J'adore Claude Nougaro. Je pense qu'il incarne vraiment, comme le titre de la chanson de Michel Sardou, « Le Chanteur de
Jazz ». Je regrette aussi de n'avoir jamais eu l'occasion d'aller le voir sur scène. Plusieurs de ses chansons m'ont marqué : tous ses tubes des années 60
(d' « Une Petite Fille » à « La Pluie fait des Claquettes »), « Dansez sur moi » et « Tu
verras » dans les seventies, celles qui composent les deux albums qui ont marqué dans son retour fracassant en 1987 après que Barclay n'ait pas renouvelé son contrat
(« Nougayork » et « Pacifique » enregistrés tous les deux aux Etats-Unis, l'un à New-York et l'autre à Los Angeles) et enfin, son avant-
dernier album « Embarquement immédiat » où il n'y a rien à jeter, comme on dit. Cette nouvelle évocation comprendra bien évidemment une biographie résumée avec les
principaux albums qui, pour ma part, doivent absolument figurer dans toute bonne « cédé thèque » et la présentation d'un très beau coffret CD/DVD retraçant la « résurrection »
de Claude Nougaro.
Claude pousse son premier cri le 9 septembre 1929
dans cette bonne vieille
ville de Toulouse qu'il chérira tant. Il est inévitable que plus tard, il professe au sein du monde artistique : son père est premier baryton à l'Opéra de Paris et enseigne le
piano. Ses grands-parents pratiquent le chant dans une chorale. Quand il évoque ses souvenirs d'enfance, Claude déclare : « La musique, c'est mon père chantant, et ma mère, au
piano, répétant l'opéra classique, Massenet, Rossini, Bizet... J'aimais beaucoup les airs, surtout Carmen. A travers mon père, la musique m'est vite apparue indissociable d'une action dramatique
et d'un texte ». A 12 ans, il découvre le jazz à travers Louis Armstrong, Bessie Smith et Glenn Miller. Il sait déjà que le jazz, ce sera toute sa vie... Quatre ans
plus tard, en 1945, il rédige ses premiers textes sur des musiques de Ravel et du saxophoniste Don Byas. C'est en 1952 qu'il tente sa chance à Paris et son destin le conduit aux
« Deux Mégots » où il fait la connaissance de l'écrivain et poète Jacques Audiberti qui va le prendre en affection et se conduire comme un père avec lui. Un an plus
tard, Claude Nougaro monte pour la première fois sur les planches à Montmartre, au « Lapin Agile », en récitant des textes. 1955 est une année importante pour
Claude puisqu'il écrit « Les pantoufles à papa » pour Philippe Clay sur une musique de Jean Constantin qui connaît un succès retentissant. Mais ce
n'est que 3 ans plus tard qu'il fait paraître son premier 45 tours 4 pistes chez le label « Président » avec quatre titres qui passent plutôt inaperçus :
« Maman m'l'a dit », « Tiens-toi bien mon cœur », « Toutes les musiques » et « Vachement
décontracté ».
Toutefois, la première chanson qui retient l'attention figure sur
un 25 cm sorti en octobre 1958 et s'intitule « Les Anges », composée par Henri Salvador. Nanti de cette reconnaissance et de quelques bonnes chansons sans plus,
Claude effectue sa première tournée en compagnie de Dalida et Marcel Amont.
Ce beau début de carrière ne lui monte pas à la tête et il n'oublie pas celui qui, le premier,
a cru en lui : en 1961, il héberge Jacques Audiberti dans son appartement de l'Avenue des Ternes où il séjournera pendant un an. En avril 1962, c'est un autre 25 cm qui, cette
fois-ci, le révèle au grand public avec 3 chansons inoubliables : « Une Petite Fille », qu'il écrit avec Jacques Datin, « Le
Cinéma », avec la complicité de Michel Legrand, et, « Le Jazz et la Java » encore avec Jacques Datin, sur un thème de Josef Haydn. Il
confie également : « J'ai toujours été influencé par le cinéma, alors j'écris une chanson comme un metteur en scène fait un découpage, plan par plan ». L'année d'après,
toujours au mois d'avril et en compagnie de Jacques Datin, il signe l'une de ses plus belles chansons : « Cécile, ma fille ». 1964 marque une étape cruciale
dans la carrière de Claude Nougaro : désormais, c'est Maurice Vander qui se charge de la direction musicale et prend ainsi la place de Michel Legrand. De plus, il
s'adjoint les services du très réputé Eddy Louiss (très connu dans le milieu du Jazz français) à l'orgue-Hammond.
La même année, il sort un nouveau 45 tours avec le formidable « Je suis sous...
(Marie-Christine) » toujours avec Jacques Datin. L'auteur-compositeur Hubert Giraud incorpore son staff en travaillant avec lui sur les trois autres chansons de ce
« 4 pistes ». L'année suivante, c'est avec une énorme tristesse que Claude apprend le décès de son ami et père spirituel Jacques Audiberti pour qui il écrira
« Chanson pour le maçon » qui figurera sur un 33 tours en juin 1966. Mais avant ce disque, signalons, en mai 1965, la sortie d'un 45 tours avec un autre titre
fort : « Sing Sing Song » et qui contient également « A bout de souffle » tiré d'un original de Dave Brubeck. Il ne manquera pas
d'inclure ce dernier titre à son tour de chant qu'il interprétera à la façon d'un coureur à pied qui s'entraîne. A ce sujet, il déclare : « J'ai eu besoin de courir et c'est en
chantant cette musique que je me suis rendu compte de l'importance respiratoire pour le chant. M'est venue l'idée de mettre les poumons en scène ». En juin 1966 donc, c'est un nouveau
30 cm pour Claude avec 3 autres fabuleuses chansons : « Bidonville » qui marque son incursion dans la musique brésilienne (l'original est signé Baden
Powell et Vinicius de Moraes), « L'amour sorcier » où il nous régale de sa ferveur pour les rythmes africains et « Armstrong »,
l'ode qu'il consacre au merveilleux trompettiste de jazz.
Les tubes s'accumulent auxquels s'ajoute « Toulouse » en avril 1967, une fresque musicale grandiose dédiée à la ville qui l'a vu naître.
Claude Nougaro s'occupe également de la décoration du recto de la pochette qui abrite ce 45 tours : ayant un talent fou de portraitiste, il ne manque pas d'utiliser un de ses nombreux
dessins pour cette occasion. Un an plus tard, il accouche d'une nouvelle « galette » avec deux excellents titres : « La Maîtresse » en face A mais c'est
surtout la face B, « Quatre boules de cuir » qui recueillera le plus de suffrages. Claude finit 1968 avec un nouveau 45 tours : « Paris
mai », précurseur du rap, dont il est aisé de deviner la provenance de l'inspiration et surtout, pour ma part, « La pluie fait des claquettes »
que j'ai toujours énormément apprécié aussi bien pour les paroles que pour la partition musicale. C'est au mois d'avril 1969 que sort le premier « live » :
« Une soirée avec Claude Nougaro » enregistré en public à l'Olympia.
Le début des années 70 est assez calme et il faut attendre septembre 1973 pour trouver un
nouveau « hit » digne de ce nom : « Dansez sur moi » qui annonce l'album « Locomotive d'Or ». Il s'entoure de nouveaux
musiciens : le contrebassiste Luigi Trussardi, le batteur Charles Bellonzi, le percussionniste Youla Fodé se joignent aux fidèles Eddy Louiss à l'orgue et bien
sûr Maurice Vander au piano.
En mai 1974, Claude
s'offre une petite récréation pour l'album qui porte le même nom avec des reprises, notamment, de Brel (« Mathilde »), Mouloudji (« Un jour tu
verras »), Trenet (« La Java du diable ») et Gainsbourg (« La Javanaise »), des auteurs qu'il affectionne tout
particulièrement. 1974, c'est aussi la deuxième fois qu'il se produit en vedette à l'Olympia avec un tour de chant sous influence brésilienne, expérience qu'il renouvelle en tournée en
1975 avec la présence à ses côtés du célèbre guitariste Baden Powell, de la chanteuse Tania María et du duo brésilien de chanteurs travestis « Les Etoiles ».
L'année suivante, Claude Nougaro change de marque de disques, il signe chez Barclay et enregistre « Femmes et famines », un 33 tours avec le titre
« Brésilien » qui avait précédé l'album et qui était sorti en 45 tours en juillet 1975. Toujours en 1976, il enchaîne avec « Comme une Piaf »
avant de sortir un nouvel « Olympia 1977» en mars 1977 qui comprend l'excellent morceau « Plume
d'Ange ».
1978 est une grande année pour Claude : il se voit méritoirement
récompensé pour son sublime album « Tu verras » par l'Académie Française Charles Cros qui inclut deux autres superbes chansons :
« Nobody knows » en plage titulaire et « Mon disque d'été ». Les années 70 se terminent par la composition, avec Maurice Vander, d'une
musique de film : « L'ordre et la sécurité du monde » de Claude D'Anna en juillet 1978 et un nouvel « Enregistrement public : Nougaro
79 » en février 1979. La nouvelle décennie commence par la parution du 33 tours « Assez » sur fond de révolte dont s'extrait « Le Coq et la
Pendule ». L'année suivante, c'est « Chansons nettes » qui salue l'arrivée du batteur de jazz Aldo Romano et de l'accordéoniste Richard
Galliano qui devient par la même occasion son nouveau directeur musical. En mars 1982, Gérard Lauzier le sollicite pour la composition de la musique de son film
« T'empêches tout le monde de dormir ». Au cours du même mois, il sort un nouveau 45 tours « Cadencé » avec la participation de Baden
Powell. Claude sortira encore trois albums pour Barclay : « Ami Chemin » en mai 1983 avec le subtil « Very Nice »,
« Bleu Blanc Blues » en avril 1985 qui comprend également, outre la chanson qui donne le titre à l'album, « Réunion » faisant référence à l'Île
de la Réunion où il rencontre la quatrième femme de sa vie : Hélène, de 36 ans sa cadette, qu'il épousera le 12 avril 1994 et, enfin, « Nougaro sur scène »
en octobre 1985. L'actualité musicale de Claude reste muette en 1986 et cette discrétion est peut-être à la base de la rupture avec Barclay qui le prie d'aller voir ailleurs.
Dégoûté, Claude vend sa maison et part avec Hélène s'exiler à New-York où la veuve de Charles Mingus l'invite à venir habiter sous son toit. Le producteur Mick Lanaro
le recommande auprès de Philippe Saisse, un claviériste de jazz, originaire de Marseille.
En avril 1989, il retrouve la France à travers le Zénith où il fait une série de
concerts dont un enregistrement « Zénith Made In Nougaro » qui paraît en octobre 1989. 1991 est synonyme de bilan pour Claude Nougaro. Il enregistre une version
« dépouillée » des chansons qui ont compté dans sa carrière... et c'est Maurice Vander qui l'accompagne au piano. Maurice Vander qui est toujours là quand Claude
a besoin de lui... L'album « live » qui en découle, « Une voix, dix doigts », sorti chez Polygram, présente néanmoins deux titres
inédits : « Tendre » composée par Toots Thielmans et « Les mots » sur une musique de Daniel Goyone. En octobre
1993, Claude met en boîte l'album « Chansongs » et mélange les styles musicaux (jazz, blues, tango, rap...). Les
compositions musicales sont signées Jean-Claude Vannier, Richard Galliano et Didier Lockwood. Deux titres s'en dégageront et se feront entendre à la radio :
« Vie violence » et « C'est une Garonne ». Claude repart en tournée pour promouvoir ce nouvel opus avec les musiciens de Didier
Lockwood : le bassiste Laurent Vernerey, le batteur Loïc Pontieux et le guitariste Jean-Marie Ecay. L'éternel Maurice Vander, au piano, et Arnaud Dunoyer
de Segonzac, aux claviers, complètent la formation. En 1995, Claude doit observer un long repos suite à des problèmes cardiaques. Trois pontages coronariens ainsi qu'une délicate
opération au cœur l'obligent à mettre sa carrière en parenthèses.
Il n'en revient que plus en forme, en 1997, avec, à la clé, un tout nouvel album intitulé
« L'enfant phare », distribué par Mercury, dont la chanson, qui offre le titre à l'ouvrage, est composée par le revenant Eddy Louiss. J'accorde également
une mention spéciale à la très jolie ballade « Bras dessus, bras dessous », au très coloré « Beaucoup de vent » et au nostalgique
« Avec les anges », une chanson de 1956 tirée de l'opérette « Irma la douce » avec une musique de Marguerite Monnot et des paroles
d'Alexandre Breffort que Claude reprend avec beaucoup de tendresse et d'émotion. Claude termine le XXème siècle avec « Hombre et lumière »,
un spectacle en plein-air à Toulouse sur les berges de la Garonne qu'il donne en juillet 1998 et dont un enregistrement voit le jour en janvier 1999. 2000 est l'année d'un nouveau changement de
maison de disques puisque Claude signe chez EMI la publication d'un superbe album : « Embarquement immédiat ». Pour ce dernier, Claude
s'entoure d'un « big band » dont la direction est assurée par l'omniprésent Yvan Cassar. Comme je le mentionnais au début de cet article, c'est un album parfait avec
deux « gros » morceaux : « Jet set » et « Les bas ». Mais les autres titres ne sont pas à négliger, au contraire, le sublime
« Mademoiselle Maman », « L'Île Hélène » aux accents celtiques, et les « Langues de bois » et
« Bozambo » aux couleurs africaines sont auditivement délectables à souhait.
Bien sûr, cet
album débouche sur un nouveau périple qui commence en octobre 2000 au Palais des Congrès de Paris, pour passer ensuite le 20 au Cirque Royal de Bruxelles et se terminer, après
un ultime passage à l'Olympia en octobre 2001, par un dernier concert à Moscou le 15 décembre 2001 pour clôturer ainsi la tournée des « 100 dates ». Préalablement, en
novembre 2001, sort logiquement, en 2 CD, un enregistrement « live » au Théâtre des Champs-Elysées. Du 3 au 11 mai 2002, Claude revient à ses premières amours
pour réciter les « Fables de ma Fontaine » au Théâtre des Bouffes du Nord. Avec des mots bien à lui, il dit : « Un artiste aime se prendre pour
sujet d'expérimentation. Son théâtre des opérations, c'est lui. Il s'opère de son opéra personnel, de ce que sa vie peut raconter de la vie. Je quitte donc momentanément le chant et je monte au
front des mots seuls, quelques fables de ma fontaine sur les bancs d'école de la récitation. Mon banc, je l'ai planté, à Paris, sur la scène prestigieuse des Bouffes du Nord. Je n'y vois pas de
lettre morte. Il faut dire que je suis des Souffles du Sud. » Imparable et incomparable.
Comme si la boucle était bouclée, le destin a placé Claude
devant le sort implacable d'une maladie incurable qui le ronge peu à peu... Après une opération de la « dernière chance » en juillet 2003, se sachant en sursis et fortement amaigri, il
veut livrer son testament musical : il enregistre au mois de septembre les maquettes d'un nouvel album qui compte énormément pour lui puisqu'il est prévu qu'il sorte sous le prestigieux
label « Jazz Blue Note » qui regroupe les artistes de jazz les plus illustres. Pour Claude, c'est le rêve absolu de se retrouver ainsi au Panthéon du Jazz aux côtés de
Jimmy Smith, John Coltrane, Miles Davis, etc... Malheureusement, très fatigué, Claude abandonne ses camarades de studio pour à nouveau être hospitalisé début 2004.
Cependant, la vie lui accorde une ultime requête : il revient chez lui pour s'éteindre finalement le 4 mars 2004, à l'âge de 74 ans, entouré de son épouse Hélène et de ses enfants. De
là-haut, il verra l'album « La Note Bleue » finir en août 2004 et sortir dans le commerce le mois suivant... Ce dernier, outre des versions instrumentales inédites
d' « Armstrong », de « Bidonville » et « Toulouse », contient quelques perles dont les formidables duos avec
David Linx sur « Dansez sur moi » et avec la soprano Nathalie Dessay sur « Autour de Minuit » où le mariage jazz et
opéra est une pure merveille. Aujourd'hui, Hélène Nougaro a repris le flambeau et avec son association, elle propose au public de découvrir les œuvres de son mari qui fut aussi,
ne l'oublions pas, un dessinateur et un peintre hors pair.
COFFRET CD/DVD « MADE IN NOUGARO »
En 2005, un très beau coffret CD/DVD est sorti chez Warner Vision consacré au retour de Claude
Nougaro après ses déboires avec sa maison de disques. Cet objet contient les CD « Nougayork » et « Pacifique » ainsi que le concert au
Zénith qui s'étale sur 2 DVD, l'un pour le récital et l'autre pour les plantureux bonus. Si je devais décerner une cotation pour la conception de ce coffret, je donnerais un très
bon 8/10 avec un petit regret pour l'absence d'un véritable livret qui aurait pu reprendre les paroles de toutes les chansons des deux albums ainsi que quelques anecdotes et photos relatives
aux « making of » de ces deux enregistrements. Les détails sont repris au dos du coffret mais je les trouve insuffisants. Pour preuve, même le « timing » des
chansons interprétées lors du concert n'est pas renseigné. Soit, nous n'allons pas bouder notre plaisir devant cette très belle réalisation et ce spectacle filmé au Zénith en avril
1989 : Claude Nougaro est en super forme et fait la part belle aux deux opus qui ont marqué son « comeback » fracassant.
Tracklist du concert
Stances à New-York/Nougayork/Rhythm'Flouze/Lady
Liberty/
Sing Sing Song/Le Gardien de Phare/ Tu
Verras/
Quatre ou Cinq Jours/Pacifique/Los Angeles, Eldorado/Le
Cinéma/
Le Cri de Tarzan/Toi Là-Haut/Un Ecureuil à Central
Park/Kiné/
Toulouse To Win/Armstrong/Quatre Boules de
Cuir/
Vive l'Alexandrin/Energie/Il Faut Tourner La Page/Cécile, Ma
Fille/
Une Petite
Fille/Toulouse
DVD Bonus
Made In Nougayork : making of Nougayork à New-York (55') + Made In Pacifique : making of
Pacifique à Los Angeles (30') + Made In Zénith : les dessous du concert (15') + 1 texte inédit + 1 prise « live » en studio inédite + clips.
Le lien avec Claude François !
Claude François et Claude Nougaro ne se sont pas rencontrés souvent mais ils s'appréciaient mutuellement, en témoigne ce
cliché pris à l'occasion de la rencontre des deux artistes qui, à l'époque, fréquentaient la même maison de disques (Philips). Les deux chanteurs ont vite sympathisé et, comme on
le constate, ils ont poussé la plaisanterie jusqu'à échanger les partitions de leurs chansons. Claude avait choisi « Une Petite Fille » tandis
que Nougaro avait jeté son dévolu sur « Si j'avais un marteau ». Les deux Claude ont passé un très bon moment ensemble et il
est heureux qu'il ait été immortalisé... 18 février 1978 : Claude François est l'invité de Michel Drucker dans l'émission « La Grande
Parade » sur RTL. Au cours de celle-ci, la tradition impose à la vedette de participer à un exercice appelé « Chantera, chantera pas » qui consiste à
interpréter une liste de dix chansons d'autres artistes. Dans cette liste, une chanson de Claude Nougaro est proposée à Cloclo... Par le
plus pur des hasards, c'est « Une Petite Fille » à laquelle il doit se soumettre ! Michel Drucker, qui éprouve souvent de la peine à
chanter, commence subitement à fredonner avec justesse les premières mesures de cette chanson sur lesquelles Cloclo s'empresse de déposer une voix assurée... C'est vrai que,
depuis cette rencontre mémorable avec son créateur, il avait eu largement le temps de s'y préparer !
MADE IN BELGIUM
MACHIAVEL
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KYLIE MINOGUE
"APHRODITE"
(EMI)

STING
"SYMPHONICITIES"
(DG)
BRUCE SPRINGSTEEN &
THE
E-STREET BAND
LONDON CALLING LIVE
IN HYDE PARK
(COLUMBIA)


LOHENGRIN
(DECCA)
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