Partager l'article ! PLÁCIDO DOMINGO "EL TENORISSIMO" (3ème PARTIE : VINYLES, CD, DVD... ET ENCORE DES VIDÉOS !): LES VINYLES (issus de ma propre collect ...
LES VINYLES
(issus de ma propre collection de disques)
Grands Airs d’Opéras Plácido Domingo
New Philharmonia Orchestra
Direction Nello Santi
(RCA Red Seal 1982)
Dans cette excellente réédition d’un enregistrement de 1973, le ténor se concentre sur l’opéra italien et français. La face A débute avec « Intanto, amici, qua; Viva il vino spumeggiante » (Cavalleria Rusticana de MASCAGNI, avec la présence de la mezzo-soprano Georgetta Psaros et du John Alldis Choir sous la conduite de John Alldis). Ensuite, nous entendons Plácido dans « Quel trouble Inconnu; Salut, demeure chaste et pure ! » (Faust de GOUNOD), « Questa o quella » (Rigoletto de VERDI) et « L’anima ho stanca » (Adriana Lecouvreur de CILÈA). 6 autres airs célèbres composent la face B : « Non piangere, Liu » (Turandot de PUCCINI), « Una parola sola ! Or son sei mesi » (La Fanciulla del West de PUCCINI), « Avete torto ! Firenze è come un albero fiorito » (Gianni Schicchi de PUCCINI), « À cette voix quel trouble; je crois entendre encore » (Les Pêcheurs de Perles de BIZET), « Barcarole : Di tu se fedele il flutto m’aspetta » (Un Ballo in Maschera de VERDI, avec la soprano Wendy Eathorne, les basses Brian Etheridge et Franklin Whiteley, The John Alldis Choir) et « L’amour ! L’amour ! Ah, lève-toi, soleil » (Roméo et Juliette de GOUNOD). Timbre assuré, puissance mesurée, grande maîtrise, Domingo fait montre d’une aisance vocale impressionnante au cours de ces interprétations. De plus, Nello Santi a les rênes du New Philharmonia Orchestra bien en mains; tous les ingrédients sont donc réunis pour passer un agréable moment musical !
CARMEN
Georges Bizet (1838-1875)
Julia Migenes Johnson (CARMEN)-Plácido Domingo (DON JOSÉ)-
Ruggero Raimondi (ESCAMILLO)-Faith Esham (MICAËLA)
Orchestre National de France
Direction Lorin Maazel
(Coffret 3 disques – ERATO 1984)
Fidèle reproduction au disque de la fresque cinématographique réalisée par Francesco Rosi. Une prestigieuse distribution pour un opéra intemporel… Malgré que Migenes Johnson s’en tire admirablement dans la peau de cette fatale Carmen, ce sont les personnages de Don José et d’Escamillo qui retiennent l’attention; d’une part, par les formidables prestations de Domingo et Raimondi, impériaux dans leur interprétation, et, d’autre part, dans le duel qui les oppose dans l’obtention des faveurs de la bohémienne et cigarière. Il existe d’innombrables enregistrements de ce fabuleux opéra avec d’autres talentueux interprètes (Carreras a été également un très convaincant Don José; Callas, de Los Angeles et Crespin ont été d’inoubliables Carmen et souvenons-nous d’un étonnant Van Dam dans le rôle d’Escamillo) mais il faut bien reconnaître que la palette d’artistes réunie ici est la meilleure qui soit. En outre, la direction de Lorin Maazel à la tête de l’Orchestre National de France est précise et d’une haute justesse; en un mot, magistrale. Somptueux. À écouter et à réécouter !
RIGOLETTO
Giueseppe Verdi (1813-1901)
Plácido Domingo (LE DUC DE MANTOUE)-
Piero Cappuccilli (RIGOLETTO)-
Ileana Cotrubas (GILDA)-Nicolai Ghiaurov (SPARAFUCILE)-
Eleana Obraztsova (MADDALENA)-Hanna Schwarz (GIOVANNA)-
Kurt Moll (LE COMTE DE MONTERONE)
Wiener Philharmoniker
Direction Carlo Maria Giulini
(Coffret 3 disques – Deutsche Grammophon 1980)
Ce n’est certes pas l’enregistrement le plus célèbre de ce magnifique opéra mais il n’est pas à dédaigner, bien loin de là, malgré une mise en retrait perceptible de la musique… peut-être volontaire pour mieux mettre en valeur les couleurs vocales des interprètes ? C’est une initiative louable mais on dirait, et c’est flagrant à certains moments, que le son est carrément « coiffé »… C’est dommage car le travail de direction de Carlo Maria Giulini est impeccable : l’orchestre accompagne judicieusement et respectueusement les acteurs afin que leur voix ne soit pas « noyée ». Les piano et double forte sont bien exploités, sans fioritures mais avec sobriété et justesse. Giulini aurait pu prendre quelques risques et apporter sa propre vision musicale sur l’œuvre de Verdi; il a plutôt choisi une lecture stricte, littérale. Quant aux interprètes, nous ne bouderons pas notre plaisir devant cette « succulente brochette » : la basse Kurt Moll a une voix incroyable qui traduit très bien la férocité du Comte de Monterone, Cappuccilli (1929-2005) y va de tout son cœur pour jouer un Rigoletto parfaitement crédible avec beaucoup d’ampleur et de chaleur vocale, la soprano roumaine Ileana Cotrubas a un lyrisme envoûtant qui allie technique et raffinement, Ghiaurov est égal à lui-même; son personnage très sombre l’encline à avoir une voix encore plus caverneuse avec beaucoup de volume, la mezzo-soprano russe Eleana Obraztsova campe avec talent une Maddalena au timbre riche et profond; la timide, de par son tout petit rôle, mais brillante Hanna Schwarz qui a commencé sa carrière en 1970 dans le même opéra et dans la peau de Giovanna, et, enfin, notre ami Domingo, magnifique en Duc de Mantoue, très à l’aise, évoluant avec tellement de facilité (parfois trop même !) et de contrôle.
TOSCA
Giacomo Puccini (1858-1924)
Renata Scotto (FLORIA TOSCA)-
Plácido Domingo (MARIO CAVARADOSSI)-
Renato Bruson (SCARPIA)-John Cheek (CESARE ANGELOTTI)-
Andrea Velis (SPOLETTA)-Renato Capecchi (LE SACRISTAIN)-
Paul Hudson (SCIARRONE)
Ambrosian Opera Chorus (Chef des Choeurs : John McCarthy)
Choeur de garcons de St-Clement Danes School
(Chef de la Maîtrise : Keith Walters)
The Philharmonia Orchestra
Direction James Levine
(Coffret 2 disques – PATHÉ MARCONI EMI 1981)
Encore une distribution de choix pour cet opéra qu’on ne se lasse pas d’écouter ! Domingo donne le meilleur de lui-même, Cavaradossi est plus convaincant que jamais et son interprétation de « E Lucevan Le Stelle » est poignante. On vit intensément avec lui, dans l’attente insoutenable de son exécution, les souvenirs des moments de bonheur passés en compagnie de Tosca. Le désespoir et le cri déchirant de son amour pour la vie sont excellemment reflétés dans la voix superbe et émouvante du Ténor… La soprano italienne Renata Scotto est parfaite dans le rôle de Tosca. Sa performance est remarquable, sa très jolie voix nous fait littéralement frémir malgré quelques notes hautes aux abords moins souples. Cet abrupt léger est certainement le résultat d’un évident enthousiasme, d’une réelle ferveur interprétative, de toute la foi en son rôle de la cantatrice. Bruson est un bien surprenant Scarpia et il ne déçoit pas, loin de là. Pourtant il est vrai que nous avons plus l’habitude d’écouter Raimondi ou Gobbi dans ses effroyables desseins maléfiques mais Bruson tire magnifiquement son épingle du jeu avec opulence et volume. J’éviterai donc la comparaison avec ces deux légendaires interprètes. Le mérite de Bruson est qu’il façonne Scarpia à sa manière avec de la consistance et un legato impeccable. Pour les autres rôles, le baryton-basse John Cheek est irréprochable en Angelotti, le ténor Andrea Velis (1927-1994) campe Spoletta, un agent de Scarpia, tout en finesse avec, à la fois, légèreté et vigueur, habitué à se glisser dans la peau de ce personnage qu’il a incarné à 130 reprises (!), l’excellent « sacristain » et baryton-basse Renato Capecchi (1923-1998) nous fait vibrer par la beauté et la puissance de sa voix; enfin, la basse Paul Hudson est remarquable dans l’interprétation de Sciarrone, un deuxième agent dévoué corps et âme aux services de son impitoyable Chef… James Levine dirige le Philarmonia avec beaucoup de simplicité et d’équilibre, donnant les impulsions quand il le faut. Il n’est peut-être pas le maître choix pour la conduite de cet opéra (clin d’œil à l’inégalable Georges Prêtre !) mais son dynamisme très perceptible apporte de la « largeur » au son…
ANDREA CHÉNIER
Umberto Giordano (1867-1948)
Plácido Domingo (ANDREA CHÉNIER)-
Renata Scotto (MADELEINE DE COIGNY)-
Sherrill Milnes (CARLO GERARD)-Maria Ewing (BERSI)-
Jean Kraft (COMTESSE DI GOIGNY)-
Michel Sénéchal (L’INCROYABLE, UN ESPION)-
Allan Monk (ROUCHER)-Enzo Dara (MATHIEU)
National Philharmonic Orchestra
Direction James Levine
(Coffret 3 disques – RCA Red Seal 1977)
Si vous avez ce coffret, gardez-le précieusement : c’est le meilleur enregistrement qui ait été effectué de cet opéra. Une fois n’est pas coutume, commençons par la direction de James Levine. Alors âgé de 34 ans, le jeune Chef emploie une conduite enthousiaste et le dynamisme teinte les toutes premières mesures. Sa lecture est infiniment précise et rigoureuse. Et puis, quelle maturité ! On sent là vraiment un travail de longue haleine et très concentré. À nouveau, Renata Scotto réédite une performance de choix dans le rôle de Madeleine de Coigny. Sa voix est brillante et dégage aussi beaucoup de sensibilité. Et Domingo ? Un personnage assurément taillé à son physique. Quelle prestance et… quelle voix ! Puissante, harmonieuse, ample, voluptueuse; bref, en un mot : parfaite. À 36 ans, le ténor est en pleine possession de ses moyens vocaux et… ça s’entend. Il donne le meilleur de lui-même avec une grande assurance et une maîtrise absolue. Aux côtés de ces « pointures », soulignons le talent du baryton américain Sherrill Milnes qui possède un timbre vocal très caractéristique, doté d’un très bon legato, reconnaissable et conférant à son personnage une haute intensité dramatique. Parmi les autres interprètes, loin de démériter (la mezzo-soprano américaine Jean Kraft, le baryton canadien Allan Monk et la basse italienne Enzo Dara, très connu pour son rôle de Don Bartolo dans Le Barbier de Séville, sont aussi convaincants les uns que les autres), extrayons le ténor français Michel Sénéchal, aujourd’hui âgé de 83 ans, l’un des derniers vétérans de l’art lyrique français. Autant à l’aise dans l’Opérette, il est un spécialiste du style baroque et bien qu’interprétant un petit rôle, sa prestation est remarquable. Si on devait retenir une autre version de ce chef-d’œuvre de Giordano, ce serait celle réunissant Pavarotti, Caballé et Nucci sous la baguette de Riccardo Chailly au pupitre du même National Philharmonic Orchestra et paru sous le label Decca.
LES CD
Romanzas de Zarzuelas
(EMI CLASSICS 1984)
Si vous voulez vous faire une idée précise de la Zarzuela, c’est le CD que vous devez absolument vous procurer. Superbe et indispensable.
GRANADA
THE GREATESTS HITS OF PLÁCIDO DOMINGO
(DEUTSCHE GRAMMOPHON 1994)
Granada, Be My Love, Siboney, Amapola et d’autres, suivis d’airs célèbres d’opéras : une bagatelle de 22 titres tous aussi éblouissants les uns que les autres sur le plan de l’interprétation : de quoi s’émerveiller devant le potentiel vocal inouï de Domingo… Incontournable.
FIRE & ICE
Pièces célèbres pour violon & orchestre
Sarah Chang (violon)
Orchestre Philharmonique de Berlin
Direction Plácido Domingo
(EMI CLASSICS 2002)
Encore une preuve éclatante de l’immense talent à multiples facettes de Domingo : il dirige ici avec une parfaite maîtrise le Philharmonique de Berlin avec la présence de la somptueuse et magnifique violoniste américaine d’origine coréenne Sarah Chang.
PLÁCIDO DOMINGO CANTA TANGOS
(DEUTSCHE GRAMMOPHON 2007)
Réédition en CD d’un vinyle paru en 1981. L’enregistrement, d’excellente qualité, de cet album s’est intégralement effectué en Argentine, le pays berceau du tango. Dix morceaux de pur tango que dès que vous les écouterez, vous aurez une envie frénétique de danser… Attention au dos !
DE MI ALMA LATINA
(EMI 1994)
16 morceaux d’airs traditionnels latino-américains, un enregistrement d’excellente facture, de subtils et beaux arrangements, Domingo qui utilise sa voix plus comme un instrument de musique parmi d’autres… De quoi passer plus d’une heure de pur bonheur que vous pouvez poursuivre avec le volume 2 paru en 1997…
FAUST
GOUNOD (1818-1893)
DOMINGO-FRENI-GHIAUROV-PRÊTRE
(EMI 1990)
Le nec plus ultra ici réuni pour un fantastique opéra dans tous les sens du terme. Excusez du peu : aux côtés de « Faust » Domingo, Freni en inoubliable Marguerite et le génial Ghiaurov en Méphisto ! Ce trio d’enfer sous la direction de Georges Prêtre à la tête de l’Orchestre National de l’Opéra de Paris… Énorme comme dirait Lucchini !
OTELLO
VERDI (1813-1901)
Plácido Domingo-Katia Ricciarelli-Justino Diaz
Choeurs et Orchestre de La Scala de Milan
Direction Lorin Maazel
(2 CD EMI CLASSICS 1990)
C’est la version tirée du film de Franco Zeffirelli en 1986. Beaucoup de mérites dans cet enregistrement avec des effets renforcés pour la réalisation de la bande sonore du film. Sans la discréditer (performances des interprètes à la hauteur de leur talent), on préférera cependant la version avec Renata Scotto, Sherrill Milnes et James Levine à la direction.
Vous l’aurez constaté, c’est le quatuor efficace d’Andrea Chénier et c’est ça qui fait la différence. Parfaite symbiose entre les artistes, Domingo a la fraîcheur de la jeunesse (il a moins de 40 ans lors de l’enregistrement), Scotto est merveilleuse en Desdémone et le choix de Milnes pour Iago est imparable pour la justesse et la puissance de sa voix.
SAMSON ET DALILA
SAINT-SAËNS (1835-1921)
Plácido Domingo-Waltraud Meier-Alain Fondary
Jean-Philippe Courtis-Samuel Ramey
Chœurs et Orchestre de l’Opéra-Bastille
Direction Myung-Whun Chung
(2 CD EMI CLASSICS 1992)
L’un des meilleurs enregistrements de Domingo dans l’un de ses meilleurs rôles. Le ténor s’en sort avec brio mais il se fait élégamment « voler la vedette » par la très talentueuse mezzo-soprano allemande Waltraud Meier. Fondary, Courtis et Ramey sont autant de bonnes et agréables surprises auditives et ce qui ne gâte rien, la conduite de Myung-Whun Chung est impériale, certainement le « meilleur rendu » de l’œuvre de Saint-Saëns. À posséder, incontestablement…
UN BALLO IN MASCHERA
(UN BAL MASQUÉ)
VERDI (1813-1901)
Plácido Domingo-Josephine Barstow-Leo Nucci-
Florence Quivar-Sumi Jo
Wiener Philharmoniker
Herbert von Karajan
(2 CD DEUTSCHE GRAMMOPHON 1989)
La classe de Domingo étincelle dans cette version. Par sa justesse et la qualité de sa prestation, il devance nettement ses partenaires. Josephine Barstow était sûrement dans un mauvais jour lors de l’enregistrement : par moments, sa voix déchire littéralement les tympans ! On note quelques malheureuses et désagréables distorsions et d’autre part, il semble qu’elle s’effiloche… Dommage. Leo Nucci tire honorablement son épingle du jeu mais sa performance n’égale pas certains de ses prédécesseurs. La prestation de Quivar est assez anecdotique. N’oublions quand même pas la direction de Von Karajan, souple et généreuse dans les accents malgré un relatif statisme.
TRISTAN ET ISOLDE
WAGNER (1813-1883)
Plácido Domingo-Nina Stemme-Mihoko Fujimura-Olaf Bär-
René Pape-Ian Bostridge-Jared Holt-Matthew Rose-Rolando Villazón
Choeur et Orchestre du Royal Opera House Covent Garden
Direction Antonio Pappano
(3 CD EMI CLASSICS 2005)
Grandiose… Pour le défi de Domingo de se frotter à Wagner. Plácido s’en sort avec tous les honneurs malgré que sa diction témoigne quelques petits fléchissements par moments. Mais cette légère faiblesse est bien vite gommée par une très belle tonalité et un merveilleux legato. Son chant est clair, subtil, attentionné et sensible. Prestation cinq étoiles aussi pour la rayonnante Nina Stemme. La charmante soprano suédoise nous charme divinement par sa voix mais également par sa troublante beauté. Elle signe une excellente performance et cela, sans forcer du tout. Alors qu’on l’attendait au tournant pour sa direction (pour le même opéra, Böhm et Furtwängler furent excellents), Antonio Pappano ne nous laisse pas indifférent, loin de là ! Il y va de sa verve coutumière mais on sent, à une ou deux reprises, qu’il désire augmenter le tempo quand la tension dramatique l’exige. Cette initiative personnelle n’a aucune influence négative sur la lecture, que du contraire, il maîtrise totalement sa partition. Pappano est un Grand Chef et c’est bien lui qui domine la nouvelle génération. Les autres artistes ne sont pas en reste : René Pape, Mihoko Fujirama, Ian Bostridge et Rolando Villazon (pour qui c’était les débuts) rehaussent ce chef-d’œuvre de leur talent et de leur qualité d’interprétation…
PASIÓN ESPAÑOLA
Orquesta De La Comunidad De Madrid
Direction Miguel Roa
(DEUTSCHE GRAMMOPHON 2008)
Ah… Plácido excelle dans l’interprétation de 13 chansons populaires espagnoles qu’il a lui-même choisies. 13 chansons qu’il connaît très bien puisqu’il les a entendues alors qu’il était encore un enfant. Il les reprend avec émotion et enthousiasme pour notre plus grand plaisir afin que nous découvrions le monde musical dans lequel il a grandi. Ces airs traditionnels se définissent coplas en espagnol. Ils racontent les petites histoires de la vie quotidienne teintées d’amour et de drame. Avec de très beaux arrangements orchestraux, Plácido chante aussi cette langue qu’il vénère, avec tout son amour. Un CD à écouter, lumière tamisée, assis à côté de l’être que l’on aime... avec passion.
LA NUIT DE MAI
LEONCAVALLO (1857-1919)
Plácido Domingo
Lang Lang
Orchestra del Teatro Comunale di Bologna
Direction Alberto Veronesi
(DEUTSCHE GRAMMOPHON 2010)
PERHAPS LOVE
With JOHN DENVER
(COLUMBIA 1981)
Encore un magnifique CD avec, en invité, le regretté John Denver qui s’associe au ténor pour interpréter “Perhaps Love” qui deviendra un énorme succès dans le monde entier. Le duo fonctionne à merveille, les deux voix se marient admirablement sur une très jolie mélodie composée par Denver. De lui, Plácido reprend « Annie’s Song »… et Domingo la recrée à sa manière avec une telle conviction que toute la force créatrice contenue dans cette chanson en est décuplée… Le même sentiment naît à l’écoute de « Yesterday » de Lennon et McCartney. Toute la magie, le pouvoir d’interprétation de Domingo exulte dans ce CD qui est encore un incontournable dans la carrière du ténor, un des plus beaux qu’il ait enregistré.
THE BEST OF CHRISTMAS IN VIENNA
(SONY 1996)
Indispensable en cette période de fêtes de fin d’année. C’est l’album par excellence à écouter pendant la veillée de Noël avec une coupe de Champagne pour bien faire passer non pas l’écoute du CD mais bien la traditionnelle bûche qui peut parfois être indigeste… Bon, fini de plaisanter, parlons un peu de cette compilation ! Domingo est entouré de José Carreras, Dionne Warwick, Charles Aznavour et de la soprano norvégienne Sissel. Composé d’enregistrements « live » de 1994, il faut, comme on peut aisément le deviner, se farcir des applaudissements qui finissent par agacer mais il n’empêche que la prise de son est d’excellente qualité. Dans le tracklisting, on relève quelques titres « hors saison » tels, entre autres, « Smile », « Over The Rainbow » et même un intrus, un air de « Cavalleria Rusticana » qu’on se demande bien pourquoi il a été repris ! Soit, on ne va pas faire le difficile, c’est rudement bien interprété : Dionne est une lionne, le p’tit Charles est un jeune qui promet, Carreras est un as et pour Sissel, on rajouterait bien aussi un peu de poivre ! Houlà, pour un commentaire déjanté, c’en est un…
THE BEST OF THE THREE TENORS
(DECCA 2003)
LES DVD
Comme vous vous en doutez, il ne manque pas de DVD restituant les nombreuses performances de Plácido Domingo. Cruel dilemme pour établir un choix judicieux, j’en ai donc retenu cinq avec tout d’abord, une exclusivité :
SIMON BOCCANEGRA
VERDI (1813-1901)
(2 DVD EMI CLASSICS – DATE DE SORTIE : 11/01/2011)
Domingo revient à sa tessiture de baryton et avec quel succès ! Superbe coffret de 2 DVD d’une captation en 2010 au Royal Opera House sous la direction de l’irréprochable Antonio Pappano. Cet enregistrement a été réalisé par Élie Moshinsky et Domingo est entouré de la soprano russe Marina Poplasvskaya, du prometteur ténor maltais Joseph Calleja, de la basse italienne Ferruccio Furlanetto, du baryton australien Jonathan Summers et de l’imposante basse polonaise Lukas Jakobski. Une très belle distribution au service d’une œuvre splendide. Un DVD comprend un reportage sur la minutieuse préparation de Domingo dans les coulisses du spectacle et une entrevue avec Moshinsky. Ne manquez pour rien au monde cette prochaine parution !
STIFFELIO
VERDI (1813-1901)
(DEUTSCHE GRAMMOPHON 2007)
Voilà encore une œuvre de Verdi qui mérite d’être découverte ou revue selon votre niveau de connaissances en opéras et de figurer comme l’une de ses créations les plus réussies. Et même, proclamons-le haut et fort : Stiffelio est un grand opéra car il met en évidence une situation dramatique qui concerne des personnes ordinaires : Stiffelio est en fait un ministre protestant qui découvre l’adultère de son épouse, qui est prêt à commettre l’irrémédiable sur elle et qui, finalement, lui pardonne son égarement de par son engagement vis-à-vis de l’Église. Émotion et humanité sont les deux mots qui ressortent du contexte de cette histoire. L’opéra peut se résumer à la sensibilité du personnage qui se demande ce qui lui arrive dans sa vie sentimentale et à la religion qui le sauve de l’irréparable. Domingo est fantastique dès le début du premier acte dans « Di qua varcando » et la qualité de sa prestation ne faiblit pas jusqu’au terme de l’opéra. Encore une fois, la force de Domingo réside en son agilité et son habileté à se glisser très rapidement dans la peau de son personnage. À ses côtés, saluons les excellentes prestations de la soprano américaine Sharon Sweet qui alterne explosivité et douceur avec une belle maîtrise vocale, du baryton russe Vladimir Chernov, de la basse ukrainienne Paul Plishka et du ténor américain Peter Riberi. James Levine se charge avec brio de la direction musicale et, par ses contrastes et ses nuances, fait très bien ressortir l’engagement des acteurs. Le réalisateur Giancarlo del Monaco apporte énormément de profondeur à son travail et ses prises de vues sont judicieusement choisies en fonction de tous les éléments mis à sa disposition : ainsi, tantôt l’obscurité, tantôt la lumière, les symboles, les chanteurs et bien sûr, la musique sont excellemment mis en valeur. Fabuleux.
CARMEN
BIZET (1838-1875)
(2 DVD GAUMONT 2010)
Les initiateurs de cette ressortie sont à féliciter : 2 DVD dans un luxueux coffret illustré d’une nouvelle pochette… Bravo ! D’autant plus mérité car l’adaptation de cet opéra au cinéma par Francesco Rosi est une grande réussite. Si l’Opéra est un monde inconnu pour vous et si vous avez envie de vous y intéresser, c’est avec Carmen que vous devez commencer votre apprentissage. Et vous serez immédiatement séduit par le jeu d’acteurs par ailleurs excellent : Domingo, Migenes et Raimondi s’emparent de leur rôle comme s’ils l’avaient réellement incarné dans la réalité de l’époque. Vous serez envoûté par la musique et par les magnifiques décors (le film a été tourné en Andalousie). Et puis, nous aurons le plaisir de retrouver le regretté Julien Guiomar, disparu le 22 novembre 2010 à l’âge de 82 ans, en Lillas Pastia, ami de Carmen et patron de taverne.
OTELLO
VERDI (1813-1901)
(MGM 2005)
Encore une magnifique transposition au cinéma de l’œuvre de Verdi par Franco Zeffirelli. Très beau produit également dans un emballage soigné. Par contre, une mauvaise note pour le type d’image à utiliser : vous devez être obligatoirement en 4/3 pour avoir les sous-titres en entier. Dommage car le décor vaut qu’il ne doit pas être gâché…
Enfin, terminons par
TOSCA
PUCCINI (1858-1924)
Kabaivanska-Domingo-Milnes
(DEUTSCHE GRAMMOPHON 2005)
Réalisé brillamment par Gianfranco de Bosio, les acteurs évoluent dans des décors naturels et propres au contexte historique. Les images sont très belles et le son est soigné. Raina Kabaivanska incarne magnifiquement Tosca, Domingo est éclatant de vérité dans la peau du beau Mario et Milnes se délecte dans celle de l’odieux Scarpia. Que dire de plus, sinon que vous passerez un moment inoubliable d’émotion en regardant ce chef-d’œuvre, qui plus est avec une telle distribution ! Ouvrez votre portefeuille et au diable l’avarice !
J’espère que par ce plantureux article, vous aurez pu vous faire une idée précise du choix à opérer parmi ces produits afin de mieux connaître Plácido Domingo et que je vous aurai donné l’envie de l’apprécier beaucoup mieux encore.
le 3ème numéro du seul article sur le net à être présenté
comme une véritable émission de télé !
Et puis...
MADE IN BELGIUM
PIERRE RAPSAT
DISCOGRAPHIE
(3ème partie)
De "Lâchez les fauves" à
"J'ouvre les yeux"

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ALAIN CHAMFORT
"ELLES & LUI"
(MERCURY RECORDS)
SANTANA
"SHAPE SHIFTER"
(EPIC)
CENDRILLON
(MASSENET)
JOYCE DIDONATO

DALIDA
3 CONCERTS INÉDITS
OLYMPIA 71 - QUÉBEC 75 -
PRAGUE 77


PLATINE
LE MAGAZINE
DE LA VARIÉTÉ


JUKE BOX MAGAZINE

OPÉRA MAGAZINE

DIAPASON

Merci Micheline pour votre passage sur mon blog et pour y avoir laissé un commentaire. Plácido Domingo est, je crois, l'un des rares artistes lyriques à pouvoir transmettre autant d'émotion et de sensibilité. Est-ce dû à son timbre, son phrasé si chaleureux ? Sans aucun doute mais aussi en raison d'autres facteurs : son charisme et son humanité interviennent également dans ses rapports privilégiés avec son public. C'est un artiste qui est resté humble durant toute sa carrière. À bientôt et revenez quand vous voulez, vous êtes la bienvenue !
Merci beaucoup, Thierry, pour ces voeux que je te réciproque de tout coeur en espérant que 2011 voit l'accomplissement de tes désirs les plus chers. Bonne continuation et plein succès dans tous tes projets. Amitiés.
Merci Joëlle pour ton commentaire et tes louanges qui me font très plaisir ! À bientôt.