MUSIC'S NEWS

Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 19:55



*                 Pas mal, sans plus

**               Pas mal du tout

***             Bon

****           Très bon

*****         Super

******       Indispensable, à ne manquer sous aucun prétexte….


PASCAL OBISPO : "Welcome To The Magic World Of The Captain Samouraï Flower” (SONY-BMG) **

Depuis le 12 octobre 2009, les fans de Pascal Obispo peuvent enfin découvrir le nouvel album de leur idole qui succède à « Les Fleurs Du Bien » paru en 2006. Pour ce projet tout neuf, Pascal endosse un bien étrange costume de héros affublé du nom spécial de Captain Samouraï Flower (quelle inspiration !) pour nous sensibiliser du danger que court notre bonne vieille Terre avec les conséquences de son réchauffement et la dégradation de son environnement… On salue cette initiative digne d’intérêts mais devait-elle vraiment s’accompagner d’une telle mascarade, d’un tel cirque ? Et puis appeler son vaisseau « L’Arche de Noway », l’exubérant Pascal n’a pas cherché à s’arracher le dernier cheveu qui pouvait pousser sur son joli crâne reluisant ! Bon, j’arrête d’écrire des bêtises, Pascal a également voulu toucher un public très jeune avec ce masque de défenseur de Dame Nature opprimée… Passons à l’analyse de cet album : après une introduction « Welcome To The Magic World » très électro, avec des paroles se simplifiant au présent titre, c’est « Le Drapeau », premier single extrait qui annonce la couleur : Captain Samouraï Flower est un écolo qui brandit l’emblème du changement, du renouveau afin que nous prenions conscience des gestes que nous pouvons accomplir quotidiennement pour sauvegarder notre planète. C’est un hymne au rassemblement, « Tous le même drapeau » se répète jusque la fin, on a bien compris le message. Musicalement, c’est du travail très soigné, les instruments résonnent bien (une mention spéciale pour les violons sur une grosse caisse très rythmique). « Idéaliste », le second single, au texte qui conforte le thème général de l’album, commence avec de jolies guitares mais finit avec des effets vocaux cacophoniques franchement inutiles. Après « Mary Jane », à la mélodie plaisante, qui conte la triste histoire d’une sirène à la dérive, on écoute avec attention « Si Je Manquais De Ta Peau », certainement la plus belle chanson de l’album avec des sublimes cordes, un émouvant piano et des paroles en forme de dernière déclaration d’amour. Dommage qu’Obispo ne la chante pas un peu mieux (il pouvait ne pas prolonger la deuxième syllabe de « Manquais » qui aboutit à un « Manquaaaaaaaaais aaaaaaaiais » auditivement assez navrant…). « Sous le chapiteau » nous fait penser au seul endroit accessible, au dernier refuge pour échapper au cataclysme, afin qu’il reste une trace… de nous. Alerte au plagiat, l’intro de « Singing My Song » ressemble terriblement à celle de Sheller pour « Les Millions De Singes ». La suite est une ode à la chanson et à la musique pour fuir la sinistre réalité de notre quotidien (le bruit, la pollution, etc…). Mention Très Bien pour « La Valse des Regrets » où Obispo chante comme il faut sur un texte fataliste (je le préfère nettement sans « prolongations » de syllabes excédentaires) et sur une musique bercée de subtiles percussions (roulements au pinceau). « Mr Sunshine » est une chanson sur le Soleil dont les bienfaits se sont transformés en dangers ainsi que sur le pouvoir dévastateur de l’argent qui aveugle l’Homme et qui ne fait qu’accélérer le processus d’autodestruction. « Banquise Des Anges » est une leçon à apprendre par cœur pour le sauvetage de l’Humanité, où se partagent allègrement guitares et violons. J’aime vraiment bien « Magic Trip », très rock, qui sera très apprécié en concert ainsi que les tendres violons sur « J’ai dit oui » dont les paroles se résument en un combat pour la vie. « I Give You My Love » débute par une longue intro jouée à la Swarmandal, sorte de cithare indienne (?); la suite fait références aux Sixties (des violons que renieraient pas certaines compositions de Lennon et Mc Cartney). Encore des roulements de batterie, plus incisifs cette fois-ci, sur « L’Histoire », une forme de « récapitulation » de l’Existence, une rétrospective des éléments qui nous ont conduit à la situation actuelle et sur « tout ce qu’on a fait depuis, savoir s’il n’est pas trop tard »… Bref, un bon album, musicalement parlant, d’Obispo avec des textes qui font inévitablement réfléchir mais qui, ma foi, pouvait facilement se concevoir sans tout ce déguisement carnavalesque…

DANY BRILLANT : « Puerto Rico » (COLUMBIA) ****

Neuvième album pour le digne successeur de Dario Moreno : après un très bon album de reprises “Histoire d’un Amour » (2007), le brillant Dany (oui, je sais, c’était trop facile) consacre ce nouvel opus, intégralement enregistré à Puerto Rico, à la salsa. Sous la direction d’Angel Cucco Peña, l’un des plus grands spécialistes de ce style de musique (précédemment, il s’était occupé, entre autres, de Gloria Estefan et de Ricky Martin) et accompagné d’un super Big Band, Dany nous propose des mélodies qui nous incite à rêver, chanter et danser. Oublions donc la morosité, poussons le curseur à fond et écoutons sa très jolie voix… Tous les ingrédients sont réunis pour passer un moment très agréable et très évasif. Bien sûr, l’amour est le thème général de l’album et on se demande ce qu’il pourrait bien chanter d’autre, le beau Dany… « On Verra Demain » met l’accent sur le moment présent, laisser demain au futur et ne pas se soucier de quoi il sera fait. Aussi bien sur le plan sentimental que professionnel, Dany fait l’adage du carpe diem, adopter une attitude zen car le temps arrange bien des choses. « Laissez-Nous Passer » est un hymne à la jeunesse afin qu’elle puisse exprimer ses « rêves » et ses « idées »… Comme dans la chanson précédente, le rythme est dantesque et invite à s’éclater sur la piste de danses… ou dans le salon en prenant le soin d’écarter les fauteuils ! On descend d’un cran avec « Je Suis Jaloux », les violons sont de sortie mais les percussions, très douces et subtiles, ne sont pas oubliées. La jalousie est évidemment évoquée dans ce morceau… musicalement bien chaloupé dans lequel les instruments ont une très jolie résonance. « Dans Ta Chambre » remue divinement bien, les cuivres sont de retour et le morceau est parsemé de dialogues coquins, de bisous et… de cris à la « Lou Bega ». Le texte invite au farniente, délicieusement cloîtrés et couchés, les amants profitent de la vie et de ses bienfaits. « Dis-Moi Que Tu M’aimes » est beaucoup plus osé : la tension monte, les pulsations augmentent et les amoureux transpirent ! La danse est frénétique et érotique (« Cuisse contre cuisse », « Ouvre les jambes simplement, les reins en arrière, ne lâche pas la main devant de ton partenaire »), mince, cette chanson est « chaude comme une baraque à frites » ! « J’ai Envie De Vivre » étale les faiblesses, les échecs, les regrets et les « tourments » que l’on peut connaître tout au long d’une vie. On veut « tourner la page » et avoir envie d’éprouver de nouvelles sensations, conquérir de nouveaux défis en se disant qu’il est toujours possible de se relever après être tombé… De judicieux petits mots simples bien choisis qui se déposent comme des pétales de fleurs sur une très chouette mélodie… C’est très « frais », ça sent bon le soleil et un petit vent doux caresse les palmiers… Très réussi, l’un des meilleurs morceaux de l’album. « Je T’aime Trop Pour T’épouser » est du pur style « Brillant » avec des cuivres clinquants (trompettes et saxo), un orgue et des guitares électriques énergiques sous la cadence de solides percussions qui habillent une rengaine tellement facile et habilement interprétée qu’on se surprend à la fredonner dès la première écoute. C’est la mise en valeur du concubinage par rapport au mariage qui risque de tout briser, de tout gâcher… « Si C’était à Refaire » donne encore l’envie de se trémousser, les cuivres sont toujours là avec des sonorités différentes; ici, les violons occupent une place prépondérante dans la partition avec quelques soupçons agréables de flûte. La chanson rend un bel et vibrant hommage à la femme qui vient sauver l’homme confronté à sa solitude tel « un radeau sur la mer déchaînée ». La femme est l’avenir de l’homme (« tu étais la première et c’est toi qui m’a fait »), on a déjà entendu ça quelque part, n’est-ce pas Monsieur Ferrat ? « Léah » est l’amour d’un père pour sa fille, Dany s’adresse tout simplement à son enfant (qui a déjà 16 ans), c’est très tendre, très touchant avec des mots qui sonnent juste. Et puis, soudain, Léah répond à son père, d’une voix un peu cassée, fragile, en le remerciant de veiller sur elle et lui promet qu’à son tour, elle veillera sur lui. Enfin, cerise sur le gâteau, Dany nous gratifie d’une version salsa de « My Way » qui aurait certainement bien plu à son créateur… 


MARC LAVOINE : « VOLUME 10 » (MERCURY RECORDS) ***

Comme son titre le laisse supposer (et c’est même une certitude), « Volume 10 » est le dixième album studio de l’homme « aux yeux revolver » en 25 ans de carrière, 4 ans après « L’Heure d’Été » qui s’est écoulé à plus de 600.000 exemplaires et qui lui a valu un triple Disque de Platine. Par les temps qui courent où le téléchargement a supplanté et même ruiné le marché du disque, c’est une réelle performance ! Ce bel album, disons-le tout de suite, est donc sorti depuis le 31 août, également en version « vinyle », pour les fans collectionneurs, dont le tirage a été limité à 1.000 exemplaires. Pour ce nouveau disque réalisé avec ses fidèles compères Jean-François Berger et François Delabrière, enregistré en analogique comme au bon vieux temps du vinyle (le son est vraiment formidable), entre Los Angeles et Paris de janvier à mars 2009, le séduisant Marc s’est entouré d’une belle brochette de personnalités : Fabrice Aboulker, le compositeur de ses premiers tubes qui revient après 10 ans d’absence (le très beau et très émouvant « Reviens Mon Amour » et… « Je Rêve De Ton Cul », ça, au moins, c’est direct et sincère !), Julien Clerc (avec qui il collabore pour la première fois et qui signe « Rue des Acacias », la rue où Marc a vécu son enfance), Christophe Cazenave (« Demande-moi », le hit « La Semaine Prochaine », « La Grande Amour », « Les Rêves Américains » et « Lentement »), Bertrand Burgalat (« Les Dunes Blanches » et « Je N’ai Plus Peur De Rien ») et Lucien Gainsbourg, le fils de qui vous savez, qui fait ses gammes sur « Quand Je Suis Seul ». Le disque inclut deux chansons en duos : « La Grande Amour » avec Valérie Lemercier, qui a un bien joli timbre de voix et « Lentement » avec sa fille Yasmine âgée de 11 ans. Cet album se distingue par 3 chansons « parlées » calquées sur le style d’interprétation de Gainsbourg : « Reviens Mon Amour », « Les Dunes Blanches » et « Les Rêves Américains » (qui traduit le paysage américain des années 70 avec le personnage de Marylin en toile de fond) où toutefois, il parle dans une certaine tonalité qui épouse et rejoint l’harmonie. Lors d’une interview à propos du making of de cet album, Marc insiste sur le fait qu’il écrivait, sur de simples fiches, quelques mots donnant l’idée d’une chanson face à ses compositeurs et qu’à chaque mélodie qui lui était offerte, il désignait la fiche avec les mots qui semblaient correspondre le mieux à la mélodie pour, ensuite, pouvoir continuer à la travailler dans le but final d’arriver devant le micro… sans le texte : « Si tu te souviens de la chanson quand tu la chantes, c’est qu’elle est pas si mal que ça… » déclare-t-il assez modestement. Marc a écrit tous les textes de cet album et il dit n’avoir pas fait d’effort particulier pour les trouver, puisant ses idées dans des conversations avec son épouse, avec des amis, à propos de choses qu’il a vues, qu’il a vécues et qui ont rejailli de sa mémoire. Il explique aussi très humblement qu’il « continue à faire ce métier pour aimer les gens et qu’il essaie de trouver les mots pour leur dire… ». Emmené judicieusement par le single « La Semaine Prochaine » bien rôdé sur les ondes radios, l’album s’écoute avec un réel plaisir du début à la fin même si on n’est vraiment pas un fan du chanteur. Il se termine par la très érotique et très provoc’ « Je Rêve De Ton Cul » : « Je remets mes rêves et toute ma vie aux creux de tes reins » et « Comme un ange venu, tu es venue t’asseoir sur moi », des paroles que n’aurait pas reniées un certain Serge Gainsbourg

SYLVIE VARTAN : «TOUTES PEINES CONFONDUES » (RCA/SONY MUSIC) *

Voici le nouvel album de Sylvie Vartan, deux ans après « Nouvelle Vague » qui ne contenait rien que des reprises. Dix nouvelles chansons et deux « covers » le composent avec la participation de Madame Carla Bruni-Sharkozy pour la plage titulaire, le très banal « Je Chante Le Blues » qui ne restera pas dans les annales de la Chanson Française. Le talent s’effrite avec les responsabilités présidentielles… Par contre, « Signé Sagan » de Didier Barbelivien est un titre déjà plus intéressant, aussi bien côté texte qu’au niveau de la mélodie : les instruments majeurs, piano et guitares, accompagnés de percussions feutrées sur lesquelles se déposent des paroles bien écrites, vous avez soigné votre partition, Monsieur Barbelivien… Vous bonifiez avec le temps, comme un bon vin de garde. Sylvie signe la musique de « L’amour Avec Des Sentiments » avec un texte d’Eric Chemouny et c’est à nouveau une bonne chanson, grave, sur le thème de la prostitution. Sylvie se glisse à l’intérieur de cette personne fragile qui demande à qui veut l’entendre : « regardez-moi juste un instant, je suis faite de chair et de sang, j’ai peut-être plus de sens moral que ceux qui mènent une vie normale ». On passera poliment le sans intérêt « Ne S’attacher À Rien » d’Alain Lanty et Pierre-Dominique Burgaud qui sent le « remplissage » à plein nez. « Il Me Semble » est un cran largement au-dessus avec le concours de Marc Lavoine dont le texte se marie joliment avec une musique plus inventive d’Alain Lanty. « Toutes Peines Confondues », le morceau qui donne le titre à l’album, est « audible », sans plus. Jannick Top a un beau touché de guitare basse; par contre, le texte de Michel Jourdan n’atteint pas, lui non plus, le firmament et la chanson se termine avec des chœurs « mous » qu’on aurait pu éviter… Un accord final de Top aurait été cent fois mieux ! « À Laisser Ou À Prendre » de Brice Homs et d’Alain Lanty est à moitié bien construit : un bon couplet musicalement accrocheur, pertinent avec une belle ligne mélodique qui malheureusement ne continue pas dans la qualité dès l’entame du refrain. Ce dernier, suivi d’un « pont » musical, aurait pu très bien se répéter et se situer dans la même tonalité sans « dépareiller » l’ensemble du morceau qui ne fait qu’un peu plus de 3 minutes… « L’un Part, L’autre Reste », de Nathalie Rheims et Frédéric Botton, est l’une des deux « covers » de l’album. Cette chanson avait servi pour le générique du film de Claude Berri et avait été interprétée par Charlotte Gainsbourg. La version de Sylvie est remplie d’émotion, chantée avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité. C’est une très bonne chanson et malgré que ce ne soit qu’une reprise, c’est l’un des meilleurs moments de l’album. « Une Lettre d’Amour » est le fruit d’une seconde association Chemouny/Vartan. C’est un bonheur intense, un privilège que de recevoir une lettre d’un fan « parce que c’est la seule chose au monde que le temps ne peut effacer ». La musique est tout simplement belle : guitare, piano et violons s’accordent admirablement, Sylvie démontre un talent mélodiste surprenant : on en redemande en espérant que l’expérience se renouvellera. « Ce Que Je Suis » est la seconde chanson signée Barbelivien. Sans être mauvaise, elle est loin d’égaler la qualité d’écriture de « Signé Sagan ». On préférera s’attarder sur « Mélancolie » de Didier Barbelivien et Michaël Ohayon. Beaucoup de nostalgie sur des souvenirs d’une jeunesse perdue… Belle mélodie que la voix de Sylvie embellit avec beaucoup de maîtrise et de justesse. Le dernier morceau « La Chanteuse A 20 Ans » de Serge Lama et d’Alice Dona est la seconde reprise de l’album et Sylvie a pensé que c’était le moment de se l’approprier en regard d’une carrière exemplaire. Je préfère de loin la version de Lama sans pour autant dénigrer le challenge vocal que Sylvie s’est lancé…

MAURANE : « NOUGARO OU L’ESPÉRANCE EN L’HOMME » (POLYDOR/UNIVERSAL) ***

Maurane adore Nougaro et ça s’entend. Dès les premiers titres, on devine que cet album a été conçu avec beaucoup de respect, de soin, d’amour et… d’émotion. Quand Maurane chante Nougaro, c’est comme si les chansons du Maître de Toulouse renaissaient, comme si elles avaient écrites pour elle et rien que pour elle. Pour la petite Belge que Nougaro a rencontré en 1977 et qu’il a découverte un an plus tard au « Tire-Bouchon » à Montmartre, ce n’était pas vraiment un défi mais plutôt un aboutissement, une nécessité logique…  À côté des grands standards « Armstrong » (1966), « Dansez-sur Moi » (1973, excellent), « Le Jazz et La Java » (1962), « Tu Verras » (1978, en duo avec Calogero dont j’aurais préféré qu’il s’abstienne ou qu’il décline l’invitation…), « Toulouse » (1967) et « Bidonville » (1966, superbe reprise également), il y a des « seconds couteaux » tels « Il Faut Tourner La Page » (1987, de « Nougayork », l’album de l’incroyable retour), « Le Coq Et La Pendule » (1980), « La Pluie Fait Des Claquettes » (1968) et des titres beaucoup moins connus que Maurane met en lumière avec beaucoup d’ingéniosités musicale et vocale : « La Danse » (de l’album « Tu Verras » de 1978), « Rimes » (de l’album « Chansons Nettes » de 1981), « Gratte-moi La Tête » (1966), «  Allée des Brouillards » (de « Ami Chemin » en 1983), « Il y Avait Une Ville » (1958) et « L’Espérance En L’Homme » (du dernier album « La Note Bleue » en 2004) qui clôt joliment ce disque en forme de clin d’œil (Maurane était pressentie pour interpréter cette chanson en duo avec Nougaro). Bon, d’accord, ce n’est qu’un album de reprises mais celui-ci a une saveur toute particulière : pour Maurane, c’est beaucoup plus qu’un hommage, c’est un prolongement de l’œuvre du plus grand chanteur de Jazz français (je m’approprie cette considération). Malgré tout, je serais tenté de dire qu’il aurait pu encore être meilleur car d’autres titres célèbres du répertoire de Nougaro auraient également mérité une seconde vie : « Le Cinéma », « Cécile ma fille », « Pacifique » (qui aurait merveilleusement convenu à la couleur de sa voix) et « Les Bas » (c’est un véritable morceau jazz comme Maurane les aime et là aussi, sa tessiture et sa personnalité lui auraient permis de s’exprimer avec toute l’amplitude que réclame l’interprétation de cette chanson). Donc, quelques petits regrets personnels quant au choix opéré mais c’est une sélection qui a le mérite de « déterrer » un titre comme « Gratte-moi La Tête » que personne ne connaissait, à part les plus fins connaisseurs de la discographie de Nougaro

MARK KNOPFLER : « GET LUCKY » (MERCURY) ***

 

Get Lucky” est le sixième album de l’ex-leader de “Dire Straits”, deux ans après “Kill To Get Crimson”. Pendant que les plus nostalgiques prient tous les Dieux du Ciel pour une prochaine reformation du célèbre groupe, Mark Knopfler continue son petit bonhomme de chemin, sa guitare en bandoulière, nous gratifiant de ballades, de « folksongs » et de blues comme, seul, il a le secret. Et il s’y prend tellement bien le bougre qu’on le suit, sans hésiter, dans son sillage musical… Si vous voulez passer une chouette soirée devant un bon feu de cheminée en sirotant un pur malt de 15 ans d’âge avec un bon Havane ou en contant fleurette à votre dulcinée, cet album en sera le complément idéal.  Knopfler est resté fidèle à ses goûts musicaux : incluant des sonorités tantôt celtiques (« Border Reiver » avec une délicieuse mixture d’instruments propres à cette ambiance tels violon, flûte et accordéon, « Before Gas & TV » avec les mêmes ingrédients plus la guitare de Mark, le très maritime « So Far From The Clyde » et « Piper To The End », superbe, la plus belle chanson de l’album), tantôt blues et country voire folk (« You Can’t Beat The House » présentée comme si elle était totalement improvisée entre une bonne bande de vieux copains musiciens, « Cleaning My Gun » qu’il aurait bien pu interpréter en duo avec J.J. Cale et « Get Lucky », très intime, avec une jolie flûte, qui nous fait ressentir, de par sa pureté et sa finesse, une impression de paix intérieure et de sérénité retrouvées, un privilège rare, surtout en cette période de grisaille économique et sociale), l’album comprend également deux compositions qui font référence aux années de gloire de « Dire Straits » et songer inexorablement à leur style de musique si reconnaissable :  l’écriture des notes à la guitare de « The Car Was The One » et de « Remembrance Day » (avec des chœurs très présents à la fin de la mélodie) est telle que la nostalgie nous reprend et nous ramène 20 ans dans le passé… Enfin, « Hard Shoulder » et « Montoleone » dénotent par rapport à la couleur musicale de l’ensemble de l’album. Ce n’est pas pour cette raison que ces morceaux sont de moins bonne qualité. Le premier semble avoir des consonances dignes d’une chanson de Chris Isaak, surtout par le son de la guitare. Par contre, pour « Montoleone », c’est un déploiement de cordes qui ouvre la mélodie ou plutôt la valse… Eh oui, est-ce un joli clin d’œil sur ce style de musique qui faisait danser nos grands parents ? Guitare et piano se partagent ensuite le reste de la partition et c’est pas mal du tout… Au contraire, la voix de Knopfler, qui, au passage, n’a jamais soulevé les montagnes, s’accommode sans problème avec cette ligne mélodique… Tout compte fait, on termine l’audition de ce disque avec un sentiment général largement positif; bonne réalisation avec, n’hésitons pas à le souligner encore une fois, un très bon son des différents instruments utilisés, particulièrement la guitare pour laquelle Knopfler a employé pas moins de sept micros pour l’enregistrement d’une simple piste !  Une autre édition du CD est disponible en version « Deluxe » avec 3 bonus : « Pulling Down The Ride », « Home Boy » et « Good As Gold » ainsi qu’une avec un DVD sur l’enregistrement studio de l’album.

CECILIA BARTOLI : « SACRIFICIUM » (DECCA) ******

Cecilia Bartoli est n° 1 des ventes de disques en Belgique et c’est amplement mérité ! Son album est tout simplement génial ! Pour ma part, c’est la seule artiste qui pouvait s’approprier vocalement (son bagage est phénoménal et impressionnant, avec une grande maîtrise pour le souffle, la régularité et la puissance… hallucinant !) des airs interprétés jadis par des castrats italiens. Après un vibrant hommage à la Malibran, voici donc un album composé d’airs d’opéras italiens du XVIIIème siècle, de Nicola Antonio Porpora, Antonia Caldara, Francesco Araia, Carl Heinrich Graun, Leonardo Leo, Riccardo Broschi, Georg Friedrich Haendel, Leonardo Vinci et Geminiano Giacomelli. L’ouvrage comporte un fabuleux livret ainsi que deux disques : le premier de 12 titres et le second de 3 titres bonus. Cecilia revisite avec brio le répertoire que Carlo Broschi, beaucoup mieux connu de par son surnom Farinelli (1705-1782) et Gaetano Majorano, dit Caffarelli, son principal concurrent (1710-1783), interprétaient sous la direction de Porpora. On s’émerveille devant tant d’agilité et de précision dès la plage d’ouverture, « Come Nave In Mezzo » de Porpora où les vocalises déferlent avec une assurance déconcertante dans nos tympans médusés ! Et ça continue dans « Cadro Ma Qual Si Mara » d’Araia, notre Cecila nous en remet une solide couche pour nous convaincre qu’elle est bel et bien la soprano la plus exigeante, la plus généreuse et la plus ingénieuse de sa génération. N’ayons pas peur des mots, c’est LA plus GRANDE, celle qui ose tout, qui s’aventure dans les projets artistiques les plus ambitieux. Cecila a aussi le tempérament pour mener à bien cette délicate entreprise, elle n’a pas son pareil pour passer du grave à l’aigu (avec quelle précision et quelle justesse !) dans « Qual Farfalla » de Porpora.  À côté de ces « extravagances » vocales, Cecilia s’octroie quelques moments de répits avec « Profezie Die Me Diceste » de Caldara, beaucoup plus doux, et on s’extasie à l’écoute de « Sposa Non Mi Conosci » de Giacomelli que la cantatrice nous « distille » avec beaucoup de finesse et une technique vocale parfaite. Celle-ci est d’ailleurs, d’un point de vue général, la marque de fabrique de ce disque somptueux servi par un Giovanni Antonini aux petits soins pour sa protégée, à la tête de la très talentueuse formation orchestrale « Il Giardino Armonico », déjà de connivence dans « The Vivaldi Album » d’octobre 1999. Seule ombre (éventuelle) au tableau qui peut choquer les âmes les plus sensibles : la pochette où le visage de Cecilia trône sur un corps de… castrat. Ben oui, quand je vous disais qu’elle ose tout ! Rien que pour cette trouvaille, je lui donnerais une étoile en plus !

Par BERNIE - Publié dans : MUSIC'S NEWS - Communauté : Musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 22:41


*                 Pas mal, sans plus

**               Pas mal du tout

***             Bon

****           Très bon

*****         Super

******       Indispensable, à ne manquer sous aucun prétexte....

 


 

MOBY : « WAIT FOR ME » (WARNER)****


Après "Last Night" paru l'année dernière, voici déjà le nouvel album de Moby disponible depuis le 30 juin. Avec « Wait For Me », enregistré chez lui dans son propre studio et emmené par le single « Shot In The Back Of The Head », Moby nous entraîne dans son univers bien à lui dont l'ambiance musicale est cependant bien différente de celles dans lesquelles se baignaient ses précédentes compositions. D'ailleurs, il l'avoue lui-même : cet album, il l'a voulu plus mélodique, plus silencieux, plus personnel, plus torturé aussi... Comme beaucoup d'amateurs de musique, j'ai découvert Moby lorsqu'il a « explosé » avec « Play » en 1999. Ensuite, j'ai découvert « 18 » trois ans plus tard que j'ai tout aussi apprécié. Avec « Hotel » en 2005, il a apporté un son plus « pop », alors que « 18 » était plutôt « électro-soul » et « Play » essentiellement « électro », voire proche de la « house ». Ce disque comporte de très bons morceaux comme la courte plage titulaire « Division », sublime, qui précède « Pale Horses » tout aussi excellent. Et la suite de l'album ne déçoit pas, que du contraire : il ne m'étonnerait point que « Mistake », chanté par Moby lui-même (avec des passages en français !), fasse l'objet d'un autre single, encore plus emblématique que celui qui est sorti car il me semble plus représentatif du contexte général empreint de douceur, de mélancolie, de tristesse, de romantisme même dans lequel l'album s'inscrit. Si après la lecture de cette critique, vous décidez d'acheter l'album, attardez-vous sur « A Seated Night », d'une beauté à vous donner la chair de poule. C'est certainement mon morceau préféré, un véritable « coup de cœur »... « Wait For Me » et « Hope Is Gone » nous conforte dans le fait de penser que Moby est effectivement un compositeur de grand talent. Les mélodies sont charmeuses et la voix de la belle inconnue est diablement... charmante ! Le CD se termine comme il a commencé, calmement, symphoniquement... En écoutant ce dernier titre, « Isolate » on a la nette impression de « s'isoler » du monde et de voir, comme par magie, des notes de musique multicolores descendre du ciel et venir se déposer délicatement sur une portée balayée par une brise légère... Quand vous aurez acheté ce CD, exaucez le vœu de Moby : écoutez-le au moins une fois du début à la fin... Et puis, vous vous surprendrez à enclencher la touche Repeat de votre lecteur ! Côté pochette, le génial électronicien ne nous surprend guère, il a « couché » sur une feuille blanche, à l'aide d'un simple feutre noir, un petit bonhomme avec de drôles d'antennes tout droit débarqué d'un autre monde, comme il les affectionne tant...

SIMPLE MINDS : « GRAFFITI SOUL » (UNIVERSAL)*


Franchement, le 16ème album studio du groupe écossais est une déception. Où est l'inspiration géniale des années 80 pendant lesquelles Jim Kerr et ses copains ont connu leurs plus grands succès ? Personnellement, j'attendais beaucoup mieux de cette formation qui, en 2009, fête le 30ème anniversaire de son existence. Toujours selon un avis qui n'appartient qu'à moi, les meilleurs morceaux de l'album sont « Stars Will Lead The Way » (c'est la chanson qui aurait dû sortir la première en single au lieu de « Rockets » trop formaté pour les radios), « This Is It » (nanti, pour ce dernier, d'une très bonne rythmique assurée par un excellent jeu de batterie de Mel Gaynor) et le titre en bonus track, « Rockin' In The Free World », une très bonne reprise d'un morceau de Neil Young. C'est Bob Clearmountain qui a pourtant supervisé l'accouchement du nouveau bébé. L'arrangeur n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il avait mixé « Born In The U.S.A. » pour Bruce Springsteen, « Avalon » pour Roxy Music et « Let's Dance » pour David Bowie pour ne citer que ses plus belles réussites. Que dire de plus ? En définitive, vraiment pas grand-chose, cet album est loin d'être la révolution annoncée, le « petit bijou » ou le reflet du grand retour des Simple Minds...  Loin de critiquer leur talent confirmé, la bande à Kerr a fait beaucoup mieux par le passé, en témoigne, pour n'en citer qu'un, « Street Fighting Years » en 1989 qui, par la qualité de ses compositions (il n'y a vraiment rien à jeter), refoule ce récent album à un rang de pâle figuration... 


CALOGERO : « C'EST DIT » (MERCURY)*****


Voici le 5ème album de Calogero, digne successeur de « Pomme C » paru deux ans plus tôt. Pour ce nouvel opus, le compositeur-interprète n'a pas hésité à s'entourer d'auteurs inhabituels, étrangers à son style musical : Dominique A lui a donné trois textes : la plage titulaire, « La Fin De La Fin Du Monde », « J'Attends » et le magnifique « Passage Des Cyclones », Grand Corps Malade, avec la complicité d'Alanna  Filippi (l'auteur d' « En Apesanteur »), a écrit le sublime « L'Ombre Et La Lumière » sur lequel le slameur dépose sa belle voix, le québécois Pierre Lapointe s'est chargé de « La Bourgeoisie Des Sensations », Marc Lavoine a rédigé le merveilleux « Nathan », le trop discret Dick Annegarn lui a offert « Tu Es Fait Pour Voler » et « Tu N'as Qu'à M'attraper », Kent a pris sa plume pour créer « L'Embellie » et, pour ne plus le présenter, l'hétéroclite Jean-Jacques Goldman est l'auteur du somptueux « C'est Dit », certainement l'une des plus belles chansons françaises de ces 10 dernières années, si pas la plus belle ! Calogero, quant à lui, s'est réservé les paroles de « Je Me Suis Trompé », le texte d' « Il Conte », la plage n° 11 sur les douze titres qui meublent cet album, étant l'œuvre de Pierre Pelù et du frère du chanteur, Gioacchino Maurici. En tout cas, Calogero ne retire que du positif de ces différentes associations et se félicite du travail accompli.  « C'est Dit » m'a beaucoup séduit par sa mélodie, la qualité de son texte, par la pudeur et la sincérité qu'il dégage. « On n'est riche que de ses amis » est une magnifique phrase. Ce sont quelques simples mots qui expriment une immense vérité. Le second single « L'Ombre Et La Lumière » est un subtil mariage de deux styles musicaux différents mais qui finissent par se rejoindre car la musique a un pouvoir magique de rassemblement. Le populaire qui frime avec le slam... quel régal ! On en redemande et quel coup de génie... Musicalement, ce Grand Corps Malade est un sacré bonhomme qui respire la santé ! Après ces deux « bombes », je place, dans l'ordre de mes préférences, « Passage des cyclones » très bien construite musicalement, avec de bonnes percussions et quelques jolies notes au piano dans le passage « tempéré », les superbes « Tu Es Fait Pour Voler » avec une floraison d'instruments « classiques », de la clarinettes aux cordes,  sur une ligne mélodique somme toute populaire, et « Nathan », avec ce texte qui vous interpelle, qui fait frémir aussi, surtout par ces quelques mots :

De ma folie à scandale
Vous y verrez la raison
Venez dans mon hôpital
Qui fait peur dans vos maisons

Calogero commence la chanson sur une très haute note avec une voix brisée comme celle d'un enfant malade qui se lamente sur son triste sort, sur sa solitude, qui serait en état « d'apesanteur », entre ciel et terre, entre le monde tel que nous le connaissons et un nouveau monde... Très beau et très émouvant à la fois comme « J'attends », une chanson en un seul mot parfaite comme on n'en fait pas souvent dans une carrière, avec un refrain très accrocheur composé de splendides liaisons musicales en crescendo. Les deux dernières chansons qui m'ont vraiment plu sont « La Fin De La Fin du Monde », un morceau que William Sheller lui-même n'aurait pas renié chanter et qu'il aurait d'ailleurs bien pu composer tellement l'ambiance musicale me rappelle son style si particulier, et « L'Embellie » qui a été subtilement choisie pour clore de maîtresse façon un album en tout point réussi.


 MICHAEL BUBLÉ : « MICHAEL BUBLÉ MEETS MADISON SQUARE GARDEN » (WARNER)***

Ce CD assorti d'un DVD de Michael Bublé au Madison Square Garden de New-York n'apporte rien de neuf à la discographie du dandy-crooner canadien. C'est une mini compilation en live de 10 chansons (le producteur a été radin !) issues, pour la plupart, du dernier album « Call Me Irresponsible » de 2007 (« I'm Your Man » de l'album du même titre de Leonard Cohen sorti en 1988,  « Me And Mrs Jones » de Gamble, Huff et Gilbert pour Billy Paul en 1972, « Call Me Irresponsible » de Cahn et Van Heusen pour Judy Garland en 1962, « I've Got The World On A String » créée en 1933 par Arlen et Koehler, interprétée entre autres par Cab Calloway, Bing Crosby et Frank Sinatra en 1952, « Lost » que Michael composa avec Alan Chang et Jann Arden suite à une rupture sentimentale et qui fut le second single de l'album, et, « Everything » de Chang, Foster-Gillies et Bublé, qui se classa 46ème  au Billboard Top 100, 38ème dans les Charts britanniques, n° 2 en Italie et n° 1 en Pologne) mais aussi d' « It's Time » de 2005 (3 titres : « Feeling Good » de Bricusse et Newley qui reçut un accueil mondial mitigé lors de sa sortie en single, 162ème dans les Charts britanniques et n° 14 en Pologne, la meilleure place en Europe, où l'artiste est très populaire, « Home », du même trio que pour « Everything », plus plébiscité puisqu'il fut n° 1 au Canada ainsi que dans le classement Hot Adult Contemporary Tracks du Billboard et « Song For You » de Leon Russell, le génial créateur de « Delta Lady » pour Joe Cocker en 1969) et de son album éponyme « Michael Bublé » de 2003 qui se résume en l'unique « Crazy Little Thing Called Love » de Freddie Mercury présent sur l'album « The Game » des Queen d'octobre 1979. Le produit est disponible sur le marché sous deux formes : l'un avec une couverture orange (édition standard avec 10 titres), l'autre avec une couverture bleue (« special edition » avec deux titres en bonus : « Sway » (issu de « Michael Bublé », un cover de « ¿ Quién Será ? » un mambo composé en 1953 par Pablo Beltrán Ruiz et Norman Gimbel, interprété, entre autres, par Dean Martin en 1954) et « That's Life » (de « Call Me Irresponsible », créé par Dean Kay et Kelly Gordon, enregistré par Frank Sinatra en 1966). Les deux éditions contiennent un DVD avec un reportage d'une durée d'une heure qui montre les coulisses de ce concert ainsi qu'une autre facette moins stéréotypée de l'artiste. Bref, si vous possédez déjà les 3 albums de Michael Bublé, ce produit n'a d'attrait que pour le DVD si vous êtes vraiment fan et, éventuellement, pour s'immiscer dans l'ambiance d'un live avec les accompagnements musicaux d'un Big Band aussi affûté que dans les enregistrements studio.

 


EROS RAMAZZOTTI : « ALI E RADICI » (COLUMBIA)**

Après « Calma Apparente » sorti en 2005 qui était son dernier album studio en date et une compilation «  » en 2007, le bel Eros est de retour avec son 11ème opus « Ali E Radici ». Dans les bacs depuis le 22 mai, le CD a été précédé d'un single « Parla Con Me » le 24 avril : c'est une bonne chanson sans plus qui reste dans la lignée de ce qu'Eros a déjà fait auparavant, une simple mélodie qui débute par une intro facile, sans fioritures mais qui a toutefois le mérite de se laisser « siffloter » et c'est, somme toute, le but recherché par la plus populaire vedette italienne. Pourquoi ne pas prendre toujours la même recette en changeant quelques ingrédients puisque le « plat » est à chaque fois autant apprécié ? Point de vue arrangements musicaux, pose et conduite de la voix, rien à redire, c'est de l'excellent travail. Mais je ne vais pas me satisfaire de cette remarque générale, voici, outre ce titre, les autres, dans l'ordre de mes préférences, qui méritent d'êtres écoutés : « Ali E Radici », qui donne le titre à l'album, est déjà plus recherché en ce qui concerne la composition musicale; la partition impose une maîtrise totale et les changements de tons sont nombreux. Eros nous livre une interprétation parfaite, très pro avec beaucoup de sensibilité et de crédibilité également. Pour ma part, c'est le titre le plus « fort » de l'album. « L'Orizzonte » est une très bonne chanson également avec de beaux instruments classiques : piano, cordes, flûte et... timbales pour les percussions ! « Appunti E Note », la plage titulaire, et « Non Possiamo Chiudere Gli Occhi », sont les chansons les plus entraînantes et figureront, sans aucun doute, en bonne place sur la setlist de la prochaine grande tournée qui servira à promouvoir cet album aux quatre coins de l'Europe, de Rimini le 17 octobre pour finir à Milan le 10 avril après un passage au Forest National de Bruxelles pour deux concerts les vendredi 30 et samedi 31 octobre 2009.  Enfin, une version « Deluxe Edition » est disponible également avec 14 titres dont l'inédit « Linda E Il Mare » qui est repris en espagnol (« Linda Y El Mar ») ainsi qu' « Affetti Personali » (« Afectos Personales »), uniquement pour les aficionados...

 


PABLO CASALS : "THE COMPLETE PUBLISHED EMI RECORDINGS 1926-1955" (EMI)******

 

Oeuvres de

Bach, Beethoven, Brahms, Dvorak, Elgar, Bruch, Schubert, Mendelssohn, Schumann, Haydn, Boccherini, Tartini, Rimski-Korsakov/Strimer, Vivaldi/Stutschewzky, Bach/Siloti, Valentini/Piatti, Blas de Laserna, Garretta, Saderra Puigferrer, P. et E. Casals

 

Jacques Thibaud (violon), Alfred Cortot, Mieczyslaw Horszowski, Otto Schulhof, Blas Net (piano), Cobla La Principal de Gerona, Orchestre philarmonique tchèque, George Szell, London Symphony Orchestra, Landon Ronald, BBC Symphony Orchestra, Adrian Boult, Orquestra Pau Casals.

 

Fantastique ! Pour les amateurs de grande musique et, en particulier, pour les amoureux de ce fabuleux instrument qu'est le violoncelle, voici, pour la première fois rassemblée en un somptueux coffret de 9 CD, l'intégrale des enregistrements effectués par Pablo Casals pour His Master's Voice.  Le violoncelle doit beaucoup au célèbre musicien catalan et ce dernier n'aurait jamais eu la renommée internationale qu'il a acquise s'il n'avait pas choisi d'en jouer. À 4 ans, le petit Pablo joue déjà du piano et fait ensuite l'apprentissage du violon et de la flûte. C'est à l'âge de 12 ans qu'il commence l'étude du violoncelle dont il découvre peu à peu toutes les facettes avec les Six Suites de Bach (par lesquelles débutent ces enregistrements).  En 1894, il a 18 ans et il obtient une bourse pour partir à Bruxelles afin de continuer la pratique du violoncelle et se spécialiser dans la composition. Cinq ans plus tard, il arrive à Paris et c'est avec les Concerts Charles Lamoureux qu'il connaît le succès. En 1904, il franchit une étape supplémentaire sur le chemin de la gloire avec la création du fameux trio de musique de chambre « Casals, Thibaud (violon) et Cortot (piano) ». En 1920, il revient au pays, dans sa Catalogne qu'il affectionne tant et fonde son propre orchestre. C'est alors que survient la guerre civile espagnole et un changement de cap dans la vie de l'artiste qui, hostile à tout régime dictatorial, se réfugie d'abord à Paris pour ensuite se fixer définitivement à Prades, en 1939, dans les Pyrénées Orientales. Plus tard, l'arrivée de Franco au pouvoir confinera le musicien dans son lieu de retraite. En 1955, Pablo Casals est accablé par la perte de sa fidèle compagne mais peu de temps après, il se console auprès d'une jeune femme répondant au doux nom de Martita Martinez, originaire de Puerto Rico comme la maman de Casals. Sa nouvelle conquête le persuade de revenir sur les traces de sa mère. Informé de la venue du célèbre musicien et conscient de l'impact culturel qu'il peut générer, Luis Munoz Marin, le gouverneur de l'île, lui suggère d'organiser un festival similaire à celui de Prades. C'est ainsi que le 1er Festival de Puerto Rico se déroule du 22 avril au 8 mai 1957 sous la direction de Sasha Schneider suppléant Pablo Casals victime d'une alerte cardiaque. Le musicien fera de nombreuses allées et venues entre Prades et Puerto Rico où il finira ses jours le 22 octobre 1973 à l'âge de 97 ans. Encore aujourd'hui, le Festival Pablo Casals de Prades est toujours d'actualité et cette année, il fête sa 58ème édition du 26 juillet au 13 août 2009. Outre les Six Suites mythiques pour violoncelle de Bach, l'intégrale regorge de petites merveilles comme le Trio en Sol de Haydn, les Sonates de Beethoven, la Sonate n° 2 et le Double Concerto de Brahms, le Concerto de Dvorak et l'interprétation magnifique d'œuvres de Schubert, Mendelssohn et Schumann éclaboussée par l'immense talent de Thibaud, la rigueur rythmique de Cortot et le dynamisme incomparable de Casals. Un intense bonheur musical long de 10 heures 43 qui comblera le passionné ainsi que le novice avide d'élargir sa culture instrumentale et ses connaissances classiques.

Par BERNIE - Publié dans : MUSIC'S NEWS - Communauté : musique à Coeur..ouvert
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

  • : 28/10/2007
  • : LA MUSIQUE POUR TOUJOURS
  • : Biographies d'artistes et liens avec Claude François - Récits sur Claude François - Critiques personnelles de CD (collection propre) traitant les genres suivants : Musique Classique, Pop, Rock, Jazz, Soul, Funk, Disco, Rythm'n'blues, Blues, Chansons Françaises et Musiques de Films
  • : Rock Pop Jazz Blues Soul Musique
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Profil

  • BERNIE
  • LA MUSIQUE POUR TOUJOURS
  • Homme
  • Belgique Hainaut Courcelles
  • MUSIQUE Rock Jazz Pop DVD
  • La musique fait partie intégrante de ma vie...

QUELLE HEURE ?

 

 



Recommander

Créer un Blog

Recherche

PROCHAINEMENT

MADE IN BELGIUM

PIERRE RAPSAT

2ème partie

De "Je suis moi" à

"Un coup de rouge, un coup de blues"  

pierre rapsat

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

LA MUSIQUE POUR TOUS/LIENS


RETROUVEZ MARC YSAYE
DU LUNDI AU VENDREDI
DANS LE "MAKING OF"
DE 15 H À 15 H 30
ET CHAQUE DIMANCHE DANS
"LES CLASSIQUES" DE 9 H À 12 H
SUR

link


link

FLECHE RADIO

link

link

link

ANDRÉ TORRENT
LES SAMEDI ET DIMANCHE
DE 4 H 30 À 7 H
"UN TORRENT DE MUSIQUE"
SUR

link

LA MUSIQUE POUR TOUJOURS

EST UNE

toute la culture sur ulike

LES CD

LAURENT VOULZY

"LYS & LOVE"

(COLUMBIA)

Laurent Voulzy

      

ANDREA BOCELLI

"CONCERTO

ONE NIGHT IN CENTRAL PARK" 

(DECCA)

Andrea Bocelli 

LES DVD

FLORENT PAGNY

MA LIBERTÉ DE CHANTER

(AZ)  DVD FLORENT PAGNY

    

QUEEN

25ème ANNIVERSAIRE 

LIVE IN WEMBLEY

 (ISLAND)

Queen 

  

S'INFORMER SUR LA MUSIQUE


PLATINE
LE MAGAZINE
DE LA VARIÉTÉ
Platine

JUKE BOX MAGAZINE

juke box magazine

 


OPÉRA MAGAZINE

opéra magazine-copie-2

                       


DIAPASON

diapason-copie-1

 

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés