Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 20:25

Je vous emmène dans un nouveau voyage musical à travers le temps avec...

Alibert et Jenny Hélia : « J'ai rêvé d'une fleur » (1932) : chanson extraite de l'opérette marseillaise « Au pays du Soleil » avec des paroles de René Sarvil sur une musique de Vincent Scotto.  Né en 1889, Henri Allibert monte à Paris à l'âge de 19 ans. C'est après la Première Guerre Mondiale qu'il s'affirme comme fantaisiste et fait disparaître son prénom pour se faire appeler tout simplement Alibert. Il connaît le succès à partir de 1928 au moment où il enregistre une chanson de son beau-père Vincent Scotto : « Mon Paris ». Il va jouer dans plusieurs opérettes : « Elle est à vous » (1929), « Au pays du Soleil » (1932), « Les arènes joyeuses », « Trois de la marine » (1934), « Un de la Canebière » (1935) et « Les gangsters du Château d'If » (1936). Il est encore à l'affiche d'autres œuvres durant le second conflit mondial : « Ma belle Marseillaise » (1940), « Le Port du Soleil » (1941), « Les Gauchos de Marseille » (1943)...  A partir de 1945, quelque peu délaissé par le public, il réoriente sa carrière vers la composition et devient directeur du « Théâtre des Deux-Ânes ». Il décède en 1951 à l'âge de 62 ans. Jenny Hélia, quant à elle, nous a quittés en 1992, à l'âge de 86 ans. Elle commence à chanter à l'âge de 8 ans et à 16 ans, elle interprète des petits rôles dans les revues marseillaises de l'Alcazar. C'est Alibert qui la repère afin qu'elle joue à ses côtés dans « Au pays du Soleil ». Actrice de premier plan durant les années 30, sa filmographie comprend notamment « L'aiglon » de Victor Tourjansky (1931), « Tartarin de Tarascon » de Raymond Bernard (1934), « La bête humaine » de Jean Renoir, « Un de la Canebière » de René Pujol (1938). Elle reprend sa carrière après la Seconde Guerre Mondiale dans « Le Gardian » de Jean de Marguenat (1945), « L'école buissonnière » (1948) et « La belle que voilà » (1949) de Jean-Paul Le Chanois. Durant les années 50, elle est notamment à l'affiche de « Manon des sources » de Marcel Pagnol (1952) et d' « Honoré de Marseille » de Maurice Régamey (1956). Elle tourne son dernier film en 1967 dans « Ce sacré grand-père » sous la direction de Jacques Poitrenaud.  

 

Lucienne Boyer : « Mon cœur est un violon » (1945) : née à Paris en 1901, elle est tout d'abord modiste comme le fut sa mère. Elle fait ses débuts dans la chanson en 1916-1917 et aboutit au Concert Mayol où elle se fait remarquer par le producteur américain Lee Schubert qui l'engage pour une tournée de 9 mois. Elle deviendra très populaire aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. Elle revient à Paris en 1928 et enregistre son premier disque « Tu me demandes si je t'aime ». Son premier grand succès sera « Parlez-moi d'amour » en 1930 suivi par d'autres comme « Un amour comme le nôtre », « Sans toi », « Si petite », « Les prénoms effacés »... et « Mon cœur est un violon ». Mais avant ce nouveau « tube », elle repart en 1934 pour chanter au Rainbow Room et au Little Theater de la 44ème Rue à New-York. Son cœur se partagera entre la France et les Etats-Unis et elle effectuera de nombreux aller et retour en compagnie de Jacques Pills, son second mari. Elle continuera sa carrière jusqu'au tout début des années 60 pour ne plus réapparaître qu'en 1976 à l'Olympia avec sa fille Jacqueline où elle interprétera ses plus belles chansons dont « Parlez-moi d'amour » et « Mon cœur est un violon » qu'elle chantera également en duo avec Claude François, à sa demande exceptionnelle, au cours de son émission « La bande à Cloclo » du 11 juillet 1976. Elle décède à Paris le 6 décembre 1983.  

 

   

Francis Lemarque : « Marjolaine » (1957) : auteur de près de 400 chansons, Francis naît le 25 novembre 1917 à Paris dans un petit deux pièces au-dessus du bal des Trois Colonnes. Son frère Maurice et sa sœur Rachel complètent une famille modeste dont la mère est lituanienne et le père, d'origine polonaise, exerce le métier de tailleur pour dames. Il quitte très tôt l'école pour travailler en usine à l'âge de 11 ans. Marqué par l'ambiance des bals musette, Maurice et Francis forme un duo « Les frères Marc » et font la connaissance de Jacques Prévert. Joseph Kosma les accompagnera même comme pianiste à leurs débuts. En 1940, il rencontre Jacques Canetti qui devient son imprésario et entreprend quelques tournées en Afrique du Nord avec Django Reinhardt. Ayant déjà perdu son père en 1933, il a la douleur d'apprendre la mort de sa mère déportée à Auschwitz en 1943. Au lendemain de la guerre, Francis Lemarque commence sa carrière de chansonnier dans des cabarets de Saint-Germain-des-Prés. Il se marie en 1946 et assiste pour la première fois à un spectacle d'Yves Montand dont il fait la connaissance par l'entremise de Jacques Prévert. Montand est conquis par le talent d'écriture de Francis et décide rapidement d'interpréter ses compositions : « Je vais à pied », « Ma douce vallée », « Bal petit bal »... parmi la trentaine de chansons que Francis lui dédie. Dans les années 50, sa popularité s'affirme et il sera même censuré pour sa chanson « Quand un soldat ». Pas atteint du tout par la vague « Yé Yé », Francis Lemarque passe allègrement les années 60 et parvient à rester dans la mémoire collective par ses fréquents passages à la télévision et à ses nombreuses tournées qui, dès le début de la décennie suivante, seront axées sur un concept appelé « Paris Populi » composé de chansons et de séquences vidéo. L'Académie Charles Cros lui décerne d'ailleurs un Grand Prix pour ce spectacle en 1973 auquel j'ai assisté au Palais des Beaux-Arts de Charleroi le 19 février 1979. Ensuite, il collabore avec Romain Didier sur plusieurs albums et fête ses 75 ans dans un des plus célèbres bals de Paris, le Balajo, dans la rue de son enfance. Il se produit une dernière fois pour deux récitals en octobre 1998 au Théâtre de l'Est Parisien. Il s'éteint le 20 avril 2002 à la Varenne Saint-Hilaire, dans sa demeure des bords de Marne, où il résidait depuis les années 50.

   

 

Gilles Dreu : « Alouette-Alouette » (1968) : né à Dreux dont il tirera son nom d'artiste (sans le « x » qu'il trouvait disgracieux), le petit Gilles accompagne ses parents en Afrique avant de s'établir à Marseille au début des années 50. Attiré par le sport, il délaisse les études au profit du rugby, de l'athlétisme, de la lutte gréco-romaine et de la natation. Il veut devenir professeur en éducation physique. Déporté en Algérie durant son service militaire, il monte pour la première fois sur les planches à Oran pour y gagner un concours de chant en interprétant « Quand on n'a que l'amour » de Jacques Brel. Dans les années 60, il débute au « Tire-Bouchon » et pour se présenter, il se nomme « Dreux »... dont il abandonnera la dernière lettre. Son charisme et sa voix chaude sont ses alliés dans ses périples de cabaret en cabaret. Il rencontre Bernard Dimay, François Deguelt et fréquente un jeune débutant promis à une très belle carrière : Serge Lama. Il signe un contrat chez « Riviera » en 1962 et enregistre 3 45 tours « 4 pistes » qui ne rencontreront pas le succès escompté. En 1966, Hugues Aufray lui propose d'adopter un autre style musical. « Viva Zapata » se fait plus entendre mais c'est surtout « Alouette-Alouette » qui décroche la timbale en 1968. Les portes de l'Olympia s'ouvrent devant lui et il assure la première partie d'Yvan Rebroff. Il étoffe son répertoire avec d'autres belles chansons telles « Pourquoi Bon Dieu », « La Mégère apprivoisée », « Ma mère me disait », « Moïse » (qu'il chante avec Nicole Croisille), « Descendez l'escalier »... En 1970, il fait « Bobino » avec Marie Laforêt et investit dans un camp de loisirs dans les Yvelines avec Gérard Klein en 1973. Il y laissera beaucoup d'argent ! Il parvient à se « renflouer » en devenant animateur d'une émission à Télé Monte-Carlo où il présente « Jamais Dreu sans toi » dans laquelle il reçoit aussi bien Johnny Hallyday que... Raymond Poulidor ! Il entreprend de nombreuses tournées en Belgique, en Suisse, au Québec et également dans quelques pays africains. Les années 80 sont plus discrètes, il prend la direction du département « Communication » à la station thermale de Vichy mais n'abandonne pas la chanson pour autant. Il écrit un livre et sort une compilation de ses succès chez « Carrère » qui lui permet de se faire inviter par le « gotha » des animateurs télé de l'époque : Drucker, Sabatier, Sébastien et Martin.  La dernière décennie du XXème siècle est agrémentée de concerts mais aussi de 2 albums : « Terre de lumière » et « Les chansons de mes 20 ans » qu'il écume chez Pascal Sevran. Son dernier enregistrement « Chanter pour elle » remonte à 2002-2003 qu'il a écrit entièrement à l'exception de la chanson générique que lui a offert Didier Barbelivien et dont il a confié la production à Pierre Billon. Gilles Dreu a fait partie dernièrement de la troupe « Age tendre et Tête de Bois » dont la tournée en France et en Belgique a rencontré un formidable succès. Des milliers de spectateurs ont pu ainsi revoir cet agréable artiste, à la silhouette toujours aussi svelte et dont le sourire éclatant n'a pas été altéré par le temps qui passe...  

 

 

Buggles : « Video Kill The Radio Star » (1979) : Geoff Downes et Trevor Horn étaient les deux membres de ce groupe formé en 1977 et dissous en 1981 après seulement deux albums. Cette chanson fut classée n° 1 dès sa sortie, notamment en France et en Angleterre et fut la première à être retransmise sur MTV lors du lancement de la chaîne le 1er août 1981. Issue de l'album « The Age Of Plastic », elle fut très largement diffusée en radio et occulta les autres titres, excepté « Living In The Plastic Age » qui connut également un certain retentissement. Le deuxième album, « Adventures In Modern Recording » parut en 1981 alors que les deux musiciens avaient incorporé le groupe « Yes » pour l'enregistrement de « Drama », en remplacement de Jon Anderson et Rick Wakeman. Le morceau « I Am A Camera » sortit en « single » et fut carrément le seul à être plébiscité par les programmateurs radios. A la séparation du groupe, Geoff Downes intégra la formation « Asia » et conçut quelques albums en solo tandis que Trevor Horn se recycla, avec succès, en producteur (il fut notamment le producteur de « Yes », Grace Jones, « Frankie Goes To Hollywood », « ABC », Lisa Stansfield, Seal,...). Les « Buggles » se retrouvèrent en novembre 2005 pour un gala en l'honneur des 25 ans de carrière de Trevor Horn comme producteur. A cette occasion, ils interprétèrent les deux chansons qui firent leur renommée, « Video Kill The Radio Star » et  « Living In The Plastic Age ».

   

  

Kim Carnes :« Bette Davis Eyes » (1981) : née le 20 juillet 1945 à Pasadena, aux Etats-Unis, Kim commence à se faire connaître en 1972 avec la parution d'un premier album, « Rest On Me ». Elle poursuit sa carrière en sortant régulièrement des albums mais ne parvient pas à se faire une place au soleil, c'est vrai qu'on la confond souvent avec Bonnie Tyler pour son timbre de voix rocailleux, si particulier. Elle doit attendre 1981 pour enfin goûter aux saveurs de la gloire avec cette chanson extraite de « Mistaken Identity » pour laquelle elle est remerciée par Bette Davis en personne qui lui témoigne sa reconnaissance pour cette composition. Pour la petite histoire, celle-ci fut écrite en 1974 mais Kim Carnes ne l'enregistrera que sept ans plus tard lorsque l'arrangeur Bill Cuomo la lui représente avec une instrumentation plus moderne. Son 13ème et dernier album à ce jour « Chasin' Wild Trains » remonte à 2004.

   

 

Enigma : « Sadeness » (1990) : Michael et Sandra Cretu sont à l'origine de ce projet musical dont le septième et dernier opus « Seven Lives Many Faces » est sorti cette année. Le premier album « MCMXC a.D. » paru en 1990 fut un très gros succès de par sa conception originale mêlant adroitement chants grégoriens et musique composée essentiellement de sons électroniques. Par la suite, il ajoutera des sonorités orientales (pour « The Cross Of Changes » et « Le roi est mort, vive le roi ») et électroniquement plus expérimentées (pour « Screen Behind The Mirror », « Voyageur » et « A Posteriori »). Les thèmes les plus souvent abordés sont l'amour, la foi en Dieu et l'innocence alors que la première réalisation était carrément axée sur la sexualité. La « griffe » Michael Cretu est reconnaissable sur chaque album qu'il réalise : une introduction musicale est suivie d'une voix féminine qui vous invite à un nouveau voyage... On ne change pas une bonne vieille recette...

   

 

Gerald de Palmas : « Regarde-moi bien en face » (2000) : extrait de l'excellent album « Marcher dans le sable » qui comporte, outre cette formidable chanson, « Une seule vie », « J'en rêve encore » et « Tomber », Gerald de Palmas est un artiste attachant dont la seule passion est de faire partager sa musique. Né le 14 octobre 1967 à Saint-Denis de la Réunion, il a grandi en voulant absolument devenir musicien. C'est avec « La Dernière Année » qu'il acquiert la notoriété en 1995, surtout avec le titre « Sur la route ». L'album suivant, en 1997, « Les lois de la nature », déçoit mais il ne se décourage pas et trois ans plus tard, c'est le carton plein avec « Marcher dans le sable » auquel participent Jean-Jacques Goldman et Maxime Le Forestier. Johnny Hallyday le recrute pour son double album « A la vie, à la mort » pour lequel il lui concocte pas moins de 7 chansons dont 5 seront finalement retenues : « Marie », « Personne d'autre », « L'instinct », « Un homme libre » et « Elle veut ma vie ». Après un « Live 2002 » très apprécié, paraît « Un homme sans racines » en 2004, plus intimiste, plus dépouillé dont « Elle danse seule » se démarquera. 630.000 exemplaires seront vendus (double disque de platine)... Voilà qui donne encore un fameux stress à Gerald de Palmas obligé de se surpasser pour son prochain album... dont le mystère plane toujours sur sa parution puisqu'à l'heure actuelle, il est toujours à la recherche d'une nouvelle maison de disques suite à sa rupture d'avec « Universal » !

   

Par BERNIE - Publié dans : COMEBACK ! - Communauté : L'AMITIE PAR LA MUSIQUE
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Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 14:44

De gauche à droite : Malcolm Young, Brian Johnson, Angus Young, Cliff Williams et Phill Rudd

« AC/DC » est né d'une histoire d'une famille : celle des frères Young. Au nombre de trois et d'origine écossaise, ils émigrent en Australie en 1963 et habitent dans les environs de Sydney. C'est George, l'aîné (né le 6 novembre 1947) qui, le premier, est pris par le virus de la guitare et qui le transmet à Malcolm (né le 6 janvier 1953) et ensuite à Angus (né le 31 mars 1955). En 1964, George fait déjà partie d'un groupe : « The Easybeats » qui connaîtront un très gros succès avec « Friday On My Mind » paru en 1966. Quant à Malcolm, il intègre une autre formation en 1971, le « Velvet Underground » qui n'a rien à voir avec le groupe du célèbre Lou Reed. Cependant, Malcolm n'y trouve pas ce qu'il recherche et c'est sous son impulsion que naît « AC/DC » en décembre 1973. Mais la question que beaucoup d'entre vous se posent est de savoir ce que signifie « AC/DC » ! En fait, c'est tiré du sigle qui indique, en anglais, « alternating current/direct current » (« courant alternatif/courant continu ») sur les prises électriques ainsi qu'au dos ou en dessous de certains appareils électroménagers. Un autre mystère est l'origine de la tenue arborée par Angus Young. Il est âgé de 18 ans quand le groupe commence à se faire connaître et il est toujours aux études. Un soir, en sortant de l'école, il rate son bus et il n'aura pas le temps de se changer pour venir rejoindre ses petits camarades sur scène ! Pour commémorer ce petit incident, il décide que dorénavant, c'est vêtu de ses habits d'étudiant qu'il se présentera en concert !


The Easybeats : Friday On My Mind

Au début de sa carrière, en 1973, la formation comprend Malcolm Young (guitare rythmique), Angus Young (guitare solo), Dave Evans (chant), Larry Van Kriedt (basse) et Colin Burgess (batterie). Très rapidement, le combo subit des remaniements : Van Kriedt et Burgess jettent l'éponge après deux mois à peine, suivis par Evans qui claque la porte en septembre 1974 suite à des tensions avec Malcolm et Angus. Ils sont remplacés, respectivement, par Neil Smith, Peter Clack et Bon Scott. Smith fait un court intérim puisqu'il quitte le groupe en avril 1974. Rob Bailey prend le relais jusqu'en janvier 1975, laissant la place ensuite à Mark Evans (de mars 1975 à mai 1977). Depuis, c'est Cliff Williams qui officie donc à la basse. Le batteur Peter Clack abandonne ses baguettes également en janvier 1975 au profit de Phil Rudd qui, à son tour, les transmet, successivement, à Simon Wright (d'août 1983 à décembre 1989) et à Chris Slade (de janvier 1990 à août 1994) avant de revenir au sein du groupe. Au décès de Bon Scott en 1980, c'est Brian Johnson qui s'emparera définitivement du micro. Seuls Malcolm et Angus resteront indétrônables; excepté le fait que durant la tournée américaine de 1988, c'est Stevie, le neveu de Malcolm et d'Angus qui remplace son oncle aîné à la guitare rythmique, ce dernier devant se soigner énergiquement pour une dépendance à l'alcool. 


High Voltage


T.N.T.

Le premier album « High Voltage », produit par Harry Vanda et George Young, est enregistré au « Albert Studios » à Sydney en septembre 1974 et paraît le 17 février 1975 en Australie. L'album sortira le 14 mai 1976 en Europe et aux Etats-Unis avec conjointement, dans le même boîtier, le deuxième opus du groupe : « T.N.T. » qui, dès sa sortie au début du mois de février 1976, connaît un succès phénoménal puisqu'il se vend à plus de 150.000 exemplaires, rien qu'en Australie.

Dirty Deeds Done Dirt Cheap, Munich 2001

Leur 3ème album « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » sort déjà en septembre de la même année pour atterrir dans les bacs des disquaires, au niveau international, le 12 décembre. 10 millions de copie trouveront acquéreurs à travers le monde. L'album gardera la 1ère place au Bilboard pendant cinq semaines. « AC/DC » devient de plus en plus célèbre en Europe et pour raccourcir les délais entre la parution des albums en Australie par rapport à celle dans le reste du monde, leur producteur Michael Browning entame de nouvelles négociations avec leur maison de disques « Atlantic Records ».


Let There Be Rock

Le prochain album des frères Young et de leurs comparses s'intitule « Let There Be Rock » et est distribué en mars 1977 emmené par trois titres forts : « Let There Be Rock », « Hell Ain't Bad Place To Be » et « Whole Lotta Rosie ». Le succès est immédiat avec 10 millions d'albums vendus et une surprenante notoriété en Angleterre où le « Punk » est en train de déferler. Des changements s'opèrent au sein du groupe : Bon Scott s'affirme plus que jamais au chant et Cliff Williams remplace Mark Evans à la basse. Le groupe part en tournée aux Etats-Unis et effectue notamment les premières parties de « Black Sabbath » et de « Kiss » lequel sera relégué au rang de « faire valoir » par l'éblouissante prestation d'Angus Young. En effet, ce dernier a tellement enflammé le public que « Kiss » ne parviendra pas à surprendre les spectateurs, même avec leur terrible maquillage !

Riff Raff



Whole Lotta Rosie, live at Donington

1978 est marqué par la sortie d'un nouveau disque « Powerage », qui se distingue avec deux morceaux comme « Sin City » et « Riff Raff » (lequel contient un formidable solo d'Angus Young), et par le premier « live » du groupe : « If You Want Blood (You've got it) » qui sera reconnu comme l'un des meilleurs albums dans l'histoire du Rock.


Highway To Hell

En juillet 1979, c'est « Highway To Hell » qui est proposé aux fans dont le nombre s'accroît sans cesse. Ce nouvel album sera conçu par deux producteurs successifs : tout d'abord, Eddie Kramer (qui s'occupait de « Led Zeppelin » et de « Kiss ») est appelé mais, dès les premières sessions, il est contrecarré par les aspirations des membres du groupe. Finalement, c'est Robert John « Mutt » Lange qui sera sollicité pour finaliser l'enregistrement. L'album recueille des éloges de tous les spécialistes qui le consacrent comme étant le meilleur sous l'ère Bon Scott. De plus, il caracole à la première place des Charts américains (pendant 6 semaines), anglais (pendant 3 semaines) et australiens où il tient le haut du pavé durant 14 semaines ! Outre « Highway To Hell », qui donne le titre à l'album, deux autres chansons se détachent par leur intensité musicale : « If You Want Blood (You've got it) » (le titre que le groupe avait donné à leur premier « live ») et « Touch Too Much » qui a une note « blues ». Malheureusement, le 19 février 1980, un terrible drame vient frapper le groupe de plein fouet : Bon Scott trouve la mort après une forte consommation d'alcool. Ce dernier est retrouvé inanimé dans une voiture après une virée avec un ami et les médecins ont conclu à une asphyxie provoquée par ses propres vomissements. Alors que cet événement sordide aurait pu entraîner la fin d' « AC/DC », les membres du groupe se lancent à la recherche d'un successeur à leur regretté chanteur et le trouvent en la personne de Brian Johnson que Bon Scott connaissait et admirait tout particulièrement pour ses capacités vocales.


You Shook Me All Night Long, Cologne 2000

L'ombre de ce dernier planera sur « Back In Black » qui sort en juillet 1980. Cet album sera la deuxième meilleure vente de l'année derrière « Thriller » de Michael Jackson avec 65 millions d'exemplaires vendus. « Hell's Bells », « Shoot To Thrill », « Back In Black » et surtout « You Shook Me All Night Long » seront les chansons les plus entendues et les plus connues. Cet album qui a la particularité d'avoir été conçu dans un délai de 3 semaines (!) rafle la première place des classements australiens, français, anglais et américains. Il se hisse à la 73ème place des 500 plus grands albums de tous les temps recensés par le magazine « Rolling Stone ». 

For Those About To Rock (We Salute You), Donnington 1991

Forte de ce nouveau gros succès, la bande aux frères Young se remet tout de suite au travail et réalise « For Those About To Rock (We Salute You) » dont la sortie officielle s'effectue le 23 novembre 1981. Malgré un joli score de vente (12 millions d'exemplaires écoulés), le disque sera moins bien accueilli que le précédent. Critiqué par une majorité de fans déçus de la disparition de Bon Scott, Brian Johnson saura enfin se faire apprécier et enfin être reconnu définitivement comme le nouveau chanteur de la formation.


Flick Of The Switch

Il faut attendre le 15 août 1983 pour voir sortir « Flick Of The Switch » qu' « AC/DC » autoproduit. L'album n'attirera pas les inconditionnels du groupe qui le bouderont dès sa sortie. C'est à ce moment aussi que Phil Rudd décide de fausser compagnie à ses camarades suite à une altercation avec Malcolm Young.


« '74 Jailbreak » sort quatorze mois plus tard, le 15 octobre 1984, avec 4 chansons contenues dans la version australienne de « High Voltage » et une issue, toujours de la version australienne, de « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » interprétées à l'époque par Bon Scott.


En juin 1985, « AC/DC » boucle « Fly On The Wall » qui, d'emblée, déçoit. Le groupe mange son pain noir et n'a plus la cote. Par contre, il fait toujours recette lorsqu'il part en tournée. Mais les grands groupes ne meurent jamais et il faut un petit coup de pouce du destin pour que la machine reparte en guerre. Stephen King sollicite « AC/DC » pour la musique de son film « Maximum Overdrive » et c'est le jackpot !


Who Made Who (Maximum Overdrive version)

Produit pour la première fois depuis 1978 par Harry Vanda et George Young, « Who Made Who » paraît le 27 juin 1986 et relance le combo avec 9 millions d'albums vendus à travers le monde. Cet album est, en fait, une compilation avec trois titres inédits : les instrumentaux « D.T. » et « Chase The Ace » et la chanson « Who Made Who » qui est un clin d'œil au groupe « The Who » dont les frères Young avouent avoir été influencés.


That's The Way I Wanna Rock'n'Roll

« Blow Up Your Video » est le prochain album d' « AC/DC » et paraît le 18 janvier 1988. Enregistré au Studio Miraval en France, il est plus rock'n'roll qu'heavy metal et suscitera des critiques très positives malgré qu'il ne se vendra « qu'à » 4 millions d'exemplaires. « That's The Way I Wanna Rock'n'Roll » et « Heatseeker » feront un malheur sur scène. Une scène qu'abandonne Malcolm Young qui, contrarié par de gros problèmes d'alcool, cédera momentanément le témoin à son neveu Stevie pour honorer les 110 dates prévues pour la tournée aux Etats-Unis. 1989 marque à nouveau un changement dans le groupe : Simon Wright décide d'aller voir ailleurs et c'est Chris Slade qui prend sa place à la batterie.

Thunderstruck

Malcolm Young revient donc l'année suivante qui salue la parution, le 24 septembre 1990, d'un nouvel opus : « The Razor's Edge » qui s'écoulera à 9 millions d'exemplaires, rien qu'aux Etats-Unis. Cette fois, c'est du heavy metal avec, notamment, « Thunderstruck », la plage titulaire de l'album. Bruce Fairbairn assure la production et l'enregistrement se déroule à Vancouver au Canada. D'autres titres se font remarquer comme « Are You Ready », « Moneytalks » et « Fire Your Guns ».


Big Gun

Avec ce nouvel album sous le bras, les australiens repartent en tournée et profite pour sortir un second enregistrement « live » tout simplement intitulé « AC/DC live ». Ensuite, le groupe va prendre un peu de recul et afin de ne pas trop laisser ses fans s'impatienter, un single « Big Gun » sort en 1992 sur la bande originale du film « Last Action Hero » avec Arnold Schwarzenegger.


Hard As A Rock, Stade de France

Trois longues années espaceront la sortie de « Ballbreaker » le 26 septembre 1995 qui verra le retour de Phil Rudd à la batterie. Plus blues rock, l'album est produit par Rick Rubin (qui a notamment travaillé avec les « Red Hot Chili Peppers ») et Mike Fraser et est enregistré aux Ocean Way Studios aux Etats-Unis. Le combo enchaîne avec un « Ballbreaker Tour » très enthousiaste où tous les membres sont au faîte de leur art.

Stiff Upper Lip

S'ensuivra une nouvelle longue période de cinq ans, cette fois-ci, avant la sortie de « Stiff Upper Lip » le 25 février 2000, produit par George Young. La plage titulaire qui donne le titre à l'album s'emparera de la seconde place dans les Charts mondiaux et le groupe entreprendra une nouvelle grande tournée pour laquelle un DVD live sera conçu. En mars 2003, ce sera la consécration pour « AC/DC » qui fêtera son intronisation dans le prestigieux Rock'n'Roll Hall Of Fame et, à cette occasion, le groupe interprétera deux grands classiques de son répertoire : « Highway To Hell » et « You Shook Me All Night Long ». 


Rock'n'Roll Train

L'événement en cette fin d'année 2008 est la sortie récente d'un tout nouvel album baptisé « Black Ice » qui est en passe de devenir le plus gros succès du groupe puisqu'il s'est classé numéro 1 dans 29 pays ! Ce quinzième album studio est très riche puisqu'il ne contient pas moins de 15 titres dont « Rock'n'Roll Train », « War Machine », « Decibel », « She Likes Rock'n'Roll » et, bien sûr, « Black Ice » sont les plus emblématiques. Pour le moment, le groupe est en tournée pour la promotion de cet album et passera par la Belgique au Sportpaleis d'Anvers les 1er et 3 mars 2009. Inutile de vous signaler que tous les tickets disponibles se sont vendus comme des petits pains en quelques heures à peine ! Un succès mérité pour ce groupe que, personnellement, j'ai découvert sur le tard mais dont j'apprécie hautement le parcours artistique. Je décernerai également une mention spéciale à Angus Young, pour l'impulsion extraordinaire qu'il aura donnée sur la fantastique carrière d' « AC/DC », à son personnage, fait d'extravagances et de facéties provocatrices auréolées d'un génie instrumentiste sans précédent !

Par BERNIE - Publié dans : Les grands groupes mythiques - Communauté : Toutes les musiques
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PIERRE RAPSAT

2ème partie

De "Je suis moi" à

"Un coup de rouge, un coup de blues"  

pierre rapsat

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