Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 14:44

De gauche à droite : Malcolm Young, Brian Johnson, Angus Young, Cliff Williams et Phill Rudd

« AC/DC » est né d'une histoire d'une famille : celle des frères Young. Au nombre de trois et d'origine écossaise, ils émigrent en Australie en 1963 et habitent dans les environs de Sydney. C'est George, l'aîné (né le 6 novembre 1947) qui, le premier, est pris par le virus de la guitare et qui le transmet à Malcolm (né le 6 janvier 1953) et ensuite à Angus (né le 31 mars 1955). En 1964, George fait déjà partie d'un groupe : « The Easybeats » qui connaîtront un très gros succès avec « Friday On My Mind » paru en 1966. Quant à Malcolm, il intègre une autre formation en 1971, le « Velvet Underground » qui n'a rien à voir avec le groupe du célèbre Lou Reed. Cependant, Malcolm n'y trouve pas ce qu'il recherche et c'est sous son impulsion que naît « AC/DC » en décembre 1973. Mais la question que beaucoup d'entre vous se posent est de savoir ce que signifie « AC/DC » ! En fait, c'est tiré du sigle qui indique, en anglais, « alternating current/direct current » (« courant alternatif/courant continu ») sur les prises électriques ainsi qu'au dos ou en dessous de certains appareils électroménagers. Un autre mystère est l'origine de la tenue arborée par Angus Young. Il est âgé de 18 ans quand le groupe commence à se faire connaître et il est toujours aux études. Un soir, en sortant de l'école, il rate son bus et il n'aura pas le temps de se changer pour venir rejoindre ses petits camarades sur scène ! Pour commémorer ce petit incident, il décide que dorénavant, c'est vêtu de ses habits d'étudiant qu'il se présentera en concert !


The Easybeats : Friday On My Mind

Au début de sa carrière, en 1973, la formation comprend Malcolm Young (guitare rythmique), Angus Young (guitare solo), Dave Evans (chant), Larry Van Kriedt (basse) et Colin Burgess (batterie). Très rapidement, le combo subit des remaniements : Van Kriedt et Burgess jettent l'éponge après deux mois à peine, suivis par Evans qui claque la porte en septembre 1974 suite à des tensions avec Malcolm et Angus. Ils sont remplacés, respectivement, par Neil Smith, Peter Clack et Bon Scott. Smith fait un court intérim puisqu'il quitte le groupe en avril 1974. Rob Bailey prend le relais jusqu'en janvier 1975, laissant la place ensuite à Mark Evans (de mars 1975 à mai 1977). Depuis, c'est Cliff Williams qui officie donc à la basse. Le batteur Peter Clack abandonne ses baguettes également en janvier 1975 au profit de Phil Rudd qui, à son tour, les transmet, successivement, à Simon Wright (d'août 1983 à décembre 1989) et à Chris Slade (de janvier 1990 à août 1994) avant de revenir au sein du groupe. Au décès de Bon Scott en 1980, c'est Brian Johnson qui s'emparera définitivement du micro. Seuls Malcolm et Angus resteront indétrônables; excepté le fait que durant la tournée américaine de 1988, c'est Stevie, le neveu de Malcolm et d'Angus qui remplace son oncle aîné à la guitare rythmique, ce dernier devant se soigner énergiquement pour une dépendance à l'alcool. 


High Voltage


T.N.T.

Le premier album « High Voltage », produit par Harry Vanda et George Young, est enregistré au « Albert Studios » à Sydney en septembre 1974 et paraît le 17 février 1975 en Australie. L'album sortira le 14 mai 1976 en Europe et aux Etats-Unis avec conjointement, dans le même boîtier, le deuxième opus du groupe : « T.N.T. » qui, dès sa sortie au début du mois de février 1976, connaît un succès phénoménal puisqu'il se vend à plus de 150.000 exemplaires, rien qu'en Australie.

Dirty Deeds Done Dirt Cheap, Munich 2001

Leur 3ème album « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » sort déjà en septembre de la même année pour atterrir dans les bacs des disquaires, au niveau international, le 12 décembre. 10 millions de copie trouveront acquéreurs à travers le monde. L'album gardera la 1ère place au Bilboard pendant cinq semaines. « AC/DC » devient de plus en plus célèbre en Europe et pour raccourcir les délais entre la parution des albums en Australie par rapport à celle dans le reste du monde, leur producteur Michael Browning entame de nouvelles négociations avec leur maison de disques « Atlantic Records ».


Let There Be Rock

Le prochain album des frères Young et de leurs comparses s'intitule « Let There Be Rock » et est distribué en mars 1977 emmené par trois titres forts : « Let There Be Rock », « Hell Ain't Bad Place To Be » et « Whole Lotta Rosie ». Le succès est immédiat avec 10 millions d'albums vendus et une surprenante notoriété en Angleterre où le « Punk » est en train de déferler. Des changements s'opèrent au sein du groupe : Bon Scott s'affirme plus que jamais au chant et Cliff Williams remplace Mark Evans à la basse. Le groupe part en tournée aux Etats-Unis et effectue notamment les premières parties de « Black Sabbath » et de « Kiss » lequel sera relégué au rang de « faire valoir » par l'éblouissante prestation d'Angus Young. En effet, ce dernier a tellement enflammé le public que « Kiss » ne parviendra pas à surprendre les spectateurs, même avec leur terrible maquillage !

Riff Raff



Whole Lotta Rosie, live at Donington

1978 est marqué par la sortie d'un nouveau disque « Powerage », qui se distingue avec deux morceaux comme « Sin City » et « Riff Raff » (lequel contient un formidable solo d'Angus Young), et par le premier « live » du groupe : « If You Want Blood (You've got it) » qui sera reconnu comme l'un des meilleurs albums dans l'histoire du Rock.


Highway To Hell

En juillet 1979, c'est « Highway To Hell » qui est proposé aux fans dont le nombre s'accroît sans cesse. Ce nouvel album sera conçu par deux producteurs successifs : tout d'abord, Eddie Kramer (qui s'occupait de « Led Zeppelin » et de « Kiss ») est appelé mais, dès les premières sessions, il est contrecarré par les aspirations des membres du groupe. Finalement, c'est Robert John « Mutt » Lange qui sera sollicité pour finaliser l'enregistrement. L'album recueille des éloges de tous les spécialistes qui le consacrent comme étant le meilleur sous l'ère Bon Scott. De plus, il caracole à la première place des Charts américains (pendant 6 semaines), anglais (pendant 3 semaines) et australiens où il tient le haut du pavé durant 14 semaines ! Outre « Highway To Hell », qui donne le titre à l'album, deux autres chansons se détachent par leur intensité musicale : « If You Want Blood (You've got it) » (le titre que le groupe avait donné à leur premier « live ») et « Touch Too Much » qui a une note « blues ». Malheureusement, le 19 février 1980, un terrible drame vient frapper le groupe de plein fouet : Bon Scott trouve la mort après une forte consommation d'alcool. Ce dernier est retrouvé inanimé dans une voiture après une virée avec un ami et les médecins ont conclu à une asphyxie provoquée par ses propres vomissements. Alors que cet événement sordide aurait pu entraîner la fin d' « AC/DC », les membres du groupe se lancent à la recherche d'un successeur à leur regretté chanteur et le trouvent en la personne de Brian Johnson que Bon Scott connaissait et admirait tout particulièrement pour ses capacités vocales.


You Shook Me All Night Long, Cologne 2000

L'ombre de ce dernier planera sur « Back In Black » qui sort en juillet 1980. Cet album sera la deuxième meilleure vente de l'année derrière « Thriller » de Michael Jackson avec 65 millions d'exemplaires vendus. « Hell's Bells », « Shoot To Thrill », « Back In Black » et surtout « You Shook Me All Night Long » seront les chansons les plus entendues et les plus connues. Cet album qui a la particularité d'avoir été conçu dans un délai de 3 semaines (!) rafle la première place des classements australiens, français, anglais et américains. Il se hisse à la 73ème place des 500 plus grands albums de tous les temps recensés par le magazine « Rolling Stone ». 

For Those About To Rock (We Salute You), Donnington 1991

Forte de ce nouveau gros succès, la bande aux frères Young se remet tout de suite au travail et réalise « For Those About To Rock (We Salute You) » dont la sortie officielle s'effectue le 23 novembre 1981. Malgré un joli score de vente (12 millions d'exemplaires écoulés), le disque sera moins bien accueilli que le précédent. Critiqué par une majorité de fans déçus de la disparition de Bon Scott, Brian Johnson saura enfin se faire apprécier et enfin être reconnu définitivement comme le nouveau chanteur de la formation.


Flick Of The Switch

Il faut attendre le 15 août 1983 pour voir sortir « Flick Of The Switch » qu' « AC/DC » autoproduit. L'album n'attirera pas les inconditionnels du groupe qui le bouderont dès sa sortie. C'est à ce moment aussi que Phil Rudd décide de fausser compagnie à ses camarades suite à une altercation avec Malcolm Young.


« '74 Jailbreak » sort quatorze mois plus tard, le 15 octobre 1984, avec 4 chansons contenues dans la version australienne de « High Voltage » et une issue, toujours de la version australienne, de « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » interprétées à l'époque par Bon Scott.


En juin 1985, « AC/DC » boucle « Fly On The Wall » qui, d'emblée, déçoit. Le groupe mange son pain noir et n'a plus la cote. Par contre, il fait toujours recette lorsqu'il part en tournée. Mais les grands groupes ne meurent jamais et il faut un petit coup de pouce du destin pour que la machine reparte en guerre. Stephen King sollicite « AC/DC » pour la musique de son film « Maximum Overdrive » et c'est le jackpot !


Who Made Who (Maximum Overdrive version)

Produit pour la première fois depuis 1978 par Harry Vanda et George Young, « Who Made Who » paraît le 27 juin 1986 et relance le combo avec 9 millions d'albums vendus à travers le monde. Cet album est, en fait, une compilation avec trois titres inédits : les instrumentaux « D.T. » et « Chase The Ace » et la chanson « Who Made Who » qui est un clin d'œil au groupe « The Who » dont les frères Young avouent avoir été influencés.


That's The Way I Wanna Rock'n'Roll

« Blow Up Your Video » est le prochain album d' « AC/DC » et paraît le 18 janvier 1988. Enregistré au Studio Miraval en France, il est plus rock'n'roll qu'heavy metal et suscitera des critiques très positives malgré qu'il ne se vendra « qu'à » 4 millions d'exemplaires. « That's The Way I Wanna Rock'n'Roll » et « Heatseeker » feront un malheur sur scène. Une scène qu'abandonne Malcolm Young qui, contrarié par de gros problèmes d'alcool, cédera momentanément le témoin à son neveu Stevie pour honorer les 110 dates prévues pour la tournée aux Etats-Unis. 1989 marque à nouveau un changement dans le groupe : Simon Wright décide d'aller voir ailleurs et c'est Chris Slade qui prend sa place à la batterie.

Thunderstruck

Malcolm Young revient donc l'année suivante qui salue la parution, le 24 septembre 1990, d'un nouvel opus : « The Razor's Edge » qui s'écoulera à 9 millions d'exemplaires, rien qu'aux Etats-Unis. Cette fois, c'est du heavy metal avec, notamment, « Thunderstruck », la plage titulaire de l'album. Bruce Fairbairn assure la production et l'enregistrement se déroule à Vancouver au Canada. D'autres titres se font remarquer comme « Are You Ready », « Moneytalks » et « Fire Your Guns ».


Big Gun

Avec ce nouvel album sous le bras, les australiens repartent en tournée et profite pour sortir un second enregistrement « live » tout simplement intitulé « AC/DC live ». Ensuite, le groupe va prendre un peu de recul et afin de ne pas trop laisser ses fans s'impatienter, un single « Big Gun » sort en 1992 sur la bande originale du film « Last Action Hero » avec Arnold Schwarzenegger.


Hard As A Rock, Stade de France

Trois longues années espaceront la sortie de « Ballbreaker » le 26 septembre 1995 qui verra le retour de Phil Rudd à la batterie. Plus blues rock, l'album est produit par Rick Rubin (qui a notamment travaillé avec les « Red Hot Chili Peppers ») et Mike Fraser et est enregistré aux Ocean Way Studios aux Etats-Unis. Le combo enchaîne avec un « Ballbreaker Tour » très enthousiaste où tous les membres sont au faîte de leur art.

Stiff Upper Lip

S'ensuivra une nouvelle longue période de cinq ans, cette fois-ci, avant la sortie de « Stiff Upper Lip » le 25 février 2000, produit par George Young. La plage titulaire qui donne le titre à l'album s'emparera de la seconde place dans les Charts mondiaux et le groupe entreprendra une nouvelle grande tournée pour laquelle un DVD live sera conçu. En mars 2003, ce sera la consécration pour « AC/DC » qui fêtera son intronisation dans le prestigieux Rock'n'Roll Hall Of Fame et, à cette occasion, le groupe interprétera deux grands classiques de son répertoire : « Highway To Hell » et « You Shook Me All Night Long ». 


Rock'n'Roll Train

L'événement en cette fin d'année 2008 est la sortie récente d'un tout nouvel album baptisé « Black Ice » qui est en passe de devenir le plus gros succès du groupe puisqu'il s'est classé numéro 1 dans 29 pays ! Ce quinzième album studio est très riche puisqu'il ne contient pas moins de 15 titres dont « Rock'n'Roll Train », « War Machine », « Decibel », « She Likes Rock'n'Roll » et, bien sûr, « Black Ice » sont les plus emblématiques. Pour le moment, le groupe est en tournée pour la promotion de cet album et passera par la Belgique au Sportpaleis d'Anvers les 1er et 3 mars 2009. Inutile de vous signaler que tous les tickets disponibles se sont vendus comme des petits pains en quelques heures à peine ! Un succès mérité pour ce groupe que, personnellement, j'ai découvert sur le tard mais dont j'apprécie hautement le parcours artistique. Je décernerai également une mention spéciale à Angus Young, pour l'impulsion extraordinaire qu'il aura donnée sur la fantastique carrière d' « AC/DC », à son personnage, fait d'extravagances et de facéties provocatrices auréolées d'un génie instrumentiste sans précédent !

Par BERNIE - Publié dans : Les grands groupes mythiques - Communauté : Toutes les musiques
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 17:35


*                 Pas mal, sans plus
**               Pas mal du tout
***             Bon
****           Vachement bon
*****         Super
******       Indispensable, à se rouler par terre....

FOREST NATIONAL BRUXELLES 12 JANVIER 1974******

Enfin, on l'attendait... Et depuis l'apparition du CD dans les années 80, on l'espérait... Avec la patience, on arrive à tout et les « 30 ans » aidant, quelle euphorie de toucher, de découvrir, de caresser des doigts ce très bel objet élégamment conçu en trois volets, bien fini avec de belles photos en couleur à l'intérieur et, en toute logique, la reproduction fidèle des recto et verso de la pochette 33 tours de l'époque. Donc, à ce sujet, rien à redire, la classe. Abordons le chapitre de l'enregistrement : l'ambiance est restituée dans toute son électricité, l'intro (« Frankenstein ») est d'enfer, brillamment jouée par des musiciens bien inspirés et en parfaite harmonie avec leur instrument : Urtreger est revenu jouer pour le dernier concert de son ex-boss et fait des prouesses, Pezin est également en grande forme et sa basse résonne à merveille, la section de cuivres est impeccable de précision et de justesse, les percussions frappent fort sur un tempo rapide mais qui ne saccage nullement la mélodie. Et que dire du grand patron ? En grand seigneur, il veut tout donner pour son « dernier concert », ça s'entend (sa voix est parfaite, bien « ajustée » et très à l'aise dans les tons) et même sans le voir, on le devine, excité comme une puce, bondir et virevolter dans son habit de lumières... Chapeau bas, Monsieur Cloclo et on appuie sur la touche « Repeat »...

 Tracklist du concert :


Introduction Frankenstein/Cherche/Stop Au Nom De l'Amour/

  A Part Ça La Vie Est Belle/Celui Qui Reste/Il Fait Beau, Il Fait Bon/
Une Petite Larme M'a Trahi/Le Lundi Au Soleil/
Comme d'Habitude/Belinda/
Medley : Belles, Belles, Belles/Roule/Ce N'est Qu'un Au Revoir/
Le Jouet Extraordinaire/Reste/Même Si Tu Revenais/
Le Lundi Au Soleil/Donna Donna/Éloïse/J'Attendrai/
A Part Ça La Vie Est Belle/J'y Pense Et Puis J'Oublie/
Pauvre Petite Fille Riche/Sha La La (Hier Est Près De Moi)/
Si J'Avais Un Marteau/
Chanson Populaire/C'est La Même Chanson/Final et Présentation

 

 


Les meilleurs moments
 
: une très grande rigueur rythmique et orchestrale est apportée dans l'interprétation de plusieurs morceaux : l'introduction est divine, instrumentalement bien dosée, certainement la meilleure de toute sa carrière « scénique ». Rappelons que « Frankenstein », un original signé Edgar Winter Group, fut un « hit » incommensurable aux Etats-Unis en 1972. A l'affût des dernières créations outre Atlantique, cette fantastique composition qui fut à la base de la découverte du synthétiseur, n'échappa pas aux oreilles attentives de Cloclo, lequel la consacra musique d'ouverture de ses shows ! Les 10 premières minutes du concert sont anthologiques, « Il Fait Beau, Il Fait Bon » dégage un « beat » incroyablement efficace, « Comme d'Habitude » est savamment épicée de percussions qui font référence à la très bonne version chantée par Nina Simone, « Belinda » est étincelante dans son introduction et son tempo accéléré fait déployer une énergie extraordinaire, le « medley » ne déçoit pas non plus malgré des reprises superflues (on notera la remarquable rage d'interprétation successivement sur « Éloïse » et « J'Attendrai ») et, pour couronner le tout, un rythme détonant sur « C'est La Même Chanson », certainement la plus réussie, aussi, parmi tous ses concerts, précédant un final apocalyptique... La plus haute distinction pour un concert mythique.


ÉTÉ 75****


Comme le précédent, voici à nouveau un « live » qui n'existait qu'en vinyle et dont nous saluons la sortie avec beaucoup de satisfaction... et quelques petits regrets aussi. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il ne reprend pas l'intégralité du medley du concert. Cette fois, les concepteurs s'en sont tenus à retranscrire purement et simplement l'enregistrement de l'époque. Dommage car j'aurais aimé décerner autant d'étoiles que pour le Forest National de 74. L'ambiance n'est pas la même non plus, elle tarde à se faire entendre. Elle est d'ailleurs inexistante au tout début et anormalement silencieuse que l'on croirait presque que le morceau d'introduction « La musique, c'est ça » a été enregistré en studio dans des conditions « live » et qu'il a été ensuite incorporé à la prise du concert. Au sujet de l'objet en lui-même, il se répartit en 3 volets avec la reproduction de l'article écrit de la main d'Elisabeth Schemla de l'Express, déjà présent sur le (banal) recto du 33 tours. Trois belles photos parachèvent l'ouvrage avec quelques annotations précisant la date et le lieu du spectacle (vendredi 22 août 1975 au Théâtre de Verdure à Nice), l'identité des Clodettes mais par contre, aucune trace de celle des musiciens ? Ce n'est certainement pas la même formation puisqu'Urtreger, notamment, a changé d'air. Donc, on aurait pu faire l'effort de mentionner leur nom ainsi que celui des choristes. Rien que pour la finition du boîtier, je crois que ça en valait la peine.

 
Tracklist du concert :

 

Introduction « La Musique C'est Ça »/Cherche/
Soudain Il Ne Reste Qu'Une Chanson/Stop Au Nom De l'Amour/
Sha La La (Hier Est Près De Moi)/Il Fait Beau, Il Fait Bon/
Le Téléphone Pleure/Le Mal Aimé/Le Lundi Au Soleil/
Le Chanteur Malheureux/Pot pourri : Eloïse/
Toi Et Moi Contre Le Monde Entier/Je Viens Dîner Ce Soir/
Comme d'Habitude/Joue Quelque Chose De Simple/Rêveries/
Quand Un Bateau Passe/Donna Donna/Si J'Avais Un Marteau/
Chanson Populaire/J'Attendrai/C'est La Même Chanson/
Final Et Présentation

 Vidéo amateur de Claude François en concert en 1976
 


Les meilleurs moments : outre l'introduction, irréprochable dans sa musicalité et sa qualité instrumentale outrageusement dominée par les cuivres et la basse de Pezin, les trois premières chansons sont « balancées » sur un rythme un peu trop rapide à mon goût. « Soudain Il Ne Reste Qu'une Chanson » est bâclée sur un peu plus d'une demi-minute alors qu'elle aurait mérité de « détrôner » « Stop Au Nom De l'Amour »... La suite du concert alterne les chansons lentes et « dansantes » jusqu'au trop maigre medley pour atteindre un final prévisible où les chansons ne sont même plus interprétées dans leur intégralité... Je regrette presque le Cloclo en concert du début des années 70...


SOUVENIR 1978 CLAUDE FRANCOIS EN PUBLIC

 

J'ai beau être un admirateur de Claude François, je ne mâche pas mes mots quand il le faut... Je vais peut-être m'attirer quelques critiques mais tant pis... Ce CD ne mérite aucune cotation. C'est une véritable arnaque. De son vivant, Claude François n'aurait jamais accepté une telle falsification. Je m'explique : 4 chansons sont « traficotées » : « Toi Et Le Soleil », « Et Je t'Aime Tellement », « Magnolias For Ever » et « Alexandrie Alexandra ».  C'est une honte. Trois des quatre chansons faisaient partie de la « tracklist » des concerts de la fin de sa vie. Pourquoi ont-elles été « fabriquées » pour ce « live » ? Il n'y avait aucune raison ! Et le comble de l'idiotie, on rajoute des effets « Larsen » pour faire croire que c'est un enregistrement sur scène alors qu'il n'en est rien ! Je m'étonne même qu'Estardy et Bourtayre aient pu participer à cette mascarade ! Le livret indique que « quelques chansons du tour de chant de Claude François ont dû être supprimées en raison du refus d'autorisation des Disques C.B.S. »... Les 4 chansons ci-dessus n'appartiennent pas à ce catalogue !!! De plus, si le medley comportait des titres refusés, il n'y avait qu'à laisser subsister les autres et ne pas repiquer bêtement quelques chansons déjà présentes sur le « live » « Été 75 » !!! Maintenant, si le medley était trop « pauvre » pour le « Souvenir 1978 » (ça pouvait arriver comme nous le découvrirons pour le dernier concert de cet article), eh bien, on aurait pu s'en passer, pourvu que le reste soit authentique ! Et que dire d' « Alexandrie Alexandra » qu'il n'a JAMAIS interprétée en concert ?!? Il n'en a pas eu le temps, le pauvre et on aurait bien voulu l'entendre en « live » mais alors pourquoi l'avoir incluse ? C'est ridicule et inacceptable à la fois... Si Cloclo avait vécu cela, les « Je te vire ! » auraient encore fusé... 


Tracklist du concert :

Laisse Une Chance À Notre Amour/Stop Au Nom De l'Amour/Le Vagabond/
Quelquefois/Je Vais À Rio/Toi Et Le Soleil/
C'est Comme Ça Que l'On S'est Aimé/
Sale Bonhomme/17 Ans/Cette Année-Là/Medley : Eloïse/
Il Fait Beau, Il Fait Bon/
Comme d'Habitude/Rêveries/Quand Un Bateau Passe/Donna Donna/
Si J'Avais Un Marteau/
Et Je t'Aime Tellement/Magnolias For Ever/
Alexandrie Alexandra/J'Attendrai/C'est La Même Chanson/
Final : Orchestre « C'est Comme Ça Que l'On S'est Aimé »/
Présentation des Clodettes et des Musiciens/
L'Amour Toujours l'Amour/Viva America  

 


 

Les meilleurs moments  : malgré une sévérité compréhensible, je ne rejette pas tout, heureusement... Les cinq premières chansons laissent augurer un « live » de qualité. La 6ème constitue déjà la première supercherie avant « C'est Comme Ça Que l'On S'est Aimé » que Cloclo chante en compagnie de ses choristes et non avec Kathalyn comme le livret du disque le renseigne... « 17 Ans » est, à mes oreilles, la plus belle surprise de ce concert. « Cette Année-Là » est superbe également avant le naufrage... Un conseil si vous écoutez ce CD : vous passez la 6ème plage, vous reprenez le cours du concert jusqu'au medley, que vous pouvez ignorer, et sauter les autres titres « maquillés » pour plonger sur la fin du concert à partir de la plage n° 15 où le récital redevient réel...

 

Vidéo amateur de Claude François en concert en 1977, "Je vais à Rio" (extrait)


CLAUDE FRANCOIS - SON DERNIER CONCERT DU 24 FÉVRIER 1978

PALAIS D'HIVER DE LYON*


Ce CD paru en cadeau, conjointement à une riche collection de DVD, n'a d'attrait que pour le document sonore qu'il constitue, uniquement. Je lui octroie une seule étoile pour cette seule raison. L'enregistrement est de bonne qualité excepté le final qui est certainement issu d'une autre source. Pour ce qui est du concert, il vaudrait mieux ne pas en parler... Mais je me dois d'être franc et objectif : c'est le plus mauvais concert de tous ceux qu'il m'ait été donné d'écouter. L'introduction, sur les premières mesures de « Laisse Une Chance À Notre Amour », est trop longue et confère à celle-ci une lassante monotonie. Cloclo semble commencer en trombe mais il se fourvoie déjà après quelques paroles. « Stop Au Nom de l'Amour » sera, en fin de compte, la chanson la « mieux » interprétée car ensuite, c'est la bérézina ! « Le Vagabond » reflète l'extrême nervosité qui envahit l'idole dès qu'il remarque la défectuosité du ventilateur... Et c'est l'explosion au cours de « Quelquefois » où l'on entend distinctement Cloclo piquer une terrible colère alors que la charmante Martine Clémenceau essaie, tant bien que mal, avec une voix presque tremblotante  qui traduit parfaitement la fragilité de la situation, de tenir l'église au milieu du village... Le concert se poursuit, insipide, sans chaleur où l'on dirait que Cloclo se produit devant une salle vide. « 17 Ans » est affligeant, Cloclo se perd à nouveau dans son texte, il répète à plusieurs reprises les mêmes paroles. Quant aux musiciens, ils sont médiocres à l'image de leur mentor, sans inspiration et très approximatifs. Les enchaînements entre les chansons sont pénibles, voire ratés. Et que dire du medley ? Cloclo entend « un oiseau siffleur » et commande le final ! Alors que la plus élémentaire courtoisie, envers les spectateurs qui ont payé pour voir un spectacle, aurait été d'ignorer ce trouble-fête, Claude François s'est, au contraire, focalisé sur la réaction d'une seule personne (qui est, somme toute, fréquente lors de toute représentation) pour en arriver à adresser des reproches publiques et bâcler la suite de son récital... qui se termine par un pétard mouillé ! Je m'abstiendrai donc, après ce commentaire rude, je l'admets, de relater quelques « meilleurs moments » de ce dernier concert qui a le triste relent d'une fin prématurée... Je préfère, de loin, garder comme dernier souvenir vivant de mon idole sa dernière prestation à Leysin.   
 


Tracklist du concert :

 

Laisse Une Chance À Notre Amour/Stop Au Nom De l'Amour/
Le Vagabond/
Quelquefois/Je Vais À Rio/Le Mal Aimé/
So Near And Yet So Far/17 Ans/
Sale Bonhomme/
Et Je t'Aime Tellement/Toi Et Le Soleil/Cette Année-Là/
Medley : Il Fait Beau, Il Fait Bon/Le Lundi Au Soleil/
Magnolias For Ever/Final : J'Attendrai/C'est La Même Chanson/
Magnolias For Ever (instrumental)/Final
Par BERNIE - Publié dans : ON STAGE - Communauté : L'AMITIE PAR LA MUSIQUE
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"CONCERTO

ONE NIGHT IN CENTRAL PARK" 

(DECCA)

Andrea Bocelli 

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FLORENT PAGNY

MA LIBERTÉ DE CHANTER

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QUEEN

25ème ANNIVERSAIRE 

LIVE IN WEMBLEY

 (ISLAND)

Queen 

  

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