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Biographies d'artistes et liens avec Claude François - Récits sur Claude François - Critiques personnelles de CD (collection propre) traitant les genres suivants : Musique Classique, Pop, Rock, Jazz, Soul, Funk, Disco, Rythm'n'blues, Blues, Chansons Françaises et Musiques de Films
Je vais tout de suite droit au but : j’ai énormément
de respect pour Véronique Sanson qui s’apprête à fêter ses 40 ans de carrière. Si vous faites partie des heureux lecteurs (mais oui, mais oui !) avides de
lire mes articles depuis la création de ce blog (et, au passage, je m’empresse de les remercier pour leur fidélité et pour leurs éventuels commentaires), vous aurez facilement remarqué que,
jusqu’ici, je n’ai fait qu’évoquer des artistes qui répondent à mes critères préférentiels… Les autres qui, par leur répertoire ou leur parcours musical, ne m’attirent guère passeront simplement
sous silence. Je ne vais pas passer mon temps à dénigrer qui que ce soit. Mon souhait majeur est de vous faire partager mon amour pour la musique en essayant d’aborder la carrière d’artistes
susceptibles d’éveiller votre intérêt. J’espère donc qu’il en sera encore de même pour ce nouvel article. Ce petit prélude étant terminé, faisons plus ample connaissance, si vous le voulez bien,
avec Véronique Sanson en parcourant sa carrière dans les moments importants et sa riche discographie en reprenant les titres les plus connus. Elle voit le jour à
Boulogne-Billancourt, dans la région parisienne, le 24 avril 1949. Ses parents, fins mélomanes, lui transmettent le goût pour la musique. Tout de suite, elle est attirée par le classique et
choisit tout naturellement le piano. Mais elle ne se limite pas à ce seul instrument puisqu’à 13 ans à peine, elle compose déjà ses premières chansons à la guitare. A 16 ans, elle subit un choc
très lourd qui, heureusement, n’hypothèquera pas ses ambitieux projets : atteinte d’une méningite qui lui ôtera de nombreux souvenirs, elle redoublera de vigueur pour atteindre le but
qu’elle s’est fixée : devenir une célèbre chanteuse. En 1967, avec sa sœur Violaine, de près de 2 ans son aînée, et François Bernheim, un garçon qu’elle
rencontre en vacances, Véronique met sur pied un groupe « Les Roche Martin » qui enregistrera deux « super » 45 tours (avec deux chansons sur
chaque face). Le premier sortira le jour du 18ème anniversaire de Véronique et le deuxième… précèdera la séparation du trio.
Mais cette courte expérience permettra, toutefois, à Véronique de se faire un nom et de renouer avec un copain d’enfance devenu, entre-temps, un
grand chanteur qui comptera beaucoup dans son cœur et dans la réussite de sa carrière : Michel Berger. C’est sous son aile protectrice qu’elle enregistre chez Pathé
Marconi, où travaille son pygmalion, un premier 45 tours en 1969 avec deux titres : « Le Printemps Est Là », une adaptation d’un succès de
Donovan, « Sunny Goodge Street », et « Le Feu Du Ciel ».
Ce disque ne laisse pas un souvenir impérissable et précipite le départ de nos deux protagonistes qui sont priés d’aller voir ailleurs… Michel Berger ne
tarde pas à retrouver de l’embauche : en 1972, il intègre le staff de la maison de disques WEA; il prend Véronique par la main et produit son tout premier
album « Amoureuse » qui comprend un titre qui va propulser sa belle aux toutes premières places du hit parade : « Besoin De
Personne ».
« BESOIN DE PERSONNE »
« COMME JE L’IMAGINE »
Flash-back, revenons en 1974 où Véronique enregistre,
en compagnie des musiciens de son mari, un nouvel album « Le Maudit » avec 3 titres « phares » : « Alia
Souza », « Christopher » dédié à son fils et le sublime « On m’attend là-bas ».
Deux années s’écoulent avant
« Vancouver » en 1976 avec la première plage, du même titre que l’album, qui caracole en tête des « charts ».
Lui succède « Hollywood » en 1977 avec le chef-d’œuvre « Bernard’s Song
(Il n’est de nulle part) ».
« 7ème »
paraît deux ans plus tard avec l’immense « Ma Révérence », une chanson à caractère prémonitoire puisqu’elle quitte son
mari.
« MA RÉVÉRENCE »
Nous sommes en 1981 et Véronique Sanson a de plus en plus envie de revenir dans sa
chère patrie. C’est en 1983 qu’elle arrive à mener à bien son retour après une âpre bataille afin d’obtenir la garde de son fils. Tous ces événements font qu’elle attendra 1984 pour sortir une
compilation de ses tubes avec l’inédit « Exclusivement Féminin ».
1985 sera l’année de la renaissance avec un nouvel album éponyme emmené
par le fantastique « C’est long, c’est court » ainsi que par une superbe chanson « Le temps est
assassin ».
La même année, elle connaît un nouvel amour en la personne du comédien
Etienne Chicot. En 1988, Véronique Sanson provoquera un scandale auprès des mouvements intégristes islamiques qui censureront sa chanson
« Allah » ouvrant son nouvel opus « Moi le venin ».
Elle reçoit jusqu’à des menaces de mort qui la conduisent à ne pas
l’interpréter durant son récital à l’Olympia et certains disquaires retireront l’album de leurs comptoirs. La tension s’apaise finalement à l’aube des années 90 où
Véronique publie « Symphonique Sanson ». Elle concrétise enfin un vieux rêve de reprendre quelques chansons qui se prêtent à être interprétées
avec un grand orchestre symphonique. Ce sera l’Ensemble Fysio de Prague dirigé par Leos Svarovsky, sur des arrangements de
Jean-Claude Vannier, Bernard Gérard et Michel Bernholc, qui l’accompagnera durant les fêtes de fin d’année 1989, au
Châtelet à Paris.
1992 est l’année d’un
nouveau succès pour Véronique Sanson avec « Rien que de l’eau » qui auréole son album « Sans
regrets » lequel abrite également le sensationnel « Panne de cœur ». Les Victoires de la Musique la consacreront
« Meilleure Interprète Féminine 1992 », une récompense ô combien méritée pour un fantastique album couplé à une carrière exceptionnelle jalonnée de nombreux
tubes.
Trois ans plus tard verront l’accomplissement d’un étonnant et superbe
album de duos "Comme ils l'imaginent" enregistrés durant les Francofolies de la Rochelle pendant lesquelles Véronique interprète ses plus
grands succès avec, notamment, Marc Lavoine, Les Innocents et la formation corse « I Muvrini ».
C’est aussi en 1995 qu’elle fait la connaissance de l’humoriste
Pierre Palmade qu’elle épouse au mois de juin. On la verra également sur scène chanter, avec beaucoup d’émotion, en duo avec son fils
Christopher.
Avec Pierre Palmade
Avec son fils Christopher
L’année suivante, elle attisera bien involontairement la jalousie de France Gall en
reprenant quelques chansons de Michel Berger au sein d’un album baptisé « D’un papillon à une étoile » qui défrayera la presse à
scandales avec révélations interposées…
« LE PARADIS BLANC » en duo avec Alain Chamfort
La fin du XXème siècle est douloureuse puisque de sa séparation avec Pierre Palmade débouchera une pénible
dépression imbibée d’alcoolisme. Mais Véronique est loin d’abdiquer et décide avec courage de relever la tête. Elle reprend le chemin des studios et sort un album plein de
promesses : « Longue distance » avec un titre majeur « J’aime un homme » convaincant, qu’elle interprète « avec
ses tripes ».
Une nouvelle tournée s’ensuit du 13 février au 16 avril 2005 avec neuf
soirées consécutives à l’Olympia où le public lui réserve un accueil triomphal. Toujours en 2005, elle publie un recueil autobiographique « La
douceur du danger » avec la collaboration de Didier Varrod où elle raconte les événements importants qui ont marqué sa vie.
2007 est une année de transition qu’elle met à profit pour signer la
chanson « Alleluia » sur l’album « Merci » de Michel Fugain. Au mois d’octobre, elle est l’invitée
principale des « 20 ans des Nuits de Champagne » où elle apporte sa contribution au grand choral « Le Sanson Polyphonique ». Enfin, en novembre, elle
sort un « Best Of » de 3 CD « Petits Moments Choisis » où elle reprend les tubes et les chansons qui ont émaillé sa brillante
carrière, en prélude à l’intégrale CD/DVD prévu pour mars 2008.
J’espère qu’au travers de cet article, j’aurai réussi à vous faire
apprécier cette grande chanteuse au timbre de voix si particulier, si reconnaissable entre tous, avec ce vibrato espacé et régulier qui n’appartient rien qu’à elle.
Le lien avec Claude François
1972 :
Claude François a de grands projets pour la télévision. Depuis pas mal de temps déjà, il planche sur une émission qu’il produira et concevra du début à la fin. De nombreux et
prestigieux invités sont contactés afin d’interpréter leur tube du moment dans un décor de rêve, des comédiens très connus sont également appelés à apporter leur aimable concours à la conception
de différents sketches humoristiques écrits par Claude François lui-même. Ce style d’émission lui trotte dans la tête depuis qu’il a eu la possibilité de visionner un show
télévisé aux Etats-Unis, conçu de la même manière. Il trouve le titre qu’il emprunte, en partie, à l’une de ses plus belles chansons « Avec la tête, avec le
cœur ». Ce sera donc « Avec le cœur » qu’il animera avec son alter ego, le frère qu’il aurait toujours aimé avoir :
Michel Drucker.
Ayant reçu l’approbation de la 1ère chaine de télévision française, il s’empresse de contacter Stone et Charden, le couple vedette en vogue du moment qui fait un carton avec « L’Avventura » ainsi que son grand ami Charles Aznavour, il « puise » dans son écurie Alain Chamfort, son « poulain » le plus séduisant qui vient de sortir son premier tube « Dans les ruisseaux » et… une toute jeune chanteuse de 23 ans qui apporte un vent de fraîcheur à la chanson française : Véronique Sanson. Véronique chantera « Besoin de personne » qui est le titre le plus plébiscité de son tout premier album. Sa prestation est si talentueuse que Claude François tombe immédiatement sous le charme et lui propose d’emblée d’être à l’affiche de la grande tournée qu’il compte organiser fin de l’année dans la banlieue parisienne. La jeune chanteuse en retirera une expérience très enrichissante mais sera un peu déçue de l’attitude de Cloclo à son égard. En effet, elle lui reprochera son manque d’attention et d’encouragement qu’une artiste « débutante » était logiquement en droit d’attendre de sa part…
Publié le 06/03/2008 à 22h11 dans Chanson Française