Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /Mars /2009 15:35

 

*                 Pas mal, sans plus

**               Pas mal du tout

***             Bon

****           Très bon

*****         Super

******       Indispensable, à ne manquer sous aucun prétexte....

 


U2 : « NO LINE ON THE HORIZON » (Universal/Division Az)***

Depuis "How To Dismantle An Atomic Bomb" en 2004, un disque fort moyen au demeurant, la bande à Bono était restée discrète au rayon « nouveautés ». Voici donc leur nouvel opus, le douzième, annoncé comme un retour aux sources... Soyons clairs, cet album n'est ni franchement mauvais, ni... une bombe atomique ! Certes, les morceaux qui le composent sont estampillés de leur marque de fabrique mais, mis à part les quatre premiers titres, excellents, qui dominent largement les autres, on peut être animé d'un sentiment mitigé à l'issue de l'écoute. Personnellement, la meilleure chanson de l'album est la quatrième plage, « Moment Of Surrender », la plus longue aussi (7'25), dans laquelle la voix de Bono est sublime, paraît déchirée pour encore mieux traduire l'intense émotion qui s'en dégage.

 

"Unknown Caller" 


Ensuite, dans l'ordre de mes préférences, je classerais « White As Snow », forgée dans le même moule, encore plus intimiste; une mélodie bien faite avec une orchestration dépouillée. « Unknown Caller » est un très bon morceau également, presqu'unanimement apprécié comme un titre fait pour la scène avec ses « ho ho ho ho » répétitifs et son refrain accrocheur. Côté instruments, je salue l'incursion très judicieuse d'un orgue qui ponctue également la chanson... Magnifique ! Comme l'est « Magnificent » avec une structure musicale plus mouvementée faite de percussions... percutantes et bien saccadées, certainement l'une des meilleures créations du groupe jusqu'à ce jour.

 

"Magnificent"  


Je ne passerai pas sous silence la plage titulaire de l'album qui en a donné son titre : « No Line On The Horizon » dont « Unknown Caller » en est un parfait ersatz et « Stand Up Comedy » qui, à n'en point douter, déchaînera les fans avec ses guitares ravageuses. Voilà, c'est à peu près tout ce que l'on peut retenir de cet album mais 6 bons titres sur 11, pour un groupe comme U2, c'est insuffisant. Enregistré d'abord en studios à Fez au Maroc (d'où la chanson « Fez-being born », pas convaincante) puis dans le propre studio du combo à Dublin, ensuite au Platinium Sound Recording Studios à New York et aux Olympics Studios à Londres, l'album est paru le 27 février en format vinyle ainsi qu'en CD standard avec un livret de 24 pages, en version « digipack » et, enfin, en coffret « deluxe » avec un livret encore plus complet.



PATRICIA KAAS : « KABARET, L'ALBUM DE PATRICIA KAAS » (Believe/Richard Walter Entertainment)**

On l'attendait avec impatience, ce nouvel album de Patricia Kaas depuis "Sexe Fort" paru en 2004. On y trouve diverses influences musicales : une couleur rétro, style années 30, puisée dans le Cabaret de Berlin, le jazz de Saint-Germain des Prés et enfin le tango sud-américain que l'on joue dans les quartiers de Buenos Aires. Patricia Kaas s'est beaucoup investie dans la réalisation de cet album et c'est elle également qui a imposé ses choix afin de s'entourer des auteurs et compositeurs susceptibles de lui fournir les tonalités et les couleurs musicales voulues tout en gardant une base de travail moderne. Elle s'est même mise à l'écriture pour la chanson « Une dernière fois » dont l'interprétation me fait quelque peu songer à Barbara.

 

"Une dernière fois"


Le projet de « Kabaret » s'est dessiné avec la découverte d'une chanson allemande d'Hildegard Knef « Das Glück Kennt Nur Minuten » qui a donné « La chance jamais ne dure ». Dans le même concept est né « Faites entrer les clowns »; cependant, ces deux titres sont occultés par « Je t'aime encore » qui est, pour moi, la chanson la plus réussie, la plus aboutie au niveau du texte ainsi que de la mélodie aux relents « lounge ». « Le jour se lève » vaut le détour aussi, surtout pour la voix de Patricia qui n'a rien perdu de son éclat... avec un texte fort et... fort bien écrit. Par ailleurs, la belle nous offre une jolie reprise du « Bensonhurst Blues » d'Oscar Benton avec « Kabaret », la cinquième plage qui donne le titre à l'album.
 
 

"Kabaret"  


Le reste de l'album, malheureusement, n'est qu'anecdotique et je doute même que le titre « Et s'il fallait le faire », avec lequel Patricia représentera la France le 16 mai à Moscou lors du Concours de l'Eurovision, « kaas » la baraque... On saluera, pour terminer, l'incursion de Patricia dans l' « électro » avec l'interlude « Pigalle » qui fait très « Buddha Bar »... Bref, un album simple sans fioritures comme le déclare son interprète : « On ne s'est pas posé mille questions. On a par exemple enregistré les voix dans un musée à Avignon. On a pris notre temps en laissant les choses venir petit à petit, tout s'est fait très naturellement sans prise de tête, sans penser au grand studio, aux grands moyens ».



DICK RIVERS : « L'HOMME SANS ÂGE » (EMI)******

En prolongement de la rubrique « ON STAGE » qui lui a été dernièrement consacrée, je vous présente le nouvel album de Dick Rivers dont la sortie remonte, déjà, à juin 2008. Né de sa rencontre avec le jeune et talentueux compositeur Joseph d'Anvers en juillet 2006 au cours des Francofolies de La Rochelle, cet album mérite que l'on y accorde la plus grande attention et ce, pour deux raisons essentielles. Tout d'abord, Joseph d'Anvers (qui avait créé « Tant de nuits » pour le dernier album « Bleu Pétrole » d'Alain Bashung) écrit joliment et compose de bien belles mélodies. Ensuite, je crois que tout au long de sa carrière, Dick Rivers n'a jamais eu un album qui lui ressemble autant. La chanson « L'homme sans âge » qui ouvre l'album donne immédiatement le ton et est un parfait exemple de ce que seront les onze autres morceaux.

 

 "L'homme sans âge"


La voix du rocker est plus belle que jamais, on sent que l'artiste s'est imprégné de chaque syllabe de chaque mot afin de la restituer avec une justesse irréprochable. C'est un travail d'orfèvre, de longue haleine, résultant d'une osmose parfaite entre un artiste qui n'hésite pas à prendre un nouveau virage artistique après 47 ans de métier et un jeune auteur qui n'a pas fini de faire parler de lui... La deuxième plage « Par delà les plaines » est magnifique, c'est celle qui, pour moi, a un « petit plus ». Elle parle de l'émigration...  La musique est très belle, très douce; c'est un morceau qui s'écouterait facilement en boucle. « Sur le toit du monde » évoque la solitude; « Les braves » traite de la liberté bafouée, des innocents face à l'injustice...

 

Comment est né "L'homme sans âge" (1)  


« La première heure » est très solennelle, c'est une véritable prière, une requête pour un homme à la recherche de la lumière et d'une paix intérieure. « Attache-moi » est une ode sublime à son amour, l'amour de sa vie. Le titre de la chanson « Mon homme » est troublant, on n'en saisit pas tout de suite la signification; en fait, c'est un hommage à son père, à ses racines,... Le texte est court mais il frappe juste, il interpelle... « Les bras des femmes » est un vibrant hommage à l'assurance, à l'apaisement qu'ils procurent mais aussi au pouvoir qu'ils peuvent dégager. « La voie des anges », c'est la fin du parcours pour un « lonesome cow-boy » qui attend sa dernière heure... « Lola (veut la lune) », c'est l'histoire d'une pauvre fille en quête d'un bonheur... imaginaire. « Je reviens » est le retour d'un homme vers la femme qu'il a aimée et qu'il aime encore. Enfin, « Gagner l'horizon » est une remise en question, une sorte de bilan qui clôt l'album de fort jolie manière. En conclusion, c'est un très bon album qui, malheureusement, aura passé inaperçu aux récentes « Victoires de la Musique » mais ce blog est là pour réparer cet oubli malencontreux... 10/10, Mister Dick !

 

  Comment est né "L'homme sans âge" (2)




STARSAILOR : « ALL THE PLANS » (Virgin Records/EMI)*****

Voici le quatrième album de Starsailor, formation composée de James Walsh (chant et guitare), James Stelfox (basse), Barry Westhead (piano) et Ben Byrne (batterie), après « Love Is Here » (2001), « Silence Is Easy » (2003) et "On The Outside" (2005). Produit par Steve Osborne (qui s'était déjà occupé de "Love Is Here"), les quatre compères originaires de Chorley en Angleterre proposent, comme dans leur premier opus, une pop romantique après « On The Outside » qui était résolument plus rock. Et ça me plaît vraiment beaucoup. « All The Plans » contient des petites merveilles qui vous donnent la chair de poule. D'abord, le titre d'ouverture « Tell Me It's Not Over » n'est pas mal du tout; que du contraire, ce morceau a de la pêche et le piano de Barry Westhead est bien séduisant. C'est de bon augure pour la suite et on n'est pas déçu. La seconde plage « Boy In Waiting » est un joyau : la voix de James Walsh est splendide et l'orchestration parfaite.

 

"Tell Me It's Not Over"  

 

"Boy In Waiting"    


La suite est toute aussi heureuse : « The Thames » est plaisante, entraînante avec une guitare aux allures folk voire country. « All The Plans » est également une excellente chanson avec une belle ligne mélodique. En tout cas, les quatre premiers morceaux sont impeccables, ce sont des « cartons pleins ». « Neon Sky » est la chanson la plus longue de l'album; là encore, c'est irréprochable. C'est une jolie ballade admirablement bien structurée et James Walsh nous charme de la qualité de sa tessiture. Avec la chanson suivante, « You Never Get What You Deserve », bonjour les frissons ! Instrumentalement, c'est très bien joué, la partition est rondement menée avec maîtrise et beaucoup de talent. La deuxième partie de l'album est du même acabit. La ballade « Hurts Too Much » est émouvante, poignante, interprétée avec énormément de passion. Si les quatre derniers titres retiennent un peu moins l'attention, ils ne sont pas à négliger. La qualité reste de mise, les compositions sont soignées; ce n'est pas étonnant que le groupe ait travaillé longtemps avant d'aboutir à un tel résultat. De ceux-ci, j'extraie « Listen Up », certainement une chanson faite pour le « live », à taper dans ses mains... Un excellent album que je vous recommande et qui existe sous deux formats : le CD « standard » contenant 11 titres et un autre « deluxe » avec 2 CD dont le second reprend six des 11 morceaux du CD 1 en version « acoustique » plus un inédit, « Merry Go Round » qui vaut le détour par sa délicatesse.



BRUCE SPRINGSTEEN : « WORKING ON A DREAM » (COLUMBIA Records)***

Sorti le 27 janvier 2009, "Working On A Dream" est le 16ème album studio du "Boss". Sincèrement, il est loin d'égaler la qualité de « The Rising » (2002). Certes, ce nouvel opus contient de bonnes chansons mais elles ne font pas « frémir » comme celles qu'il avait écrites au lendemain des attentats terroristes qui avaient secoué les Etats-Unis le 11 septembre 2001. Enregistré avec son fidèle groupe « The E Street Band », l'album est dédié à l'un de ses membres, Danny Federici, décédé le 17 avril 2008 à l'âge de 58 ans, qui officiait à l'orgue et, quand la partition l'imposait, jouait de l'accordéon ou du glockenspiel (un instrument de percussion, similaire au xylophone, constitué de lamelles en métal alors que celles de ce dernier sont en bois). La chanson qui donne le titre à l'album a été interprétée pour la toute première fois le 2 novembre 2008 par Bruce Springsteen à Cleveland lors de la campagne présidentielle de Barack Obama. « Working On A Dream » est, bien évidemment, le titre qui « emmène » l'album, celui que l'on entend le plus souvent à la radio.

 

"Working On A Dream"  


La ritournelle est simple, sobre et efficace car elle capte la mémoire collective et se laisse, par exemple, siffloter sous la douche. Heureusement, il y a beaucoup mieux comme la chanson d'ouverture « Outlaw Pete », superbe, qui dure 8 minutes et qui, personnellement, est la meilleure création sur cet album. D'autres morceaux retiennent l'attention : « My Lucky Day », la chanson la plus rythmée de l'album, distille un refrain « facile », répétitif mais terriblement séduisant avec une partition musicale qui met bien en valeur la formation instrumentale qui accompagne le « Boss ».

 

"My Lucky Day"  


Au rayon des bonnes surprises, plaçons la très agréable « This Life », les gentilles ballades « Queen Of The Supermarket » et « The Last Carnival », encore plus dépouillé, avec une guitare sèche et de jolis chœurs en clôture, « Good Eye », un bon vieux blues poussiéreux que John Lee Hooker lui-même n'aurait pas renié, « Tomorrow Never Knows », du pur country, bien fait, tellement bien chanté que l'on regrette que ce soit si court (2 minutes 14), ainsi que l'inédite « The Wrestler », la chanson du film qui salue le retour au premier plan de Mickey Rourke. Produit et arrangé par Brendan O' Brien qui en est à sa 4ème collaboration avec Sprinsteen après « The Rising » (2002), « Devils and Dust » (2005) et « Magic » (2007), les sessions se sont déroulées durant les breaks de la tournée de promotion du précédent album. Bruce Springsteen sera de passage en France le 16 juillet prochain à Carhaix au « Festival des Vieilles Charrues ».



ROLANDO VILLAZON : « HANDEL » (Deutsche Grammophon)******

Pour commémorer le 250ème anniversaire de la mort de Georg Friedrich Haendel, Rolando Villazon consacre son nouvel album à 15 airs issus de quatre opéras de l'illustre compositeur allemand (1685-1759) : « Tamerlano », « Rodelinda », « Xerxès », « Ariodante » et d'un oratorio, « La Resurrezione ». L'initiative entreprise par le Ténor dont on connaît l'éclat et la puissance de la voix, peut paraître surprenante voire hasardeuse. Comment a-t-il pu s'intéresser à cette musique baroque du XVIIIème siècle ? Le gentil bougre avoue que c'est en achetant un disque de Cecilia Bartoli chantant du Vivaldi que l'idée lui est venue. En tout cas, je lui accorde une mention « très bien » car Rolando Villazon a exploré une nouvelle technique de chant afin que sa voix convienne à la musique baroque. L'opportunité se présenta lorsqu'il fit la rencontre d'Emmanuelle Haïm, la talentueuse claveciniste et chef d'orchestre. Elle le convainquit d'enregistrer un CD d'œuvres de Monteverdi (célèbre compositeur italien connu notamment pour « L'Orfeo » qui est considéré comme étant le premier opéra et dont les compositions se situent à la charnière de la Renaissance et de la musique baroque). L'artiste mexicain a donc décidé d'innover en s'attaquant au répertoire baroque et pour un coup d'essai, c'est un coup de maître. Pour ce projet audacieux, il s'est associé à Paul Mc Creesh et à ses Gabrieli Players qui sont des spécialistes dans ce genre en Grande-Bretagne.

 

Vidéo promo de l'album (extraits)  


Le Ténor n'a pas lésiné sur le travail, sur la « rééducation » de sa voix dont il a découvert de nouvelles couleurs mais laissons-le plutôt s'exprimer : "Si j'avais le sentiment d'avoir besoin de limiter ma technique pour chanter cette musique, cela reviendrait à dire: "Pour chanter ce répertoire, il faut avoir des moyens limités." Mais je ne vois pas les choses ainsi. L'énergie dont on a besoin pour le répertoire baroque est la même que pour la musique ultérieure, l'intensité est la même, et il faut songer tout autant aux couleurs vocales." Rolando Villazon et Paul Mc Creesh ont « épluché » de nombreux airs pour ténor d'Haendel et parmi ceux qu'ils ont choisis, plusieurs ne sont pas du tout destinés à la voix de ténor car ils sont écrits dans le grave et ne conviennent pas à une voix brillante et puissante comme celle de Rolando. Dans ce CD, Rolando interprète des airs de mezzo tels « Dopo notte » et « Scherza, infida » (extraits d' « Ariodante »), « Ombra mai fu », « Più che penso » et « Crude furie » de « Xerxès », les autres morceaux étant tous écrits pour ténor. Et puis il y a surtout les airs fabuleux de Bajazet dans « Tamerlano », notamment celui de sa mort, dans lesquels Rolando Villazon nous démontre toute l'étendue de son registre vocal et on a vraiment la nette impression qu'à certains passages, il prend son souffle pour la dernière fois... Un disque exceptionnel pour un Ténor qui l'est tout autant !

Par BERNIE - Publié dans : MUSIC'S NEWS - Communauté : Musiques
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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 13:41




 AUTHENDICK

Bille 1 tracklist

  • 1. Pour que vivent les hommes
  • 2. Le Montana
  • 3. Faire un pont «Country Roads»
  • 4. Je pense à toi
  • 5. Tu n'es plus là «Blue Bayou»
  • 6. Y'en a marre de ce western «Rider In The Rain»
  • 7. Rien que toi "You'll Never Walk Alone"
  • 8. Medley :Twist à Saint-Tropez/C'est pas sérieux "Theme For A Dream"/Est-ce que tu le sais ? « What'd I Say ? »
  • 9. Oh Lady
  • 10. Je continue mon rock'n'slow «Rollin' With The Flow»
  • 11. Roule pas sur le Rivers "Proud Mary"
  • 12. Les yeux d'une femme «Twilight Time»
  • 13. Cinderella
  • 14. Nice Baie des Anges

 Bonus

  • 15. Twist à Saint-Tropez (version live inédite)

 

Bille 2 tracklist

  • 1. Plein soleil
  • 2. Oh Maman merci!
  • 3. Not Fade Away
  • 4. Mauvaise fille
  • 5. Maman n'aime pas ma musique «Mama Sure Could Swing A Deal»
  • 6. La dernière chanson
  • 7. Rip It Up
  • 8. Keep A Knocking
  • 9. Hound Dog

 Bonus

  • 10. Ma p'tite amie est vache (version live inédite) « Mean Woman Blues »
  • 11. Sois pas cruelle (version live inédite) « Don't Be Cruel »
  • 12. Faire un pont (version live inédite) « Country Roads »

 Enregistré à Bobino les 23 et 24 novembre 1995

 

 

MUSICIENS : 

Henry Spinetti :

Batterie

Keith Lentin :

Basse

Chris Spedding :

Guitares

Alain Labacci :

Guitares et choeurs

Slim Batteux :

Orgue Hammond et chœurs

Luc Bertin :

Piano, synthétiseurs, chœurs et percussions


"Pour que vivent les hommes"

"Le Montana"
 

Au cours de cet excellent « live », Dick Rivers fait la part belle à son très bon album « Plein soleil », paru en 1995, duquel il n'extirpe pas moins de 7 chansons : sur le premier CD, la chanson d'ouverture « Pour que vivent les hommes », « Le Montana » et « Je pense à toi »; sur le deuxième, « Plein soleil », la formidable « Oh Maman merci ! », « Mauvaise fille » et « La dernière chanson », sublime. De plus, Dick a su s'entourer de la « crème » de musiciens comme vous pourrez le découvrir plus en détail dans la seconde partie de cet article.


Après les deux nouvelles chansons interprétées en début de spectacle, Dick enchaîne sur un classique : « Faire un pont » tiré de son album « Mississippi River's » paru en 1975 et adapté d'un original de John Denver (« Take Me Home, Country Roads ») sorti en 1971. Le texte en français est signé Serge Koolenn (qui fit partie du groupe « Il était une fois »), fidèle parolier de Dick dans les années 70 et début des années 80, que l'on retrouve également à l'origine de « Y'en a marre de ce western » (« Rider In The Rain » de Randy Newman), de son album « De luxe » (1979), « Je continue mon rock'n'slow » (« Rollin' With The Flow » de Jerry Hayes pour Charlie Rich en 1977), de l'album du même titre (1978) sur lequel figure également « Roule pas sur le Rivers » (« Proud Mary » de John Fogerty pour son légendaire groupe Creedence Clearwater Revival sur l'album « Bayou Country » en 1969), « Cinderella » tirée de « Sans légende » (1982) et, sur le deuxième CD, « Maman n'aime pas ma musique » (« Mama Sure Could Swing A Deal » d'Albert Hammond et Mike Hazlewood) extrait du 30 cm « Rock'n'roll Star » (1974) et que Dick reprend sous son titre original dans un album entièrement en anglais intitulé « Dick Rivers Connection » (1975).

   

"Faire un pont"


Après « Faire un pont », Dick continue avec « Je pense à toi », une perle de son dernier album, dont Patrick Coutin (le créateur du sulfureux « J'aime regarder les filles » en 1981 et qui fut le producteur de plusieurs disques de Dick) est co-auteur (il l'est également sur « Pour que vivent les hommes » et il a composé la musique et le texte de « Oh Maman merci ! »). Suivent ensuite « Tu n'es plus là », une cover du très connu « Blue Bayou » de Roy Orbison et « Rien que toi » (toutes les deux sur l'album du même titre en 1964), qui succède à « Y'en a marre de ce western », une adaptation de « You'll Never Walk Alone », une chanson écrite par Oscar Hammerstein et Richard Rodgers qui fut chantée par de nombreux célèbres artistes tels, entre autres, Frank Sinatra (1945 et 1963), Mario Lanza (1950), Nina Simone (1959), Shirley Bassey (1962), Ray Charles (1963), Elvis Presley (1967 et 1971) et plus récemment par les 3 Ténors (1998), Johnny Cash (2003) et Alicia Keys (2005). Par après, Dick revient sur son époque « Chats Sauvages » avec un petit medley qui permet à une petite partie de son public de se réveiller : « Twist à Saint-Tropez », « C'est pas sérieux », avec une adaptation de Vline Buggy, et surtout « Est-ce que tu le sais », « What'd I Say » de Ray Charles (issus du premier album sorti le 2 octobre 1961) précèdent « Oh Lady ! » du second 25 cm, paru l'année suivante, pour laquelle Jean-Pierre Bourtayre a composé la musique.

 

"Roule"

Pour clore cette première partie, Dick nous propose, entrecoupés par « Cinderella », « Les yeux d'une femme » (de son album spécial 6 titres « Rock'n'roll poète » paru en 1983 dont le texte est de Didier Barbelivien, une cover de « Twilight Time », créée en 1944, que les « Platters » reprirent à leur répertoire en 1958) et son super tube « Nice Baie des Anges », un original de Didier Barbelivien et Michel Héron, sorti en 1984.

"Nice baie des anges"

 

"Oh Maman merci"

Sur le second CD, 4 des 6 chansons, avant le final « rock'n'roll », sont tirées de son album « Plein soleil » avec une mention spéciale pour le fabuleux blues « Oh Maman merci ! » de Patrick Coutin. Sont intercalées « Not Fade Away » (de « Dick'n'roll » en 1971) écrite en 1957 par Norman Petty et Charles Hardin pour « The Crickets » dont le chanteur était un certain... Buddy Holly et l'incontournable « Maman n'aime pas ma musique » dont Dick ne peut se passer à chacun de ses concerts... Dick termine donc son récital par trois rocks mythiques : « Rip It Up » de Robert A. Blackwell et John S. Marascalco que Bill Haley & The Comets ainsi que Little Richard enregistrèrent en 1956, « Keep A Knocking », encore un standard de Little Richard avec lequel il fit un malheur en 1957 et « Hound Dog », de la paire Leiber et Stoller, que le « King » Elvis Presley fit entrer dans la légende en 1956.


Des « Bonus », on retiendra essentiellement « Ma p'tite amie est vache », que Dick chantait avec les Chats Sauvages en 1961, adapté de « Mean Woman Blues » que Claude De Metrius composa pour le film « Loving You » avec Elvis Presley en 1957 et « Sois pas cruelle » (« Don't Be Cruel » d'Otis Blackwell et Elvis Presley en 1956), de l'album « Rock'n'roll Star » en 1974, dont le texte fut écrit par... Georges Ulmer !

"Not Fade Away"

 

LES MUSICIENS

Henry Spinetti est un très grand batteur. Il a joué, entre autres, dans des albums d'Eric Clapton,  de Bob Dylan, George Harrison, Paul Mc Cartney, Leo Sayer et il a également participé à la session d'enregistrement du fameux tube « Baker Street » de Gerry Rafferty. Il a fait des tournées en 1984, 1985 et 1990 avec Tina Turner, en 1993 et 1995 avec Eric Clapton ainsi qu'avec Bill Wyman et Procol Harum.

Keith Lentin est d'origine sud-africaine et connaît très bien Chris Spedding pour l'avoir accompagné dans son propre groupe. Il a travaillé avec Blondie Chaplin, un autre musicien sud-africain célèbre pour avoir fait un bref passage au début des années 70 au sein des « Beach Boys ». Il a fait également partie du groupe « The Parlor Dogs » avec lequel il a sorti un très bon album intitulé « Social Harem » où il joue de plusieurs instruments : basse, guitare et claviers. Son style de musique est le Rock'n'roll mixé avec de la Folk Country, normal que Dick ait songé à lui pour cet enregistrement « live »...

Chris Spedding est également une référence dans le milieu musical anglais. Il a enregistré une dizaine d'albums solo et s'est illustré avec plusieurs grands artistes tels que John Cale, Bryan Ferry ainsi qu'avec son groupe « Roxy Music », Brian Eno, Paul Mc Cartney et Elton John. Il a été le producteur des « Sex Pistols » lors de leurs débuts, en 1976. Il a exploité ses talents pour les deux autres grands du Rock français, Johnny Hallyday (pour son album « Gang » en 1985) et Eddy Mitchell pour lequel il a apporté son concours dans son dernier album « Jambalaya » en 2006.

Alain Labacci a, quant à lui, travaillé pour Louis Chedid (« Balbutiements », 1973), Alain Bashung (« Romans photos », 1977) Michel Jonasz (« La Nouvelle Vie », 1977), Renaud (« Laisse béton », 1977), Patrick Juvet (un album « live », 1980), Didier Marouani (« Années laser », 1984), Jacques Dutronc (« Merde in France » et « CQFD », 1984). Il a figuré également dans les chœurs d'Eddy Mitchell pour l'album « 20 ans Eddy Mitchell Olympia » en 1980 ainsi que dans ceux de Renaud pour ses spectacles au Zénith en 1988. En tant que compositeur, il s'est signalé aux côtés de Pierre Delanoë et Claude Lemesle dans « Ma dernière chanson pour toi » pour Joe Dassin en 1974.

Slim Batteux a promené sa silhouette d'indien un peu partout (il a d'ailleurs écrit un livre « Je parle Sioux/Lakota » et enseigne cette langue dans diverses associations en France) aussi bien en studio que sur scène pour accompagner Hugues Aufray, Bill Deraime, Alain Souchon, Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Patricia Kaas, Véronique Sanson, Michel Jonasz, Dany Brillant... en tant qu'organiste/chanteur. Il a participé au concept « Autour du Blues » qui a vu naître deux doubles albums avec, entre autres, Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldman, Michael Jones et Paul Personne.

Luc Bertin est un « intime » de Slim Batteux et d'Alain Labacci car ils jouent souvent ensemble. D'ailleurs, il a fait partie de l'aventure « Autour du Blues ». Il a également accompagné son copain Alain dans les chœurs lors de récitals d'Eddy Mitchell et de Renaud. Inconditionnel de Jazz et de Blues, Luc Bertin se produit souvent sur scène à Paris et notamment au Café-concert « L'Utopia », rue de l'Ouest 79, dans le 14ème arrondissement où il est à l'affiche avec Basile Leroux les samedis 21 mars et 18 avril 2009 à 22 heures. Si vous voulez passer un chouette week-end de bonne musique dans la capitale française, n'hésitez pas, réservez ces dates dans votre agenda et en plus, l'entrée est gratuite...

Qu'on le surnomme humoristiquement « Le Nosferatu du Rock » ou « Le Vampire du Rock », Dick Rivers est l'une des plus belles voix de la Chanson Française. A près de 64 balais (il les fêtera le 24 avril), il n'hésite pas à se « renouveler »; comme preuve, son dernier album paru en juin 2008, « L'homme sans âge » écrit de la plume d'un auteur-compositeur de la nouvelle génération : Joseph d'Anvers. J'y reviendrai prochainement...

 

PROLONGEZ VOTRE PLAISIR AVEC...

 CD « en concert au Capitole » sorti en juin 2007

Label : Believe/Mouche Records

 

Tracklist

  • 1. Jericho
  • 2. Ton prénom je l'aime
  • 3. Tu n'es plus là
  • 4. Je croyais
  • 5. Ne lui dis rien
  • 6. Rien que toi
  • 7. Viens tout connaître
  • 8. Je ne peux pas t'oublier
  • 9. Oh Lady
  • 10. C'est pas sérieux
  • 11. Reviens-moi
  • 12. Je continue mon rock'n'slow
  • 13. Faire un pont
  • 14. Je ne suis plus rien sans toi
  • 15. Medley rock'n'roll: Rip It Up/Love Me/Johnny B. Goode
  • 16. Viens me faire oublier
  • 17. Maman n'aime pas ma musique

  DVD "en concert au Capitole de Québec" (2008) 

Premier live de Dick Rivers en DVD contenant en bonus le making of de l'album éponyme paru en 2006. Durée 61'

 

Tracklist 

  • 1. Jericho
  • 2. Tu n'es plus là
  • 3. Je croyais
  • 4. Rien que toi
  • 5. Viens tout connaître
  • 6. Oh Lady
  • 7. C'est pas sérieux
  • 8. Je continue mon rock'n'slow
  • 9. Je ne suis plus rien sans toi
  • 10. Medley rock'n'roll: Rip It Up/Love Me/Johnny B. Goode
  • 11. Viens me faire oublier
  • 12. Maman n'aime pas ma musique

 

Le lien avec Claude François !

 

Le véritable lien qui unit Claude François à Dick Rivers est l'adaptation par tous les deux du fameux hit « Proud Mary », du groupe « The Creedence Clearwater Revival », composé par John Fogerty. Cette chanson « Country/Rock » est exceptionnelle dans le répertoire de Cloclo qui avait repris également, dans le même style de musique, « Six Days On The Road » (« Six jours sur la route »). Dès sa sortie début 1969, Cloclo s'accapare les droits pour en faire une version française qui sort d'abord en 45 tours en avril et puis en juillet sur l'album qui inclut « Un monde de musique », « Les moulins de mon cœur », « Cherche » et « Rêveries », un des meilleurs qu'il ait enregistrés. Quoiqu'en disent les puristes, cette adaptation n'est pas du tout à renier. Que du contraire, Claude François s'en sort très bien, une fois de plus, dans sa conduite vocale et le texte français écrit par Vline Buggy lui sied parfaitement. L'orchestration, par contre, est plus en phase avec le « style Claude François » : cuivres à profusion très présents (essentiellement des trompettes), percussions variées.

 

Claude François : "Roule"


L'adaptation de Dick en 1978 est beaucoup plus proche de l'original où une très nette préférence instrumentale est accordée aux guitares. Cette dernière n'est pas meilleure que celle de Claude François, elle est tout simplement différente, le rythme étant similaire. Johnny Hallyday reprend également la chanson sur son album « Destination Vegas » en 1996 avec, évidemment, une interprétation beaucoup plus « musclée ». Cependant, il faut bien avouer que la prestation la plus spectaculaire de « Proud Mary » sur scène revient à... Tina Turner ! L'énergie qu'elle déploie sur cette chanson est époustouflante ! Un grand moment que je vous ferai bientôt revivre...

Par BERNIE - Publié dans : ON STAGE - Communauté : Vous chantez! et bien dansez !
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  • : 28/10/2007
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  • : Biographies d'artistes et liens avec Claude François - Récits sur Claude François - Critiques personnelles de CD (collection propre) traitant les genres suivants : Musique Classique, Pop, Rock, Jazz, Soul, Funk, Disco, Rythm'n'blues, Blues, Chansons Françaises et Musiques de Films
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