Partager l'article ! MUSIC'S NEWS: * Pas ma ...
* Pas mal, sans plus
** Pas mal du tout
*** Bon
**** Très bon
***** Super
****** Indispensable, à ne manquer sous aucun prétexte....
U2 : « NO LINE ON THE HORIZON » (Universal/Division Az)***
Depuis "How To Dismantle An Atomic Bomb" en 2004, un disque fort moyen au demeurant, la bande à Bono
était restée discrète au rayon « nouveautés ». Voici donc leur nouvel opus, le douzième, annoncé comme un retour aux sources... Soyons clairs, cet album n'est ni franchement mauvais,
ni... une bombe atomique ! Certes, les morceaux qui le composent sont estampillés de leur marque de fabrique mais, mis à part les quatre premiers titres, excellents, qui dominent largement
les autres, on peut être animé d'un sentiment mitigé à l'issue de l'écoute. Personnellement, la meilleure chanson de l'album est la quatrième plage, « Moment Of
Surrender », la plus longue aussi (7'25), dans laquelle la voix de Bono est sublime, paraît déchirée pour encore mieux traduire l'intense émotion qui s'en
dégage.
"Unknown Caller"
Ensuite, dans l'ordre de mes préférences, je classerais « White As Snow »,
forgée dans le même moule, encore plus intimiste; une mélodie bien faite avec une orchestration dépouillée. « Unknown Caller » est un très bon morceau
également, presqu'unanimement apprécié comme un titre fait pour la scène avec ses « ho ho ho ho » répétitifs et son refrain accrocheur. Côté instruments, je salue l'incursion
très judicieuse d'un orgue qui ponctue également la chanson... Magnifique ! Comme l'est « Magnificent » avec une structure musicale plus mouvementée faite
de percussions... percutantes et bien saccadées, certainement l'une des meilleures créations du groupe jusqu'à ce jour.
"Magnificent"
Je ne passerai pas sous silence la plage titulaire de l'album qui en a donné son titre :
« No Line On The Horizon » dont « Unknown Caller » en est un parfait ersatz et « Stand Up
Comedy » qui, à n'en point douter, déchaînera les fans avec ses guitares ravageuses. Voilà, c'est à peu près tout ce que l'on peut retenir de cet album mais 6 bons titres sur
11, pour un groupe comme U2, c'est insuffisant. Enregistré d'abord en studios à Fez au Maroc (d'où la chanson « Fez-being born », pas convaincante) puis dans
le propre studio du combo à Dublin, ensuite au Platinium Sound Recording Studios à New York et aux Olympics Studios à Londres, l'album est paru le 27 février en format vinyle
ainsi qu'en CD standard avec un livret de 24 pages, en version « digipack » et, enfin, en coffret « deluxe » avec un livret encore plus
complet.
PATRICIA KAAS : « KABARET, L'ALBUM DE PATRICIA
KAAS » (Believe/Richard Walter Entertainment)**
On l'attendait avec impatience, ce nouvel album de Patricia Kaas depuis "Sexe Fort" paru en 2004. On y
trouve diverses influences musicales : une couleur rétro, style années 30, puisée dans le Cabaret de Berlin, le jazz de Saint-Germain des Prés et enfin le tango
sud-américain que l'on joue dans les quartiers de Buenos Aires. Patricia Kaas s'est beaucoup investie dans la réalisation de cet album et c'est elle également qui a imposé ses
choix afin de s'entourer des auteurs et compositeurs susceptibles de lui fournir les tonalités et les couleurs musicales voulues tout en gardant une base de travail moderne. Elle s'est même mise
à l'écriture pour la chanson « Une dernière fois » dont l'interprétation me fait quelque peu songer à
Barbara.
"Une dernière fois"
Le projet de « Kabaret » s'est dessiné avec la découverte d'une chanson allemande d'Hildegard
Knef « Das Glück Kennt Nur Minuten » qui a donné « La chance jamais ne dure ». Dans le même concept est né
« Faites entrer les clowns »; cependant, ces deux titres sont occultés par « Je t'aime encore » qui est, pour moi, la
chanson la plus réussie, la plus aboutie au niveau du texte ainsi que de la mélodie aux relents « lounge ». « Le jour se lève » vaut le
détour aussi, surtout pour la voix de Patricia qui n'a rien perdu de son éclat... avec un texte fort et... fort bien écrit. Par ailleurs, la belle nous offre une jolie reprise du
« Bensonhurst Blues » d'Oscar Benton avec « Kabaret », la cinquième plage qui donne le
titre à l'album.
"Kabaret"
Le reste de l'album, malheureusement, n'est qu'anecdotique et je doute même que le titre « Et
s'il fallait le faire », avec lequel Patricia représentera la France le 16 mai à Moscou lors du Concours de l'Eurovision, « kaas »
la baraque... On saluera, pour terminer, l'incursion de Patricia dans l' « électro » avec l'interlude « Pigalle » qui
fait très « Buddha Bar »... Bref, un album simple sans fioritures comme le déclare son interprète : « On ne s'est pas posé mille questions. On a par exemple
enregistré les voix dans un musée à Avignon. On a pris notre temps en laissant les choses venir petit à petit, tout s'est fait très naturellement sans prise de tête, sans penser au grand studio,
aux grands moyens ».
DICK RIVERS : « L'HOMME SANS ÂGE »
(EMI)******
En prolongement de la rubrique « ON STAGE » qui lui a été dernièrement consacrée, je vous
présente le nouvel album de Dick Rivers dont la sortie remonte, déjà, à juin 2008. Né de sa rencontre avec le jeune et talentueux compositeur Joseph d'Anvers en
juillet 2006 au cours des Francofolies de La Rochelle, cet album mérite que l'on y accorde la plus grande attention et ce, pour deux raisons essentielles. Tout d'abord, Joseph
d'Anvers (qui avait créé « Tant de nuits » pour le dernier album « Bleu Pétrole » d'Alain
Bashung) écrit joliment et compose de bien belles mélodies. Ensuite, je crois que tout au long de sa carrière, Dick Rivers n'a jamais eu un album qui lui
ressemble autant. La chanson « L'homme sans âge » qui ouvre l'album donne immédiatement le ton et est un parfait exemple de ce que seront les onze autres
morceaux.
"L'homme sans âge"
La voix du rocker est plus belle que jamais, on sent que l'artiste s'est imprégné de chaque syllabe de chaque mot
afin de la restituer avec une justesse irréprochable. C'est un travail d'orfèvre, de longue haleine, résultant d'une osmose parfaite entre un artiste qui n'hésite pas à prendre un nouveau virage
artistique après 47 ans de métier et un jeune auteur qui n'a pas fini de faire parler de lui... La deuxième plage « Par delà les plaines » est magnifique,
c'est celle qui, pour moi, a un « petit plus ». Elle parle de l'émigration... La musique est très belle, très douce; c'est un morceau qui s'écouterait facilement en boucle.
« Sur le toit du monde » évoque la solitude; « Les braves » traite de la liberté bafouée, des innocents face à
l'injustice...
Comment est né "L'homme sans âge" (1)
« La première heure » est très solennelle, c'est une véritable prière, une
requête pour un homme à la recherche de la lumière et d'une paix intérieure. « Attache-moi » est une ode sublime à son amour, l'amour de sa
vie. Le titre de la chanson « Mon homme » est troublant, on n'en saisit pas tout de suite la signification; en fait, c'est un hommage à son père, à ses
racines,... Le texte est court mais il frappe juste, il interpelle... « Les bras des femmes » est un vibrant hommage à l'assurance, à l'apaisement qu'ils
procurent mais aussi au pouvoir qu'ils peuvent dégager. « La voie des anges », c'est la fin du parcours pour un « lonesome cow-boy » qui
attend sa dernière heure... « Lola (veut la lune) », c'est l'histoire d'une pauvre fille en quête d'un bonheur... imaginaire. « Je
reviens » est le retour d'un homme vers la femme qu'il a aimée et qu'il aime encore. Enfin, « Gagner l'horizon » est une remise en question,
une sorte de bilan qui clôt l'album de fort jolie manière. En conclusion, c'est un très bon album qui, malheureusement, aura passé inaperçu aux récentes « Victoires de la
Musique » mais ce blog est là pour réparer cet oubli malencontreux... 10/10, Mister Dick !
Comment est né "L'homme sans âge" (2)
STARSAILOR : « ALL THE PLANS » (Virgin
Records/EMI)*****
Voici le quatrième album de Starsailor, formation composée de James Walsh (chant
et guitare), James Stelfox (basse), Barry Westhead (piano) et Ben Byrne (batterie), après « Love Is Here »
(2001), « Silence Is Easy » (2003) et "On The Outside" (2005). Produit par Steve Osborne (qui s'était déjà occupé de
"Love Is Here"), les quatre compères originaires de Chorley en Angleterre proposent, comme dans leur premier opus, une pop romantique après
« On The Outside » qui était résolument plus rock. Et ça me plaît vraiment beaucoup. « All The Plans » contient des petites
merveilles qui vous donnent la chair de poule. D'abord, le titre d'ouverture « Tell Me It's Not Over » n'est pas mal du tout; que du contraire, ce morceau a de
la pêche et le piano de Barry Westhead est bien séduisant. C'est de bon augure pour la suite et on n'est pas déçu. La seconde plage « Boy In
Waiting » est un joyau : la voix de James Walsh est splendide et l'orchestration parfaite.
"Tell Me It's Not Over"
"Boy In Waiting"
La suite est toute aussi heureuse : « The Thames » est plaisante,
entraînante avec une guitare aux allures folk voire country. « All The Plans » est également une excellente chanson avec une belle ligne
mélodique. En tout cas, les quatre premiers morceaux sont impeccables, ce sont des « cartons pleins ». « Neon Sky » est la chanson la plus longue de
l'album; là encore, c'est irréprochable. C'est une jolie ballade admirablement bien structurée et James Walsh nous charme de la qualité de sa tessiture. Avec la chanson suivante,
« You Never Get What You Deserve », bonjour les frissons ! Instrumentalement, c'est très bien joué, la partition est rondement menée avec maîtrise et
beaucoup de talent. La deuxième partie de l'album est du même acabit. La ballade « Hurts Too Much » est émouvante, poignante, interprétée avec énormément de
passion. Si les quatre derniers titres retiennent un peu moins l'attention, ils ne sont pas à négliger. La qualité reste de mise, les compositions sont soignées; ce n'est pas étonnant que le
groupe ait travaillé longtemps avant d'aboutir à un tel résultat. De ceux-ci, j'extraie « Listen Up », certainement une chanson faite pour le
« live », à taper dans ses mains... Un excellent album que je vous recommande et qui existe sous deux formats : le CD « standard » contenant 11 titres
et un autre « deluxe » avec 2 CD dont le second reprend six des 11 morceaux du CD 1 en version « acoustique » plus un inédit, « Merry Go
Round » qui vaut le détour par sa délicatesse.
BRUCE SPRINGSTEEN : « WORKING ON A
DREAM » (COLUMBIA Records)***
Sorti le 27 janvier 2009, "Working On A Dream" est le 16ème album studio du
"Boss". Sincèrement, il est loin d'égaler la qualité de « The Rising » (2002). Certes, ce nouvel opus contient de bonnes chansons mais elles ne font
pas « frémir » comme celles qu'il avait écrites au lendemain des attentats terroristes qui avaient secoué les Etats-Unis le 11 septembre 2001. Enregistré avec son fidèle groupe
« The E Street Band », l'album est dédié à l'un de ses membres, Danny Federici, décédé le 17 avril 2008 à l'âge de 58 ans, qui officiait à l'orgue et,
quand la partition l'imposait, jouait de l'accordéon ou du glockenspiel (un instrument de percussion, similaire au xylophone, constitué de lamelles en métal alors que celles de ce
dernier sont en bois). La chanson qui donne le titre à l'album a été interprétée pour la toute première fois le 2 novembre 2008 par Bruce Springsteen à Cleveland lors de la
campagne présidentielle de Barack Obama. « Working On A Dream » est, bien évidemment, le titre qui « emmène » l'album, celui que
l'on entend le plus souvent à la radio.
"Working On A Dream"
La ritournelle est simple, sobre et efficace car elle capte la mémoire collective et se laisse, par exemple,
siffloter sous la douche. Heureusement, il y a beaucoup mieux comme la chanson d'ouverture « Outlaw Pete », superbe, qui dure 8 minutes et qui,
personnellement, est la meilleure création sur cet album. D'autres morceaux retiennent l'attention : « My Lucky Day », la chanson la plus rythmée de
l'album, distille un refrain « facile », répétitif mais terriblement séduisant avec une partition musicale qui met bien en valeur la formation instrumentale qui accompagne le
« Boss ».
"My Lucky Day"
Au rayon des bonnes surprises, plaçons la très agréable « This Life », les
gentilles ballades « Queen Of The Supermarket » et « The Last Carnival », encore plus dépouillé, avec une guitare sèche et
de jolis chœurs en clôture, « Good Eye », un bon vieux blues poussiéreux que John Lee Hooker lui-même n'aurait pas renié,
« Tomorrow Never Knows », du pur country, bien fait, tellement bien chanté que l'on regrette que ce soit si court (2 minutes 14), ainsi que l'inédite
« The Wrestler », la chanson du film qui salue le retour au premier plan de Mickey Rourke. Produit et arrangé par Brendan O'
Brien qui en est à sa 4ème collaboration avec Sprinsteen après « The Rising » (2002), « Devils and
Dust » (2005) et « Magic » (2007), les sessions se sont déroulées durant les breaks de la tournée de promotion du précédent album.
Bruce Springsteen sera de passage en France le 16 juillet prochain à Carhaix au « Festival des Vieilles Charrues ».
ROLANDO VILLAZON : « HANDEL » (Deutsche
Grammophon)******
Pour commémorer le 250ème anniversaire de la mort de Georg Friedrich Haendel, Rolando Villazon
consacre son nouvel album à 15 airs issus de quatre opéras de l'illustre compositeur allemand (1685-1759) : « Tamerlano »,
« Rodelinda », « Xerxès », « Ariodante » et d'un oratorio, « La
Resurrezione ». L'initiative entreprise par le Ténor dont on connaît l'éclat et la puissance de la voix, peut paraître surprenante voire hasardeuse. Comment a-t-il pu
s'intéresser à cette musique baroque du XVIIIème siècle ? Le gentil bougre avoue que c'est en achetant un disque de Cecilia Bartoli chantant du Vivaldi que
l'idée lui est venue. En tout cas, je lui accorde une mention « très bien » car Rolando Villazon a exploré une nouvelle technique de chant afin que sa voix convienne à
la musique baroque. L'opportunité se présenta lorsqu'il fit la rencontre d'Emmanuelle Haïm, la talentueuse claveciniste et chef d'orchestre. Elle le convainquit
d'enregistrer un CD d'œuvres de Monteverdi (célèbre compositeur italien connu notamment pour « L'Orfeo » qui est considéré comme étant le
premier opéra et dont les compositions se situent à la charnière de la Renaissance et de la musique baroque). L'artiste mexicain a donc décidé d'innover en s'attaquant au répertoire baroque et
pour un coup d'essai, c'est un coup de maître. Pour ce projet audacieux, il s'est associé à Paul Mc Creesh et à ses Gabrieli Players qui sont des spécialistes
dans ce genre en Grande-Bretagne.
Vidéo promo de l'album (extraits)
Le Ténor n'a pas lésiné sur le travail, sur la « rééducation » de sa voix dont il a découvert de
nouvelles couleurs mais laissons-le plutôt s'exprimer : "Si j'avais le sentiment d'avoir besoin de limiter ma technique pour chanter cette musique, cela reviendrait à dire: "Pour chanter
ce répertoire, il faut avoir des moyens limités." Mais je ne vois pas les choses ainsi. L'énergie dont on a besoin pour le répertoire baroque est la même que pour la musique ultérieure,
l'intensité est la même, et il faut songer tout autant aux couleurs vocales." Rolando Villazon et Paul Mc Creesh ont « épluché » de nombreux airs
pour ténor d'Haendel et parmi ceux qu'ils ont choisis, plusieurs ne sont pas du tout destinés à la voix de ténor car ils sont écrits dans le grave et ne conviennent pas à une
voix brillante et puissante comme celle de Rolando. Dans ce CD, Rolando interprète des airs de mezzo tels « Dopo notte »
et « Scherza, infida » (extraits d' « Ariodante »), « Ombra mai fu »,
« Più che penso » et « Crude furie » de « Xerxès », les autres morceaux étant tous
écrits pour ténor. Et puis il y a surtout les airs fabuleux de Bajazet dans « Tamerlano », notamment celui de sa mort, dans lesquels Rolando
Villazon nous démontre toute l'étendue de son registre vocal et on a vraiment la nette impression qu'à certains passages, il prend son souffle pour la dernière fois... Un disque
exceptionnel pour un Ténor qui l'est tout autant !
MADE IN BELGIUM
PIERRE RAPSAT
2ème partie
De "Je suis moi" à
"Un coup de rouge, un coup de blues"

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LAURENT VOULZY
"LYS & LOVE"
(COLUMBIA)
ANDREA BOCELLI
"CONCERTO
ONE NIGHT IN CENTRAL PARK"
(DECCA)
FLORENT PAGNY
(AZ)
QUEEN
25ème ANNIVERSAIRE
(ISLAND)


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