Prêts pour un nouveau voyage à travers les époques de la Chanson
depuis 1930 ? Alors, embarquez avec moi à bord de la navette
C'est parti,
accrochez-vous bien !
Rina Ketty : « J'attendrai »
(1938)
Née à Sarzana, en Italie, le 1er mars 1911, elle débute à Paris en 1932 en se produisant dans les cabarets de Montmartre. C'est dans l'un d'entre eux, « Le Lapin à
Gill » qu'elle se fait connaître en reprenant des chansons de Paul Delmet, Gaston Couté, Théodore Botrel et Yvette
Guilbert. Son joli petit accent qui ne trahit pas ses origines plaît beaucoup et en 1936, elle enregistre « Si tu reviens », créée par Réda
Caire, ainsi que « La Madone aux fleurs ». L'année suivante, c'est « Je n'ai qu'une maman » avant qu'elle ne
connaisse le véritable succès avec « Rien que mon cœur » qui lui vaut le Grand Prix du Disque mais aussi surtout avec « Sombrero et
mantilles » dont la musique est composée par Jean Vaissade qu'elle épousera. Tout aussitôt, elle enchaîne avec un « méga tube » :
« J'attendrai », une adaptation d'une chanson italienne intitulée « Tornerai », qui sera sur toutes les lèvres durant
l'Occupation. Les autres chansons qu'on retiendra d'elle ont pour titres : « Sérénade sans espoir », « Montevideo »,
« Rendez-moi mon cœur », « Mon cœur soupire » (l'adaptation de « Voi Che Sapete » des
« Noces de Figaro » de Mozart), toutes enregistrées en 1939. Divorcée de Jean Vaissade, elle s'exile en Suisse durant les
cinq années du second conflit mondial pour réapparaître à l'Alhambra en 1945. Malgré cinq mois de tournée en France, elle ne réussit pas à reconquérir son public. Pourtant, elle continue
à sortir de nouvelles chansons telles « Sérénade argentine » (1948), « Je t'aimerai » et « La Roulotte des
Gitans » (1950). Elle doit aussi faire face à une rude concurrence avec deux autres vedettes qui recueillent la majorité des suffrages et qui évoluent dans le même registre
qu'elle : Gloria Lasso et Dalida. En 1954, elle décide de se « refaire une santé » en partant pour le Québec où elle reprend ses grands standards
et triomphe avec une nouvelle chanson « Bon Voyage ». Elle revient en France en 1965 en pleine vague « Yé-yé » mais ses prestations à Nice
puis au « Don Camillo » (1967) et au « Nouvel Alcazar » en 1968 ne récolteront qu'un succès mitigé. Choisissant sagement de se retirer du monde de la
Chanson, elle se reconvertit dans la restauration à Cannes pour ne remonter, une toute dernière fois, sur scène qu'en mars 1996... l'année de sa disparition, l'avant-veille de
Noël...
Georges Ulmer : « Pigalle » (1946)
D'origine danoise, Jorgen Ulmer grandit en Espagne avant
d'arriver en France en 1939. Evidemment, il troque Jorgen pour Georges afin d'avoir un prénom à consonance française. Il trouve un premier travail en tant que
caricaturiste et pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est engagé au sein de l'orchestre chantant de Fred Adison qui, de 1931 jusqu'à la fin des années 50, a fait danser la
France entière sur des chansons comme « En cueillant la noisette », « Avec les pompiers », « Le petit
train départemental » et « Quand un gendarme rit », parmi les plus connues. L'orchestre accompagnera des courts métrages muets ainsi que
plusieurs sketches cinématographiques de Charlie Chaplin. L'éditeur musical Robert Salvet voit en lui une future vedette et le convainc à entamer une carrière
solo. En 1942, il quitte donc la formation de Fred Adison et débute au Cabaret de l'Ecrin à Nice. A la fin de la guerre, il part pour Paris et trouve un engagement à
l'A.B.C. et ensuite à l'Alhambra. Son style fantaisiste et ses chansons inspirées du folklore américain lui valent un franc succès comme, entre autres,
« Quand allons-nous nous marier ? » et « J'ai changé ma voiture contre une jeep ». D'autres titres très connus
s'ajoutent à son répertoire tels « Casablanca », « Un monsieur attendait » et surtout
« Pigalle » avec lequel il aura une renommée internationale. Il sera l'un des premiers chanteurs à interpréter une composition de Charles
Aznavour et Pierre Roche : « J'ai bu ». Durant les années 50, il reste très populaire et se voit même confier la chanson du
générique du film « Caroline Chérie » de Richard Pottier avec Martine Carol. Cependant, un autre chanteur évoluant dans le même
registre que le sien commence sérieusement à lui faire de l'ombre : il s'appelle Yves Montand... Georges Ulmer se retire donc progressivement dans les
années 60 et ne fera plus que quelques apparitions sporadiques dans des grandes émissions de variétés style « Palmarès des Chansons » de Guy Lux. On se
souvient encore de lui dans les années 70 aux côtés de Danièle Gilbert dans « Midi Magazine ». Dans les années 80, on n'entendra plus guère parler de lui
jusqu'à son décès en 1989 à l'âge de 70 ans. Disparu discrètement, il reste néanmoins dans la mémoire collective comme l'unique et l'irremplaçable interprète de
« Pigalle », un des fleurons du Patrimoine de la Chanson Française...
Patachou : « Un gamin de Paris »
(1951)
De son vrai nom Henriette Ragon, Patachou est
une vraie parisienne puisqu'elle naît le 10 juin 1918 dans le XIIème arrondissement. Elle rencontre son futur mari, Jean Billon (avec qui elle aura un fils,
Pierre, qui chantera également plus tard et écrira, notamment, « J'ai oublié de vivre » pour Johnny Hallyday), au début de la
Guerre et après la Libération, ils ouvrent ensemble une pâtisserie en haut de la Butte de Montmartre. Le succès est tel qu'ils doivent agrandir : ils s'approprient le local voisin pour en
faire un restaurant. Au cours d'une fête, Henriette se prend à chanter quelques refrains de l'époque et parvient à se faire remarquer par un certain... Maurice
Chevalier. A partir de ce moment, elle choisit de s'appeler du nom de son établissement et le restaurant transformé en cabaret devient un des endroits les plus fréquentés de Paris. C'est
chez elle que débutent, en 1952, Georges Brassens puis Jacques Brel, Hugues Auffray et Michel Sardou. Charles
Aznavour vient chanter également avant qu'Edith Piaf ne fasse sa dernière apparition sur une scène aux côtés de son dernier amour, Théo
Sarapo. De son côté, Patachou entreprend, avec succès, une carrière internationale; d'abord au London Palladium puis au Waldorf Astoria et au
Carnegie Hall de New-York. Elle effectue des récitals dans les grandes villes américaines et devient célèbre à tel point que l'on songe à elle pour donner la réplique à Burt
Lancaster dans « Vera Cruz ». Préférant s'occuper de son fils, elle décline la proposition. Elle revient à Paris et se produit successivement à l'Alhambra,
Bobino et l'Olympia en 1955 lui ouvre ses portes. Son répertoire s'étoffe de quelques succès tels « Le piano du pauvre »,
« Bal chez Temporel » (composé par Guy Béart), « Voyage de noces », « La vie en
rose », « Padam, padam », « Sous les ponts de Paris », « Si j'étais pas si
timide », « La belle vie » et la chanson ici présentée (de Mick Micheyl et Adrien Marès). Fin des années
60, Patachou se sépare de son mari, entraînant la fermeture du cabaret. Elle épouse ensuite un entrepreneur américain de spectacles, Arthur Lesser. A partir des
années 70, elle décide de s'éloigner de la Chanson pour s'orienter vers le théâtre, le cinéma et la télévision où, durant les années 80, on la vit, entre autres, tenant un rôle terrifiant de
« J.R. » au féminin en chaise roulante dans la série « Orages d'été ». Elle animera également le restaurant mythique de la Tour Eiffel. A l'aube de
ses 91 printemps, elle a été décorée de la Légion d'Honneur le 9 janvier 2009.
Aphrodite's Child : « Rain and tears »
(1968)
D'origine grecque, la formation est composée d'Evangelos
Odysseas Papathanassiou (qui s'appellera plus tard, et plus simplement, Vangelis), Demis Roussos (qui fera la carrière que l'on sait,
avec des hauts et des bas) et de deux autres membres qui feront beaucoup moins parler d'eux après la dissolution du groupe : Lucas Sideras et Silver Koulouris.
Vangelis officie aux instruments suivants : orgue, piano, flûte et percussions tandis que Demis est la voix du groupe et s'accompagne à la guitare basse.
Lucas est le batteur et apporte un soutien vocal supplémentaire; Silver, quant à lui, s'occupe de la section « cordes » (essentiellement des guitares)
et, éventuellement, des percussions lorsque Vangelis joue d'un autre instrument (sur l'album « 666 »). La formation voulait partir pour
Londres mais refoulée par les douaniers de Douvres pour non détention d'un permis de travail en bonne et due forme, elle se retrouve à Paris qui est secouée par les événements de 1968. Ils
signent un contrat avec Phonogram et font la connaissance d'un jeune auteur du nom de Boris Bergman recommandé auprès d'eux par la firme de disques.
« Rain and tears » sort peu après et devient rapidement un très gros tube ! Assez bizarrement, on constate que la ligne mélodique est inspirée du
« Canon » de Pachelbel. Dans la foulée paraît leur premier album « End of the World ». Avec ce premier
grand succès, les propositions pleuvent et la formation fait la première partie du spectacle de Sylvie Vartan à l'Olympia durant une semaine. L'année suivante, en pleine
euphorie, le groupe sort un second album qui réédite un succès identique au premier : « It's Five O'Clock » se hisse en effet aux premières places des
hits parades belge, hollandais, allemand, français et italien, excusez du peu ! Mais Vangelis désire faire une autre musique, proche de celle qu'il jouait avant de
faire partie du groupe (car Demis, Lucas et Silver évoluaient déjà ensemble dans un groupe appelé « Idols » avant que
Demis ne rencontre Vangelis durant l'été 1966 et le convainc à tenter une autre aventure avec eux sous le nom d' « Aphrodite's
Child »). Ainsi naît, en 1972, un double album sensationnel « 666 » basé sur les versets de l'Apocalypse de Saint-Jean. Résolument
tourné vers le Rock progressif, le concept est destiné aux marchés anglais et américain mais marque la fin du groupe suite à des dissensions entre Vangelis et
Lucas. Trois albums ponctuent ce groupe certes éphémère mais que 239 apparitions télévisées rendront légendaire...
Patrick Hernandez : « Born to be alive »
(1978)
De souches austro-italienne de par son père et espagnole de par sa mère,
Patrick voit le jour dans la banlieue parisienne le 6 avril 1949. En 1964, il est en Angleterre pour ses études et il rêve de faire une carrière musicale au travers de sa passion
pour les Beatles. Après des études tumultueuses et laborieuses, il entreprend, à l'âge de 19 ans, de voler de ses propres ailes... Mais l'amour le tiendra écarté du droit chemin
et nous retrouvons notre ami quelques années plus tard dans les bureaux... de Claude François pour une audition afin de rejoindre l'écurie Flèche ! Ce jour-là,
Patrick côtoie une des choristes de Claude qui lui signale qu'un groupe, « Paris-Palace-Hôtel », dont on commence beaucoup à parler,
cherche un guitariste-chanteur. A la veille d'appartenir au « Groupe Claude François », Patrick change d'avis et lie son destin à
« PPH ». Après 3 « 45 tours » sans succès, le groupe produit par Vanloo et Pellerin disparaît. Nullement découragé,
Patrick persévère et présente à Jean Vanloo un projet musical conçu sur d'anciennes chansons de plusieurs pays ayant eu du succès. La chanson est appelée
« Born to be alive » et est à tendance « rock ». Mais la vague « Disco » déferle sur cette fin d'année 1978 et
Jean Vanloo souhaite modifier la base rythmique de la mélodie afin qu'elle soit « en phase » avec le mouvement musical de l'époque. C'est le
« jackpot » ! Le « single » perce d'abord en Italie où son succès lui vaut un Disque d'Or avant de sortir en France l'année suivante. « Born to
be alive » s'empare de la première place du hit-parade français en juin 1979 pour ne plus la quitter durant... quatre mois ! La chanson se classe également à la
10ème place des Charts anglais et demeure dans le classement pendant 14 semaines ! Sa sortie aux Etats-Unis est triomphale : les ventes sont phénoménales et
permettent à l'artiste de voir son titre atteindre la 16ème position au Billboard. Le disque est vendu à plus de 500.000 exemplaires aux Etats-Unis et sera Disque d'Or ou de
Platine dans une cinquantaine de pays. Plus de 25.000.000 de disques s'écouleront à travers le monde... Mais ce prodigieux succès sera sans lendemain. Les chansons suivantes,
« Disco Queen » et « I give you a rendez-vous », issues du même 33 tours que « Born to be
alive » ne rencontreront pas la même frénésie médiatique. Patrick tentera bien de « relancer la machine » avec « Back to
Boogie » (avec son compère Hervé Tholance qui faisait partie de « Paris-Palace-Hôtel »), « Can't keep it
up » et « Good bye » mais, à jamais, le « chanteur à la canne » sera et restera attaché à un seul et unique
tube...
Chagrin d'Amour : « Chacun fait c'qu'il lui plaît »
(1981)
Vous vous souvenez sans doute de ce « méga » tube du début des
années 80 (il n'y avait pas un seul jour sans qu'on l'entende à la radio) interprété par ce duo composé de Grégory Ken (de son vrai nom Jean-Pierre Trochu) et de la
chanteuse américaine Valli. Avant qu'ils ne se rencontrent, Grégory Ken était déjà « dans le métier » à la fin des années 60 puisqu'il avait enregistré
des disques sous le court pseudonyme de « Grégory ». Au début des années 70, on le découvre dans les comédies musicales « Hair » et
« Jésus-Christ Superstar » (1971). En 1975, il fait partie de la troupe de « Mayflower : tout va commencer » et en 1979, c'est lui qui
interprète le rôle de Ziggy dans la première mondiale de l'opéra rock de Michel Berger et Luc Plamondon : « Starmania ».
Son chemin va croiser celui de l'auteur-compositeur Philippe Bourgoin qui veut faire un « rap » sur un texte racontant les frasques d'un alcoolique, un soir de
détresse, qui rencontre une « blonde platine »... Dès la sortie du disque, 35.000 45 tours se vendront par jour ! L'album intitulé tout simplement
« Chagrin d'Amour » suit le single avec un autre titre qui sortira également en 45 tours : « Bonjour, v'là les
nouvelles ». Des noms connus proches de... Claude François participent à l'enregistrement : Alain Chamfort apporte sa contribution sur
les arrangements musicaux de 4 des 15 morceaux qui constituent l'album et Slim Pezin a collaboré sur pas moins de 12 chansons ! Un second 30 cm, « Mon Bob
et moi », sort en 1984 dont seront extraits deux 45 tours : « Monte Carlo » et « Papa
Scratch ». Mais la belle mécanique se grippe déjà et le duo se sépare... Valli et Grégory partent chacun de leur côté.
Grégory enregistre encore 2 45 tours en solo : « Poursuite » en 1985 avec un certain... Patrick Bruel et
« Prête-moi ton amour » en 1989, une adaptation française réussie du célèbre tube « Tell it like it is » des
« Neville Brothers » avant de nous quitter sept ans plus tard... De son côté, Valli sort, en 1986, une jolie reprise d'un succès de Chris
Montez, « The more I see you ». Trois autres 45 tours paraissent entre 1987 et 1989 : « Place de la
Madeleine », « Voilà la nouvelle » (certainement un petit clin d'œil au titre passé « Bonjour, v'là les
nouvelles ») et une reprise de la fameuse chanson « Light my fire » des « Doors ». Depuis, Valli
a fait son chemin dans le PAF présentant des émissions sur Europe 2, Canal + pour finalement arriver sur France Inter où elle anime « Système
disque » chaque vendredi de 22 h 05 à 23 h où elle tient un rôle de « modératrice » au sein d'un « club de la presse » qui passent, au peigne fin, les derniers
albums sortis...
The Fugees : « Killing me softly »
(1996)
The Fugees a vraiment été le groupe de l'année 1996 avec leur album "The Score" vendu à 18 millions
d'exemplaires et qui s'est propulsé numéro 1 au Billboard, emmené par le gigantesque tube « Killing me softly (with his song) », une reprise de la
célèbre chanson que Roberta Flack avait enregistrée en 1973. Avec un répertoire contenant des genres musicaux tels que le hip-hop, la soul et le
reggae, le groupe, composé de Wyclef Jean, Lauryn Hill et Pras Michel, a récolté deux Grammy Awards en 1997 (l'année de leur
séparation !) pour le meilleur album rap de l'année et le single a été récompensé pour la meilleure performance vocale rhythm'n'blues. Avant cette consécration, les
trois protagonistes avaient sorti en 1994 un premier album « Blunted on reality » dont les titres « Nappy heads » et
« Vocab » s'étaient dégagés. Mais cette première « expérience » n'est rien comparée au déferlement médiatique qui a suivi la parution de
« The Score », surtout grâce à la formidable reprise de la chanson de cet article mais également par la géniale réinterprétation du tube « No
Woman No Cry » de Bob Marley & The Wailers. A la dissolution du groupe, les trois membres ont entrepris une carrière solo. Lauryn Hill
s'est occupée de son album « The Miseducation of Lauryn Hill » qui a été très bien accueilli par la critique, Wyclef Jean a produit des
disques, notamment, pour les « Destiny's Child » et Carlos Santana tandis que Pras Michel a participé, en 1998, à la chanson de la
bande originale du film « Bulworth », de et avec Warren Beatty, dont la musique a été composée par Ennio Morricone. Les
Fugees se sont reformés pour une tournée européenne du 30 novembre au 20 décembre 2005; ils n'étaient plus réapparus ensemble sur une scène depuis 1997. Préalablement, ils
avaient sorti un nouveau single début novembre dont le titre « Take it easy » a pu même être disponible sur Internet. En février 2006, une autre chanson
« Foxy » était mise en ligne mais ce retour que les fans attendaient tant ne sera en fait qu'un feu de paille, Wyclef Jean jetant l'éponge
devant le comportement rébarbatif de Lauryn Hill et déclarant même qu'elle avait un besoin urgent de se faire
soigner...
Juanes : « La Camisa Negra »
(2004)
Juan Esteban Aristizábal Vásquez
est né le 9 août 1972 à Medellin, en Colombie. Son nom d'artiste
provient de son premier prénom et de la première syllabe du deuxième. Il apprend la musique très tôt, à l'âge de sept ans. A 15 ans, il est le leader d'un groupe de métal,
« Ekhymosis », avec lequel il enregistre cinq albums. Après 12 ans, il quitte le groupe pour entamer une carrière solo. Ses influences musicales sont multiples :
de Los Visconti (folklore argentin) à... Metallica, en passant par Carlos Gardel, Led Zeppelin et Jimi
Hendrix. Il arrive à Los Angeles en 1998 et fait paraître son premier album solo en 2000 : « Fijate bien » qui allie cumbia (genre
musical colombien dominé par les percussions et les flûtes), salsa, rock et funk. Suite à cet album dont les thèmes principaux sont la violence, la conscience sociale
et la perte d'être chers, Juanes est nominé sept fois aux « Latin Grammy Awards ». Trois récompenses lui sont décernées dont celle de « Meilleur
Nouvel Artiste de l'année ». En 2002, il sort un nouvel album : « Un Dia normal » (« Une journée ordinaire »), qui évoque la
famille, l'amour, la passion et la spiritualité, et dans lequel figure un duo avec Nelly Furtado sur « Fotographía ». Le premier single issu
de cet album est « A Dios le pido » (« Je demande à Dieu »), une prière pour la paix qui devient numéro 1 dans 12 pays sur 3 continents
différents et qui restera pendant 47 semaines dans le classement « Hot Latin Tracks » du Billboard. Dans son pays natal, la chanson sera numéro 1 pendant 4 mois
consécutifs, reléguant au rang de « faire valoir » la plantureuse Shakira... « Un Dia normal » est un immense succès
puisqu'il est certifié « Disque de Platine » en Colombie, au Mexique et en Espagne ainsi que sur le marché latino-américain des Etats-Unis. Dès sa sortie, il est à la deuxième
place du « Top Latin Albums » du Billboard. Juanes est nominé dans trois catégories différentes aux « Latin Grammy Awards » de 2002
pour la chanson « A Dios le pido » : « Chanson de l'année », « Meilleure chanson rock » et « Meilleure
vidéo musicale ». L'album suivant « Mi sangre » (2004) est celui qui va permettre à Juanes de se faire connaître hors de ses
frontières, surtout avec le titre emblématique « La Camisa Negra ». 4.000.000 d'exemplaires de cet album trouveront acquéreurs de par le monde dont 300.000
rien que pour la France. Deux autres titres se démarquent également : « Sueños » et « Que pasa ? » dans lesquels
il aborde la bêtise des conflits sur notre planète. Enfin, en 2007, c'est « La Vida Es un Ratico » qui aboutit dans les bacs des disquaires, un quatrième album
solo plus latino-rock que jamais. Juanes aborde également un nouveau look : sa longue chevelure désordonnée fait désormais place à une coiffure mieux soignée et
plus courte. L'album, quant à lui, est sans surprises, c'est la « bonne vieille recette » avec toujours des rythmes effrénés et très dansants (« Clase de
amor » et « Tres »), alternés avec de gentilles ballades.
@nne marie
le 25/02/2009 à 14h05
MADE IN BELGIUM
MACHIAVEL
| Juillet 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||||||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | ||||
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||||
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | ||||
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||||
|
||||||||||
KYLIE MINOGUE
"APHRODITE"
(EMI)

STING
"SYMPHONICITIES"
(DG)
BRUCE SPRINGSTEEN &
THE
E-STREET BAND
LONDON CALLING LIVE
IN HYDE PARK
(COLUMBIA)


LOHENGRIN
(DECCA)