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LA DISCO DES ALBUMS STUDIO DE DAVID BOWIE
(2ème partie, les années 80)
Première partie : cliquez sur ce lien LET'S DAVID ! (1ère partie : 1967-1979)
Les années 80 s’ouvrent avec « Scary Monsters » qui paraît le 12 septembre. Enregistré à New-York et à Londres sous la houlette de Tony Visconti, c’est assurément un album « charnière » après la trilogie berlinoise (« Low », « Heroes » et « Lodger ») et avant la période funk avec « Let’s Dance » de 1983. David veut faire un trait sur les années 70 sans pour autant ne pas oublier son personnage légendaire de Major Tom qu’il reprend dans le premier single de l’album, le génial « Ashes To Ashes », évoqué dans son chef-d’œuvre « Space Oddity » de 1969. D’abord classée n° 4 au Royaume-Uni, la chanson s’empare de la pole position la semaine suivante. Remarquablement structuré sur le plan musical avec un travail époustouflant d’Andy Clark au synthétiseur, de Roy Bittan au piano et de Chuck Hammer à la guitare, ce morceau est également magistralement interprété par son compositeur. En outre, personne n’est resté indifférent devant le célèbre clip de la chanson durant lequel Bowie apparaît déguisé en Pierrot déambulant devant un bulldozer accompagné de quatre étonnants sbires et où on le voit ensuite vêtu d’une chemise blanche, emprisonné dans une cellule capitonnée pour fou… De plus, Bowie privilégie les situations floues où on l’aperçoit tantôt assis dans un drôle de fauteuil au milieu de ce qui ressemble à une cuisine, affublé d’une combinaison où il ne lui manque plus qu’un casque de cosmonaute, tantôt raccordé à des tuyaux qui semblent le maintenir artificiellement en vie dans un décor alienesque. La fin est toute aussi rocambolesque quand il réapparaît en Pierrot au bord d’une plage surnaturelle avec à ses côtés une brave dame âgée qui lui tient une conversation dont il n’a cure…
Mais revenons à cet album emblématique d’où s’extrait « Fashion », cinquième plage et second hit en puissance dont certaines mesures rappellent « Golden Years » de 1975. Soulignons au passage, dans ce titre, la formidable prestation du guitariste Robert Fripp qui, d’autre part, laisse une empreinte indélébile dans les arrangements musicaux de cet album puisqu’il participe à cinq autres grands morceaux : « It’s No Game, Part 1 » durant lequel Bowie vocifère littéralement son texte, « Up The Hill Backwards » à l’ambiance musicale complexe, le très rock « Scary Monsters (and Super Creeps) » durant lequel la voix formatée et monocorde de David fait presque peur, le mélodique et hymnique « Teenage Wildlife » et, enfin, le rythmique « Kingdom Come », excellente reprise de la chanson écrite et initialement interprétée par Tom Verlaine qui fit jadis partie du groupe Television. Je ne passerai pas sous silence le magnifique « Because You’re Young » avec la présence de Pete Townshend du groupe Who à la guitare, où l’on entend notamment un subtil orgue qui confère au morceau une sonorité très pop, ainsi que « It’s No Game Part 2 » beaucoup moins torturé que la plage titulaire, clôturant cet album incontournable sur une note plus sobre, plus calme.
1983 marque un grand tournant dans la discographie de notre ami David : non seulement, il change de label puisqu’il quitte RCA pour EMI mais c’est aussi et surtout l’année d’un succès planétaire avec « Let’s Dance » qu’il produit avec Nile Rodgers du groupe funky Chic. Les trois premières plages sont des hits monumentaux : « Modern Love » (3ème single de l’album, n° 2 au Royaume-Uni, n° 14 aux États-Unis) avec une superbe intro et une ligne mélodique qui s’enrichit en crescendo (un beat ravageur, un piano très présent, la voix assurée de David, des saxos en soutien et en solo, des chœurs précis qui doublent admirablement la voix de David), « China Girl » (n° 2 au Royaume-Uni et n° 10 aux États-Unis), une excellente reprise du titre qu’il a composé en compagnie d’Iggy Pop, que ce dernier avait incorporé à son album « The Idiot » en 1977 (un original toutefois beaucoup plus « musclé » que la version de Bowie) et le phénoménal, l’incomparable « Let’s Dance » qui place Bowie n° 1 au Royaume-Uni et aux États-Unis avec une superbe prestation du regretté Stevie Ray Vaughan à la guitare (à souligner le détachement des instruments avec une résonance en forme d’écho, les montées en puissance rythmique avec, en guise de paroxysme, la voix de Bowie haut perchée).
Malgré le succès retentissant de ces trois morceaux qui aurait tendance à occulter le reste de l’album, nous allons passer les autres titres en revue : laissons toutefois de côté l’anecdotique « Without you » qui précède un intéressant « Ricochet » où l’on retrouve le Bowie ambigu des années 70; « Criminal World », seconde reprise de l’album d’un titre composé par Peter Godwin, Duncan Browne (membre vedette de l’éphémère groupe Metro et très bon guitariste de studio) et Sean Lyons, suivi d’un excellent « Cat People (Putting Out Fire) » dont la partition musicale est signée par Giorgio Moroder et dont il existe deux versions (de préférence celle avec la participation de l’impérial Stevie Ray Vaughan). L’album se termine avec l’honorable « Shake It » dont on retrouve certaines sonorités similaires à « Let’s Dance », comme si Bowie était encore imprégné de son inaltérable tube… Cet album qui, quoiqu’on en dise, prévaut surtout pour l’incroyable succès de « Let’s Dance » différenciera les avis parmi les fans de Bowie : la plupart apprécieront cette nouvelle orientation à l’impact plus commercial tandis que les puristes se plaindront de son manque d’originalité voire de créativité…
Pour le prochain album « Tonight » qui paraît le 1er septembre 1984, David Bowie le coproduit avec Derek Bramble et Hugh
Padgham. L’invité « vedette » est Iggy Pop qui participe à la composition de 5 des 9 titres de l’album initial (la réédition de 1995 en comptera 3
supplémentaires et non des moindres, j’y reviendrai ci-après) : « Don’t Look Down », une reprise reggae, honorable sans plus, des Stooges
(le groupe dont est issu Iggy Pop, pour ceux qui ne le savent pas); « Tonight » que Bowie interprète avec Tina
Turner, encore une reprise d’un titre que l’Iguane avait enregistré en 1977 sur son album « Lust For Life » (la chanson, second single de
l’album, bien qu’étant qualifiée de « titre phare », n’atteindra qu’une maigre 53ème position à l’US Billboard Hot 100 et se classera à la même place au
Royaume-Uni !); « Neighborhood Threat » (présent également sur « Lust For Life »); « Tumble And
Twirl » avec, à la basse, le génial Mark King de Level 42 et « Dancing With The Big Boys » dans lequel il
prête son concours vocal, écrit avec Bowie et son fidèle guitariste Carlos Alomar que l’on retrouve dans la « distribution » musicale de la majorité de
ses albums de 1975 à 2003. Toutefois, le titre qui enlève le plus de suffrages est « Blue Jean », premier single, qui se classe n° 8 au
Billboard et n° 6 au Top anglais. La ligne mélodique est très entraînante avec une batterie et des cuivres très accrocheurs, le tout enrubanné par la voix très aigue et même
criarde de Bowie.
The Thin White Duke se permet également de reprendre « God Only Knows » que les Beach Boys avaient enregistré en 1966 et « I Keep Forgettin’ » de la paire Leiber/Stoller (qui avait créé, entre autres, « Hound Dog » et « Jailhouse Rock » pour Elvis Presley). Si l’album original déçoit une fois de plus les fans de la première heure qui ne reconnaissent plus leur Bowie des années 70, soulignons toutefois la qualité de la plage titulaire « Loving The Alien » que Bowie interprète divinement bien sur une partition musicale d’excellente facture. Incontestablement, c’est la cerise sur ce gâteau que beaucoup considèrent comme indigeste. Et c’est vrai que cet album n’a rien de comparable avec l’ingéniosité déployée dans les 70’s. La réédition de 1995 offre donc 3 morceaux en bonus : le formidable « This Is Not America » (n° 1 aux Pays-Bas, n° 14 au Royaume-Uni et n° 32 au Billboard) que Bowie a composé avec Pat Metheny et Lyle Mays du Pat Metheny Group et qui paraît en single en février 1985 (la mélodie est superbe, comme la voix de Bowie d’ailleurs, et confère au morceau une ambiance inquiétante renforcée par quelques subtils effets instrumentaux); « As The World Falls Down » tiré de la bande originale du film « The Labyrinth », un conte fantastique réalisé par Jim Henson et produit par George Lucas dans lequel David Bowie joue aux côtés de Jennifer Connely, et, enfin, « Absolute Beginners » (thème du film portant le même titre), un immense succès au Royaume-Uni (n° 2) alors qu’outre Atlantique, il ne se classe qu’en 53ème position.
En avril 1987, David Bowie sort son 17ème album studio
« Never Let Me Down » qu’il produit avec David Richards (qui s’est occupé de plusieurs albums de
Queen). Signalons la présence du chanteur et guitariste Peter Frampton dans les musiciens ainsi que de l’acteur Mickey Rourke sur
« Shining Star (Makin’ My Love) ». L’album commence avec le rythmé mais cependant très moyen « Day-In Day-Out » qui est
le premier single. Il faudra des versions « Extended Mix Dance » et « Extended Mix Dub » pour que le morceau décolle et atteigne finalement des
positions honorables dans les Charts américains et anglais (respectivement n° 21 et n° 17).
le 3ème numéro du seul article sur le net à être présenté
comme une véritable émission de télé !
Et puis...
MADE IN BELGIUM
PIERRE RAPSAT
DISCOGRAPHIE
(3ème partie)
De "Lâchez les fauves" à
"J'ouvre les yeux"

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ALAIN CHAMFORT
"ELLES & LUI"
(MERCURY RECORDS)
SANTANA
"SHAPE SHIFTER"
(EPIC)
CENDRILLON
(MASSENET)
JOYCE DIDONATO

DALIDA
3 CONCERTS INÉDITS
OLYMPIA 71 - QUÉBEC 75 -
PRAGUE 77


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DE LA VARIÉTÉ


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OPÉRA MAGAZINE

DIAPASON

Oui, Thierry, c'est un énorme tube qui est resté dans toutes les mémoires ! Et assez paradoxalement, c'est le plus gros succès de David Bowie alors qu'il a créé, surtout dans les années 70, des compositions beaucoup plus imaginatives sur le plan musical (de véritables chefs-d'oeuvre qui sont en fait des concepts musicaux avant-gardistes !). Merci de ta fidélité et de ton amitié. À bientôt !
Je te souhaite d'excellenets fêtes de fin d'années, pour toi et ta famille et... essayons de garder le contact, si tu veux bien ? Car, avec qui vais-je parler de Claude à présent que les médias l'ont oubliés ? A moins qu'avec le mois de mars... A bientôt ! Amicalement.
Salut Fred et très heureux de te lire à nouveau ! Merci pour tes bons voeux que je réciproque de tout coeur ! Ne t'inquiètes, pas, c'est évident que nous garderons le contact et nous aurons bientôt l'occasion de reparler de notre cher Cloclo ! Amitiés !