Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /Août /2008 18:11


Je ne sais pas ce que vous en pensez mais personnellement, je trouve que Louis de Funès est le plus grand acteur comique français de tous les temps. Oui, parfois, c'est vrai, il en fait des tonnes mais il faut reconnaître qu'il avait un puissant pouvoir d'improvisation ! Au cours des films qu'il tournait, il lui arrivait fréquemment d'avoir de nouvelles idées; il les développait, les mettait en scène et les répétait des dizaines et des dizaines de fois afin qu'elles soient les plus drôles possibles. C'est un acteur irremplaçable qui nous a amusés pendant plus de deux décennies et qui reste toujours indémodable. Dans l'article qui va suivre, vous allez faire connaissance avec cinq grands musiciens, cinq compositeurs de musiques de films qui ont, à un moment de leur carrière, inévitablement croisé le chemin de Louis de Funès.


Commençons par Raymond Lefèvre qui vient de nous quitter le 27 juin 2008 à l'âge de 78 ans. Si vous avez vu au moins une émission de Guy Lux entre 1966 et 1981, c'est lui que vous aperceviez en train de diriger ses musiciens lors de la musique d'introduction. Une longue silhouette reconnaissable entre toutes, une barbichette qui façonnera une personnalité attachante, éminemment sympathique, toujours au service des invités de son Maître de cérémonie. Avant de devenir chef d'orchestre et avoir sa propre formation, Raymond Lefèvre fut, début des années 50, pianiste de jazz aux côtés du célèbre clarinettiste, saxophoniste ténor Hubert Rostaing et du saxophoniste, flûtiste belge Bobby Jaspar. Ce dernier, malgré une disparition soudaine par crise cardiaque le 28 février 1963, était également très connu dans le monde du jazz pour avoir joué avec Sacha Distel. Ensemble, ils avaient enregistré un « 4 pistes » en 1957. Musicien accompli, Raymond Lefèvre devient successivement compositeur et arrangeur. Repéré par Franck Pourcel et Paul Mauriat, il affûtera ses excellentes prédispositions en tant que directeur d'orchestre au contact de ces deux grands chefs de formation. Mais c'est à la Télévision Française qu'il accède à la célébrité en devenant le chef d'orchestre attitré des émissions de Guy Lux. Cependant, il ne se limitera pas à cette fonction. Le réalisateur Jean Girault, dont on connaît la complicité légendaire avec Louis de Funès, fait appel à lui pour la composition des musiques de ses films.  De 1964 à 1982, Raymond Lefèvre apparaît donc au générique de 9 films dont le célèbre fantaisiste est la vedette : la saga des « Gendarmes » (6 films en 1964, 1965, 1968, 1970, 1978 et 1982), « Les Grandes Vacances » (1967), « Jo » (1971) et « La Soupe aux Choux » (1981). Je vous propose d'écouter la musique des « Grandes Vacances » et de « Jo ». Pourquoi ce choix ? Tout d'abord, pour le premier film, je considère qu'elle est vraiment annonciatrice d'une bonne comédie avec beaucoup d'entrain caractérisé par ce florilège de cuivres qui dégage d'entrée une sonorité inspiratrice de joie, gaieté et bonne humeur. Le rythme est soutenu et malgré une répétition continuelle dans la ligne mélodique, il n'y a aucune lassitude à l'écouter : elle est relativement courte et les changements instrumentaux (cordes et basse) sont variés.

 

 

En ce qui concerne le deuxième, je définirais la musique comme un pastiche  de celle d'un « James Bond » saupoudrée de quelques notes bien reconnaissables que l'on retrouve généralement dans les « westerns » du style « Il était une fois dans l'Ouest ». L'ensemble est également très tonique, très emballé avec un déploiement généreux de cuivres et de cordes (on ne change pas une bonne recette !). Enfin, pour en terminer avec Raymond Lefèvre, précisions qu'il était unanimement apprécié dans beaucoup de pays dont le Japon où il donna de nombreux concerts ainsi que l'Allemagne où il reçut plusieurs disques d'or.

 

 

Disparu le 19 décembre 1984 en ayant recours au suicide pour mettre fin à ses jours, Michel Magne était l'un des compositeurs de musiques de films les plus doués et les plus talentueux de sa génération. Acculé par des dettes qui devenaient trop lourdes à supporter et dégoûté de la perte de « son » Château d'Hérouville dans le Val d'Oise où il avait emménagé, à grands frais, un superbe studio d'enregistrement, Michel Magne décida de tirer sa révérence. Auteur de plus de 110 musiques de films, il eut une période très prolifique entre 1963 et 1973 pendant laquelle il dut répondre à de nombreuses sollicitations. Outre la série des « Angélique », il se chargea de la trilogie des « Fantômas » qui nous intéresse tout particulièrement. Pour le premier des trois longs métrages, l'influence « jazzique » est perceptible dès le début du générique. Mêlant des thèmes très contrastés tantôt pour les scènes où apparaît le criminel, tantôt pour celles où notre admirable Fufu entre en piste, le musicien nous entraîne au sein même de l'action en utilisant tout ce qu'il y a de plus conventionnel dans les variantes instrumentales pour ce genre de film : les cuivres pour annoncer l'arrivée du bandit, les percussions dites « légères » (xylophone) pour les pitreries du Commissaire Juve... Ecoutez la bande sonore du générique de « Fantômas se déchaîne » : l'auteur utilise carrément ce procédé afin d'exprimer musicalement, et avec quel brio, les péripéties marquantes du premier épisode. Pour le troisième volet des aventures du personnage créé par Pierre Souvestre et Marcel Allain, « Fantômas contre Scotland Yard », et du fait qu'elles sont censées se dérouler en Ecosse (alors qu'en réalité, les scènes dans le Château ont été tournées dans celui de Roquetaillade, en Gironde et celles pour la chasse à courre en forêt de Fontainebleau... pour la petite histoire !), le générique débute, somme toute logiquement, sur un très beau morceau de cornemuses qui précède le thème propre à Fantômas dont la ligne mélodique a subi quelques petites modifications : le rythme est sensiblement plus lent, agrémenté d'effets musicaux en référence à ceux qui accompagnent traditionnellement cette cruelle pratique de chasse à courre.






Pour en revenir à la carrière de Michel Magne, signalons que c'est lui qui est à l'origine des musiques des films d' « OSS 117 » réalisés, comme pour les « Fantômas » par André Hunebelle (ce dernier avait son compositeur fétiche, tout comme Jean Girault avec Raymond Lefèvre) ainsi que de « Mélodie en sous-sol », « Les barbouzes », « Les tontons flingueurs » et les films de Jean Yanne : « Moi y en a vouloir des sous », « Les Chinois à Paris » et « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » pour ne citer que les principaux. C'est en 1962 qu'il acquiert avec un ami le Château d'Hérouville complètement en ruines qu'il décide de retaper. Toutes ses royalties y passent pour en faire un endroit paradisiaque où les personnalités du show- business aimaient s'y retrouver (il lui arrivait d'accueillir deux cents ou trois cent convives...). A la mort de son ami en 1965, il rachète la partie droite du Château tout en continuant ses petites « extravagances ».  A partir de mars 1968, les événements se précipitent : son épouse le quitte et un incendie détruit l'aile gauche du Château qui venait d'être rénovée à grands frais. Michel Magne se lance alors, à corps perdu, dans la réfection de sa propriété et installe un studio d'enregistrement dans l'aile droite. Par la même occasion, il fonde une société : « Studios d'Enregistrement Michel Magne » et, après le « George Sand », un  autre studio, baptisé « Chopin » est aménagé. Désormais la société emploie une vingtaine de salariés pendant que Michel Magne reçoit toujours du beau monde et délaisse peu à peu son travail de compositeur au profit de son costume d'hôte afin de veiller aux bons soins de ses invités. Ses studios ayant acquis une renommé internationale, il voit défiler les plus grandes stars : Canned Heat, Memphis Slim et... Elton John qui y enregistre un album complet : « Honky Château ». Malheureusement, Michel Magne ne parvient plus à faire face aux besoins financiers du Château et suite à une association qui ne lui causera que de graves ennuis (faillite frauduleuse), il se sépare de sa société et de sa propriété en juin 1979. Marqué par ces échecs cuisants, il n'arrivera plus jamais à se remettre au travail convenablement, et, malgré un refuge artistique dans la peinture et la sculpture, il choisit de se donner la mort au Novotel de Pontoise... Triste épilogue pour un compositeur de génie qui aurait mérité une fin de carrière beaucoup plus glorieuse !

   

Georges Delerue a quelque peu tardé avant de s'intéresser à la musique. Ce n'est que vers l'âge de 15 ans qu'il prend conscience qu'il ne peut plus s'en passer en écoutant son grand père maternel diriger une chorale d'amateurs, sa mère jouer occasionnellement du piano et chanter les grands airs de « Faust » ou « Carmen » pendant des réjouissances familiales. Occupé très jeune à la fabrique de limes de son père, il concilie son travail avec l'apprentissage, l'après-midi, du solfège et de la clarinette. Mais très vite, il délaisse cet instrument au profit d'un autre qui l'attire beaucoup plus : le piano. La première œuvre qu'il choisit de jouer est « Romance sans Parole » de Félix Mendelssohn qu'il décortique lui-même. Son talent inné est tel qu'il reçoit les éloges de son professeur avec lequel il s'initie principalement aux compositions de Chopin, Bach, Beethoven, Grieg et Mozart. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, Georges Delerue fête ses 20 ans et termine ses études au Conservatoire de Roubaix. Auréolé d'un 1er prix de piano, 1er prix de musique de chambre, 1er prix d'harmonie et 2ème prix de clarinette, le directeur lui conseille de passer le concours d'entrée au Conservatoire National Supérieur de Paris. Georges se rend donc dans la capitale et subvient à ses besoins financiers grâce à des engagements qu'il décroche dans des bals, aux baptêmes, mariages et obsèques (il s'initie à l'orgue) ainsi que dans des piano-bars. 1952 est l'année où tout commence véritablement pour Georges Delerue sur le plan artistique : sa rencontre avec Boris Vian est déterminante pour la suite de sa carrière. Les projets qu'ils concrétisent ensemble lui permettent de se faire un nom et de lui ouvrir les portes du Club d'Essai de la Radio Télévision Française dont il prend la direction de l'orchestre. L'année suivante, il crée sa première composition pour une dramatique : « Les Princes de Sang » qu'il joue en direct (c'était très courant à l'époque). Dès lors, tout s'enchaîne : en 1954, il se charge de la musique de spectacles « Sons et Lumières » (« Lisieux » et « La Libération de Paris »), l'année d'après, il écrit une « Symphonie Concertante pour Piano et Orchestre » et en 1959, il fait ses premiers pas dans le cinéma pour « Le Bel Age » de Pierre Kast (où il s'associe avec l'arrangeur Alain Goraguer qui a notamment travaillé avec Serge Gainsbourg) ainsi que pour « Les Jeux de l'Amour » de Philippe de Broca. Nous faisons un petit bond dans le temps pour atterrir en 1965, l'année qui nous intéresse pour cet article où Georges est sollicité pour écrire la musique du « Corniaud » avec Bourvil et Louis de Funès. Pour le générique, il nous convie à une gentille valse avec l'accordéon comme instrument dominant. C'est beaucoup plus qu'une « valse musette » que l'on danserait sous les lampions multicolores d'un bal populaire... La mélodie prend, ici, dans le contexte du film, une toute autre signification : elle nous emmène dans une véritable aventure faite d'humour, de gags et... de suspense sans oublier une pointe de sentiments amoureux ! Georges Delerue a vu juste en composant le « score », il ne fallait surtout pas une musique tonitruante bardée de cuivres et de percussions... C'est une comédie, dans son sens plein, et l'utilisation de l'accordéon est tout à fait indiquée !  
 


Le film connaîtra le succès que l'on sait et la renommée de Georges a déjà dépassé les frontières de l'hexagone. C'est le réalisateur anglais Ken Russell qui est le premier cinéaste étranger à reconnaître l'immense talent de Georges Delerue en lui confiant la musique de son film « French Dressing » en 1964 et à lui consacrer, l'année suivante, un documentaire pour la BBC intitulé « Don't Shoot The Composer ». Les récompenses vont se succéder pour le musicien français : en 1967, les Etats-Unis lui décernent un Emmy Award pour  « Our World », l'hymne qu'il écrit pour l'inauguration de la Mondiovision ; en 1979, il reçoit le César de la meilleure musique de film pour « Préparez vos Mouchoirs » de Bertrand Blier et l'Oscar pour « A Little Romance » de George Roy Hill; en 1981, le Jury des Césars le consacre à nouveau pour « Le Dernier Métro » de François Truffaut.  Ce dernier le sollicite encore en 1983 pour « Vivement Dimanche » avant de disparaître le 21 octobre 1984. Georges Delerue en sera très marqué et son activité s'en ressentira jusqu'à son décès soudain en 1992. Il repose au Forest Lawn Memorial Park de Glendale en Californie.

Né à Athènes en 1932, Georges Garvarentz émigre en France, au début de la guerre, avec ses parents d'origine arménienne.  Son père, musicien, était très célèbre dans son pays puisqu'il écrivit l'hymne national arménien. La famille se fixe à Paris et Georges continue ses études dans l'optique de devenir médecin. Cependant, tout au fond de lui-même, secrète une passion pour la musique dont l'épanouissement se produit lorsqu'il assiste à la projection de « Rhapsody in blue », une biographie romancée de George Gershwin en 1945. C'est un véritable coup de foudre et George sait qu'il sera plus tard musicien et compositeur. Il entre donc à l'Ecole Supérieure de Musique de Paris et commence très rapidement à écrire des partitions. C'est dans les années 60 qu'il devient célèbre : il s'associe à Charles Aznavour dont il épouse la sœur, Aïda, le 17 septembre 1965. Avec Charles, il formera, jusqu'à son décès le 19 mars 1993, un des duos les plus célèbres, si pas le plus célèbre, de la Chanson Française. C'est toujours lui qui se chargera de la musique et Charles dira de lui qu'il était vraiment son alter ego, son double... Outre la musique du « Tatoué » qui nous intéresse ici et qu'il composa en 1968 pour Denys de la Patellière, Georges écrivit également, pour ne citer que les plus connues, les musiques de « Un Taxi pour Tobrouk » (1960), « Les Parisiennes » (1962), « Cherchez l'Idole » (1963) et « Paris au mois d'août » (1966). Pour « Le Tatoué », si vous écoutez attentivement l'entièreté du générique, vous remarquerez la présence indubitable de deux pôles musicaux opposés, deux extrêmes, ou si vous préférez encore, de deux contrastes s'identifiant parfaitement au comportement des deux protagonistes de cette comédie. D'une part, une musique entraînante et gaie riche de cuivres propre au riche brocanteur roublard et tenace qu'incarne Louis de Funès; de l'autre, une musique « du bon vieux temps », essentiellement jouée, me semble-t-il, au cor qui sied admirablement bien au personnage de légionnaire débonnaire, très attaché aux valeurs et (!) aux couleurs nationales interprété par le brillant Jean Gabin.


Côté chansons, Georges Garvarentz signe les plus grands succès de son beau-frère (« Non, je n'ai rien oublié », « Désormais », « Il faut savoir », « Les plaisirs démodés »,...) ainsi que « Retiens la nuit » pour Johnny Hallyday et « La plus belle pour aller danser » pour Sylvie Vartan pour lesquelles Charles écrit les paroles. En 1973, le duo mythique crée une opérette « Douchka », la dernière représentation à Mogador du couple le plus célèbre de l'Opérette, Marcel Merkès et Paulette Merval (dont je peux, d'ores et déjà, vous annoncer qu'un article leur sera consacré prochainement dans la catégorie « Les grands noms de l'Opérette »). Georges continuera donc à composer pour Charles qui, dans les derniers jours de sa vie, lui amènera un piano jusque dans sa chambre d'hôpital afin d'écrire une ultime mélodie qu'il chantera en 1994 sous un titre évocateur : « Ton doux visage » faisant référence à l'éternelle gentillesse qui caractérisait la personnalité de son complice.

Pour ce dernier chapitre consacré à Vladimir Cosma, je vous propose les musiques des films suivants, par ordre chronologique : « Les Aventures de Rabbi Jacob » (1973), « L'Aile ou la Cuisse » (1976) et « La Zizanie » (1977). En ce qui concerne l'ultime collaboration entre Gérard Oury et Louis de Funès, nous avons droit, permettez-moi l'expression, à un générique d'enfer. Et ce dernier est saisissant avec, en toile de fond, la baie de New- York avec les inoubliables tours jumelles du World Trade Center. La partition du multi-instrumentiste (en plus de tenir la baguette, Vladimir Cosma est violoniste de formation et pianiste !) est tout bonnement géniale. Pour une production de cette ampleur, il fallait une musique d'ouverture de grande qualité et le moins que l'on puisse dire est qu'elle ne déçoit aucunement ! Le rythme est enlevé, rapide et bien régulier sur une mélodie, certes, simpliste au premier abord mais qui a du tonus, du « répondant » pour la bonne et simple raison que dès la première écoute, vous pouvez la reproduire ou la fredonner sans aucune difficulté ! C'est ça, la recette d'une très bonne musique de film !

 

 

Et que dire de la scène dans laquelle Rabbi Jacob danse ? Epoustouflante prestation de Louis de Funès qui mérite indéniablement une ixième rediffusion :

 

 
Ce moment d'anthologie est certainement celui qui résume le mieux la nature de l'acteur : un talent immense pour l'improvisation (je me répète mais je ne le dirai jamais assez !), pour le sens du rythme affiché dans ses gags mais aussi, et surtout, dans la brillante exécution de cette danse qui n'est pas à la portée de tout comédien (n'oublions surtout pas qu'avant d'être acteur, Louis de Funès a été pianiste de jazz et qu'il a donc acquis une solide expérience dans la perception du rythme) une générosité illimitée à faire rire, à vous arracher des larmes de joie, de bonheur intense quitte à en mourir...     

Cette petite parenthèse qui me tenait à cœur étant faite, évoquons maintenant la musique des retrouvailles de Louis de Funès avec le cinéma : 1976 marque son grand retour avec Claude Zidi aux commandes. « L'Aile ou la Cuisse » est un grand succès dès sa projection en salles et à nouveau, Vladimir Cosma signe un générique d'excellente facture. Les premières notes de pur classique sont prodigieuses; viennent ensuite les percussions qui imprègnent à la mélodie un rythme rondement mené sans toutefois se démarquer de la touche « classique ». Après environ 50 secondes, ce sont des chœurs qui prennent le relais sur une partition de comédie plus traditionnelle, avec encore, à la base, des notes pas trop compliquées à chanter mais qui, une nouvelle fois, frappent juste pour se fixer avec aisance dans la mémoire collective.

 

 

Par contre, en ce qui concerne « La Zizanie » réalisé encore par Claude Zidi, je ne pense pas que ce soit sa meilleure musique de film, loin de là. Pour celle-ci, Vladimir Cosma a recours à l'électronique et de plus, le thème est répétitif, trop même : la ligne mélodique ne subit une variante que durant une trentaine de secondes mais ça n'atténue en rien sa monotonie. Sur le plan créativité, on est très loin des deux génériques précédents. Il est heureux qu'un montage animé ait été réalisé afin d'avaler cette « couleuvre » musicale indigeste et insipide...

 

Vladimir Cosma a grandi au sein d'une famille de musiciens : né le 13 avril 1940 à Bucarest, en Roumanie, son père est pianiste et chef d'orchestre, sa mère écrit et compose ainsi que l'un de ses oncles également chef d'orchestre et sa grand-mère était pianiste... Comment, dans ces conditions, ne voulez-vous pas être musicien à votre tour ? Comme tout artiste qui veut réussir, il se rend à Paris en 1963 et continue ses études musicales à l'Ecole Normale de Musique de Paris. C'est Michel Legrand qui le débusque afin qu'il s'occupe des arrangements de ses chansons. Le célèbre compositeur des « Moulins de mon cœur » pris par ses nombreux engagements lui demande alors de composer, à sa place, la musique du film « Alexandre Le Bienheureux » d'Yves Robert et c'est la consécration. Son travail fut récompensé aux Césars à deux reprises : en 1982 pour « Diva » de Jean-Jacques Beinex et en 1984 pour « Le Bal » d'Ettore Scola. Tout récemment, il vient de faire une incursion remarquée dans le monde de l'Opéra en créant « Marius et Fanny » d'après l'œuvre de Marcel Pagnol dont la première, en deux actes, a été donnée le 4 septembre 2007 à l'Opéra de Marseille avec, dans les rôles principaux, Roberto Alagna et son épouse, la soprano Angela Gheorghiu.

Les deux liens avec Claude François !


Tout d'abord, celui avec Louis de Funès, bien sûr. Claude François en est fou à tel point que lors de chaque repas au Moulin, les invités ont droit aux célèbres répliques et mimiques que le chanteur connaît par cœur pour avoir visionné ses principaux films de nombreuses fois ! Il fera tant et si bien qu'une rencontre historique sera organisée dans les studios d'Europe n° 1 lors de l'émission « 5-6-7 » de Marie-France Bruyer et Jacques Ourévitch à laquelle Sheila participe également. Cloclo n'en croit pas ses yeux, il est assis à côté de son idole et pendant quelques instants, il est émerveillé tel un enfant qui reçoit son premier cadeau des mains du Père Noël !

Ensuite, Georges Garvarentz a écrit la musique, sur des paroles de Françoise Dorin, de la très jolie chanson « Au coin de mes rêves » tirée de la comédie musicale « Cendrillon » jouée pour la télévision en 1966 par Christine Delaroche et Claude François. Pour cette chanson, Georges Garvarentz compose une mélodie très douce et romantique qui convient admirablement bien à la tessiture de Cloclo. Ce titre aurait pu très bien être adapté par le chanteur en anglais pour connaître une carrière Outre-manche; en effet, très « easy listening », très « french lover », il aurait pu figurer dans un répertoire aux accents « crooner » que Claude François aurait habilement et judicieusement exploité, dans la direction musicale qu'il comptait prendre, au même titre que « My Way » et « My Boy »...

 

 

Par BERNIE - Publié dans : Les musiques de films - Communauté : Toutes les musiques
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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 21:27

J'ai grandi avec l'Opérette. Mes parents en étaient férus et inévitablement, je fus conquis. Grâce à un ami qui appartenait à la troupe de figurants et qui nous refilaient les meilleures places, j'ai donc assisté à de nombreuses représentations au Palais des Beaux- Arts de Charleroi : « Le Pays du Sourire », « Vienne Chante et Danse », « Le Chant du Désert », « Rose de Noël », « Méditerranée », « Viva Napoli », « Rose-Marie », « L'Auberge du Cheval Blanc », « Valses de Vienne », « Rêve de Valse », « Princesse Czardas », « Violettes Impériales »... mais je ne vis qu'une seule avec Luis Mariano et ce fut « Le Prince de Madrid » en 1969, un peu plus d'un an avant sa disparition. Je m'en rappelle encore car... mystérieusement, pris d'une grande fatigue, je m'endormis et donc manquai le final. Je le regrette aujourd'hui car il devait sans nul doute être grandiose... Je me souviens qu'il y avait un problème de billetterie et je me retrouvai complètement esseulé, perdu au milieu de gens inconnus, quelques rangées devant celle où mes parents avaient pu trouver place... Le fait de ne pas être à leurs côtés m'avait sans doute perturbé et le profond ennui que je ressentis fut peut-être à l'origine de mon envie soudaine de m'apaiser ! Je fus littéralement surpris de me ressaisir quand la salle se ralluma et que les spectateurs s'extirpèrent de leur siège... Les yeux encore remplis de sommeil, je réalisai que j'avais loupé la fin du spectacle... Quelle déception et quelle faiblesse coupable !  Ce fut cependant la seule et l'unique, je fus tellement marqué par ce manque cruel de tenue que je me promis et jurai que l'on ne m'y reprendrait plus !  Luis Mariano, c'est aussi et surtout l'idole de ma mère... Elle eut la chance de le voir plusieurs fois sur scène (au « Théâtre des Variétés » qui fut ensuite démoli au profit de l'actuel Palais des Beaux-Arts) ainsi que sous chapiteau au moment où le ténor était en tournée avec le célèbre Cirque Pinder...  Elle eut également la patience de l'attendre dans le hall de l'entrée des artistes afin de recueillir son autographe... Depuis cet instant magique, cette photo dédicacée trône sur un meuble de rangement dans sa chambre à coucher... face à la porte que dès qu'on la franchit, on la remarque inévitablement ! Et la dédicace « Pour Mademoiselle Roberte, avec mes meilleurs sentiments, Luis Mariano » faite soigneusement à l'encre au bas de la photo est encore parfaitement lisible malgré le léger voile qui, avec le temps, s'est posée sur l'écriture... Je ne vous étonnerai pas en vous apprenant qu'elle avait tous ses disques... dont elle eut la saugrenue idée de se séparer faute de ne plus avoir de platine pour les écouter ! Quelle hérésie, ne trouvez-vous pas ? A sa place, même sans tourne- disque, je les aurais jalousement gardés, rien que pour mon plaisir... Mais ma mère n'a pas l'âme d'une collectionneuse... Depuis, je m'efforce d'en retrouver quelques-uns dans des brocantes ou dans des magasins spécialisés ! J'ai pu ainsi retrouver « Le Chanteur de Mexico » et « Méditerranée » avec Rudy Hirigoyen (qui alternait avec Luis Mariano quand ce dernier ne jouait pas), « Chanson Gitane » et « La Toison d'Or » avec André Dassary, « Le Pays du Sourire » avec Tony Poncet, « Gipsy » et « Volga » avec José Todaro, « Le Prince de Madrid » et « La Caravelle d'Or » avec Luis Mariano. Dernièrement, j'ai pu acquérir, lors d'une convention, un coffret de 5 CD retraçant les « 40 ans d'opérettes, 40 ans de succès » du couple mythique Marcel Merkès - Paulette Merval. C'est donc avec un réel grand plaisir que j'inaugure cette nouvelle catégorie par le plus célèbre d'entre tous : Luis Mariano.

Luis-Mariano Eusebio Gonzalez naît à Irun (ville frontière entre la France et l'Espagne) le 13 août 1914. Vous remarquez qu'il gardera ses premier et deuxième prénoms pour en faire son nom d'artiste. Fils de mécanicien, il émigre en France avec sa famille alors que la guerre civile fait rage en Espagne. Il falsifie l'année de sa naissance (1920) pour échapper à l'armée. Ayant un talent inné pour le dessin, il s'inscrit à l'Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux. Mais il a une autre grande qualité : il adore chanter et par- dessus le marché, la nature l'a doté d'un timbre de voix exceptionnel. Après avoir réussi, très facilement, l'examen d'entrée au Conservatoire de Bordeaux, il est d'emblée pris sous l'aile protectrice de la cantatrice Jeannine Micheau. 

 
La soprano le présente à Miguel Fontecha, ténor et professeur de chant, avec qui le jeune Luis va progresser. Luis décroche le rôle d'Ernesto dans « Don Pasquale » de Donizetti au Palais de Chaillot en décembre 1943. Sa prestation lui permet de multiplier les passages à la radio. Fin de l'année 1945, Francis Lopez, déjà connu comme compositeur de chansons à succès (il a écrit, entre autres, pour Lucienne Delyle, Léo Marjane, Maurice Chevalier, André Dassary, Georges Guétary et Tino Rossi), entreprend l'écriture, en compagnie de Raymond Vincy pour le livret, d'une opérette intitulée « La Belle de Cadix ». Le destin l'amène à rencontrer fortuitement Luis Mariano en qui il voit la vedette de sa création toute désignée. La première est donnée le 24 décembre 1945 au Théâtre du Casino Montparnasse et recueille un formidable succès.


Initialement programmée pour une dizaine de représentations, « La Belle de Cadix », pourtant montée avec peu de moyens, tiendra l'affiche pendant 2 ans ! Outre la chanson principale reprenant le titre de l'ouvrage, « La Fiesta Bohémienne », « Maria Luisa » et « Le Clocher du Village » sont parmi les plus populaires. Fort de ce premier triomphe, le duo Lopez- Vinçy remet le couvert avec « Andalousie » dont la générale est donnée le 25 octobre 1947 à la Gaîté Lyrique. Quatre airs principaux du ténor se dégagent de cette opérette qui est jouée pendant une année entière : « Andalousie », bien sûr, mais aussi « Santa Maria », « La Fête à Séville » et « Ole Torero » dans lesquels Luis Mariano fait étalage de toute sa maestria vocale. Au niveau de la partition musicale, on peut dire également qu'elle est plus travaillée, plus scintillante que celle de « La Belle de Cadix ».


La mise en scène parfaite, la fraîcheur des costumes et de très beaux ballets contribuent à ce nouveau succès. Signalons encore l'importance du rôle de fantaisiste tenu par Maurice Baquet qui deviendra un complice indissociable de Luis Mariano puisqu'il l'accompagnera jusque dans sa dernière opérette, « La Caravelle d'Or ». Entre-temps, fin des années 40, Luis Mariano conquiert les Etats-Unis et l'Amérique du Sud où il déchaîne les foules.  Au cours des années 50, Luis Mariano confirme son statut de star de l'Opérette, tout d'abord en dominant la distribution du « Chanteur de Mexico » en 1951 et, ensuite, celle de « Chevalier du Ciel » en 1955.

« Le Chanteur de Mexico » est jouée pour la première fois au Théâtre du Châtelet le 15 décembre 1951 et recueille des éloges de toute la critique parisienne, que ce soit dans les colonnes du « Monde », du « Figaro » ou du « Matin ». Tous reconnaissent la qualité de la réalisation, la richesse des décors (20 tableaux différents !), la beauté des costumes et l'excellente partition de Francis Lopez qui signe pas moins de sept chansons qui sont devenues immortelles. En effet, en plus de l'éternel « Mexico », tous les amateurs d'opérette se souviennent de « Rossignol » (vidéo ci-après), « Acapulco », « Il est un coin de France », « Maïtechu », « Quand on voit Paris d'en haut » et « Quand on est deux amis » ! Evidemment, la forme de Luis Mariano n'échappe pas aux observateurs avisés du Figaro qui signalent que le ténor « chante à ravir, pousse la note jusqu'à faire pâmer les spectatrices » ! En tout et pour tout, 905 représentations seront données mais cependant, Luis Mariano cède le témoin à Rudy Hirigoyen pour la seconde année.

 
Temporairement, Luis Mariano délaisse Francis Lopez pour l'opérette suivante : « Chevalier du Ciel » dont la musique est écrite par Henri Bourtayre et Jacques- Henry Rys; le livret et les lyrics, quant à eux, sont signés Paul Colline.  Cette dernière ne réussit pas avoir le même engouement que la précédente; particulièrement pour la partition musicale qui n'a pas le même charme, la même douceur que les mélodies de Lopez. Seules deux chansons se placent au-dessus du lot : « Chevalier du Ciel » et « Seul ». Assez logiquement, Mariano retrouve Lopez pour « La canción del amor mío » fin 1957 mais cette création est boudée par le public. Est-ce pour son titre ? Soit, le ténor ne veut pas rester sur cet échec et 1958 est l'année où il se produit pour la première fois à l'Olympia. C'est également en 1958 qu'il tourne son dernier film : « Sérénade au Texas ». Eh oui, n'oublions pas que Luis Mariano a joué dans 21 films de 1946 à 1958; parmi les plus célèbres, citons « Andalousie » (1950), « Violettes Impériales » (1952)  et « La Belle de Cadix » (1953), tous les trois avec Carmen Sevilla pour qui les journalistes inventèrent une idylle avec Mariano; « Quatre jours à Paris » (1953), « Le Chanteur de Mexico » (1956) avec Bourvil et Annie Cordy, et, la cerise sur le gâteau, « Napoléon » (1954), la fresque de Sacha Guitry, lequel avait enrôlé le ténor pour tenir le rôle du chanteur Garat. Cette parenthèse faite sur Mariano au cinéma, revenons sur la suite de sa carrière.  




« Le Secret de Marco Polo » (vidéo ci- dessus) marque le retour à l'opérette de Luis Mariano après sa triomphale tournée avec le Cirque Pinder. Cette nouvelle création du couple Lopez-Vincy est jouée pour la première fois au Théâtre du Châtelet le 13 décembre 1959. Les auteurs veulent frapper un grand coup et rééditer le même succès qu'ils avaient eu 8 ans auparavant avec « Le Chanteur de Mexico ». Mais Mariano semble fatigué de son long périple avec la caravane du Cirque Pinder et l'opérette est retirée de l'affiche après 368 représentations, en octobre 1960, par décision de Maurice Lehmann, Directeur du Châtelet. Mais Lopez et Vincy ne baissent pas les bras. Avec le déferlement du « yé-yé », un nouveau projet est en préparation : les auteurs ont envie de « rajeunir » leur vedette fétiche.

               Annie Cordy, Luis Mariano, Francis Lopez et Raymond Vincy

Et c'est ainsi que Luis Mariano s'offre un véritable bain de jouvence avec « Visa pour l'Amour » en 1962. De plus, Lopez et Vincy ont eu la géniale idée d'aller rechercher Annie Cordy qui ne s'est pas fait prier pour accepter de jouer aux côtés de son grand ami. Les chansons les plus plébiscitées sont : « La Vie est là », « Visa pour l'Amour », « Ah ! Qu'il fait bon » et surtout « Twist contre Twist » pendant lequel les deux artistes s'en mettent à cœur joie pour rivaliser de talent sur la célèbre danse ! Voilà un duo de choc, explosif qui redonne un coup de fouet au genre musical. L'opérette est un grand succès puisqu'après l'avoir interprétée à Paris, la troupe entreprend une grande tournée en province jusqu'en 1964. Sur sa lancée, le ténor reprend même ses classiques « Le Chanteur de Mexico » et « La Belle de Cadix » en province également pendant que Lopez et Vincy planchent déjà sur un nouveau projet dont le titre est déjà trouvé :

« Le Prince de Madrid » qui est finalement créée au Théâtre du Châtelet le 14 mars 1967 et qui retrace une période de l'existence du peintre Francisco Goya. Ce sera le dernier livret de Raymond Vincy qui décèdera un an plus tard... L'ouvrage est chatoyant, c'est du grand spectacle avec un Luis Mariano en forme étincelante. Sa voix est plus belle que jamais et excellemment mise en évidence par la remarquable partition de Francis Lopez qui signe de grandes chansons telles : « España », « Le Prince de Madrid » (vidéo ci-après), « La Féria de Séville », « Toi mon seul amour » et la sublime « Torero ». Aux côtés de Luis Mariano, outre Jeanine Ervil et Maria Murano, relevons la présence de Lucien Lupi qui rehausse la distribution de cette opérette et fait un malheur avec sa chanson « Le jour où j'aimerai ». Plus de 500 représentations couronneront le succès de cette opérette qui est également jouée courant 1969 en Belgique.


 
Après l'éreintante tournée du « Prince de Madrid », Luis Mariano, terriblement éprouvé, décide de prendre 3 mois de repos avant de commencer déjà les répétitions d'un nouveau spectacle : « La Caravelle d'Or ».

Le 20 décembre 1969, les spectateurs ont donc la joie de retrouver Luis Mariano aux commandes de cette opérette qui contient encore de très belles mélodies telles « Soleil », « La Caravelle d'Or », « Lisbonne » et peut-être la plus jolie d'entre toutes : « Bandeirantes ». Cependant, à la joie se mêle l'inquiétude : Mariano est amaigri, marqué par une étrange fatigue dont personne ne connaît l'origine. Le ténor tient à rassurer ses partenaires, ce n'est qu'une mauvaise passe et tout redeviendra comme avant... Mais au fil des représentations, Mariano se sent de plus en plus faible et devra même recourir à la médecine afin de tenir le coup. Devant la progression de la maladie, il devra se faire souvent remplacer et même jeter l'éponge en jouant pour la toute dernière fois le 10 mai 1970. Contraint de se faire hospitaliser, l'idole est au plus mal et tombe dans le coma. Luis Mariano s'éteint le 14 juillet 1970 à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière dans le 13ème arrondissement de Paris. Finalement, c'est une hépatite mal soignée qui aura eu raison du chanteur.  Sans femme et sans enfant, ses biens seront légués à son fidèle chauffeur et complice François Lacan, dit «  Patchi », qu'il avait engagé vers 1950 ainsi qu'à son filleul Mariano Lacan. Ils vivent toujours aujourd'hui dans la maison de Luis à Arcangues dont il avait lui-même dessiné les plans. De nos jours, Luis Mariano demeure une valeur sûre et ses plus grands succès ont même été repris par le ténor, chanteur d'opéras, Roberto Alagna. A jamais, il restera le « Prince de l'Opérette ». 


                                                                 
Pour terminer, voici deux vidéos qui prouvent que Luis Mariano était un chanteur complet. La première est tirée de l'émission "Palmarès de la Chanson" de Guy Lux où le ténor reprend une magnifique chanson d'Alain Barrière : "Plus je t'entends".


La deuxième est le très célèbre air "E Lucevan Le Stelle" de l'Opéra "Tosca" très brillamment interprété, et c'est un inédit, en français.


Le lien avec Claude François !


Le 13 juillet 1966 a lieu à Paris, en plein air, « Le Palmarès de la Chanson » de Guy Lux; une émission retransmise en direct et préparée en prévision des festivités de la Fête Nationale française. Claude François a même l'honneur de terminer le spectacle en interprétant son tube de l'époque : « Je tiens un tigre par la queue ». Mais avant cette fin mémorable, toutes les vedettes présentes sont invitées à venir chanter, l'une après l'autre, un court extrait de « Fleur de Paris » et... c'est ainsi qu'au cours de la même chanson, on a l'occasion de voir Luis Mariano et Claude François ! Anecdotique, évidemment, mais un lien a unit les deux artistes, un bref instant, au cours de cette émission... sûr qu'ils se sont sans doute croisés dans les coulisses !

Par BERNIE - Publié dans : Les grands noms de l'Opérette - Communauté : webzine musical
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