ON STAGE

Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 22:17

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Eddy Mitchell Country Rock

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img056Après Dick Rivers et Johnny Hallyday, voici le 3ème Rocker « Made In France » à être à l’honneur dans cette rubrique « ON STAGE » qui, comme sa consœur « COMEBACK », prendra un petit repos sabbatique. Chers amis lecteurs qui appréciez ces articles, ne vous inquiétez pas, les « live » ne seront pas oubliés pour autant et vous en retrouverez notamment dans la toute nouvelle catégorie « MUSIQUES À GOGO » qui sera bientôt inaugurée. Le « Schmoll », je ne l’ai vu qu’une seule fois sur scène : c’était le 26 novembre 1977 au Palais des Expositions de Charleroi, accompagné par l’harmoniciste Charlie Mc Coy et ses musiciens. Un splendide concert et de la très bonne musique qui m’ont un peu réconforté d’avoir raté le « Numéro 1 Claude François » qui était diffusé ce même soir sur TF1 ! Claude et Eddy, c’est une belle histoire d’amitié et j’y reviendrai dans le « Lien avec Claude François ! » en fin d’article. Pour en revenir à ce concert, dommage que le grand hall du Palais des Expositions n’était pas un peu plus garni… En effet, moins d’un millier de spectateurs seulement avaient rallié l’Avenue de l’Europe afin d’assister au spectacle de Monsieur Eddy, les absents eurent tort ! Mais découvrons ensemble, si vous le voulez bien, ce « Country-Rock » enregistré le 7 janvier 1994 à l’Olympia :

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Ça commence en force avec « Lèche-bottes blues » (45 tours de 1989 avec « Tâche d’huile » en face B, extrait de l’album « Ici Londres » qui n’a pas laissé un souvenir impérissable dans sa carrière discographique, hormis le présent titre) suivi par « Et la voix d’Elvis » (face B du 45 tours de 1977 « La dernière séance », extrait de l’album du même titre qui comporte également le fameux « Laisse tomber le ciel »), une très bonne adaptation de « Good Rockin’ Tonight » de Roy Brown (1947).
EM ON STAGE 15 Eddy continue sa chevauchée fantastique avec « J’vous dérange » (face B du 45 tours de 1980 « Y’a rien qui remplace un amour », extrait de l’album « Happy Birthday »).  
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Il marque une pause et on peut l’imaginer devant un bon feu de bois chanter « Tu peux préparer le café noir » (45 tours de 1979 avec « C’est bien fait » en face B qui donne le titre à l’album), une adaptation d’ « Everyday I have to cry » d’Arthur Alexander que Claude François avait également repris (« Chaque jour c’est la même chose ») sur un tempo plus rapide.
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Puis, il nous sert « À crédit et en stéréo » (extrait de l’album « Rocking In Nashville » de 1974) avec un texte qu’il a signé, reflétant la triste réalité de notre époque, dont l’original « No particular place to go » est du vétéran Chuck Berry (82 ans), un titre qu’il avait sorti en 1964.

 
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« Sur la route de Memphis » (dont l’album, paru en 1976, porte le même titre) est un incontournable dans le répertoire du « Schmoll » avec des paroles de Claude Moine lui-même (si vous ne le savez pas, c’est sa véritable identité), tiré aussi d’un original intitulé « That’s how I got to Memphis » de Tom T. Hall dont Roch Voisine, sur son dernier album de reprises « Americana II », s’est emparé pour nous en servir une très honorable version.
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Ensuite, Monsieur Eddy a le bon goût de nous replonger dans la nostalgie de sa période « Chaussettes Noires » avec un medley composé de quatre extraits : « Tu parles trop » (« You talk too much » de Joe Jones écrit avec Reginald Hall en 1960) paru en janvier 1961 en 45 tours EP avec « Si seulement », « Be Bop A Lula » et « Tant pis pour toi »; « Danièla » 45 tours de mars 1961, un très gros succès (800.000 exemplaires vendus) avec « Je t’aime trop », « Eddie sois bon » (le 4ème extrait du medley, une adaptation du « Johnny B. Goode » de Chuck Berry) et « Betty »; enfin, « Il revient », adapté de « Say Mama » de Johnny Meeks et John Earl pour Gene Vincent, avec des paroles en français de Georges Aber et Eddie Vartan, également interprétée par sa sœur Sylvie, 45 tours de mai 1963 avec « Ne délaisse pas », « Jezebel » et « Ceci est mon histoire ».
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Les deux dernières chansons de ce premier CD sont « Petite annonce » (extrait de l’album « C’est bien fait » de 1979) et « Je ne sais faire que l’amour » du génial Charlie Mc Coy (face B du 45 tours « Je vais craquer bientôt » de 1975).  

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C’est « Happy birthday rock’n’roll » qui ouvre ce second CD, face B du 45 tours « Couleur menthe à l’eau » de 1980. Lui succède « Les traîne-tard et les rôdeurs » de l’album « Made In U.S.A. » de 1974, une adaptation de « Around and around », encore un titre de Chuck Berry pour « The Grateful Dead » en novembre 1970.
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Ensuite, Eddy revêt son habit de… moine (c’est trop facile) pour « Pas de boogie woogie » (45 tours de 1976 qui fut interdit à la radio à cause de son humour papal quelque peu acide avec, en face B, « C’est O.K. » qui passa beaucoup plus inaperçu), adapté du « Don’t boogie woogie » de Layng Martine Jr. Rappelons au passage l’inoubliable duo avec Florent Pagny sur ce tube dans l’album « 2 » de ce dernier paru en 2001.
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Eddy enchaîne avec « Bye bye Johnny B. Goode », face B du 45 tours « C’est un rocker » de 1974 (de l’original « I’m a rocker » de Chuck Berry) qu’il interprète après « Rio Grande » (du même album de 1993 qui comprend les très bons « Te perdre » et « 18 ans demain ») et « C’est la vie mon chéri » (encore un titre extrait de « Rocking In Nashville » de 1974 et encore un original signé Chuck Berry sous le titre « Almost Grown » paru en 1959).

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Mais les meilleures choses doivent se terminer et nous approchons tout doucement de la fin du récital. Eddy profite de l’instrumental de « Lèche-bottes blues » pour présenter ses musiciens emmenés par un Basile Leroux des grands soirs avec des mentions spéciales également à Jean-Jacques Milteau à l’harmonica (splendide sur « Je ne sais faire que l’amour ») et à l’inévitable Michel Gaucher au saxophone (impérial dans « Lèche-bottes blues » et « Happy birthday rock’n’roll »). Toutefois, avant de tirer sa révérence, le Sheriff de Nashville nous sort de son chapeau trois petites perles de son répertoire des années 60 et 70.

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Tout d’abord, « J’avais deux amis » (extrait de l’album « Du rock’n’roll au rhythm’n’blues » enregistré à Londres en 1965 et 45 tours EP avec les titres « J’ai perdu mon amour », « Tu ne peux pas » et « Si tu n’étais pas mon frère ») dont l’original s’intitule « St. James Infirmary » de Joe Primrose, un titre de 1928 rendu célèbre par Louis Armstrong. Les paroles de l’adaptation ont été écrites par Jacques Chaumelle (qui a composé « Même si tu revenais » pour Claude François) et rendent un vibrant hommage à Buddy Holly et Eddie Cochran, deux idoles du Schmoll. Ensuite, « C’est un piège » du très sollicité « Rocking In Nashville » de 1974, adapté de « Git It » de Bob Kelly & The Pikes (1957) et, pour terminer, « Be Bop A Lula » de Gene Vincent qu’Eddy enregistra en 1963 (45 tours avec « Oui je t’aime », « Je ne pense qu’à l’amour » et « Ce diable noir ») ainsi qu’en 1968 pour l’album « 7 colts pour Schmoll ».

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 PIERRE PAPADIAMANDIS

papadiamandis.jpg En lisant son nom, vous vous doutez un peu de l’origine du compositeur attitré des musiques des plus célèbres chansons du SchmollPierre est né à Paris (en 1937 ou 1941 selon les sources) de parents grecques et apprend le piano très tôt, à l’âge de 5 ans. Plus tard, il affiche une très nette préférence pour le jazz et fréquente les cabarets à Paris tout en travaillant pour Gaumont en tant que caméraman. Il fait la connaissance d’Eddy Mitchell par l’un de ses amis musicien, Jeff Seter, qui joue du saxophone dans l’orchestre d’Eddy. Nous sommes en 1966 et Pierre lui présente sa première composition qui deviendra « J’ai oublié de l’oublier », l’un des plus grands succès d’Eddy. De cette première réussite naîtront d’autres formidables tubes : « Alice », « Je vais craquer bientôt », « La dernière séance », « La fille du motel », « Couleur menthe à l’eau », « Happy birthday rock’n’roll », « Le cimetière des éléphants », « Comme quand j’étais môme », « Nashville ou Belleville », « Rio Grande », « 18 ans demain », « Un portrait de Norman Rockwell »… Mais d’autres artistes ont fait appel à son énorme talent : Dick Rivers, Michel Delpech (pour qui il compose « Que Marianne était jolie » en 1972), Johnny Hallyday (« Comme un lion en hiver », 1972) et Françoise Hardy. Il conquiert aussi l’intérêt de vedettes internationales telles que la sculpturale Grace Jones, Céline Dion et même le regretté Ray Charles. Papadiamandis a exploré d’autres domaines comme la télévision et le cinéma (il a composé la musique du film « Une semaine de vacances » de Bertrand Tavernier, sélectionné pour le Festival de Cannes en 1980, avec Nathalie Baye, Gérard Lanvin, Michel Galabru et Philippe Noiret). Il est évident que Pierre est indissociable de son complice Eddy et que leur complémentarité a été déterminante à l’un et à l’autre dans leur carrière respective.


Le lien avec Claude François !

Trois rencontres déterminantes vont sceller l’amitié entre Cloclo et le Schmoll. Tout d’abord, en 1962, sur le tournage du film « Comment réussir en amour » de Michel Boisrond dans lequel Claude règle les chorégraphies d’Eddy avec les Chaussettes Noires. Le courant passe tout de suite entre Claude, encore inconnu du grand public, et Eddy, impressionné par son sens inné du rythme.
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En 1969, les deux amis se retrouvent dans l’émission « Topaloff en liberté » du futur poulain de Cloclo sur Europe 1. Les deux artistes s’apprécient mutuellement : Eddy admire Claude pour son talent créatif et Claude apprécie Eddy pour son humour et sa joie de vivre.

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Les discussions vont bon train et ils se séparent en se promettant chacun de se retrouver… sur un plateau d’une émission de télévision. Cette occasion se produit en 1976 lors d’un « Numéro 1 » des Carpentier consacré au nouvel album de Claude François « De 8 à 88 ans ».

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Claude invite son copain Eddy qui interprète son succès d’alors « Je vais craquer bientôt ». Ensuite, Eddy fait gentiment le pitre avec un costume de chien sur « Fred », une des chansons du 33 tours de son hôte (un trucage habile montre même Cloclo qui incarne une vilaine puce en train de piquer la tête de « Fred ») avant qu’ils reprennent ensemble, dans une complicité parfaite, « Un Jardin Extraordinaire » de Charles Trenet.   

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11 mars 1978, Claude François s’en va dans un éclair foudroyant… TF1, abasourdie par la nouvelle et n’ayant pas eu le temps nécessaire à préparer une émission en hommage, diffuse « Numéro 1 Michel Berger » où Eddy chante « C’est pas pareil » avec Alain Souchon et Michel Berger… C’est vrai que ce ne sera plus jamais pareil sans Cloclo

 

Par BERNIE - Publié dans : ON STAGE - Communauté : webzine musical
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 18:39


JOHNNY HALLYDAY

PARC DES PRINCES

18, 19 et 20 juin 1993

 

Après le « live » au Pavillon de Paris en 1979, voici celui du Parc des Princes pour le 50ème anniversaire de « l’idole des jeunes ».  Ce coffret de 3 CD richement illustré, je l’ai acheté alors que je déambulais dans les nombreux magasins de disques du boulevard Lemonnier à Bruxelles… Comme beaucoup, j’avais vu le concert à la télé et évidemment, j’ai voulu le prolonger en acquérant son enregistrement. Je vais donc reprendre les nombreux titres qui le composent en les replaçant dans leur contexte discographique à l’exception de ceux présents sur le « live » du Pavillon de Paris et déjà commentés dans la première partie de cette rubrique.

 

 

Après l’intro où on le voit se frayer un chemin difficile dans une foule en délire, entouré de gorilles dissuasifs, Johnny monte sur une scène, dominée par une impressionnante reconstitution du pont de Brooklyn, avec « L’idole des jeunes » (« Teenage Idol » de Jack Lewis pour le regretté Ricky Nelson en 1962, adaptée par Ralph Bernet), sortie en « EP » le 20 octobre 1962 avec « Tout bas, tout bas, tout bas », « C’est le Mashed Potatoes » et « Comme l’été dernier ». Suit « Je suis né dans la rue » de Long Chris, Micky Jones et Tommy Brown, parue le 4 août 1969 avec « Que je t’aime » (plage 11 du 2ème CD), « Voyage au pays des vivants » et « Viens ». Johnny enchaîne avec « Mon p’tit loup (ça va faire mal) » (« Betty Lou is going out tonight » de Bob Seger, adaptée par Pierre Billon et Johnny Hallyday), face A du 45 tours contenant le fameux « Casualty of love », la version anglaise de « Vertige de l’amour » d’Alain Bashung (octobre 1984). Johnny revient au calme avec une jolie chanson, « Je serai là » (« I will be there » de Johnnie Christo, Trevor Steel et Milan Zekavica, un titre que Johnny cosigne avec des paroles en français d’Etienne Roda-Gil) qui fait l’objet d’un single en juin 1993. 

Vient le premier des trois medleys parsemés dans cette floraison de tubes : Johnny débute avec « Pas cette chanson » (une adaptation de Ralph Bernet de « Don’t play that song », par Ahmet Ertegun et Betty Nelson, interprétée d’abord par Ben E. King et reprise ensuite par Aretha Franklin, Adriano Celentano et Mariah Carey) figurant sur l’EP du 27 juin 1962 avec « Madison Twist », « Hey ! Baby » et un morceau du duo Aznavour/Garvarentz : « Ce n’est pas juste après tout ». Se succèdent des extraits de « Quand revient la nuit » (c’est Georges Aber qui signe les paroles françaises de « Mr Lonely » que Bobby Vinton composa avec Gene Allan, n° 1 en 1964 au Billboard Hot 100), EP du 14 mai 1965 avec « Les monts près du ciel », « Tu ne me verras pas pleurer » et « Juste un peu de temps »; « Retiens la nuit », encore d’Aznavour et Garvarentz pour la bande originale du film « Les Parisiennes » que Johnny tourna avec Catherine Deneuve, parue le 2 février 1962 avec un autre titre de la B.O., « Sam’di soir », ainsi que « Ya ya twist » et « La faute au twist »; et, « Si j’étais un charpentier » (« If I Were Carpenter » de Tim Hardin, repris par Doc Watson, Johnny Cash et June Carter, Joan Baez et que Johnny interpréta en duo avec Emmylou Harris lors d’une émission des « Enfants du Rock » en 1984), EP du 7 décembre 1966 avec « On s’est trompé », la célèbre « Je veux te graver dans ma vie » et « La fille à qui je pense ». Après « O Carole » (accompagné par le fantastique guitariste Joey Greco) déjà relaté dans le précédent « On Stage » et « La bagarre » (« Trouble » de la paire légendaire Leiber/Stoller, créée pour le film « King Creole » en 1958 avec Elvis Presley),  Johnny chante « Mirador » avec son fils David, un très bon morceau issu de son album « Cadillac » sorti le 15 juin 1989, composé par l’excellent Etienne Roda-Gil sur une fabuleuse partition musicale de David Hallyday. La chanson était parue préalablement le 5 juin en CD single de 3 titres avec une version remix inutile et l’inédit « Back To The Blues ». Ensuite, David s’installe à la batterie pour une intro d’enfer qui amène « Oh, ma jolie Sarah » (« Gentle Sarah » de Micky Jones et Tommy Brown, adaptée par Philippe Labro) parue en 45 tours le 5 avril 1971 avec, en face B, « Que j’aie tort ou raison ». 

Johnny fait une pause avec « J’ai oublié de vivre », de Pierre Billon et Jacques Revaux, certainement l’une des plus belles chansons de son immense répertoire, sortie en 45 tours le 1er février 1978 avec, comme second titre, « Les filles du paradis ».  Soudain, le Parc des Princes résonne de trompettes et de saxophones, comme si on était au milieu d’un énorme embouteillage… C’est la surprise du Chef avec l’arrivée d’une armée de cuivres pour une intro d’anthologie et d’enfer sur « Noir c’est noir » (« Black is black » de Wadey, Hayes et Grainger pour Los Bravos, encore une adaptation française signée Georges Aber, un immense succès durant l’été 1966, n° 2 au Royaume-Uni et n° 4 au Billboard Hot 100) parue en EP 4 titres le 20 septembre 1966 avec « La génération perdue » et, fait exceptionnel dans la discographie de Johnny, deux instrumentaux : « Promenade dans la forêt du Brabant » et « Absolument Hyde Park ». « Noir c’est noir » fut réédité en 45 tours le 21 janvier 1982 (« La musique que j’aime » en face B) avec une nouvelle orchestration de Roger Loubet.   

On retrouve Georges Aber à l’écriture du texte français pour les cinq extraits qui sont au menu du second medley couleur « soul » ponctuant ce premier CD : « Les coups » (« Uptight (everything’s alright) » d’Henry Cosby, Sylvia Moy et Stevie Judkins pour Stevie Wonder qui fut un hit en 1965) sortie en EP le 10 mai 1966 avec « Cheveux longs et idées courtes », « Du respect » et « Si tout change »; « Jusqu’à minuit » (« In the midnight hour » par Steve Cropper et Wilson Pickett qui triompha avec ce tube en 1965), EP du 23 janvier 1966 avec « Je l’aime », « Maintenant ou jamais » et « N’y crois pas »; « Aussi dur que du bois » (« Knock on wood » par Eddie Floyd en 1966, à l’interprétation et également à la composition avec à nouveau Steve Cropper, reprise par Amii Stewart en version « disco » et n° 1 dans les Charts U.S. en 1979), EP du 10 juin 1967 avec « Amour d’été », « J’ai crié la nuit » et « Je m’accroche à mon rêve »; « Mal » (« Hush » de Joe South, d’abord pour Billy Joe Royal en 1967 qui récolta un accueil fort mitigé, ensuite pour Deep Purple l’année suivante, qui, sous leur impulsion et leur formidable reprise, devint n° 4 aux Etats-Unis et n° 2 au Canada), EP du 29 janvier 1968 avec « L’histoire de Bonnie and Clyde », « Le mauvais rêve » et « Hit-parade »; « Je suis seul » (« What is soul » par Ben E. King qui l’écrivit avec Bob Gallo en 1967), EP du 15 mars 1967 avec le mythique « Hey Joe », « Je crois qu’il me rend fou » et « La petite fille de l’hiver ».  

 

Le deuxième CD commence avec une chanson que j’adore : « Le chanteur abandonné » de Michel Berger, 45 tours d’avril 1985 avec « Pendue à mon cou » en face B et un des titres phares de l’album, paru le 26 juin 1985, qui marque un virage dans la carrière artistique de Johnny. En effet, c’est à partir de cet album qu’il va faire appel à des compositeurs censés lui apporter un nouveau « souffle » et des chansons dignes d’intérêt. Après 7 minutes 30 de réel bonheur, un nouveau medley s’offre à nous avec « Pour moi la vie va commencer » de Monsieur Chantal Goya. Eh oui, Jean-Jacques Debout n’a pas écrit que de gentilles ritournelles à faire rire les enfants… Il est vrai que je le trouve beaucoup plus performant dans ce style d’écriture ! La chanson compose le 45 tours EP du 31 octobre 1963 avec « Rien n’a changé », « À plein cœur » et « Ma guitare ». S’enchaînent 3 autres extraits : « La génération perdue » de Long Chris et Johnny himself, déjà citée ci-avant; « À tout casser » (de la bande originale du film du même titre, de Georges Aber, Johnny Hallyday et Tommy Brown), EP du 8 avril 1968 avec « Ma vie à t’aimer », « Cheval d’acier » (une seconde chanson de la B.O.) et « Quand l’aigle est blessé »; « Les bras en croix » de Johnny et Jil & Jan, EP du 10 mai 1963 avec « Quitte-moi doucement », « Quand un air vous possède » et « Dis-moi oui », clôturant cet avant-dernier pot-pourri. Puis, Johnny nous gratifie d’une nouvelle et sublime interprétation d’ « Entre mes mains », une chanson parmi mes préférées et mentionnée dans le précédent article d’On Stage. Attardons-nous plutôt sur la suivante, « La fille de l’été dernier » que j’ai appréciée lorsque je l’ai entendue pour la première fois en 1975. Face B du 45 tours « Hey Lovely Lady » (que j’ai également bien aimée, une composition de qualité due à Michel Mallory et son éternel copain) sorti le 22 mai, Jojo avait mis les petits plats dans les grands pour sa réalisation puisque les enregistrements et l’aboutissement conceptuel de ce petit bijou se partagèrent entre les studios Ardent à Memphis et du Singleton Sound à Nashville ! Johnny continue avec « Hey Joe », un incontournable déjà cité ci-avant signé Billy Roberts que Jimi Hendrix rendit célèbre en 1966.

Après « Le pénitencier » que Johnny n’ose pas évincer de sa tracklist, c’est « Laura » de Jean-Jacques Goldman que nous avons le plaisir d’écouter, 45 tours du 8 octobre 1987 avec « Ton fils », évidemment du même compositeur, en face B, extrait de l’album « Gang » paru préalablement le 6 décembre 1986 entièrement écrit et réalisé par « l’Homme d’Or ». Johnny revient dans les années 70 avec « Requiem pour un fou » de Gilles Thibaut pour le texte et Gérard Layani pour la musique, 45 tours du 10 février 1976 avec « Les chiens de paille » des mêmes compositeurs en face B, extrait de l’album « Derrière l’amour » paru le 9 juin 1976.

« Ma gueule » est le prochain titre que j’ai déjà commenté dans le « live » du Pavillon de Paris en 1979 avant le dernier medley de ce fantastique récital qui comprend : « Souvenirs souvenirs » du compositeur country Cy Coben (1918-2006) pour Bill Ramsey, avec une adaptation française de Fernand Bonifay, EP du 3 juin 1960 avec « Pourquoi cet amour », « Je cherche une fille » et « J’suis mordu »; « Laisse les filles » de Jil & Jan et Johnny, EP du 16 mars 1960 avec « T’aimer follement », « J’étais fou » et « Oh ! Oh ! Baby »; « À l’hôtel des cœurs brisés » (« Heartbreak Hotel » de Mae Boren Axton, Thomas Durden et Elvis Presley sorti le 10 janvier 1956, adapté par Long Chris), face B du 45 tours « À propos de mon père » du 8 janvier 1975, extrait de l’album « Rock’n’Slow »; « Let’s twist again », dans sa version originale, (de Kal Mann et Dave Appell pour Chubby Checker, un énorme hit en juin 1961, n° 2 au Royaume-Uni et n° 8 au Billboard Pop US), EP du 25 septembre 1961 avec la version française « Viens danser le twist »,  « Avec une poignée de terre » et « Toi qui regrettes »; « Da Dou Ron Ron » (d’Ellie Greenwich, Phil Spector et Jeff Barry avec une adaptation de Georges Aber, reprise également par Frank Alamo et Richard Anthony, en duo par Johnny et Sylvie lors d’un « Numéro 1 » des Carpentier le 21 juin 1975), EP de 1963 avec « Comme une ombre sur moi », « Je ne danserai plus jamais » et « Douces filles de seize ans ». Ce second CD finit avec « Que je t’aime », de la fameuse paire Gilles Thibaut/Jean Renard qui valut à Johnny pas mal de hits, 45 tours (avec, je trouve, l’une des plus belles pochettes dans la discographie de Johnny) du 23 juin 1969 avec « Voyage au pays des vivants » en face B.  

 

 

En ce qui concerne le 3ème et dernier CD, faisons l’impasse sur « Gabrielle », « Fils de personne », « Le feu » (interprété en duo avec Sylvie Vartan) et « Le bon temps du Rock’n’roll » relatés dans l’article consacré au « live » du Pavillon de Paris. Outre ces indétrônables, Johnny nous offre « Quelque chose de Tennessee », une merveilleuse chanson de Michel Berger, 45 tours d’octobre 1985 avec « Équipe de nuit » en face B. « Elle est terrible » (« Somethin’ else » enregistrée le 23 juin 1959 et immortalisée par Eddie Cochran, coécrit par sa petite amie Sharon Sheeley et son frère aîné Bob avec une adaptation de Jil & Jan) est toute désignée pour l’arrivée de Sylvie Vartan sur scène,  second titre de l’EP du 1er mars 1963 avec « Tes tendres années » qui suit, interprétée par la belle Sylvie, sans musique et dans un silence religieux (« Tender years » de Darrell Edouards pour le chanteur de Country George Jones en 1961, avec une adaptation de Ralph Bernet), « Poupée brisée » et « Mashed Potatoes Time ».

Puis, Johnny puise à nouveau un titre de Goldman issu de l’album « Gang » : c’est « L’envie »  qui en est la plage titulaire, 45 tours de janvier 1988 avec une version « live » captée à Bercy en 1987; « Équipe de nuit » faisant office de face B avec également un enregistrement en public.
Pour les trois chansons suivantes, les invités se bousculent : Joey Greco revient avec Paul Personne pour « La musique que j’aime » de Michel Mallory et Johnny Hallyday, face B (eh oui !) du 45 tours « Comme un corbeau blanc » (qui s’est envolé et n’est plus jamais revenu, la chanson tombant dans l’oubli le plus total) du 14 février 1972 et subissant une atroce « version 82 » avec une pochette hideuse, en face B de « Noir c’est noir », et, Eddy Mitchell vient épauler son ami de toujours sur « Excuse-moi partenaire » (« Cuttin’ in » de Johnny « Guitar » Watson en 1962, avec une adaptation de Ralph Bernet), EP du 15 janvier 1964 avec « Tu n’as rien de tout ça », « Quand je l’ai vue devant moi » et « J’abandonne mes amours », ainsi que sur « Happy Birthday Rock’n’roll » du « Schmoll » et Papadiamandis. Cette revue discographique à travers ce « live » mémorable s’achève avec le fabuleux « Rock’n’roll man », de Michel Mallory et Tommy Brown, plage titulaire de l’album « Rock’n’slow » de 1974.

 

 

Le DVD du spectacle 

Sorti une première fois le 20 juin 2000 en simple DVD sans bonus, l’enregistrement de ce concert est reparu le 1er mai 2003, pour le 60ème anniversaire de l’idole, en version double DVD avec le making of et des clips vidéos de « Je serai là » et « Requiem pour un fou ». Malheureusement, ces derniers ne dégagent rien d’original puisqu’ils sont composés d’extraits « live » de la vidéo sur le premier DVD ! Malgré un son impeccable et nonobstant quelques bruitages superflus sur la mise en scène de « La bagarre », représentant l’affrontement de deux gangs de motards sur des Harley, la réalisation, reprenant les meilleurs moments des 3 concerts, aurait pu être un peu plus à la hauteur de l’événement et mieux servir le gigantisme de la mise en scène (absence de zooms et de travellings). Soit, on oublie rapidement ces défauts mineurs pour assister vraiment à un spectacle unique, où l’on ne s’ennuie pas tellement le récital, d’une durée de 3 heures, est riche de 49 chansons (!) dont certaines ont été regroupées en 4 medleys. Le light show, pour sa part, ne débute qu’après 50 minutes mais ne déçoit aucunement et les effets spéciaux ne manquent pas comme cette main gigantesque qui amène une danseuse sexy, aux côtés de Johnny sur « Gabrielle », dont les dessous affriolants, dessinés par de la peinture, ne passent pas inaperçus !  Enfin, un bon salon, une bonne bière (ou deux…) et quelques amis (de préférence qui apprécient Johnny !) sont autant d’avantages et d’adjuvants somme toute logiques pour que vous puissiez assister à ce grand spectacle avec tout le confort requis !


Les liens avec Claude François !

 

Ah… Reprenons nos bonnes vieilles habitudes et je sais que le retour de cette petite rubrique fera très plaisir à de nombreux lecteurs ! Deux chansons font référence à Claude François dans cet article : « Retiens la nuit » qu’il a interprétée au cours du Palmarès des Chansons du 7 avril 1966. Claude est présenté par Johnny qui le remercie pour son choix mais on aurait préféré les voir ensemble… Au lieu de ça, Johnny, invisible, parle à Cloclo à distance et ce dernier ne s’éternise pas sur les raisons de sa présence… Ah, éternelle rivalité qui n’existait que pour et à travers les médias ! Cet inédit est sorti avec le CD « Claude François par lui-même » en 1994 :

 


Ensuite, « Le chanteur abandonné » fait penser à « La solitude c’est après »… En 1997, Johnny écrit dans son autobiographie « Destroy » : « Quand j’interprète Le chanteur abandonné, c’est à Claude François que je pense. Claude que j’adorais malgré toutes nos différences ».

 

Au cours d’une interview, Johnny déclara même que de tous les artistes qu’il avait côtoyés, c’est Claude François qui l’avait le plus marqué par cette recherche de solitude et la tristesse qui, parfois, pouvait la caractériser… Par ailleurs, si vous ne l’avez pas encore parcouru, je vous invite à vous référer à l’article JOJO ET CLOCLO (cliquez sur ce lien) qui relate quelques faits marquants de leur vie commune d’artiste qui ont pu les rapprocher…

 

Par BERNIE - Publié dans : ON STAGE
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  • : 28/10/2007
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