Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 18:21

 


Voici la bio et la disco d'un géant de la soul : Marvin Gaye. Né le 2 avril 1939 à Washington, le petit Marvin Pentz Gay Jr est confronté, très jeune, à des violences que son père, pourtant pasteur, lui administre régulièrement. Il va en souffrir pendant toute sa vie pour en être finalement la victime... Sa mère va, par contre, compenser par son affection et s'attachera à lui enseigner les principes fondamentaux de bonne conduite. Très rapidement, il trouve dans le chant et la musique une sortie de secours à ses déboires familiaux. Il s'initie au piano et à la batterie tout en travaillant une voix dont il découvrira peu à peu l'incroyable tessiture. Adolescent, il fait partie de plusieurs groupes et c'est avec « The Marquees » qu'il commence à percer. En 1957, Marvin collabore à l'enregistrement du fameux « I'm Sorry » de Bo Diddley et signe un contrat chez le label « Okeh ». Il rencontre Harvey Fuqua, producteur de disques et à la base du groupe « The Moonglows ». Harvey croit en Marvin qui intègre la formation en 1959 afin de lui donner un nouveau souffle. Mais Fuqua a d'autres ambitions motivées, il est vrai, par sa relation amoureuse avec Gnew Gordy, la sœur de Berry Gordy, père fondateur de la célèbre maison de disques « Tamla Motown ». Harvey plante Marvin pour rejoindre logiquement la mythique major. Ce dernier s'empresse de suivre le même chemin. Il se sépare des « Marquees » et se rend à Detroit où il devient le batteur de Smokey Robinson et « The Miracles » qui viennent de triompher avec « Stop Arround ». Marvin débute véritablement sa carrière solo en 1961 avec "Let Your Conscience Be Your Guide"  et enchaîne avec un premier album "The Soulful Moods of Marvin" qui sort le 8 juin.

 

 

Mais c'est surtout en 1962 qu'il connaît son premier grand succès avec "Stubborn King of Fellow", issu de l'album portant le même titre,  qui lui permet de se classer dans le Top des meilleures ventes.

"Stubborn King of Fellow"

Côté cœur, Marvin fréquente une autre sœur du boss Gordy, Anna qu'il épouse en 1963. Côté musique, les succès se suivent et se ressemblent avec "Pride and Joy" qui atteint la 10ème place au Billboard en juillet 1963 et "Can't I Get A Witness", n° 22 en décembre de la même année. Marvin reste cependant les pieds sur terre et garde au fond de son cœur les valeurs que sa mère lui a inculquées. Il les renforce en décidant d'adopter un petit garçon. En avril 1964, il reprend des « covers » de jazz et de soul dans un album intitulé « When I'm Alone, I Cry » avec notamment « I'll Be Around » et « Because Of You ».

 

 

Fin 1964, il renouvelle l'expérience avec « Hello Broadway » où l'on détecte chez Marvin l'irrésistible envie de se frotter à des monstres sacrés tels Nat King Cole et Frank Sinatra.

 

« How Sweet It Is to Be Loved by You », produit par le trio magique Holland-Dozier-Holland, sort en janvier 1965 et confirme le chanteur dans son succès croissant.


Le 1er novembre 1965, il rend hommage à son idole Nat King Cole décédé le 15 février dernier en publiant un album de reprises « A Tribute To The Great Nat King Cole » avec, principalement, « Nature Boy », « Too Young », « Pretend », « Mona Lisa » et bien évidemment « Unforgettable ».

 

Marvin ne se repose pas sur ses lauriers et édite, le 23 mai 1966, son septième album « Moods Of Marvin Gaye » avec deux titres particulièrement forts : « I'll Be Doggone » et « Ain't That Peculiar » qui seront deux numéros 1 Rhythm'n'blues.

 

« Ain't That Peculiar »


Sa carrière prend un nouvel essor par son choix d'interpréter de nouvelles chansons en duo notamment avec Mary Wells (qui avait déjà enregistré un album de duos avec Marvin, « Together », sorti le 15 avril 1964), Oma Heard, Kim Weston avec qui il enregistre un 33 tours « Take Two » paru le 25 août 1966 et  surtout Tammi Terrell avec qui il obtient un formidable « hit » en 1967 avec le fantastique "Ain't No Mountain High Enough" (n°19 en juillet 1967) extrait de l'album « United » sorti le 29 août.

 

   

 

"Ain't No Mountain High Enough" (avec Tammi Terrell)


Leur amitié et leur complicité se poursuivent avec la sortie d'un second album de chansons en duo intitulé « You're All I Need » en août 1968.

Au cours de la même année, Marvin s'associe avec le producteur des « Temptations », Norman Whitfield (décédé le 16 septembre 2008 à l'âge de 68 ans) pour enregistrer l'un de ses plus gros tubes : "I Heard It Through The Grapevine" (de l'album « In The Groove ») qui devient n° 1 en décembre 1968.  

 

"I Heard It Through The Grapevine"

Marvin continue son irrésistible ascension avec « M.P.G. » (les initiales de son véritable nom Marvin Pentz Gay Jr) qui deviendra l'album le mieux vendu de sa discographie des années 60. Paru le 30 avril 1969, il se classe à la 33ème position du Billboard et propulse un titre n° 1 dans les Charts Rhythm'n'blues avec "Too Busy Thinking About My Baby".

 

 

Ensuite, Marvin et Tammi Terrell se retrouvent pour l'enregistrement d'un troisième album de duos : « Easy » qui paraît le 16 septembre 1969.  

 

Début janvier 1970, il enchaîne avec « That's the Way Love Is » dont se démarquent sa cover de « Yesterday » des Beatles et "Abraham, Martin & John", une chanson composée par Dick Holler en hommage à Abraham Lincoln, Martin Luther King et John F. Kennedy, qui atteint la 9ème place en juin dans le hit parade anglais.

 

Malheureusement, tout bascule en 1970 avec la disparition de Tammi Terrell qui l'affecte énormément tout comme ses problèmes sentimentaux avec Anna. Terriblement marqué par ces épreuves, Marvin sera tenté de mettre fin à ses jours. C'est encore une fois la musique qui vient le sauver avec l'enregistrement d'un nouvel « album concept » en 1971 dont trois chansons, qui le composent, obtiennent, successivement, un égal succès : "What's Going On" (du nom de l'album), "Inner City Blues" et "Mercy Mercy Me" . De par les textes des chansons qui illustrent cet album mémorable, Marvin se penche sur les combats qui font rage au Vietnam et interpelle les mentalités sur les revendications pour les droits civiques.

 

"What's Going On"

Très ancré dans sa quête d'une nouvelle philosophie, Marvin sort "Let's Get It On" en 1973 et confirme sa place dans le cercle privé des « parrains » de la soul. Ce nouvel album s'inscrit dans un contexte plus « sirupeux » que le précédent, axé sur sa relation extraconjugale avec une jeune fille de 17 ans (alors qu'il en a le double). Evidemment, cette infidélité se traduit par un divorce pour lequel Anna touche la modique somme de 600.000 $. Une ère de troubles et de déchéance commence alors avec l'alcool et la drogue qui feront partie du quotidien du chanteur.

 

"Let's Get It On" en "live" en 1976

Le 19 juin 1974, un album « live » (« Marvin Gaye, Live ! ») sort et propose un concert enregistré au Coliseum d'Oakland le 4 janvier 1974. 

 

 

"Inner City Blues"

Au bord du désastre financier, Marvin continue sa carrière et fait paraître, en 1976, "I Want You" qui ne recueille pas le succès escompté.

 

 

En mars 1977, Marvin renoue avec le succès et fait un tabac avec son disque "Marvin GAYE Live At The London Palladium" qui contient le fabuleux titre disco "Got To Give It Up Part.1" avec lequel il décroche un dernier n° 1.  

 

"Got To Give It Up Part.1"


En décembre 1978, c'est "Here, My Dear" qu'il choisit comme titre de son nouvel album, en référence à son ex-épouse, dont les droits lui seront intégralement reversés. Toujours habité de ses démons, l'alcool et la drogue, Marvin décide de ne plus se produire sur scène.


Après un ultime album "In Our Lifetime" (1981) réalisé pour la Motown, Marvin Gaye s'enfuit des Etats-Unis pour s'installer en Belgique, à Ostende où il se ressource, où il réapprend avec soulagement à redevenir un homme comme les autres en se fondant, avec complaisance, dans la mentalité et la gouaillerie  de la population locale. Loin de ses terres, Marvin a pourtant toujours envie de créer et il a besoin à nouveau de faire de la musique. Il fait donc appel à Harvey Fuqua et à Gordon Banks pour l'aider à concevoir et à superviser un nouvel album... qui sera son testament.

 

En octobre 1982 sort "Midnight Love", enregistré dans les Studios Katy de Marc Aryan à Ohain, d'où s'extraient « Turn On Some Music », « Third World Girl », mais surtout le fantastique « Sexual Healing » pour lequel il reçoit deux Grammy Awards en 1983.

 

« Sexual Healing »

Motivé par ce regain de popularité, il accepte de repartir en tournée mais sa dépendance à la cocaïne lui vaut de nouveaux désagréments et ses prestations sur scène s'en ressentent. Deux ans après avoir séjourné dans la Reine des Plages, Marvin repart à Los Angeles pour vivre chez ses parents. Le 1er avril 1984, au cours d'une violente altercation avec son père, Marvin est abattu par celui-ci de deux balles de revolver. Il devait fêter ses 45 ans le lendemain... 

Le lien avec Claude François !

« Tu es tout pour moi » est l'adaptation de « You Are Everything » interprétée par Marvin Gaye en duo avec Diana Ross et classée n° 5 dans le Top anglais. L'original est tiré de l'album « Diana & Marvin » paru le 26 octobre 1973.

 

 

« You Are Everything »

Composée au départ par Thom Bell et Linda Creed, la chanson plaît immédiatement à Cloclo qui charge le fidèle Eddy Marnay d'écrire la version française qui, bien que nantie d'une orchestration de qualité et d'une interprétation parfaite de l'idole, passera quasi inaperçue pour ne figurer qu'en dernière plage de l'album « Le mal aimé » enregistré pour l'été 1974...

 

 

« Tu es tout pour moi » 
Par BERNIE - Publié dans : The Kings Of Soul - Communauté : Toutes les musiques
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 20:25

Je vous emmène dans un nouveau voyage musical à travers le temps avec...

Alibert et Jenny Hélia : « J'ai rêvé d'une fleur » (1932) : chanson extraite de l'opérette marseillaise « Au pays du Soleil » avec des paroles de René Sarvil sur une musique de Vincent Scotto.  Né en 1889, Henri Allibert monte à Paris à l'âge de 19 ans. C'est après la Première Guerre Mondiale qu'il s'affirme comme fantaisiste et fait disparaître son prénom pour se faire appeler tout simplement Alibert. Il connaît le succès à partir de 1928 au moment où il enregistre une chanson de son beau-père Vincent Scotto : « Mon Paris ». Il va jouer dans plusieurs opérettes : « Elle est à vous » (1929), « Au pays du Soleil » (1932), « Les arènes joyeuses », « Trois de la marine » (1934), « Un de la Canebière » (1935) et « Les gangsters du Château d'If » (1936). Il est encore à l'affiche d'autres œuvres durant le second conflit mondial : « Ma belle Marseillaise » (1940), « Le Port du Soleil » (1941), « Les Gauchos de Marseille » (1943)...  A partir de 1945, quelque peu délaissé par le public, il réoriente sa carrière vers la composition et devient directeur du « Théâtre des Deux-Ânes ». Il décède en 1951 à l'âge de 62 ans. Jenny Hélia, quant à elle, nous a quittés en 1992, à l'âge de 86 ans. Elle commence à chanter à l'âge de 8 ans et à 16 ans, elle interprète des petits rôles dans les revues marseillaises de l'Alcazar. C'est Alibert qui la repère afin qu'elle joue à ses côtés dans « Au pays du Soleil ». Actrice de premier plan durant les années 30, sa filmographie comprend notamment « L'aiglon » de Victor Tourjansky (1931), « Tartarin de Tarascon » de Raymond Bernard (1934), « La bête humaine » de Jean Renoir, « Un de la Canebière » de René Pujol (1938). Elle reprend sa carrière après la Seconde Guerre Mondiale dans « Le Gardian » de Jean de Marguenat (1945), « L'école buissonnière » (1948) et « La belle que voilà » (1949) de Jean-Paul Le Chanois. Durant les années 50, elle est notamment à l'affiche de « Manon des sources » de Marcel Pagnol (1952) et d' « Honoré de Marseille » de Maurice Régamey (1956). Elle tourne son dernier film en 1967 dans « Ce sacré grand-père » sous la direction de Jacques Poitrenaud.  

 

Lucienne Boyer : « Mon cœur est un violon » (1945) : née à Paris en 1901, elle est tout d'abord modiste comme le fut sa mère. Elle fait ses débuts dans la chanson en 1916-1917 et aboutit au Concert Mayol où elle se fait remarquer par le producteur américain Lee Schubert qui l'engage pour une tournée de 9 mois. Elle deviendra très populaire aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. Elle revient à Paris en 1928 et enregistre son premier disque « Tu me demandes si je t'aime ». Son premier grand succès sera « Parlez-moi d'amour » en 1930 suivi par d'autres comme « Un amour comme le nôtre », « Sans toi », « Si petite », « Les prénoms effacés »... et « Mon cœur est un violon ». Mais avant ce nouveau « tube », elle repart en 1934 pour chanter au Rainbow Room et au Little Theater de la 44ème Rue à New-York. Son cœur se partagera entre la France et les Etats-Unis et elle effectuera de nombreux aller et retour en compagnie de Jacques Pills, son second mari. Elle continuera sa carrière jusqu'au tout début des années 60 pour ne plus réapparaître qu'en 1976 à l'Olympia avec sa fille Jacqueline où elle interprétera ses plus belles chansons dont « Parlez-moi d'amour » et « Mon cœur est un violon » qu'elle chantera également en duo avec Claude François, à sa demande exceptionnelle, au cours de son émission « La bande à Cloclo » du 11 juillet 1976. Elle décède à Paris le 6 décembre 1983.  

 

   

Francis Lemarque : « Marjolaine » (1957) : auteur de près de 400 chansons, Francis naît le 25 novembre 1917 à Paris dans un petit deux pièces au-dessus du bal des Trois Colonnes. Son frère Maurice et sa sœur Rachel complètent une famille modeste dont la mère est lituanienne et le père, d'origine polonaise, exerce le métier de tailleur pour dames. Il quitte très tôt l'école pour travailler en usine à l'âge de 11 ans. Marqué par l'ambiance des bals musette, Maurice et Francis forme un duo « Les frères Marc » et font la connaissance de Jacques Prévert. Joseph Kosma les accompagnera même comme pianiste à leurs débuts. En 1940, il rencontre Jacques Canetti qui devient son imprésario et entreprend quelques tournées en Afrique du Nord avec Django Reinhardt. Ayant déjà perdu son père en 1933, il a la douleur d'apprendre la mort de sa mère déportée à Auschwitz en 1943. Au lendemain de la guerre, Francis Lemarque commence sa carrière de chansonnier dans des cabarets de Saint-Germain-des-Prés. Il se marie en 1946 et assiste pour la première fois à un spectacle d'Yves Montand dont il fait la connaissance par l'entremise de Jacques Prévert. Montand est conquis par le talent d'écriture de Francis et décide rapidement d'interpréter ses compositions : « Je vais à pied », « Ma douce vallée », « Bal petit bal »... parmi la trentaine de chansons que Francis lui dédie. Dans les années 50, sa popularité s'affirme et il sera même censuré pour sa chanson « Quand un soldat ». Pas atteint du tout par la vague « Yé Yé », Francis Lemarque passe allègrement les années 60 et parvient à rester dans la mémoire collective par ses fréquents passages à la télévision et à ses nombreuses tournées qui, dès le début de la décennie suivante, seront axées sur un concept appelé « Paris Populi » composé de chansons et de séquences vidéo. L'Académie Charles Cros lui décerne d'ailleurs un Grand Prix pour ce spectacle en 1973 auquel j'ai assisté au Palais des Beaux-Arts de Charleroi le 19 février 1979. Ensuite, il collabore avec Romain Didier sur plusieurs albums et fête ses 75 ans dans un des plus célèbres bals de Paris, le Balajo, dans la rue de son enfance. Il se produit une dernière fois pour deux récitals en octobre 1998 au Théâtre de l'Est Parisien. Il s'éteint le 20 avril 2002 à la Varenne Saint-Hilaire, dans sa demeure des bords de Marne, où il résidait depuis les années 50.

   

 

Gilles Dreu : « Alouette-Alouette » (1968) : né à Dreux dont il tirera son nom d'artiste (sans le « x » qu'il trouvait disgracieux), le petit Gilles accompagne ses parents en Afrique avant de s'établir à Marseille au début des années 50. Attiré par le sport, il délaisse les études au profit du rugby, de l'athlétisme, de la lutte gréco-romaine et de la natation. Il veut devenir professeur en éducation physique. Déporté en Algérie durant son service militaire, il monte pour la première fois sur les planches à Oran pour y gagner un concours de chant en interprétant « Quand on n'a que l'amour » de Jacques Brel. Dans les années 60, il débute au « Tire-Bouchon » et pour se présenter, il se nomme « Dreux »... dont il abandonnera la dernière lettre. Son charisme et sa voix chaude sont ses alliés dans ses périples de cabaret en cabaret. Il rencontre Bernard Dimay, François Deguelt et fréquente un jeune débutant promis à une très belle carrière : Serge Lama. Il signe un contrat chez « Riviera » en 1962 et enregistre 3 45 tours « 4 pistes » qui ne rencontreront pas le succès escompté. En 1966, Hugues Aufray lui propose d'adopter un autre style musical. « Viva Zapata » se fait plus entendre mais c'est surtout « Alouette-Alouette » qui décroche la timbale en 1968. Les portes de l'Olympia s'ouvrent devant lui et il assure la première partie d'Yvan Rebroff. Il étoffe son répertoire avec d'autres belles chansons telles « Pourquoi Bon Dieu », « La Mégère apprivoisée », « Ma mère me disait », « Moïse » (qu'il chante avec Nicole Croisille), « Descendez l'escalier »... En 1970, il fait « Bobino » avec Marie Laforêt et investit dans un camp de loisirs dans les Yvelines avec Gérard Klein en 1973. Il y laissera beaucoup d'argent ! Il parvient à se « renflouer » en devenant animateur d'une émission à Télé Monte-Carlo où il présente « Jamais Dreu sans toi » dans laquelle il reçoit aussi bien Johnny Hallyday que... Raymond Poulidor ! Il entreprend de nombreuses tournées en Belgique, en Suisse, au Québec et également dans quelques pays africains. Les années 80 sont plus discrètes, il prend la direction du département « Communication » à la station thermale de Vichy mais n'abandonne pas la chanson pour autant. Il écrit un livre et sort une compilation de ses succès chez « Carrère » qui lui permet de se faire inviter par le « gotha » des animateurs télé de l'époque : Drucker, Sabatier, Sébastien et Martin.  La dernière décennie du XXème siècle est agrémentée de concerts mais aussi de 2 albums : « Terre de lumière » et « Les chansons de mes 20 ans » qu'il écume chez Pascal Sevran. Son dernier enregistrement « Chanter pour elle » remonte à 2002-2003 qu'il a écrit entièrement à l'exception de la chanson générique que lui a offert Didier Barbelivien et dont il a confié la production à Pierre Billon. Gilles Dreu a fait partie dernièrement de la troupe « Age tendre et Tête de Bois » dont la tournée en France et en Belgique a rencontré un formidable succès. Des milliers de spectateurs ont pu ainsi revoir cet agréable artiste, à la silhouette toujours aussi svelte et dont le sourire éclatant n'a pas été altéré par le temps qui passe...  

 

 

Buggles : « Video Kill The Radio Star » (1979) : Geoff Downes et Trevor Horn étaient les deux membres de ce groupe formé en 1977 et dissous en 1981 après seulement deux albums. Cette chanson fut classée n° 1 dès sa sortie, notamment en France et en Angleterre et fut la première à être retransmise sur MTV lors du lancement de la chaîne le 1er août 1981. Issue de l'album « The Age Of Plastic », elle fut très largement diffusée en radio et occulta les autres titres, excepté « Living In The Plastic Age » qui connut également un certain retentissement. Le deuxième album, « Adventures In Modern Recording » parut en 1981 alors que les deux musiciens avaient incorporé le groupe « Yes » pour l'enregistrement de « Drama », en remplacement de Jon Anderson et Rick Wakeman. Le morceau « I Am A Camera » sortit en « single » et fut carrément le seul à être plébiscité par les programmateurs radios. A la séparation du groupe, Geoff Downes intégra la formation « Asia » et conçut quelques albums en solo tandis que Trevor Horn se recycla, avec succès, en producteur (il fut notamment le producteur de « Yes », Grace Jones, « Frankie Goes To Hollywood », « ABC », Lisa Stansfield, Seal,...). Les « Buggles » se retrouvèrent en novembre 2005 pour un gala en l'honneur des 25 ans de carrière de Trevor Horn comme producteur. A cette occasion, ils interprétèrent les deux chansons qui firent leur renommée, « Video Kill The Radio Star » et  « Living In The Plastic Age ».

   

  

Kim Carnes :« Bette Davis Eyes » (1981) : née le 20 juillet 1945 à Pasadena, aux Etats-Unis, Kim commence à se faire connaître en 1972 avec la parution d'un premier album, « Rest On Me ». Elle poursuit sa carrière en sortant régulièrement des albums mais ne parvient pas à se faire une place au soleil, c'est vrai qu'on la confond souvent avec Bonnie Tyler pour son timbre de voix rocailleux, si particulier. Elle doit attendre 1981 pour enfin goûter aux saveurs de la gloire avec cette chanson extraite de « Mistaken Identity » pour laquelle elle est remerciée par Bette Davis en personne qui lui témoigne sa reconnaissance pour cette composition. Pour la petite histoire, celle-ci fut écrite en 1974 mais Kim Carnes ne l'enregistrera que sept ans plus tard lorsque l'arrangeur Bill Cuomo la lui représente avec une instrumentation plus moderne. Son 13ème et dernier album à ce jour « Chasin' Wild Trains » remonte à 2004.

   

 

Enigma : « Sadeness » (1990) : Michael et Sandra Cretu sont à l'origine de ce projet musical dont le septième et dernier opus « Seven Lives Many Faces » est sorti cette année. Le premier album « MCMXC a.D. » paru en 1990 fut un très gros succès de par sa conception originale mêlant adroitement chants grégoriens et musique composée essentiellement de sons électroniques. Par la suite, il ajoutera des sonorités orientales (pour « The Cross Of Changes » et « Le roi est mort, vive le roi ») et électroniquement plus expérimentées (pour « Screen Behind The Mirror », « Voyageur » et « A Posteriori »). Les thèmes les plus souvent abordés sont l'amour, la foi en Dieu et l'innocence alors que la première réalisation était carrément axée sur la sexualité. La « griffe » Michael Cretu est reconnaissable sur chaque album qu'il réalise : une introduction musicale est suivie d'une voix féminine qui vous invite à un nouveau voyage... On ne change pas une bonne vieille recette...

   

 

Gerald de Palmas : « Regarde-moi bien en face » (2000) : extrait de l'excellent album « Marcher dans le sable » qui comporte, outre cette formidable chanson, « Une seule vie », « J'en rêve encore » et « Tomber », Gerald de Palmas est un artiste attachant dont la seule passion est de faire partager sa musique. Né le 14 octobre 1967 à Saint-Denis de la Réunion, il a grandi en voulant absolument devenir musicien. C'est avec « La Dernière Année » qu'il acquiert la notoriété en 1995, surtout avec le titre « Sur la route ». L'album suivant, en 1997, « Les lois de la nature », déçoit mais il ne se décourage pas et trois ans plus tard, c'est le carton plein avec « Marcher dans le sable » auquel participent Jean-Jacques Goldman et Maxime Le Forestier. Johnny Hallyday le recrute pour son double album « A la vie, à la mort » pour lequel il lui concocte pas moins de 7 chansons dont 5 seront finalement retenues : « Marie », « Personne d'autre », « L'instinct », « Un homme libre » et « Elle veut ma vie ». Après un « Live 2002 » très apprécié, paraît « Un homme sans racines » en 2004, plus intimiste, plus dépouillé dont « Elle danse seule » se démarquera. 630.000 exemplaires seront vendus (double disque de platine)... Voilà qui donne encore un fameux stress à Gerald de Palmas obligé de se surpasser pour son prochain album... dont le mystère plane toujours sur sa parution puisqu'à l'heure actuelle, il est toujours à la recherche d'une nouvelle maison de disques suite à sa rupture d'avec « Universal » !

   

Par BERNIE - Publié dans : COMEBACK ! - Communauté : L'AMITIE PAR LA MUSIQUE
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