Sax, Keyboards et Percussions

John Miles aux Guitare, Keyboards et voix additionnelles

Chris Stainton aux Keyboards

Warren McRae à la Guitare Basse

Phil Grande à la Guitare

Dan Hickey aux Drums

 

Chœurs : Maxine Sharp et Cydney Davis

"You Can Leave Your Hat On"


Et franchement, on perçoit une qualité musicale supérieure par rapport au concert de Berlin de 1997 ! Deric Dyer est impérial au Sax et nous livre deux solos de la meilleure veine sur « You Can Leave Your Hat On » (où Joe profite de changer de chemise et de se refaire une petite beauté) et, bien entendu, sur « Unchain My Heart ». Chris Stainton est génial sur « Hitchcock Railway » mais également sur « You Are Beautiful » de même que Dan Hickey qui martèle généreusement les tomes de sa batterie sur « Love Is Alive ».

"Love Is Alive"


John Miles, Warren McRae et Phil Grande se distinguent soit collectivement ou individuellement sur, entre autres, « Hitchcock Railway », « With A Little Help From My Friends » et « The Letter ». En tout et pour tout, 1 heure 30 de réel bonheur avec la sensation de vivre un vrai concert dans l'ordre chronologique des chansons reprises dans la tracklist ! Impeccable... Et pourquoi ce DVD ne recueille-t-il pas la note maximale ? Lisez plus loin ! Pour les bonus, nous avons droit à un mini concert filmé à Cologne en 2002 dont sept des huit titres proviennent de l'album « Respect Yourself » paru la même année, accompagnés de l'inévitable « Unchain My Heart ».

Joe est plus emprunté, a grossi et ne déploie plus la même énergie qu'il y a dix ans. C'est normal mais la voix est toujours pareille, forte, juste et terriblement efficace. Parmi ces sept titres, retenons principalement l'excellente reprise de « Never Tear Us Apart » du groupe INXS (superbe musique d'Andrew Farriss, texte de Michael Hutchence), le slow mortel « Every Time It Rains » de Randy Newman à écouter seulement les jours de déprime et « This Is Your Life » de Shanks et Peiken qui est un parfait contraste pour donner un bon coup de fouet à un moral défaillant ! En prime, Joe se livre sur le « making of » (pour reprendre une expression chère à mon ami Marc Ysaye) de « Haert & Soul » pour lequel une traduction française en sous-titres aurait été la bienvenue ! Vous saisissez maintenant la raison pour laquelle ce DVD ne reçoit pas la note maximale !  

Par BERNIE - Publié dans : ON STAGE - Communauté : Parlons Zic !
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 17:35


*                 Pas mal, sans plus
**               Pas mal du tout
***             Bon
****           Vachement bon
*****         Super
******       Indispensable, à se rouler par terre....

FOREST NATIONAL BRUXELLES 12 JANVIER 1974******

Enfin, on l'attendait... Et depuis l'apparition du CD dans les années 80, on l'espérait... Avec la patience, on arrive à tout et les « 30 ans » aidant, quelle euphorie de toucher, de découvrir, de caresser des doigts ce très bel objet élégamment conçu en trois volets, bien fini avec de belles photos en couleur à l'intérieur et, en toute logique, la reproduction fidèle des recto et verso de la pochette 33 tours de l'époque. Donc, à ce sujet, rien à redire, la classe. Abordons le chapitre de l'enregistrement : l'ambiance est restituée dans toute son électricité, l'intro (« Frankenstein ») est d'enfer, brillamment jouée par des musiciens bien inspirés et en parfaite harmonie avec leur instrument : Urtreger est revenu jouer pour le dernier concert de son ex-boss et fait des prouesses, Pezin est également en grande forme et sa basse résonne à merveille, la section de cuivres est impeccable de précision et de justesse, les percussions frappent fort sur un tempo rapide mais qui ne saccage nullement la mélodie. Et que dire du grand patron ? En grand seigneur, il veut tout donner pour son « dernier concert », ça s'entend (sa voix est parfaite, bien « ajustée » et très à l'aise dans les tons) et même sans le voir, on le devine, excité comme une puce, bondir et virevolter dans son habit de lumières... Chapeau bas, Monsieur Cloclo et on appuie sur la touche « Repeat »...

 Tracklist du concert :


Introduction Frankenstein/Cherche/Stop Au Nom De l'Amour/

  A Part Ça La Vie Est Belle/Celui Qui Reste/Il Fait Beau, Il Fait Bon/
Une Petite Larme M'a Trahi/Le Lundi Au Soleil/
Comme d'Habitude/Belinda/
Medley : Belles, Belles, Belles/Roule/Ce N'est Qu'un Au Revoir/
Le Jouet Extraordinaire/Reste/Même Si Tu Revenais/
Le Lundi Au Soleil/Donna Donna/Éloïse/J'Attendrai/
A Part Ça La Vie Est Belle/J'y Pense Et Puis J'Oublie/
Pauvre Petite Fille Riche/Sha La La (Hier Est Près De Moi)/
Si J'Avais Un Marteau/
Chanson Populaire/C'est La Même Chanson/Final et Présentation

 

 


Les meilleurs moments
 
: une très grande rigueur rythmique et orchestrale est apportée dans l'interprétation de plusieurs morceaux : l'introduction est divine, instrumentalement bien dosée, certainement la meilleure de toute sa carrière « scénique ». Rappelons que « Frankenstein », un original signé Edgar Winter Group, fut un « hit » incommensurable aux Etats-Unis en 1972. A l'affût des dernières créations outre Atlantique, cette fantastique composition qui fut à la base de la découverte du synthétiseur, n'échappa pas aux oreilles attentives de Cloclo, lequel la consacra musique d'ouverture de ses shows ! Les 10 premières minutes du concert sont anthologiques, « Il Fait Beau, Il Fait Bon » dégage un « beat » incroyablement efficace, « Comme d'Habitude » est savamment épicée de percussions qui font référence à la très bonne version chantée par Nina Simone, « Belinda » est étincelante dans son introduction et son tempo accéléré fait déployer une énergie extraordinaire, le « medley » ne déçoit pas non plus malgré des reprises superflues (on notera la remarquable rage d'interprétation successivement sur « Éloïse » et « J'Attendrai ») et, pour couronner le tout, un rythme détonant sur « C'est La Même Chanson », certainement la plus réussie, aussi, parmi tous ses concerts, précédant un final apocalyptique... La plus haute distinction pour un concert mythique.


ÉTÉ 75****


Comme le précédent, voici à nouveau un « live » qui n'existait qu'en vinyle et dont nous saluons la sortie avec beaucoup de satisfaction... et quelques petits regrets aussi. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il ne reprend pas l'intégralité du medley du concert. Cette fois, les concepteurs s'en sont tenus à retranscrire purement et simplement l'enregistrement de l'époque. Dommage car j'aurais aimé décerner autant d'étoiles que pour le Forest National de 74. L'ambiance n'est pas la même non plus, elle tarde à se faire entendre. Elle est d'ailleurs inexistante au tout début et anormalement silencieuse que l'on croirait presque que le morceau d'introduction « La musique, c'est ça » a été enregistré en studio dans des conditions « live » et qu'il a été ensuite incorporé à la prise du concert. Au sujet de l'objet en lui-même, il se répartit en 3 volets avec la reproduction de l'article écrit de la main d'Elisabeth Schemla de l'Express, déjà présent sur le (banal) recto du 33 tours. Trois belles photos parachèvent l'ouvrage avec quelques annotations précisant la date et le lieu du spectacle (vendredi 22 août 1975 au Théâtre de Verdure à Nice), l'identité des Clodettes mais par contre, aucune trace de celle des musiciens ? Ce n'est certainement pas la même formation puisqu'Urtreger, notamment, a changé d'air. Donc, on aurait pu faire l'effort de mentionner leur nom ainsi que celui des choristes. Rien que pour la finition du boîtier, je crois que ça en valait la peine.

 
Tracklist du concert :

 

Introduction « La Musique C'est Ça »/Cherche/
Soudain Il Ne Reste Qu'Une Chanson/Stop Au Nom De l'Amour/
Sha La La (Hier Est Près De Moi)/Il Fait Beau, Il Fait Bon/
Le Téléphone Pleure/Le Mal Aimé/Le Lundi Au Soleil/
Le Chanteur Malheureux/Pot pourri : Eloïse/
Toi Et Moi Contre Le Monde Entier/Je Viens Dîner Ce Soir/
Comme d'Habitude/Joue Quelque Chose De Simple/Rêveries/
Quand Un Bateau Passe/Donna Donna/Si J'Avais Un Marteau/
Chanson Populaire/J'Attendrai/C'est La Même Chanson/
Final Et Présentation

 Vidéo amateur de Claude François en concert en 1976
 


Les meilleurs moments : outre l'introduction, irréprochable dans sa musicalité et sa qualité instrumentale outrageusement dominée par les cuivres et la basse de Pezin, les trois premières chansons sont « balancées » sur un rythme un peu trop rapide à mon goût. « Soudain Il Ne Reste Qu'une Chanson » est bâclée sur un peu plus d'une demi-minute alors qu'elle aurait mérité de « détrôner » « Stop Au Nom De l'Amour »... La suite du concert alterne les chansons lentes et « dansantes » jusqu'au trop maigre medley pour atteindre un final prévisible où les chansons ne sont même plus interprétées dans leur intégralité... Je regrette presque le Cloclo en concert du début des années 70...


SOUVENIR 1978 CLAUDE FRANCOIS EN PUBLIC

 

J'ai beau être un admirateur de Claude François, je ne mâche pas mes mots quand il le faut... Je vais peut-être m'attirer quelques critiques mais tant pis... Ce CD ne mérite aucune cotation. C'est une véritable arnaque. De son vivant, Claude François n'aurait jamais accepté une telle falsification. Je m'explique : 4 chansons sont « traficotées » : « Toi Et Le Soleil », « Et Je t'Aime Tellement », « Magnolias For Ever » et « Alexandrie Alexandra ».  C'est une honte. Trois des quatre chansons faisaient partie de la « tracklist » des concerts de la fin de sa vie. Pourquoi ont-elles été « fabriquées » pour ce « live » ? Il n'y avait aucune raison ! Et le comble de l'idiotie, on rajoute des effets « Larsen » pour faire croire que c'est un enregistrement sur scène alors qu'il n'en est rien ! Je m'étonne même qu'Estardy et Bourtayre aient pu participer à cette mascarade ! Le livret indique que « quelques chansons du tour de chant de Claude François ont dû être supprimées en raison du refus d'autorisation des Disques C.B.S. »... Les 4 chansons ci-dessus n'appartiennent pas à ce catalogue !!! De plus, si le medley comportait des titres refusés, il n'y avait qu'à laisser subsister les autres et ne pas repiquer bêtement quelques chansons déjà présentes sur le « live » « Été 75 » !!! Maintenant, si le medley était trop « pauvre » pour le « Souvenir 1978 » (ça pouvait arriver comme nous le découvrirons pour le dernier concert de cet article), eh bien, on aurait pu s'en passer, pourvu que le reste soit authentique ! Et que dire d' « Alexandrie Alexandra » qu'il n'a JAMAIS interprétée en concert ?!? Il n'en a pas eu le temps, le pauvre et on aurait bien voulu l'entendre en « live » mais alors pourquoi l'avoir incluse ? C'est ridicule et inacceptable à la fois... Si Cloclo avait vécu cela, les « Je te vire ! » auraient encore fusé... 


Tracklist du concert :

Laisse Une Chance À Notre Amour/Stop Au Nom De l'Amour/Le Vagabond/
Quelquefois/Je Vais À Rio/Toi Et Le Soleil/
C'est Comme Ça Que l'On S'est Aimé/
Sale Bonhomme/17 Ans/Cette Année-Là/Medley : Eloïse/
Il Fait Beau, Il Fait Bon/
Comme d'Habitude/Rêveries/Quand Un Bateau Passe/Donna Donna/
Si J'Avais Un Marteau/
Et Je t'Aime Tellement/Magnolias For Ever/
Alexandrie Alexandra/J'Attendrai/C'est La Même Chanson/
Final : Orchestre « C'est Comme Ça Que l'On S'est Aimé »/
Présentation des Clodettes et des Musiciens/
L'Amour Toujours l'Amour/Viva America  

 


 

Les meilleurs moments  : malgré une sévérité compréhensible, je ne rejette pas tout, heureusement... Les cinq premières chansons laissent augurer un « live » de qualité. La 6ème constitue déjà la première supercherie avant « C'est Comme Ça Que l'On S'est Aimé » que Cloclo chante en compagnie de ses choristes et non avec Kathalyn comme le livret du disque le renseigne... « 17 Ans » est, à mes oreilles, la plus belle surprise de ce concert. « Cette Année-Là » est superbe également avant le naufrage... Un conseil si vous écoutez ce CD : vous passez la 6ème plage, vous reprenez le cours du concert jusqu'au medley, que vous pouvez ignorer, et sauter les autres titres « maquillés » pour plonger sur la fin du concert à partir de la plage n° 15 où le récital redevient réel...

 

Vidéo amateur de Claude François en concert en 1977, "Je vais à Rio" (extrait)


CLAUDE FRANCOIS - SON DERNIER CONCERT DU 24 FÉVRIER 1978

PALAIS D'HIVER DE LYON*


Ce CD paru en cadeau, conjointement à une riche collection de DVD, n'a d'attrait que pour le document sonore qu'il constitue, uniquement. Je lui octroie une seule étoile pour cette seule raison. L'enregistrement est de bonne qualité excepté le final qui est certainement issu d'une autre source. Pour ce qui est du concert, il vaudrait mieux ne pas en parler... Mais je me dois d'être franc et objectif : c'est le plus mauvais concert de tous ceux qu'il m'ait été donné d'écouter. L'introduction, sur les premières mesures de « Laisse Une Chance À Notre Amour », est trop longue et confère à celle-ci une lassante monotonie. Cloclo semble commencer en trombe mais il se fourvoie déjà après quelques paroles. « Stop Au Nom de l'Amour » sera, en fin de compte, la chanson la « mieux » interprétée car ensuite, c'est la bérézina ! « Le Vagabond » reflète l'extrême nervosité qui envahit l'idole dès qu'il remarque la défectuosité du ventilateur... Et c'est l'explosion au cours de « Quelquefois » où l'on entend distinctement Cloclo piquer une terrible colère alors que la charmante Martine Clémenceau essaie, tant bien que mal, avec une voix presque tremblotante  qui traduit parfaitement la fragilité de la situation, de tenir l'église au milieu du village... Le concert se poursuit, insipide, sans chaleur où l'on dirait que Cloclo se produit devant une salle vide. « 17 Ans » est affligeant, Cloclo se perd à nouveau dans son texte, il répète à plusieurs reprises les mêmes paroles. Quant aux musiciens, ils sont médiocres à l'image de leur mentor, sans inspiration et très approximatifs. Les enchaînements entre les chansons sont pénibles, voire ratés. Et que dire du medley ? Cloclo entend « un oiseau siffleur » et commande le final ! Alors que la plus élémentaire courtoisie, envers les spectateurs qui ont payé pour voir un spectacle, aurait été d'ignorer ce trouble-fête, Claude François s'est, au contraire, focalisé sur la réaction d'une seule personne (qui est, somme toute, fréquente lors de toute représentation) pour en arriver à adresser des reproches publiques et bâcler la suite de son récital... qui se termine par un pétard mouillé ! Je m'abstiendrai donc, après ce commentaire rude, je l'admets, de relater quelques « meilleurs moments » de ce dernier concert qui a le triste relent d'une fin prématurée... Je préfère, de loin, garder comme dernier souvenir vivant de mon idole sa dernière prestation à Leysin.   
 


Tracklist du concert :

 

Laisse Une Chance À Notre Amour/Stop Au Nom De l'Amour/
Le Vagabond/
Quelquefois/Je Vais À Rio/Le Mal Aimé/
So Near And Yet So Far/17 Ans/
Sale Bonhomme/
Et Je t'Aime Tellement/Toi Et Le Soleil/Cette Année-Là/
Medley : Il Fait Beau, Il Fait Bon/Le Lundi Au Soleil/
Magnolias For Ever/Final : J'Attendrai/C'est La Même Chanson/
Magnolias For Ever (instrumental)/Final
Par BERNIE - Publié dans : ON STAGE - Communauté : L'AMITIE PAR LA MUSIQUE
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires

Présentation

  • : 28/10/2007
  • : LA MUSIQUE POUR TOUJOURS
  • : Biographies d'artistes et liens avec Claude François - Récits sur Claude François - Critiques personnelles de CD (collection propre) traitant les genres suivants : Musique Classique, Pop, Rock, Jazz, Soul, Funk, Disco, Rythm'n'blues, Blues, Chansons Françaises et Musiques de Films
  • : Rock Pop Jazz Blues Soul Musique
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Profil

  • BERNIE
  • LA MUSIQUE POUR TOUJOURS
  • Homme
  • Belgique Hainaut Courcelles
  • MUSIQUE Rock Jazz Pop DVD
  • La musique fait partie intégrante de ma vie...

QUELLE HEURE ?

 

 



Recommander

Créer un Blog

Recherche

PROCHAINEMENT

MADE IN BELGIUM

PIERRE RAPSAT

2ème partie

De "Je suis moi" à

"Un coup de rouge, un coup de blues"  

pierre rapsat

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

LA MUSIQUE POUR TOUS/LIENS


RETROUVEZ MARC YSAYE
DU LUNDI AU VENDREDI
DANS LE "MAKING OF"
DE 15 H À 15 H 30
ET CHAQUE DIMANCHE DANS
"LES CLASSIQUES" DE 9 H À 12 H
SUR

link


link

FLECHE RADIO

link

link

link

ANDRÉ TORRENT
LES SAMEDI ET DIMANCHE
DE 4 H 30 À 7 H
"UN TORRENT DE MUSIQUE"
SUR

link

LA MUSIQUE POUR TOUJOURS

EST UNE

toute la culture sur ulike

LES CD

LAURENT VOULZY

"LYS & LOVE"

(COLUMBIA)

Laurent Voulzy

      

ANDREA BOCELLI

"CONCERTO

ONE NIGHT IN CENTRAL PARK" 

(DECCA)

Andrea Bocelli 

LES DVD

FLORENT PAGNY

MA LIBERTÉ DE CHANTER

(AZ)  DVD FLORENT PAGNY

    

QUEEN

25ème ANNIVERSAIRE 

LIVE IN WEMBLEY

 (ISLAND)

Queen 

  

S'INFORMER SUR LA MUSIQUE


PLATINE
LE MAGAZINE
DE LA VARIÉTÉ
Platine

JUKE BOX MAGAZINE

juke box magazine

 


OPÉRA MAGAZINE

opéra magazine-copie-2

                       


DIAPASON

diapason-copie-1

 

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés