Les grands groupes mythiques

Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 14:44

De gauche à droite : Malcolm Young, Brian Johnson, Angus Young, Cliff Williams et Phill Rudd

« AC/DC » est né d'une histoire d'une famille : celle des frères Young. Au nombre de trois et d'origine écossaise, ils émigrent en Australie en 1963 et habitent dans les environs de Sydney. C'est George, l'aîné (né le 6 novembre 1947) qui, le premier, est pris par le virus de la guitare et qui le transmet à Malcolm (né le 6 janvier 1953) et ensuite à Angus (né le 31 mars 1955). En 1964, George fait déjà partie d'un groupe : « The Easybeats » qui connaîtront un très gros succès avec « Friday On My Mind » paru en 1966. Quant à Malcolm, il intègre une autre formation en 1971, le « Velvet Underground » qui n'a rien à voir avec le groupe du célèbre Lou Reed. Cependant, Malcolm n'y trouve pas ce qu'il recherche et c'est sous son impulsion que naît « AC/DC » en décembre 1973. Mais la question que beaucoup d'entre vous se posent est de savoir ce que signifie « AC/DC » ! En fait, c'est tiré du sigle qui indique, en anglais, « alternating current/direct current » (« courant alternatif/courant continu ») sur les prises électriques ainsi qu'au dos ou en dessous de certains appareils électroménagers. Un autre mystère est l'origine de la tenue arborée par Angus Young. Il est âgé de 18 ans quand le groupe commence à se faire connaître et il est toujours aux études. Un soir, en sortant de l'école, il rate son bus et il n'aura pas le temps de se changer pour venir rejoindre ses petits camarades sur scène ! Pour commémorer ce petit incident, il décide que dorénavant, c'est vêtu de ses habits d'étudiant qu'il se présentera en concert !


The Easybeats : Friday On My Mind

Au début de sa carrière, en 1973, la formation comprend Malcolm Young (guitare rythmique), Angus Young (guitare solo), Dave Evans (chant), Larry Van Kriedt (basse) et Colin Burgess (batterie). Très rapidement, le combo subit des remaniements : Van Kriedt et Burgess jettent l'éponge après deux mois à peine, suivis par Evans qui claque la porte en septembre 1974 suite à des tensions avec Malcolm et Angus. Ils sont remplacés, respectivement, par Neil Smith, Peter Clack et Bon Scott. Smith fait un court intérim puisqu'il quitte le groupe en avril 1974. Rob Bailey prend le relais jusqu'en janvier 1975, laissant la place ensuite à Mark Evans (de mars 1975 à mai 1977). Depuis, c'est Cliff Williams qui officie donc à la basse. Le batteur Peter Clack abandonne ses baguettes également en janvier 1975 au profit de Phil Rudd qui, à son tour, les transmet, successivement, à Simon Wright (d'août 1983 à décembre 1989) et à Chris Slade (de janvier 1990 à août 1994) avant de revenir au sein du groupe. Au décès de Bon Scott en 1980, c'est Brian Johnson qui s'emparera définitivement du micro. Seuls Malcolm et Angus resteront indétrônables; excepté le fait que durant la tournée américaine de 1988, c'est Stevie, le neveu de Malcolm et d'Angus qui remplace son oncle aîné à la guitare rythmique, ce dernier devant se soigner énergiquement pour une dépendance à l'alcool. 


High Voltage


T.N.T.

Le premier album « High Voltage », produit par Harry Vanda et George Young, est enregistré au « Albert Studios » à Sydney en septembre 1974 et paraît le 17 février 1975 en Australie. L'album sortira le 14 mai 1976 en Europe et aux Etats-Unis avec conjointement, dans le même boîtier, le deuxième opus du groupe : « T.N.T. » qui, dès sa sortie au début du mois de février 1976, connaît un succès phénoménal puisqu'il se vend à plus de 150.000 exemplaires, rien qu'en Australie.

Dirty Deeds Done Dirt Cheap, Munich 2001

Leur 3ème album « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » sort déjà en septembre de la même année pour atterrir dans les bacs des disquaires, au niveau international, le 12 décembre. 10 millions de copie trouveront acquéreurs à travers le monde. L'album gardera la 1ère place au Bilboard pendant cinq semaines. « AC/DC » devient de plus en plus célèbre en Europe et pour raccourcir les délais entre la parution des albums en Australie par rapport à celle dans le reste du monde, leur producteur Michael Browning entame de nouvelles négociations avec leur maison de disques « Atlantic Records ».


Let There Be Rock

Le prochain album des frères Young et de leurs comparses s'intitule « Let There Be Rock » et est distribué en mars 1977 emmené par trois titres forts : « Let There Be Rock », « Hell Ain't Bad Place To Be » et « Whole Lotta Rosie ». Le succès est immédiat avec 10 millions d'albums vendus et une surprenante notoriété en Angleterre où le « Punk » est en train de déferler. Des changements s'opèrent au sein du groupe : Bon Scott s'affirme plus que jamais au chant et Cliff Williams remplace Mark Evans à la basse. Le groupe part en tournée aux Etats-Unis et effectue notamment les premières parties de « Black Sabbath » et de « Kiss » lequel sera relégué au rang de « faire valoir » par l'éblouissante prestation d'Angus Young. En effet, ce dernier a tellement enflammé le public que « Kiss » ne parviendra pas à surprendre les spectateurs, même avec leur terrible maquillage !

Riff Raff



Whole Lotta Rosie, live at Donington

1978 est marqué par la sortie d'un nouveau disque « Powerage », qui se distingue avec deux morceaux comme « Sin City » et « Riff Raff » (lequel contient un formidable solo d'Angus Young), et par le premier « live » du groupe : « If You Want Blood (You've got it) » qui sera reconnu comme l'un des meilleurs albums dans l'histoire du Rock.


Highway To Hell

En juillet 1979, c'est « Highway To Hell » qui est proposé aux fans dont le nombre s'accroît sans cesse. Ce nouvel album sera conçu par deux producteurs successifs : tout d'abord, Eddie Kramer (qui s'occupait de « Led Zeppelin » et de « Kiss ») est appelé mais, dès les premières sessions, il est contrecarré par les aspirations des membres du groupe. Finalement, c'est Robert John « Mutt » Lange qui sera sollicité pour finaliser l'enregistrement. L'album recueille des éloges de tous les spécialistes qui le consacrent comme étant le meilleur sous l'ère Bon Scott. De plus, il caracole à la première place des Charts américains (pendant 6 semaines), anglais (pendant 3 semaines) et australiens où il tient le haut du pavé durant 14 semaines ! Outre « Highway To Hell », qui donne le titre à l'album, deux autres chansons se détachent par leur intensité musicale : « If You Want Blood (You've got it) » (le titre que le groupe avait donné à leur premier « live ») et « Touch Too Much » qui a une note « blues ». Malheureusement, le 19 février 1980, un terrible drame vient frapper le groupe de plein fouet : Bon Scott trouve la mort après une forte consommation d'alcool. Ce dernier est retrouvé inanimé dans une voiture après une virée avec un ami et les médecins ont conclu à une asphyxie provoquée par ses propres vomissements. Alors que cet événement sordide aurait pu entraîner la fin d' « AC/DC », les membres du groupe se lancent à la recherche d'un successeur à leur regretté chanteur et le trouvent en la personne de Brian Johnson que Bon Scott connaissait et admirait tout particulièrement pour ses capacités vocales.


You Shook Me All Night Long, Cologne 2000

L'ombre de ce dernier planera sur « Back In Black » qui sort en juillet 1980. Cet album sera la deuxième meilleure vente de l'année derrière « Thriller » de Michael Jackson avec 65 millions d'exemplaires vendus. « Hell's Bells », « Shoot To Thrill », « Back In Black » et surtout « You Shook Me All Night Long » seront les chansons les plus entendues et les plus connues. Cet album qui a la particularité d'avoir été conçu dans un délai de 3 semaines (!) rafle la première place des classements australiens, français, anglais et américains. Il se hisse à la 73ème place des 500 plus grands albums de tous les temps recensés par le magazine « Rolling Stone ». 

For Those About To Rock (We Salute You), Donnington 1991

Forte de ce nouveau gros succès, la bande aux frères Young se remet tout de suite au travail et réalise « For Those About To Rock (We Salute You) » dont la sortie officielle s'effectue le 23 novembre 1981. Malgré un joli score de vente (12 millions d'exemplaires écoulés), le disque sera moins bien accueilli que le précédent. Critiqué par une majorité de fans déçus de la disparition de Bon Scott, Brian Johnson saura enfin se faire apprécier et enfin être reconnu définitivement comme le nouveau chanteur de la formation.


Flick Of The Switch

Il faut attendre le 15 août 1983 pour voir sortir « Flick Of The Switch » qu' « AC/DC » autoproduit. L'album n'attirera pas les inconditionnels du groupe qui le bouderont dès sa sortie. C'est à ce moment aussi que Phil Rudd décide de fausser compagnie à ses camarades suite à une altercation avec Malcolm Young.


« '74 Jailbreak » sort quatorze mois plus tard, le 15 octobre 1984, avec 4 chansons contenues dans la version australienne de « High Voltage » et une issue, toujours de la version australienne, de « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » interprétées à l'époque par Bon Scott.


En juin 1985, « AC/DC » boucle « Fly On The Wall » qui, d'emblée, déçoit. Le groupe mange son pain noir et n'a plus la cote. Par contre, il fait toujours recette lorsqu'il part en tournée. Mais les grands groupes ne meurent jamais et il faut un petit coup de pouce du destin pour que la machine reparte en guerre. Stephen King sollicite « AC/DC » pour la musique de son film « Maximum Overdrive » et c'est le jackpot !


Who Made Who (Maximum Overdrive version)

Produit pour la première fois depuis 1978 par Harry Vanda et George Young, « Who Made Who » paraît le 27 juin 1986 et relance le combo avec 9 millions d'albums vendus à travers le monde. Cet album est, en fait, une compilation avec trois titres inédits : les instrumentaux « D.T. » et « Chase The Ace » et la chanson « Who Made Who » qui est un clin d'œil au groupe « The Who » dont les frères Young avouent avoir été influencés.


That's The Way I Wanna Rock'n'Roll

« Blow Up Your Video » est le prochain album d' « AC/DC » et paraît le 18 janvier 1988. Enregistré au Studio Miraval en France, il est plus rock'n'roll qu'heavy metal et suscitera des critiques très positives malgré qu'il ne se vendra « qu'à » 4 millions d'exemplaires. « That's The Way I Wanna Rock'n'Roll » et « Heatseeker » feront un malheur sur scène. Une scène qu'abandonne Malcolm Young qui, contrarié par de gros problèmes d'alcool, cédera momentanément le témoin à son neveu Stevie pour honorer les 110 dates prévues pour la tournée aux Etats-Unis. 1989 marque à nouveau un changement dans le groupe : Simon Wright décide d'aller voir ailleurs et c'est Chris Slade qui prend sa place à la batterie.

Thunderstruck

Malcolm Young revient donc l'année suivante qui salue la parution, le 24 septembre 1990, d'un nouvel opus : « The Razor's Edge » qui s'écoulera à 9 millions d'exemplaires, rien qu'aux Etats-Unis. Cette fois, c'est du heavy metal avec, notamment, « Thunderstruck », la plage titulaire de l'album. Bruce Fairbairn assure la production et l'enregistrement se déroule à Vancouver au Canada. D'autres titres se font remarquer comme « Are You Ready », « Moneytalks » et « Fire Your Guns ».


Big Gun

Avec ce nouvel album sous le bras, les australiens repartent en tournée et profite pour sortir un second enregistrement « live » tout simplement intitulé « AC/DC live ». Ensuite, le groupe va prendre un peu de recul et afin de ne pas trop laisser ses fans s'impatienter, un single « Big Gun » sort en 1992 sur la bande originale du film « Last Action Hero » avec Arnold Schwarzenegger.


Hard As A Rock, Stade de France

Trois longues années espaceront la sortie de « Ballbreaker » le 26 septembre 1995 qui verra le retour de Phil Rudd à la batterie. Plus blues rock, l'album est produit par Rick Rubin (qui a notamment travaillé avec les « Red Hot Chili Peppers ») et Mike Fraser et est enregistré aux Ocean Way Studios aux Etats-Unis. Le combo enchaîne avec un « Ballbreaker Tour » très enthousiaste où tous les membres sont au faîte de leur art.

Stiff Upper Lip

S'ensuivra une nouvelle longue période de cinq ans, cette fois-ci, avant la sortie de « Stiff Upper Lip » le 25 février 2000, produit par George Young. La plage titulaire qui donne le titre à l'album s'emparera de la seconde place dans les Charts mondiaux et le groupe entreprendra une nouvelle grande tournée pour laquelle un DVD live sera conçu. En mars 2003, ce sera la consécration pour « AC/DC » qui fêtera son intronisation dans le prestigieux Rock'n'Roll Hall Of Fame et, à cette occasion, le groupe interprétera deux grands classiques de son répertoire : « Highway To Hell » et « You Shook Me All Night Long ». 


Rock'n'Roll Train

L'événement en cette fin d'année 2008 est la sortie récente d'un tout nouvel album baptisé « Black Ice » qui est en passe de devenir le plus gros succès du groupe puisqu'il s'est classé numéro 1 dans 29 pays ! Ce quinzième album studio est très riche puisqu'il ne contient pas moins de 15 titres dont « Rock'n'Roll Train », « War Machine », « Decibel », « She Likes Rock'n'Roll » et, bien sûr, « Black Ice » sont les plus emblématiques. Pour le moment, le groupe est en tournée pour la promotion de cet album et passera par la Belgique au Sportpaleis d'Anvers les 1er et 3 mars 2009. Inutile de vous signaler que tous les tickets disponibles se sont vendus comme des petits pains en quelques heures à peine ! Un succès mérité pour ce groupe que, personnellement, j'ai découvert sur le tard mais dont j'apprécie hautement le parcours artistique. Je décernerai également une mention spéciale à Angus Young, pour l'impulsion extraordinaire qu'il aura donnée sur la fantastique carrière d' « AC/DC », à son personnage, fait d'extravagances et de facéties provocatrices auréolées d'un génie instrumentiste sans précédent !

Par BERNIE - Publié dans : Les grands groupes mythiques - Communauté : Toutes les musiques
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Dimanche 20 janvier 2008 7 20 /01 /Jan /2008 18:42
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Brothers Gibb… Prenez les deux initiales B et G, prononcez à l’anglaise, B se dit « bi » et G «ji », ajoutez un s; vous obtenez « The Bee Gees » puisque c’est ainsi qu’ils se nommeront jusque fin 1972 où ils deviendront tout simplement « Bee Gees »… Je commence naturellement par Barry, l’aîné qui naît le 1er septembre 1946 à Douglas, en l’Ile de Man (Royaume-Uni) de parents anglais, Hugh et Barbara Gibb. Robin et Maurice viennent le rejoindre ensemble le 22 décembre 1949. Vous l’avez compris facilement, ces derniers sont jumeaux. La famille vit à Manchester et s’installe en Australie peu de temps après la naissance du petit dernier, Andy, le 5 mars 1958. C’est en 1960 qu’ils débutent officiellement leur carrière. C’est un disc-jockey du nom de Bill Gates ( !) qui les découvre et les propulse sur un plateau de télévision. C’est au cours de cette prestation qu’ils adoptent définitivement leur appellation. 1966 les voit consacrés numéro 1 en Australie avec une chanson intitulée « Spicks and Specks ».
 
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Spicks and Specks (Live 1971)
En mars 1967, Colin Petersen et Vince Melouney rejoignent les frères Gibb, comme le montre cette pochette d’un CD paru en 1994 avec une compilation des premières compositions du groupe.
Leur premier single officiel « New York Mining Disaster 1941 », extrait de leur tout premier album appelé tout simplement « The Bee Gees First », paraît sous une pochette uniformément blanche, sans photo. Les DJ’s croient que c’est le nouveau disque des « Beatles ». Leur étonnement est grand lorsqu’ils entendent la voix, si reconnaissable et si particulière de cette nouvelle formation ! Ce premier essai fait une entrée fracassante dans les classements anglais (8ème) et américain (7ème). Le deuxième 45 tours « To Love Somebody » est à nouveau un grand succès puisqu’il se classe dans le Top 20 aux Etats-Unis.  
 
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En septembre de la même année, ils sortent leur premier grand hit mondial « Massachusetts » (issu de leur album « Horizontal » en janvier 1968, voir le lien avec Claude François) qui, dès sa première diffusion, connaîtra un énorme engouement tel que le titre se verra propulsé, à la vitesse de l’éclair, numéro 1 au hit parade britannique !

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Massachusetts
Cependant, suite à des querelles internes, Colin et Vince quittent les frères Gibb deux ans plus tard. Robin s’en va également et en profite pour enregistrer seul le fameux tube « Saved By The Bell ». Fin 1970, lors d’une interview pour le célèbre « Time Magazine », Robin déclare : « Nous ne nous serions probablement jamais remis ensemble si nous n’avions pas été parents ». Toutefois, les trois frères décident de se réconcilier rapidement et sortent déjà en novembre 1971 leur 7ème album qui est considéré encore aujourd’hui comme le meilleur, le plus abouti : « Trafalgar » avec le célèbre tube « How Can You Mend A Broken Heart », premier n° 1 du groupe aux Etats-Unis. La formation connaît un creux jusqu’à ce que leur producteur Robert Stigwood (fondateur du label RSO Records) les incite à changer d’orientation musicale ainsi que de mentor.
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How Can You Mend A Broken Heart (live)
C’est Arif Mardin qui accepte de prendre la relève. Sous son impulsion, les « Bee Gees » enregistrent en 1975 leur premier album « funky » « Main Course » qui contiennent 2 fameux hits : « Nights On Broadway » et surtout « Jive Talkin’ ». L’album se classe 5ème au hit parade britannique le 2 août 1975 et atteint l’honorable 14ème place au hit parade américain le 20 mars 1976. Le single « Jive Talkin’ » est un grand succès puisqu’il s’empare de la prestigieuse 1ère place au Bilboard le 9 août 1975 !
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La renommée mondiale s’amplifie un an plus tard avec l’énorme « You Should Be Dancing », leur premier hit « Disco » qui est numéro 5 au Royaume-Uni le 28 août 1976 et numéro 1 au Bilboard le 4 septembre 1976. Les « Bee Gees » ne savent pas encore à ce moment là qu’ils vont devenir, quelques mois plus tard, un peu malgré eux, les stars du « Disco » ! Début 1977, ce nouveau mouvement musical fait fureur. Robert Stigwood produit la bande originale du film « Saturday Night Fever » et ne cherche pas très loin ce dont il a besoin. Il lui faut des chansons qui puissent « porter » le film au scénario assez désuet. Il contacte les frères Gibb qui écrivent et enregistrent, au Château d’Hérouville en France, 5 nouveaux morceaux : « How Deep Is Your Love », « Stayin’ Alive », « Night Fever », « More Than A Woman » et « If I Can’t Have You », ce dernier étant interprété par Yvonne Elliman. Excepté « More Than A Woman » repris également par le groupe Tavarès, les autres titres ont défrayé le hit parade américain, se classant numéro 1. 
Pendant 17 semaines, « How Deep Is Your Love » se maintient dans le Top 10 du Bilboard constituant ainsi un authentique record ! Avec « Stayin’ Alive », elle est l’une des 500 meilleures chansons de tous les temps ! Le 33 tours de la musique du film sort en janvier 1978 et se vend à plus de 30 millions d’exemplaires. Ce sera l’album le plus vendu dans le monde avant « Thriller » de Michael Jackson, 6 ans plus tard. Les « Bee Gees » reçoivent des sollicitations du monde entier et le 23 février 1978, ils reçoivent méritoirement le « Grammy Award » de la meilleure performance pop vocale par un groupe pour la chanson « How Deep Is Your Love ». Un autre titre « Stayin’ Alive » fait un tabac puisqu’il atteint, le 4 mars 1978, la quatrième place au Royaume-Uni mais se fait étrangement coiffé sur la plus haute marche du podium du Billboard par la chanson « (Love Is)Thicker Than Water » (coécrit par Barry)  de leur plus jeune frère Andy ! C’est à une véritable bataille que se livrent les frères Gibb pour s’emparer de la première place des « Charts » car Andy, à son tour, se fait détrôner par ses aînés le 18 mars avec « Night Fever » qui devient également numéro 1 au Royaume-Uni le 29 avril ! L’album « Saturday Night Fever » est consacré numéro 1 en Angleterre le 6 mai 1978. Partout, dans les discothèques du monde entier, on n’entend plus que les « Bee Gees » !
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You Should Be Dancing (Live 70'S)
Ensuite, toujours en 1978, Barry, Robin et Maurice, avec le concours de Peter Frampton et d’autres artistes, rendent un vibrant hommage aux « Beatles » en enregistrant la bande originale du film « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band ». Malheureusement, celui-ci n’est pas bien accueilli par la critique et est boudé par le public. 

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L’album suivant « Spirits Having Flown » cartonne lui aussi : il contient 3 gros tubes devenus, chacun à leur tour, numéro 1 aux Etats-Unis : la superbe ballade « Too Much Heaven » ainsi que les fabuleux « Tragedy » et « Love You Inside Out ».

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Tragedy
En un an et demi à peine, les « Bee Gees » établissent un record absolu en alignant 6 chansons ( !) à la première place du Bilboard ! Malheureusement, le trio va déchanter dès le prochain album. En effet, « Living Eyes » en 1981 ne parvient même pas à se hisser dans le Top 40 américain. Cependant, il reçoit un bon accueil en Europe : l’album se classe n° 6 en Norvège et n° 4 en Espagne. 750.000 exemplaires sont quand même vendus à travers le monde et ce, grâce à « He’s a liar », de loin la meilleure chanson du disque. 
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Ensuite, il faut attendre 1983 et la bande originale de « Staying alive » (la suite de « Saturday Night Fever » réalisée par Sylvester Stallone) pour voir un titre des « Bee Gees » figurer dans le Top 30 aux Etats-Unis avec « Woman In You ».
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Entre 1983 et 1987, les frères Gibb vont se séparer momentanément. Barry et Robin mènent des carrières en solo pendant que Maurice reste quelque peu en retrait. « ESP » est le prochain CD des 3 frères en 1987 avec « You Win Again » qui est un grand succès au Royaume-Uni puisqu’il décroche la première place au hit parade. Par contre, l’album est un échec aux Etats-Unis n’atteignant qu’une anecdotique 75ème place ! Malgré ce revers, l’album s’écoule à 3 millions d’exemplaires !
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You Win Again
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Le 10 mars 1988, un horrible événement ébranle le clan Gibb : Andy meurt d’une myocardite (une inflammation du muscle cardiaque suite à une infection virale). De plus, son cœur n’était plus en bonne santé suite à ses excès en drogue et en alcool. Le destin a voulu qu’il ne participe pas à l’album suivant : « One ». En effet, Andy devait se joindre à ses illustres frères ! Le titre de l’album devait évoquer cette réunion historique, les 4 frères enfin ensemble devaient se fondre pour ne former plus qu’ « un »… Par respect pour leur jeune frère et voulant à tout prix lui rendre un ultime hommage, l’album sort en 1989 avec une chanson composée expressément pour lui : « Wish You Were Here ». Les autres titres de l’album sont de très bonne qualité et plus particulièrement « One » qui se classe en 7ème position dans le Bilboard. Il y avait 10 ans que les « Bee Gees » n’avaient plus classé une chanson dans le Top 10 américain !
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1991 voit la sortie de « High Civilization » avec le hit « Secret Love » qui atteint le Top 5 au Royaume-Uni. En marge de ce nouvel album, les « Bee Gees » entament une grande tournée européenne où ils font notamment une escale à Bruxelles dans le mythique Forest National. C’est à ce moment aussi que Barry connaît de sérieux problèmes de dos tandis que Maurice, lui, se bat contre l’alcool…
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En 1993, c’est « Size Isn’t Everything » qui voit le jour avec « For Whom The Bells Tolls » qui est l’un des titres forts de l’album avec « Paying The Price Of Love ». Les « Bee Gees » s’essaient également à la techno avec « Décadance » qui est, en fait, une version électronique de « You Should Be Dancing ». Les « Bee Gees » n’avaient pas besoin de ce « remake » superflu et inutile pour redorer leur blason ! L’original est cent fois mieux ! Le disque ne laisse pas un souvenir impérissable, à part « For Whom The Bells Tolls » qui se classe dans le Top 5 britannique.
Quatre ans plus tard, les trois frères font paraître un album plus « dépouillé » intitulé « Still Waters », qui remporte un franc succès puisqu’il se vend à 4 millions d’exemplaires, contenant le très bon « Alone ». Ce titre se classe d’ailleurs dans le Top 5 britannique et dans le Top 30 américain.
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Alone
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Fin 1997, les « Bee Gees » se produisent sur scène à Las Vegas et ont la bonne idée de graver le concert sur un CD qui s’appelle « One Night Only ». C’est un succès immédiat car l’album se vend à 5 millions d’exemplaires ! Une tournée s’ensuit, débutant à Wembley le 5 septembre 1998 devant 56.000 personnes pour se terminer en mars 1999 en Australie, au stade olympique de Sydney.
En 2001, les « Bee Gees » sortent un ultime album « This Is Where I Came In » dont le style rappelle l’ambiance et les sonorités de leurs premiers enregistrements. Barry, Robin et Maurice s’isolent afin de composer chacun de leur côté. Le résultat donne un disque parfaitement réussi, peut-être le meilleur depuis « Trafalgar » !
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This Is Where I Came In
Un autre malheur vient secouer la famille avec la mort subite de Maurice le 12 janvier 2003 suite à une grave occlusion intestinale. L’âme musicale et créatrice des « Bee Gees » est décapitée par cette immense et insurmontable perte. Triste coïncidence, la même semaine de la disparition de Maurice, l’album solo de Robin « Magnet » est dans les bacs des disquaires… Depuis le départ de Maurice, Barry a refait un album en 2005 en compagnie de Barbra Streisand « Guilty Pleasures » pour commémorer le 25ème anniversaire de leur précédente collaboration en 1980 sur « Guilty » (qui contenait le sirupeux et envoûtant « Woman In Love »).
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Robin, de son côté, effectue des concerts depuis 2004 notamment en Allemagne, Russie et en Asie. Son spectacle en Allemagne a d’ailleurs fait l’objet d’un CD et d’un DVD. En mai 2006, il est remonté sur scène avec Barry dans le prestigieux site de la Tour de Londres pour le concert du 30ème anniversaire de la fondation du Prince Charles d’Angleterre. A cette occasion, les deux frères survivants ont interprété « Jive Talkin’ », « To Love Somebody » et l’inévitable « You Should Be Dancing ». C’était la première fois que l’on assistait au retour des deux frères ensemble sur une scène depuis la mort de Maurice. Tous les fans espèrent un nouvel album sous le nom des « Bee Gees »; Barry et Robin ont toujours affirmé qu’ils ne rechanteraient plus ensemble sous cette appellation… Résisteront-ils à la pression de leurs fervents admirateurs ? L’avenir nous le dira.

ANDY GIBB : LE FRÈRE OUBLIÉ
 
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Andy aurait pu très bien appartenir aux « Bee Gees », seule sa venue au monde tardive l’en empêchera. De 11 ans le cadet de Barry et 8 ans plus jeune que ses frères jumeaux Robin et Maurice, il a 8 ans à peine lorsque ses 3 frères commencent à se faire connaître. C’est en 1975 qu’il parvient seul à se faire une petite place au soleil, en Australie, avec « Words And Music » dont il écrit les paroles et la musique. A l’âge de 18 ans, il se marie déjà mais son union ne durera que deux ans. Le divorce sera prononcé presqu’au moment de la naissance de sa petite fille, le 25 janvier 1978. Entre-temps, Andy fait gentiment la nique à ses 3 illustres frères. Il signe également un contrat chez Robert Stigwood et Barry lui écrit « I Just Want To Be Your Everything » qui devient numéro 1 au Billboard en juillet 1977.  
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Son 2ème single « (Love Is) Thicker Than Water », toujours coécrit par Barry détrône même “Stayin’Alive” avant que “Night Fever” ne s’empare du leadership.
 
Andy n’en reste pas là et aligne un troisième « numéro 1 » consécutif en juin 1978 avec « Shadow Dancing » qu’ils signent tous les quatre.
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Shadow Dancing
Jusqu’en 1981, il enregistre d’autres chansons à succès mais suite à sa rupture avec Victoria Principal, il sombre dans la drogue. Il a beaucoup de difficultés à se remettre de cette déception sentimentale et se fait soigner pour sa dépendance à la cocaïne jusqu’en 1985. Ecarté du monde du show-business, il paraphe un nouveau contrat chez Island Records pour sortir un nouveau 33 tours au Royaume-Uni. Au cours des séances d’enregistrement de cet album, son état de santé s’aggrave subitement et il est admis en urgence à l’hôpital Radcliffe à Oxford où il décède le 10 mars 1988, cinq jours après son 30ème anniversaire. Le public gardera d’Andy le souvenir d’un garçon gentil et sensible, frustré d’avoir été mis « de côté » et de n’avoir pas pu partager la gloire de ses 3 grands frères. A l’image de sa personnalité et de son caractère, il ne leur en voudra jamais…   
Le lien avec Claude François !
 
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En novembre 1967, Claude François adapte « Massachusetts » qui devient « La plus belle chose du monde », sur un texte qu’il écrit en collaboration avec Gilles Thibaut (le parolier qui finit le texte de « Comme d’habitude »). Le 29 novembre, sur le plateau de « Tilt Magazine », l’émission produite par Michèle Arnaud et présentée par Michel Drucker, Claude François et les Bee Gees, qui sont cinq à ce moment-là, ont l’occasion de poser ensemble devant l’objectif du photographe (de gauche à droite : Vince Melouney, Colin Petersen, Maurice Gibb, Claude François, Robin et Barry Gibb).  Très soucieux de réaliser une parfaite adaptation et afin de restituer la richesse musicale de l’original, Claude François confie les arrangements de cette chanson au talentueux chef d’orchestre Reg Guest (qui a travaillé notamment avec Frank Sinatra et Sammy Davis Jr, et qui s’occupera, à la fin des années 60, de l’accompagnement musical de quelques chansons de Tom Jones et de la chanteuse country Dusty Springfield; en outre, Johnny Hallyday fera appel également à ses services… Tiens, tiens !). Bien conduite par des percussions et une section de cordes très présentes, la mélodie est parfaitement maîtrisée vocalement par Claude (le Si et le Do de l’octave supérieure sont atteints dans le refrain). Rien à redire, donc, sur cette interprétation qui méritera de figurer sur le 18ème 45 tours de l’idole, en face B (avec « L’homme au traîneau ») de « Comme d’habitude ».
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Par BERNIE - Publié dans : Les grands groupes mythiques - Communauté : Toutes les musiques
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