Brothers Gibb… Prenez les deux initiales B et G, prononcez à l’anglaise, B se dit « bi » et G «ji »,
ajoutez un s; vous obtenez « The Bee Gees » puisque c’est ainsi qu’ils se nommeront jusque fin 1972 où ils deviendront tout simplement « Bee
Gees »… Je commence naturellement par Barry, l’aîné qui naît le 1er septembre 1946 à Douglas, en l’Ile de Man (Royaume-Uni) de parents anglais,
Hugh et Barbara Gibb. Robin et Maurice viennent le rejoindre ensemble le 22 décembre 1949. Vous l’avez compris
facilement, ces derniers sont jumeaux. La famille vit à Manchester et s’installe en Australie peu de temps après la naissance du petit dernier, Andy, le 5 mars
1958. C’est en 1960 qu’ils débutent officiellement leur carrière. C’est un disc-jockey du nom de Bill Gates ( !) qui les découvre et les propulse sur un plateau de
télévision. C’est au cours de cette prestation qu’ils adoptent définitivement leur appellation. 1966 les voit consacrés numéro 1 en Australie avec une chanson intitulée « Spicks
and Specks ».
Leur premier single officiel « New York Mining Disaster 1941 », extrait de leur tout premier album
appelé tout simplement « The Bee Gees First », paraît sous une pochette uniformément blanche, sans photo. Les DJ’s croient que c’est le nouveau disque des
« Beatles ». Leur étonnement est grand lorsqu’ils entendent la voix, si reconnaissable et si particulière de cette nouvelle formation ! Ce premier essai fait une
entrée fracassante dans les classements anglais (8ème) et américain (7ème). Le deuxième 45 tours « To Love Somebody » est à nouveau un
grand succès puisqu’il se classe dans le Top 20 aux Etats-Unis.
En septembre de la même année, ils sortent leur premier grand hit mondial « Massachusetts » (issu de leur album « Horizontal » en janvier 1968, voir le lien avec Claude François) qui, dès sa première diffusion, connaîtra un énorme engouement tel que le titre se verra propulsé, à la vitesse de l’éclair, numéro 1 au hit parade britannique !
La
renommée mondiale s’amplifie un an plus tard avec l’énorme « You Should Be Dancing », leur premier hit « Disco » qui est numéro 5 au
Royaume-Uni le 28 août 1976 et numéro 1 au Bilboard le 4 septembre 1976. Les « Bee Gees » ne savent pas encore à ce moment là qu’ils vont devenir, quelques mois
plus tard, un peu malgré eux, les stars du « Disco » ! Début 1977, ce nouveau mouvement musical fait fureur. Robert Stigwood produit la bande originale du
film « Saturday Night Fever » et ne cherche pas très loin ce dont il a besoin. Il lui faut des chansons qui puissent « porter » le film au scénario
assez désuet. Il contacte les frères Gibb qui écrivent et enregistrent, au Château d’Hérouville en France, 5 nouveaux morceaux : « How Deep Is Your
Love », « Stayin’ Alive », « Night Fever », « More Than A
Woman » et « If I Can’t Have You », ce dernier étant interprété par Yvonne Elliman. Excepté « More Than A
Woman » repris également par le groupe Tavarès, les autres titres ont défrayé le hit parade américain, se classant numéro
1 !
Pendant 17 semaines, « How Deep
Is Your Love » se maintient dans le Top 10 du Bilboard constituant ainsi un authentique record ! Avec « Stayin’ Alive », elle est l’une
des 500 meilleures chansons de tous les temps ! Le 33 tours de la musique du film sort en janvier 1978 et se vend à plus de 30 millions d’exemplaires. Ce sera l’album le plus vendu dans
le monde avant « Thriller » de Michael Jackson, 6 ans plus tard. Les « Bee Gees » reçoivent des sollicitations du
monde entier et le 23 février 1978, ils reçoivent méritoirement le « Grammy Award » de la meilleure performance pop vocale par un groupe pour la chanson « How
Deep Is Your Love ». Un autre titre « Stayin’ Alive » fait un tabac puisqu’il atteint, le 4 mars 1978, la quatrième place au
Royaume-Uni mais se fait étrangement coiffé sur la plus haute marche du podium du Billboard par la chanson « (Love Is)Thicker Than Water » (coécrit
par Barry) de leur plus jeune frère Andy ! C’est à une véritable bataille que se livrent les frères Gibb pour s’emparer de la
première place des « Charts » car Andy, à son tour, se fait détrôner par ses aînés le 18 mars avec « Night Fever » qui
devient également numéro 1 au Royaume-Uni le 29 avril ! L’album « Saturday Night Fever » est consacré numéro 1 en Angleterre le 6 mai 1978. Partout,
dans les discothèques du monde entier, on n’entend plus que les « Bee Gees » !
L’album suivant
« Spirits Having Flown » cartonne lui aussi : il contient 3 gros tubes devenus, chacun à leur tour, numéro 1 aux Etats-Unis : la superbe ballade
« Too Much Heaven » ainsi que les fabuleux « Tragedy » et « Love You Inside
Out ».
Ensuite, il faut attendre 1983 et la bande originale de « Staying alive » (la suite de « Saturday Night Fever »
réalisée par Sylvester Stallone) pour voir un titre des « Bee Gees » figurer dans le Top 30 aux Etats-Unis avec « Woman In
You ».
Entre 1983 et 1987, les frères
Gibb vont se séparer momentanément. Barry et Robin mènent des carrières en solo pendant que Maurice reste quelque peu en retrait.
« ESP » est le prochain CD des 3 frères en 1987 avec « You Win Again » qui est un grand succès au Royaume-Uni puisqu’il
décroche la première place au hit parade. Par contre, l’album est un échec aux Etats-Unis n’atteignant qu’une anecdotique 75ème place ! Malgré ce revers, l’album s’écoule à 3
millions d’exemplaires !
1991 voit la sortie de « High Civilization » avec le hit
« Secret Love » qui atteint le Top 5 au Royaume-Uni. En marge de ce nouvel album, les « Bee Gees » entament une grande tournée
européenne où ils font notamment une escale à Bruxelles dans le mythique Forest National. C’est à ce moment aussi que Barry connaît de sérieux problèmes de dos tandis
que Maurice, lui, se bat contre l’alcool…
En 1993, c’est « Size
Isn’t Everything » qui voit le jour avec « For Whom The Bells Tolls » qui est l’un des titres forts de l’album avec
« Paying The Price Of Love ». Les « Bee Gees » s’essaient également à la techno avec
« Décadance » qui est, en fait, une version électronique de « You Should Be Dancing ». Les « Bee
Gees » n’avaient pas besoin de ce « remake » superflu et inutile pour redorer leur blason ! L’original est cent fois mieux ! Le disque ne laisse pas
un souvenir impérissable, à part « For Whom The Bells Tolls » qui se classe dans le Top 5 britannique.
Quatre ans plus tard, les trois frères
font paraître un album plus « dépouillé » intitulé « Still Waters », qui remporte un franc succès puisqu’il se vend à 4 millions d’exemplaires,
contenant le très bon « Alone ». Ce titre se classe d’ailleurs dans le Top 5 britannique et dans le Top 30 américain.
En 2001, les « Bee Gees » sortent un ultime album « This Is
Where I Came In » dont le style rappelle l’ambiance et les sonorités de leurs premiers enregistrements. Barry, Robin et
Maurice s’isolent afin de composer chacun de leur côté. Le résultat donne un disque parfaitement réussi, peut-être le meilleur depuis
« Trafalgar » !
Robin, de son côté, effectue des concerts depuis 2004 notamment en Allemagne, Russie et
en Asie. Son spectacle en Allemagne a d’ailleurs fait l’objet d’un CD et d’un DVD. En mai 2006, il est remonté sur scène avec Barry dans le prestigieux site de la Tour de
Londres pour le concert du 30ème anniversaire de la fondation du Prince Charles d’Angleterre. A cette occasion, les deux frères survivants ont interprété « Jive
Talkin’ », « To Love Somebody » et l’inévitable « You Should Be Dancing ». C’était la
première fois que l’on assistait au retour des deux frères ensemble sur une scène depuis la mort de Maurice. Tous les fans espèrent un nouvel album sous le nom des
« Bee Gees »; Barry et Robin ont toujours affirmé qu’ils ne rechanteraient plus ensemble sous cette appellation… Résisteront-ils à
la pression de leurs fervents admirateurs ? L’avenir nous le dira.
Andy aurait pu très bien appartenir aux « Bee Gees », seule sa venue au monde tardive l’en empêchera. De 11 ans le cadet
de Barry et 8 ans plus jeune que ses frères jumeaux Robin et Maurice, il a 8 ans à peine lorsque ses 3 frères commencent à se faire connaître.
C’est en 1975 qu’il parvient seul à se faire une petite place au soleil, en Australie, avec « Words And Music » dont il écrit les paroles et la musique. A
l’âge de 18 ans, il se marie déjà mais son union ne durera que deux ans. Le divorce sera prononcé presqu’au moment de la naissance de sa petite fille, le 25 janvier 1978. Entre-temps, Andy
fait gentiment la nique à ses 3 illustres frères. Il signe également un contrat chez Robert Stigwood et Barry lui écrit « I Just
Want To Be Your Everything » qui devient numéro 1 au Billboard en juillet 1977.
Son 2ème single
« (Love Is) Thicker Than Water », toujours coécrit par Barry détrône même “Stayin’Alive” avant que
“Night Fever” ne s’empare du leadership.
Andy n’en reste pas là et aligne un troisième « numéro 1 » consécutif en juin 1978 avec
« Shadow Dancing » qu’ils signent tous les quatre.
En novembre
1967, Claude François adapte « Massachusetts » qui devient « La plus belle chose du monde », sur un
texte qu’il écrit en collaboration avec Gilles Thibaut (le parolier qui finit le texte de « Comme d’habitude »). Le 29 novembre, sur le
plateau de « Tilt Magazine », l’émission produite par Michèle Arnaud et présentée par Michel Drucker, Claude François et
les Bee Gees, qui sont cinq à ce moment-là, ont l’occasion de poser ensemble devant l’objectif du photographe (de gauche à droite : Vince Melouney,
Colin Petersen, Maurice Gibb, Claude François, Robin et Barry Gibb). Très soucieux de
réaliser une parfaite adaptation et afin de restituer la richesse musicale de l’original, Claude François confie les arrangements de cette chanson au talentueux chef
d’orchestre Reg Guest (qui a travaillé notamment avec Frank Sinatra et Sammy Davis Jr, et qui s’occupera, à la fin des années 60, de
l’accompagnement musical de quelques chansons de Tom Jones et de la chanteuse country Dusty Springfield; en outre, Johnny Hallyday fera appel
également à ses services… Tiens, tiens !). Bien conduite par des percussions et une section de cordes très présentes, la mélodie est parfaitement maîtrisée vocalement par
Claude (le Si et le Do de l’octave supérieure sont atteints dans le refrain). Rien à redire, donc, sur cette interprétation qui méritera de figurer sur le
18ème 45 tours de l’idole, en face B (avec « L’homme au traîneau ») de « Comme
d’habitude ».
MADE IN BELGIUM
MACHIAVEL
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