Comme vous avez pu le lire dans l’encart informatif à droite, réservé à l’annonce des prochains articles, j’ai le plaisir de vous proposer une nouvelle rubrique hebdomadaire intitulée « INTERMEZZO ». Cette nouvelle catégorie d’articles concis sont destinés à vous faire patienter jusqu’à la parution dite « mensuelle » relative à l’une des catégories qui vous sont maintenant familières, si vous comptez parmi les nombreux fidèles lecteurs de « LA MUSIQUE POUR TOUJOURS » (vous êtes, en moyenne depuis le 28 octobre 2007, plus de 1600 lecteurs par mois à vous connecter sur le site avec, pour mars 2010, une prévision de plus de 2300 visites ! Encore merci à vous !).

J’ai choisi « The Spiders » pour inaugurer ce premier « INTERMEZZO ».
« The Spiders » était un groupe de « rhythm’n’blues Nouvelle Orléans » composé de cinq artistes dont Leonard et son frère Hayward
« Chuck » Carbo (en bas, à droite sur la photo), le plus célèbre d’entre eux, décédé le 11 juillet 2008 à l’âge de 82 ans des suites d’une longue maladie. Chuck Carbo
avait une voix de crooner baryton extraordinaire, certainement l’une des plus belles parmi les interprètes de rhythm’n’blues. Moins connu que Fats Domino, Johnny Adams ou
Aaron Neville, il bénéficiait d’une reconnaissance respectueuse de ses pairs à commencer par le dernier qui fut très affecté lors de sa disparition : « Nous nous connaissions
depuis l’enfance. Chuck était vraiment un très grand chanteur et « The Spiders » était le premier groupe « Nouvelle Orléans » ». L’emblématique Dr
John, qui lui écrivit plusieurs titres, lui rendit également un vibrant hommage : « Nous étions très proches. Chuck dégageait de lui quelque chose de spécial qui faisait
que tout le monde l’aimait… Avec son groupe « The Spiders », il a apporté beaucoup à la Nouvelle Orléans et au rhythm’n’blues ». La formation s’est malheureusement
dissoute fin des années 50 alors qu’elle avait triomphé en tournée en compagnie de Ray Charles, The Drifters et Sam Cooke, rien que du beau monde. Les frères Carbo
entamèrent une carrière solo mais vécurent dans l’ombre de leur défunt groupe dont quelques morceaux eurent une seconde vie comme « You’re The One » par Lou Rawls
et même « Witchcraft » par Elvis himself ! Après différents emplois pour subvenir aux besoins de sa grande famille (9 enfants !), Chuck effectua
un comeback avec deux albums successifs : « Drawers Trouble » (1993) avec le hit « Meet Me With Your Black Drawers On » et
« The Barber’s Blues » (1996). Si l’on devait ne retenir que deux mots définissant le talent et la personnalité de ce chanteur, « voix », pour sa
couleur exceptionnelle, et « responsable », envers sa famille, n’hésitant pas à redevenir un simple travailleur pour nourrir sa femme et ses enfants, étaient assurément ceux
qui lui seyaient le mieux.
Voici consécutivement « You’re The One », « I Didn’t Want To Do It » (45 tours du 29 décembre 1953) et
« Witchcraft » (1955) ainsi que la version du King en 1963. Vivent les vinyles !
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