Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /Juin /2009 20:26


Décidément, rien ne semble arrêter la Reine Tina ! À près de 70 ans, voilà qu'elle vient de faire son retour sur scène et de terminer une série de 5 concerts au Sportpaleis d'Anvers. Deux dates avaient tout d'abord été définies les 22 et 23 janvier 2009. Devant l'engouement du public, deux nouvelles dates avaient été rajoutées les 11 et 12 février 2009 avant qu'une troisième ne fût fixée le 30 avril dernier ! Quel phénomène ! Sa carrière et sa popularité exceptionnelles, elle les doit à elle-même, uniquement; à son courage, sa volonté et son opiniâtreté.  Elle s'est battue pendant des années pour garder son nom d'épouse après une longue bataille juridique et Tina a cent fois mérité cette victoire.  Je vous propose, dans cet article, de parcourir la carrière et la discographie de Tina après sa séparation d'avec Ike. Mais avant cela, faisons un bond dans le temps pour aboutir à Brownsville dans le TennesseeAnna Mae Bullock naît le 26 novembre 1939. Ses parents, Zelma et Floyd Richard travaillent comme employés dans une usine. Élevée dans la petite ville de Nutbush (d'où le titre de l'un de ses plus grands succès, « Nutbush City Limits »), Anna est sous l'aile protectrice de sa sœur aînée, Alline mais leur enfance est bien vite troublée par le départ de leur père. C'est durant ses études à Saint-Louis, où elle émigre avec sa mère et sa sœur en 1956, qu'elle fait la connaissance d'Ike Turner. Ike est immédiatement séduit par la témérité de sa future épouse qui vient tout juste de fêter ses 18 ans et qui le convainc à devenir choriste dans ses spectacles après l'avoir « bluffé » dans une impressionnante interprétation de « I Know You Love Me Baby » de BB King. Les références ne sont pas très précises quant à savoir qui a eu l'idée en premier de troquer le prénom d'Anna pour Tina... Soit, c'est un choix qui s'avère payant puisque, désormais, ils se présentent sous le nom de groupe « Ike & Tina Turner ». C'est la chanson « A Fool In Love » qui les fait connaître et atteindre, d'emblée, la 3ème place dans les Charts. Mieux, la petite histoire dit qu'au moment de l'enregistrement de la chanson, Ike a brillé par son absence et sa désinvolture qui, malheureusement, deviendra coutumière. C'est Tina qui, finalement, décidera de l'interpréter seule et de la « mettre en boîte ».  C'est en 1962 qu'Ike et Tina se marient et jusqu'en 1973, ils vont truster les premières places des hits parades avec, notamment « It's Gonna Work Out Fine » (qu'ils enregistrent un an plus tôt, en 1961), « I Idolize You » (1966), « River Deep Mountain High » (1966, se reporter à l'article « Combien de rivières » dans Les Chansons de Claude), « I Want To Take You Higher » (1970), la reprise de « Proud Mary » des Creedence (1971), avec laquelle ils se classent n° 4 dans les Charts US et remportent un Grammy Award, et le somptueux « Nutbush City Limits » (1973, n° 22 en Angleterre et n° 4 aux Charts US). « Delilah's Power » sera le dernier album du duo en 1977 alors qu'Ike et Tina sont déjà séparés depuis 1976. Tina ne fait pas étalage de ses émotions mais elle n'en peut plus, elle est à bout de nerfs et ne supporte plus Ike.  Ce dernier se montre même régulièrement violent et Tina en subit physiquement les conséquences. Pourtant, Tina a patiemment « rongé » son frein par amour pour ses enfants : Ike Junior et Michael (issus d'une précédente relation d'Ike) ainsi que Craig et Ronald, respectivement nés en 1960 et 1961. Il faut également avouer que Tina assurait le spectacle avec les Ikettes (le groupe de trois, parfois quatre choristes qu'Ike avait créé en s'inspirant des Realettes de Ray Charles), Ike supervisant attentivement et sévèrement tout ce beau monde. Malgré ses talents évidents de musicien (pianiste à ses débuts et guitariste ensuite), Ike, par sa dépendance à la cocaïne, est devenu un bien triste personnage peu recommandable qui connaîtra peu à peu le déclin à cause de son irascibilité et de son comportement versatile exacerbé. On sait ce qu'il est advenu de Tina qui, après la rupture, a dû galérer pour se retrouver à nouveau sous les feux des projecteurs et commencer une seconde carrière encore plus glorieuse et surtout plus gratifiante que celle connue sous l'ère « Ike & Tina Turner ». Finalement, l'unique satisfaction que Tina pourra soustraire de son union sera le fait qu'Ike jouera un rôle déterminant dans l'ébauche de sa carrière solo. En effet, c'est lui qui met « la main à la pâte » pour son premier album solo « Tina Turns The Country On » qui sort en août 1974 sur le label « United Artists Records ».


L'album reçoit un accueil mitigé malgré la présence de quelques « covers » intéressants : « Help Me Make It Through The Night » (Kris Kristofferson), « Tonight I'll Be Staying Here With You » et "He Belongs To Me" (Bob Dylan), "Don't Talk Now" (James Taylor), "If You Love Me (Let Me Know)" de J. Rostill (initialement interprété par Olivia Newton-John) et "There'll Always Be Music" (Dolly Parton). Son deuxième album "Acid Queen" qui paraît l'année suivante, toujours chapeauté par son époux, a déjà un meilleur impact sur le public.


Tina fait de judicieuses reprises telles « Under My Thumb » et « Let's Spend The Night Together » des Rolling Stones, "Acid Queen" et « I Can See For Miles" de Pete Townshend pour "The Who" ainsi que "Whole Lotta Love" de Led Zeppelin. "Acid Queen" est aussi la chanson que Tina interprète dans « Tommy », le formidable opéra rock filmé des Who, sorti en salles la même année. Par la suite, le titre de cette chanson sera une sorte de carte de visite pour elle, qui lui collera à la peau durant toute sa carrière. Cependant, au sein du couple, rien ne va plus. La tension est à son comble et juste avant un spectacle à Dallas, Tina « plaque » son mari avec un peu de monnaie et une carte de station service en poche. Elle ne sait pas où aller, elle se réfugie chez des amis et ne veut songer qu'à l'instant présent. Mais son passé la rattrape déjà : puisque c'est elle qui a quitté Ike en pleine tournée, les organisateurs des spectacles lui réclament des dédommagements pour l'annulation des concerts. Devant l'accumulation de ces dettes, elle décide de reprendre sa carrière solo. Mais désormais, elle devra « se faire un nom » car dans le monde du spectacle, on se fait vite oublier. Elle réussit à avoir quelques engagements dans des shows télévisés mais ça ne suffit pas. Grâce aux cachets récoltés de ces apparitions, elle reprend le chemin du studio d'enregistrement et publie « Rough » en 1978 qui est son 3ème album mais le tout premier sans Ike, le divorce venant tout juste d'être prononcé.


Si l'album passe plutôt inaperçu (à tendance rock, en pleine ère « Disco »), il contient néanmoins deux covers qui valent que l'on s'y attarde quelque peu : la Diva reprend en effet un standard d'Elton John « The Bitch Is Back » et « Fire Down Below » de Bob Seger (qui figurera sur la bande originale du film « The Rose » en 1979, interprétée par Bette Midler). Comme le Disco envahit la planète, Tina n'échappe pas à la règle et enregistre « Love Explosion » sous la houlette d'un spécialiste du genre en France : Alec R. Costandinos.


Ce dernier est loin d'être un novice en la matière puisqu'après avoir fait partie de l'écurie « Flèche » de Claude François le temps d'un 45 tours (« Le jour où règnera l'amour » et « D'amour et de musique »), il coécrit « Love in C Minor », le premier album de Cerrone avant de triompher avec « Romeo and Juliet », véritable « album-concept » uniquement en disco, et plus tard avec la bande originale du film « Thank God It's Friday ». Malheureusement, c'est un nouvel échec pour Tina dont la carrière va être mise en parenthèses jusqu'en 1982, année pendant laquelle elle va faire un timide retour avec « Ball Of Confusion », une reprise d'un titre des « Temptations » écrit par Norman Whitfield et Barrett Strong.


Toutefois, cette réapparition constitue un véritable tournant dans la destinée de Tina Turner. En effet, cette chanson, enregistrée dans le cadre d'une compilation éditée sous l'égide de la British Electric Foundation, et placée en plage titulaire de l'album, se voit directement projetée dans le commerce en single. Celui-ci se place d'emblée dans le Top 5 des Charts norvégiens et « tape dans l'oreille » des dirigeants du label « Capitol » qui la pousse à enregistrer une autre chanson « Let's Stay Together » issue du répertoire d'Al Green. Tina, enthousiasmée et super motivée par cette marque de confiance, donne tout ce qu'elle a et fait une version fantastique de ce morceau dont le single, à nouveau, remporte un vif succès puisqu'il se trouve parmi les mieux classés dans le hit parade anglais et intègre le Top 20 dès sa sortie aux Etats-Unis !


Capitol Records se félicite de ce coup de poker et se frotte les mains à l'idée du grand comeback de leur nouvelle protégée... En fait, la maison de disques ne compte pas en rester là et projette de faire enregistrer un tout nouvel album à Tina qui ne sait pas encore qu'elle va effectuer un retour fracassant ! Le 29 mai 1984 sort « Private Dancer », le 5ème album solo de Tina qui va connaître un succès foudroyant puisque pas moins de 7 singles en seront extraits !


Jugez plutôt : « Let's Stay Together », déjà cité ci-avant, paru préalablement le 19 novembre 1983; ensuite, « Help », une reprise de la célèbre chanson des Beatles, aussi en prélude à cet album, sorti le 25 février 1984, la « bombe » « What's Love Got To Do With It », qui sera un énorme tube, paraît le 16 juin 1984; suivront le formidable « Better Be Good To Me », un morceau qui « fonctionnera » très bien en « live », le 15 septembre 1984; « Private Dancer », écrit par Mark Knopfler, le 17 novembre 1984; « I Can't Stand The Rain », un morceau écrit en 1973 dont le groupe disco « Eruption » fit un hit en 1978, le 2 mars 1985, et, enfin, « Show Some Respect » le 4 mai 1985. Selon certaines sources, 20 millions d'exemplaires de cet album sont vendus et Tina décroche 4 récompenses aux Grammy Awards : « Meilleure Chanteuse Rock » pour « Better Be Good To Me » et « What's Love Got To Do With It » lui vaut les titres de « Meilleure Chanteuse Pop », « Meilleure Chanson » et « Meilleur Enregistrement ». Tina confirmera son incroyable retour au premier rang en sortant 2 autres singles : « Tonight » en duo avec David Bowie qui figure sur l'album du même titre de ce dernier et « It's Only Love » avec Bryan Adams sur son album « Reckless ». Tina apparaît également aux côtés de Mel Gibson dans « Mad Max 3 » et campe le rôle de la troublante Aunty Entity. Elle s'approprie évidemment les chansons du film, « One Of The Living » avec laquelle elle reçoit un nouveau Grammy Award en 1985 (« Meilleure Chanteuse Rock »), mais aussi et surtout « We Don't Need Another Hero » qui, dès sa sortie, devient n° 1 dans 6 pays : Allemagne, Australie, Suisse, Pologne, Canada et Espagne. Aux Etats-Unis, la chanson se classe 2ème dans le Billboard Top 100 et 3ème dans les Charts britanniques.


Côté cœur, Tina a retrouvé l'amour auprès du producteur allemand Erwin Bach et acquiert deux résidences en Europe à Zurich et à Saint-Jean-Cap-Ferrat. Tina continue son formidable comeback avec la sortie, en 1986, de son 6ème album « Break Every Rule » qui, à nouveau, va obtenir un succès absolu.


Tout de suite, il atteint la 4ème place au Billboard Top 200, se classe 2ème dans les Charts anglais et est n° 1 dans de nombreux pays en Europe. 8 titres sur 11 sortiront en singles : la plage titulaire « Typical Male », « What You Get Is What You See », "Two People", "Girls" pour lequel David Bowie a participé à l'écriture, « Back Where You Started » où l'on retrouve Bryan Adams à la composition, « Break Every Rule », le fantastique « Paradise Is Here » et « Afterglow ». De « grosses pointures » apportent également leur contribution instrumentale : Phil Collins est à la batterie sur « Typical Male », sur « What You Get Is What You See », c'est Eric Clapton qui joue de la guitare, Bryan Adams et Mark Knopfler apparaissent sur leur morceau respectif (« Back Where You Started » et « Overnight Sensation »); enfin, Steve Winwood est aux keyboards sur « Afterglow ». Tina est tellement ravie de la présence d'Eric Clapton qu'elle enchaîne avec l'enregistrement d'un duo avec lui sur « Tearing Us Apart » de l'album « August » de ce dernier, produit par... Phil Collins, et qui paraît en single début 1987. Tina est à nouveau honorée aux Grammy Awards puisqu'elle se voit gratifiée « Meilleure Chanteuse Rock » pour « Back Where You Started » et l'année suivante, elle est récompensée pour la « Meilleure Performance Vocale Rock » à l'occasion de la sortie de son album « Tina Live In Europe ».


« Foreign Affair » est le prochain album de Tina et est publié le 13 septembre 1989. Loin d'imiter le « cyclone » provoqué par ses deux albums précédents, le nouveau disque propose néanmoins quelques bonnes chansons comme « The Best », préalablement sorti en single le 2 septembre, « I Don't Wanna Loose You », 2ème single du 18 novembre, « Steamy Windows » du très talentueux Tony Joe White est l'objet d'un 3ème single le 17 février 1990, viennent ensuite deux autres singles, « Look Me In The Heart » le 11 août 1990 et « Be Tender With Me Baby » le 13 octobre 1990.


L'album s'écoule à plus de 6 millions d'exemplaires dont se démarquent finalement « The Best » (n° 15 aux USA et n° 5 au hit parade britannique) et « I Don't Wanna Loose You » (n° 8 dans les Charts anglais) qui obtiennent les meilleurs classements. Suite à ce nouvel album, Tina entreprend une longue tournée qui la conduit dans de nombreux pays européens pendant le printemps et l'été 1990. Elle prête sa voix sur « Break Through The Barrier », la chanson de la bande originale du film « Jour de tonnerre » avec Tom Cruise et enregistre un duo avec son grand copain Rod Stewart sur « It Takes Two » qui sert de tremplin à une campagne de pub Pepsi et qui connaîtra un franc succès en Europe, se classant notamment dans le Top 5 en Grande-Bretagne. En 1991, Tina choisit de faire paraître son premier Best Of intitulé tout naturellement « Simply The Best » en s'inspirant du titre de son plus récent succès.


Néanmoins, le disque contient trois inédits : « Love Thing », « I Want You Near Me » et « The Way Of The World » ainsi qu'un réenregistrement de son célèbre « Nutbush City Limits » dont elle fait une version dance. L'album se vend à 7 millions d'exemplaires à travers le monde dont 2,4 millions rien qu'en Angleterre ! C'est un record pour Tina qui réalise ainsi dans ce pays sa plus grosse vente de CD's. C'est également la folie en AllemagneTina est très populaire et la compilation s'appropriera logiquement la première place au hit parade ! En 1993, Tina participe au disque « Two Rooms », réalisé en hommage à Elton John et à son fidèle parolier Bernie Taupin (d'où l'origine de mon surnom !), qui reprend le cover de l'un de leurs plus grands succès : « The Bitch Is Back ».


Elle est également invitée à superviser l'élaboration du film « Tina » issu de sa biographie parue 7 ans plus tôt et dont le rôle principal est brillamment interprété par Angela Basset. Avant que le rôle ne lui soit attribué, Halle Berry avait été contacté mais son audition ne fut pas convaincante et Withney Houston dut refuser pour cause de maternité. Angela Basset donne la réplique à Laurence Fishburn qui, lui, est époustouflant de vérité dans la peau d'Ike. Les deux acteurs seront d'ailleurs nominés aux Oscars pour le Meilleur Rôle, chacun dans leur catégorie pour leur éblouissante prestation. Parallèlement à ce film, Tina enregistre la chanson de la bande originale, « I Don't  Wanna Fight », qui se classera n° 9 au Billboard Top 100, n° 7 dans les Charts anglais et gardera la première place au Canada pendant 5 semaines. Une nouvelle tournée « Tina, What's Love Live » est organisée et Tina part à la conquête de ses fans américains et australiens. En 1995, les producteurs de « Goldeneye », les nouvelles aventures de James Bond, cherchent une voix féminine qui a du tonus pour encore plus marquer le retour de l'agent 007 sur les grands écrans.


Ils ont l'idée de génie de jeter leur dévolu sur Tina Turner qui ne se fait pas prier et qui rêvait depuis longtemps d'interpréter la chanson qui accompagne traditionnellement le générique d'ouverture. Saluons au passage la composition de Bono et The Edge qui ont signé une partition de toute beauté, très soignée avec une ligne mélodique parfaitement adaptée à la couleur de la voix de la Diva...  Tina ne souhaite pas que cette chanson passe comme une comète dans le ciel, et, pour confirmer son retour après 6 ans sans nouvel album, elle sort « Wildest Dreams », son 8ème opus qui marque aussi un changement de maison de disques puisqu'elle signe désormais chez Parlophone/Virgin Records


L'album ne recueille pas l'enthousiasme escompté aux USA puisqu'il se classe à la 61ème position au Billboard; par contre, Tina compense par la conquête de nouvelles contrées comme la Nouvelle Zélande où il est n° 1, tout comme en Suisse. 6 singles « véhiculeront » l'album : l'initial « Goldeneye » (18 novembre 1995), « Whatever You Want » (23 mars 1996), "On Silent Wings" (8 juin 1996, n° 13 au Royaume-Uni, de Tony Joe White, avec la participation de Sting), "Missing You" (27 juillet 1996), « Something Beautiful Remains » (19 octobre 1996) et « In Your Wildest Dreams » (21 décembre 1996, n° 32 au Royaume-Uni, avec le concours de l'acteur Antonio Banderas). Signalons également l'apport de Sheryl Crow sur « All Kinds Of People », des Pet Shop Boys sur "Confidential" et le cover de « Unifinished Sympathy » de Massive Attack. N'oublions pas non plus la présence du regretté Barry White qui chante en duo avec Tina sur « In Your Wildest Dreams » figurant sur l'édition US de l'album ainsi que sur le CD bonus de l'édition limitée. Pour promouvoir son nouveau « bébé », Tina entame le « Wildest Dreams World Tour » dont le passage à Amsterdam est filmé pour un DVD. La tournée à peine finie, Tina est sollicité par la star italienne Eros Ramazotti pour enregistrer un duo sur « Cose Della Vita (Can't Stop Thinking Of You) » qui devient vite un tube en Allemagne et aux Pays Bas (n° 4).


La chanson, faisant partie du répertoire d'Eros, était parue en 1993 sur son album « Tutte Storie » et c'est Tina elle-même qui a écrit les paroles pour sa partie chantée. Plus tard, Tina décidera d'inclure cette jolie chanson dans sa nouvelle compilation « All The Best » de 2004.  En 1999, Tina figure à l'affiche du « Roi Lion » pour son interprétation de « He Lives In You » qui se retrouvera bien évidemment sur la tracklist du CD de la bande originale. Elle apparaît aussi dans l'émission de télévision américaine « Diva's Live » aux côtés de Cher, Whitney Houston, Elton John et Mary J. Blidge. Les deux grands moments de ce show seront à coup sûr sa prestation sur « The Best » qui lui vaudra une standing ovation ainsi qu'un duo d'enfer avec Elton John sur « Proud Mary ».


Le 28 octobre 1999, Tina présente sa nouvelle création : « Twenty Four Seven » pour laquelle elle a choisi de s'entourer de Mark Taylor et Brian Rawling l'équipe gagnante du fameux album « Believe » qui avait donné à Cher un second souffle à sa carrière.


4 singles s'en dégageront : « When The Heartache Is Over », « Whatever You Need » (respectivement n° 3 et n° 11 en Finlande, meilleures places dans un Chart européen) "Talk To My Heart" et "Don't Leave Me This Way".  Son grand ami Bryan Adams ne manquera pas de venir l'accompagner vocalement sur « Without You » et « Twenty Four Seven ». On remarquera également sur ce disque la composition des frères Gibb des Bee Gees sur « I Will Be There ». Pour garder une bonne vieille habitude, Tina plébiscitera son nouvel album sur le « Twenty Four Seven Tour » qui la verra se produire aux Etats-Unis et dans les principaux pays européens du 23 mars au 6 décembre 2000 (avec un passage sur la plaine de Werchter le 25 juillet 2000). À partir des années 2000, Tina va mettre sa carrière quelque peu en parenthèses pour timidement retâter du micro avec Phil Collins sur « Great Spirits » du dessin animé « Frère des Ours ». En 2004, Tina sort une nouvelle compilation appelée « All The Best » comprenant trois inédits : « Open Arms », « Complicated Disaster » et « Something Special ».


L'album fait une entrée fracassante à la seconde place dans le Billboard Top 200 et se classe n° 6 dans les Charts anglais. Le succès de ce disque fait naître en Tina l'envie folle de remonter sur scène. En novembre 2005, elle donne un concert privé à Saint-Pétersbourg qui la rassure : sa dernière tournée qui devait être un adieu ne sera finalement qu'un au revoir.  Après un duo enregistré avec la chanteuse italienne Elisa sur « Teach Me Again » en début 2006 (de la bande originale du film « All The Invisible Children » sur l'exploitation infantile et n° 1 en Italie), Tina avoue qu'elle a à nouveau besoin d'aller à la rencontre de son public. Ce sera chose faite avec un concert de charité donné en mai 2007 au Musée d'Histoire Naturelle de Londres.  Elle n'était plus officiellement remontée sur une scène depuis huit ans. En septembre, elle participe à un album hommage à Joni Mitchell conçu par le pianiste de jazz Herbie Hancock en interprétant « Edith and Kingpin » et le mois suivant, l'album « Ultimate Santana » reprend un duo jamais paru jusqu'alors, « The Game Of Love », enregistré initialement en 2002 avec le légendaire guitariste créateur d' « Europa ».


Le 12 décembre 2007, Tina apprend le décès de son ex mari Ike Turner mais ne désire faire aucun commentaire...  2008 commence sur les chapeaux de roue avec une apparition aux côtés de Beyonce à l'occasion du 50ème anniversaire des Grammy Awards où les spectateurs se délectent de sa (ses) forme(s) resplendissante(s) à l'âge de... 68 ans et c'est le 5 mai qu'elle annonce son retour sur scène dans le talk show d'Oprah Winfrey.  Le 5 juillet, elle est décorée de la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres et... réussit même à éclipser Carla Bruni en personne lors de son entrevue avec Nicolas Sarkozy !


En prélude à sa nouvelle tournée, Capitol Records sort « TINA ! » un nouveau « Greatests Hits » avec deux inédits : « It Would Be A Crime » et « I'm Ready », et, c'est vrai que Tina est prête pour ce nouveau grand défi. Le 1er octobre, elle débute à Kansas devant des fans en délire... La suite, on la connaît. L' « Acid Queen » est vraiment « The Best »...

Par BERNIE - Publié dans : The Queens Of Soul - Communauté : musique à Coeur..ouvert
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 17:14

 

 


JOHNNY HALLYDAY - PORTE DE PANTIN - PAVILLON DE PARIS

Enregistré les 16, 20, 21, 24, 25 et 26 octobre 1979

 

La discographie de Johnny Hallyday sur scène étant particulièrement très riche, j'ai choisi de vous présenter ce live dont à l'époque, en 1979, j'avais acheté le double 33 tours. Pourquoi celui-là et pas un autre ? Tout simplement parce que c'était le seul enregistrement de Johnny sur scène que je possédais... Et il n'y a pas si longtemps, j'ai seulement découvert les autres albums de son intégrale grâce au concours de mon cousin Philippe, le créateur du site « Johnny Le Phénix » que je vous recommande vivement, si ce n'est déjà fait, d'aller visiter. Dans un prochain « ON STAGE », je vous proposerai d'autres enregistrements live de Johnny. Mais comme on revient toujours à ses premières amours, ce « Pavillon de Paris » (qui a été démoli au profit de l'actuel Zénith) a acquis définitivement mes préférences. Tout d'abord, l'instrumental d'ouverture est tout simplement génial, le choix et la ligne conductrice des chansons du premier CD sont optimaux en ce sens qu'un véritable opéra-rock de science-fiction brodé autour de « L'Ange Aux Yeux De Laser » commence et finit. Le deuxième CD met en valeur les derniers succès du moment de Johnny et se termine par un festival « Rock'n'Roll » où l'on sent indubitablement que l'idole « se fait plaisir » avec la participation exceptionnelle de Gilbert Montagné qui, en passant, démontre qu'il est un formidable pianiste. Avant de parcourir plus en détail les chansons de ce live, voici les tracklists  des deux disques tels qu'ils étaient à la sortie du double album (la réédition de septembre 2007 présente le second CD avec un tracklist différent qui commence par "Lucille", complété des titres « Requiem Pour Un Fou », « Rock'n'Roll Man », « Salut Charlie » et « Cet Homme Que Voilà ») :

 

Tracklist CD 1

1.   PROLOGUE « JOHNNY CONCERTO »

2.   L'ANGE AUX YEUX DE LASER

3.   FILS DE PERSONNE

4.   COMME LE SOLEIL

5.   MA CHÉRIE, C'EST MOI

6.   MOI JE T'AIME

7.   LE FEU

8.   ENTRE MES MAINS

9.   MA GUEULE

10. LA TERRE PROMISE

11. LE PÉNITENCIER

12. LA FIN DU VOYAGE

13. SAUVEZ-MOI

 

Tracklist CD 2

 

1.   LA PREMIÈRE PIERRE

2.   TOUJOURS LÀ

3.   DERRIÈRE L'AMOUR

4.   C'EST MIEUX AINSI

5.   GABRIELLE

6.   QU'EST-CE QUE TU CROYAIS

7.   RIEN QUE HUIT JOURS

8.   FRANKIE ET JOHNNY

9.   O CAROLE

10. LUCILLE

11. LE BON VIEUX TEMPS DU ROCK'N'ROLL

 

MUSICIENS

Direction d'orchestre et arrangements

Jean Costa
Guitare solo

Michel Govedri
Guitare rythmique

Christophe Aubert
Guitare Pedal Steel

Marc Bozonnet
Basse

Rémi Dall ' Anese
Batterie

Jean Pierre Prevotat
Claviers

Daniel " Bill " Ghiglione
Piano " Invité spécial "

Gilbert Montagné
Percussions

Gilles Perrin
Saxophones

Gilbert Ciuffi, Gilbert dall 'Anese, Peter McGregor, Mick Picard
Trombones

Jean Costa, Christian Forquet, Claude Romano, Bernard Camus
Trompettes

André Laidli, Michel Loublière, Alfred " Freddy " Hovesepian,

Geoffrey " Jeff " Reynolds
Chœurs

Erick Bamy, Jacques Ploquin, Jacques Mercier, Gilbert Einaudi, Liliane Davis,

Anne Marie Godard, Pierrette Bargoin, Bayy St John

 

CD 1

C'est Jean Renard qui signe la fabuleuse partition musicale de l'ouverture de ce spectacle : « Johnny Concerto » est une authentique mini symphonie fantastique avec une floraison de cuivres dès le début, tellement tonitruants que l'on croirait assister à l'arrivée de gladiateurs. Les premières mesures se répètent alors sur un rythme beaucoup plus rapide qui s'apaise ensuite pour reprendre tout aussi vigoureusement et se terminer sur l'enchaînement qui annonce le premier morceau « L'Ange Aux Yeux De Laser » (Jean Renard/Gilles Thibaut). Johnny se présente comme « le mercenaire des Dieux » et immédiatement, il plante le décor du synopsis qui annonce le contenu de la première partie de son spectacle. Il apparaît dans un costume style « Guerre des Etoiles », affublé de lunettes à rayons laser d'un effet qui n'a, actuellement, plus rien de révolutionnaire et d'une guitare dont l'aspect aux contours « cosmiques » ferait rire plus d'un aujourd'hui... Mais revenons plutôt au concert qui débute donc par cette chanson inédite qui a été créée spécialement pour ce spectacle, ne figurant donc sur aucun album officiel autre que ce live, ni sur aucun 45 tours.

 


Johnny enchaîne avec « Fils De Personne » (« Fortunate Song », un original de John Fogerty, leader du fameux groupe Creedence Clearwater Revival, dont le texte en français a été écrit par Philippe Labro) qui est paru en 45 tours le 22 septembre 1971 (avec en face B le sous-estimé « Il Faut Boire À La Source ») et qui figure sur le 33 tours qui suit, « Flagrant Délit », sorti le 19 juin 1971 (comprenant, entre autres, le très bon « Oh ! Ma Jolie Sarah »). 
 


Ensuite, vient « Comme Le Soleil », une jolie ballade country signée Jean Renard et Didier Barbelivien, dont l'enregistrement live sort en face B de « Ma Gueule » le 18 décembre 1979, environ 5 semaines après la parution du double album qui nous intéresse. L'idole poursuit avec un excellent rock « Ma Chérie, C'est Moi », extrait du 33 tours « Rock à Memphis » (21 mai 1975), une adaptation du fidèle Michel Mallory d'un original très célèbre, « It'll Be Me », de Jack Clement, immortalisé par... l'immortel Jerry Lee Lewis.

 


Johnny continue avec une très jolie chanson inédite, « Moi Je T'Aime » de l'inséparable duo Renard/Thibaut, et que l'on ne trouve sur aucun autre support. « Le Feu » (Wright/Mallory) est le titre suivant, un incontournable dans le répertoire de Johnny, extrait de l'album « Insolitudes » paru le 25 avril 1973, emmené par « La Musique Que J'Aime », dont un 45 tours verra également le jour, le 13 mai 1973, avec, en face B, « J'Ai Besoin D'Un Ami ». Johnny éteint « Le Feu » avec « Entre Mes Mains », toujours du tandem Renard/Thibaut, tirée de l'album « Rêve Et Amour » édité le 21 octobre 1968 et qui inclut « Cours Plus Vite Charlie ». N'ayons pas peur des mots, c'est l'une des plus grandes et plus belles chansons de Johnny. Le texte, servi par une musique plaintive et de circonstance, est accrocheur, subtil, et amène inévitablement à une réflexion sur la fragilité et la précarité de l'amour.

 


La tristesse fait place à la colère avec « Ma Gueule » (qui ouvre le spectacle « Tour 66 », nom de la dernière tournée de Johnny), une composition due à l'excellent Gilles Thibaut et à Philippe Bretonnière. À chaque fois que je l'entends, cette chanson ravive en moi un souvenir à la fois cocasse et émouvant : dès la sortie du disque, mon père s'amusait à mimer la « gueule » de Johnny en chantant le début de la chanson : « Quoi, ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule ? »... Le rock revient avec « La Terre Promise » (« Promised Land » de Chuck Berry, avec un texte français de Michel Mallory), un titre sorti en 45 tours le 5 septembre 1975, avec, en face B, « La Première Fois ». Je me rappelle aussi que c'est avec ce morceau que, pour la première fois, j'ai acheté un simple de Johnny... Pas mal, non ? Pour la petite histoire, la chanson est issue de l'album portant le même nom qui paraît moins de deux semaines après le single et qui comprend l'un de mes titres préférés : « Hey Lovely Lady ».

 


Johnny se retrouve soudain derrière les barreaux avec « Le Pénitencier » (« The House Of The Rising Sun » rendue célèbre début des années 60 par Bob Dylan et reprise, avec le succès que l'on sait, par « The Animals » en 1964). Le premier enregistrement live de cette chanson se trouve sur l'album « Olympia 67 » de mars 1967. Johnny voit le bout du chemin avec... « La Fin Du Voyage », une fantastique chanson de Jean Renard et Pierre Billon. Avec « Entre Mes Mains », c'est la deuxième plus grande chanson, si pas la meilleure de ce premier « acte ». La conjugaison des chœurs avec la voix de Johnny, le crescendo de l'intensité orchestrale, et, surtout, la montée en puissance des cuivres dans le dernier tiers de la mélodie sont très impressionnants; dans le catalogue des chansons de Johnny, c'est certainement celle qui m'a le plus marqué. Et dire qu'elle ne figure qu'en face B du 45 tours « Toujours Là », sorti le 3 octobre 1979 avec, en pochette, la même photo qui ornera le présent double album live...

 


Enfin, « Sauvez-moi » est l'ultime chanson de ce tragique opéra-rock qui se termine par l'enlèvement de Johnny par les Gardes de la Mort, ces derniers l'entraînant au-delà des portes de l'Enfer... Brrr ! La chanson est parue en 45 tours le 15 mars 1972 (« Ma Main Au Feu » en face B) et fait partie de l'album « Country-Folk-Rock » de juin 1972. L'original, « Salvation », a été composé par la paire Doerge/Henske et travaillé en français par l'omniprésent Michel Mallory.

 

 

 

CD 2

Assez bizarrement, cette seconde partie débute avec « La Première Pierre », une composition de Michel Mallory et Tim Hinkley, qui constitue la face B du 45 tours « Elle M'Oublie » (étrangement absente de ce spectacle) sorti le 14 juin 1978 et extraite du 33 tours « Solitude À Deux » paru une semaine plus tard. « Toujours Là », une chanson créée par Franck Langolff et Jacques Denjean, est le morceau suivant et c'est logique que Johnny l'interprète lors de ce concert puisque c'est son dernier single en date... mais ce n'est pas le meilleur, loin s'en faut, largement détrôné par l'intense émotion qui se dégage de « La Fin Du Voyage » en face B. Une petite parenthèse pour évoquer la mémoire de Franck Langolff, décédé d'une longue maladie le 8 septembre 2006 à l'âge de 57 ans. Il était le compositeur, entre autres, des musiques de « Morgane De Toi » pour Renaud en 1983, « Joe Le Taxi » (1987) et « Tandem » (1990) pour Vanessa Paradis. Il avait également travaillé avec Alain Souchon, Florent Pagny, Yannick Noah et Garou.


Ensuite, Johnny chante « Derrière L'Amour », un original du fameux tandem italien Pallavicini et Cutugno avec une adaptation de Pierre Delanoë. Un morceau que Johnny traînera encore dans de nombreux tours de chant, au grand désespoir de la frange « puriste » de ses fans ! La chanson figure en face A du 45 tours qui paraît le 9 juin 1976 avec, en face B, l'excellent « Joue Pas De Rock'n'Roll Pour Moi ». Les deux chansons sont reprises sur l'album « Derrière L'Amour » qui sort le même jour que le single et qui contient « Requiem Pour Un Fou » ainsi que l'incontournable « Gabrielle ». Cette dernière est intercalée entre « C'est Mieux Ainsi » (encore de Franck Langolff avec des paroles de Pascal Lefebvre), où l'orchestre s'emballe superbement après 2 minutes 30 avec des cuivres généreux en parfaite symbiose et un Johnny complètement déchaîné, et le sublime « Qu'est-ce Que Tu Croyais » de Steve et Fred Beickmeier (« Rock'n'Roll Dancing » adapté par Georges Terme) pendant lequel le Rock'n'Roll Man présente ses musiciens. Les deux chansons composent le 45 tours sorti le 27 juin 1979 mais ne figurent sur aucun album.


Avant d'aller plus loin, évoquons « Gabrielle » (« The King Is Dead » de Tony Cole, adapté par Long Chris et Patrick Larue), un autre titre mythique du répertoire de Johnny qui occupera également une place privilégiée dans la « setlist » accompagnant ses prestations scéniques. « Gabrielle » fait évidemment l'objet d'un 45 tours sorti en septembre 1976 et dont la face B est « Né Pour Vivre Sans Amour ». Afin de clore son spectacle en toute beauté, Johnny choisit un festival « Rock'n'Roll » avec pas moins de 5 morceaux de légende : « Rien Que Huit Jours », « Forty Days » de Chuck Berry,  une adaptation de Manou Roblin qui se chargera également de celle de « Frankie Et Johnny », un original de Gene Vincent, et d'« O Carole » (encore du génial Chuck Berry); enfin, « Lucille », d'Albert Collins et Little Richard Penniman (plus connu sous son nom d'artiste, Little Richard plus simplement) avec une adaptation de Claude Pitkowski et Alain Gaunay, et « Le Bon Temps Du Rock'n'Roll » (« Old Time Rock'n'Roll » de George Jackson et Thomas Jones pour Bob Seger, adapté par Michel Mallory) servent d'apothéose à ce concert exceptionnel. Les quatre premiers morceaux de ce final rock figurent dans le fabuleux album « Johnny, Reviens », qui regroupe « les Rocks les plus terribles », sorti en mai 1964 et réédité en CD fin octobre 2003.




Quant au « Bon Temps Du Rock'n'Roll » il sort en deux 45 tours le 21 février 1979 avec 2 faces B différentes : « Tout M'Enchaîne » et « Dommage ». Il emmène aussi le 33 tours « Hollywood » (dont la pochette dessinée est complètement ratée) qui paraît le même jour. Dans le souci d'être tout à fait complet, parlons des titres qui ont été « rajoutés » dans la réédition de septembre 2007 : « Requiem Pour Un Fou » de Gilles Thibaut et Gérard Layani est aussi une grande chanson et sort en 45 tours le 10 février 1976 avec, en face B, une autre composition du même duo précité : « Les Chiens De Paille ». Les deux morceaux apparaissent sur l'album « Derrière L'Amour » de juin 1976. « Rock'n'Roll Man » (encore un texte sur mesure de Michel Mallory sur une splendide musique de Tommy Brown) est un morceau emblématique pour Johnny, ce titre personnifie vraiment bien sa nature musicale; la chanson est la première plage sur l'album « Rock'n'Slow » de 1974 et n'a pas été éditée en 45 tours. « Salut Charlie » figure, avec « Elle M'Oublie », sur le 33 tours « Solitude À Deux » déjà cité plus haut, Johnny ayant participé à l'écriture musicale de cette chanson en compagnie de Michel Mallory qui s'est également chargé des paroles. De ce même album est issu « Cet Homme Que Voilà », une adaptation de Pierre Delanoë sur une composition originale de Cassello/Cocciante/Luberti (« Bella Senz'anima » sur le troisième album de Richard Cocciante).

 

 

LE DVD

 

Tracklist

 

1.   L'ANGE AUX YEUX DE LASER
2.   LE FILS DE PERSONNE
3.   MA GUEULE
4.   LA TERRE PROMISE
5.   LE PÉNITENCIER
6.   LA FIN DU VOYAGE
7.   SAUVEZ-MOI
8.   LUCILLE
9.   LA PREMIÈRE PIERRE
10. DERRIÈRE L'AMOUR
11. REQUIEM POUR UN FOU
12. ROCK'N'ROLL MAN
13. GABRIELLE
14. SALUT CHARLIE
15. RIEN QUE HUIT JOURS
16. CAROLE
17. LE BON TEMPS DU ROCK'N'ROLL


En janvier 2004, ce concert a été réédité en DVD mais ne reprend pas l'intégralité du spectacle. En fait, c'est la retranscription, sans aucun ajout, de la VHS qui était parue à l'époque. Le son est potable, sans plus, le cadrage est presqu'exclusivement fait sur la personne de Johnny, la qualité de l'image étant, en fin de compte, le seul point positif de ce DVD qui ne fera l'affaire que des plus assidus.

  

Par BERNIE - Publié dans : ON STAGE - Communauté : Toutes les musiques
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