LA MUSIQUE POUR TOUJOURS

J'ai grandi avec l'Opérette. Mes parents en étaient férus et inévitablement, je fus conquis. Grâce à un ami qui appartenait à la troupe de figurants et qui nous refilaient les meilleures places, j'ai donc assisté à de nombreuses représentations au Palais des Beaux- Arts de Charleroi : « Le Pays du Sourire », « Vienne Chante et Danse », « Le Chant du Désert », « Rose de Noël », « Méditerranée », « Viva Napoli », « Rose-Marie », « L'Auberge du Cheval Blanc », « Valses de Vienne », « Rêve de Valse », « Princesse Czardas », « Violettes Impériales »... mais je ne vis qu'une seule avec Luis Mariano et ce fut « Le Prince de Madrid » en 1969, un peu plus d'un an avant sa disparition. Je m'en rappelle encore car... mystérieusement, pris d'une grande fatigue, je m'endormis et donc manquai le final. Je le regrette aujourd'hui car il devait sans nul doute être grandiose... Je me souviens qu'il y avait un problème de billetterie et je me retrouvai complètement esseulé, perdu au milieu de gens inconnus, quelques rangées devant celle où mes parents avaient pu trouver place... Le fait de ne pas être à leurs côtés m'avait sans doute perturbé et le profond ennui que je ressentis fut peut-être à l'origine de mon envie soudaine de m'apaiser ! Je fus littéralement surpris de me ressaisir quand la salle se ralluma et que les spectateurs s'extirpèrent de leur siège... Les yeux encore remplis de sommeil, je réalisai que j'avais loupé la fin du spectacle... Quelle déception et quelle faiblesse coupable !  Ce fut cependant la seule et l'unique, je fus tellement marqué par ce manque cruel de tenue que je me promis et jurai que l'on ne m'y reprendrait plus !  Luis Mariano, c'est aussi et surtout l'idole de ma mère... Elle eut la chance de le voir plusieurs fois sur scène (au « Théâtre des Variétés » qui fut ensuite démoli au profit de l'actuel Palais des Beaux-Arts) ainsi que sous chapiteau au moment où le ténor était en tournée avec le célèbre Cirque Pinder...  Elle eut également la patience de l'attendre dans le hall de l'entrée des artistes afin de recueillir son autographe... Depuis cet instant magique, cette photo dédicacée trône sur un meuble de rangement dans sa chambre à coucher... face à la porte que dès qu'on la franchit, on la remarque inévitablement ! Et la dédicace « Pour Mademoiselle Roberte, avec mes meilleurs sentiments, Luis Mariano » faite soigneusement à l'encre au bas de la photo est encore parfaitement lisible malgré le léger voile qui, avec le temps, s'est posée sur l'écriture... Je ne vous étonnerai pas en vous apprenant qu'elle avait tous ses disques... dont elle eut la saugrenue idée de se séparer faute de ne plus avoir de platine pour les écouter ! Quelle hérésie, ne trouvez-vous pas ? A sa place, même sans tourne- disque, je les aurais jalousement gardés, rien que pour mon plaisir... Mais ma mère n'a pas l'âme d'une collectionneuse... Depuis, je m'efforce d'en retrouver quelques-uns dans des brocantes ou dans des magasins spécialisés ! J'ai pu ainsi retrouver « Le Chanteur de Mexico » et « Méditerranée » avec Rudy Hirigoyen (qui alternait avec Luis Mariano quand ce dernier ne jouait pas), « Chanson Gitane » et « La Toison d'Or » avec André Dassary, « Le Pays du Sourire » avec Tony Poncet, « Gipsy » et « Volga » avec José Todaro, « Le Prince de Madrid » et « La Caravelle d'Or » avec Luis Mariano. Dernièrement, j'ai pu acquérir, lors d'une convention, un coffret de 5 CD retraçant les « 40 ans d'opérettes, 40 ans de succès » du couple mythique Marcel Merkès - Paulette Merval. C'est donc avec un réel grand plaisir que j'inaugure cette nouvelle catégorie par le plus célèbre d'entre tous : Luis Mariano.

Luis-Mariano Eusebio Gonzalez naît à Irun (ville frontière entre la France et l'Espagne) le 13 août 1914. Vous remarquez qu'il gardera ses premier et deuxième prénoms pour en faire son nom d'artiste. Fils de mécanicien, il émigre en France avec sa famille alors que la guerre civile fait rage en Espagne. Il falsifie l'année de sa naissance (1920) pour échapper à l'armée. Ayant un talent inné pour le dessin, il s'inscrit à l'Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux. Mais il a une autre grande qualité : il adore chanter et par- dessus le marché, la nature l'a doté d'un timbre de voix exceptionnel. Après avoir réussi, très facilement, l'examen d'entrée au Conservatoire de Bordeaux, il est d'emblée pris sous l'aile protectrice de la cantatrice Jeannine Micheau. 

 
La soprano le présente à Miguel Fontecha, ténor et professeur de chant, avec qui le jeune Luis va progresser. Luis décroche le rôle d'Ernesto dans « Don Pasquale » de Donizetti au Palais de Chaillot en décembre 1943. Sa prestation lui permet de multiplier les passages à la radio. Fin de l'année 1945, Francis Lopez, déjà connu comme compositeur de chansons à succès (il a écrit, entre autres, pour Lucienne Delyle, Léo Marjane, Maurice Chevalier, André Dassary, Georges Guétary et Tino Rossi), entreprend l'écriture, en compagnie de Raymond Vincy pour le livret, d'une opérette intitulée « La Belle de Cadix ». Le destin l'amène à rencontrer fortuitement Luis Mariano en qui il voit la vedette de sa création toute désignée. La première est donnée le 24 décembre 1945 au Théâtre du Casino Montparnasse et recueille un formidable succès.


Initialement programmée pour une dizaine de représentations, « La Belle de Cadix », pourtant montée avec peu de moyens, tiendra l'affiche pendant 2 ans ! Outre la chanson principale reprenant le titre de l'ouvrage, « La Fiesta Bohémienne », « Maria Luisa » et « Le Clocher du Village » sont parmi les plus populaires. Fort de ce premier triomphe, le duo Lopez- Vinçy remet le couvert avec « Andalousie » dont la générale est donnée le 25 octobre 1947 à la Gaîté Lyrique. Quatre airs principaux du ténor se dégagent de cette opérette qui est jouée pendant une année entière : « Andalousie », bien sûr, mais aussi « Santa Maria », « La Fête à Séville » et « Ole Torero » dans lesquels Luis Mariano fait étalage de toute sa maestria vocale. Au niveau de la partition musicale, on peut dire également qu'elle est plus travaillée, plus scintillante que celle de « La Belle de Cadix ».


La mise en scène parfaite, la fraîcheur des costumes et de très beaux ballets contribuent à ce nouveau succès. Signalons encore l'importance du rôle de fantaisiste tenu par Maurice Baquet qui deviendra un complice indissociable de Luis Mariano puisqu'il l'accompagnera jusque dans sa dernière opérette, « La Caravelle d'Or ». Entre-temps, fin des années 40, Luis Mariano conquiert les Etats-Unis et l'Amérique du Sud où il déchaîne les foules.  Au cours des années 50, Luis Mariano confirme son statut de star de l'Opérette, tout d'abord en dominant la distribution du « Chanteur de Mexico » en 1951 et, ensuite, celle de « Chevalier du Ciel » en 1955.

« Le Chanteur de Mexico » est jouée pour la première fois au Théâtre du Châtelet le 15 décembre 1951 et recueille des éloges de toute la critique parisienne, que ce soit dans les colonnes du « Monde », du « Figaro » ou du « Matin ». Tous reconnaissent la qualité de la réalisation, la richesse des décors (20 tableaux différents !), la beauté des costumes et l'excellente partition de Francis Lopez qui signe pas moins de sept chansons qui sont devenues immortelles. En effet, en plus de l'éternel « Mexico », tous les amateurs d'opérette se souviennent de « Rossignol » (vidéo ci-après), « Acapulco », « Il est un coin de France », « Maïtechu », « Quand on voit Paris d'en haut » et « Quand on est deux amis » ! Evidemment, la forme de Luis Mariano n'échappe pas aux observateurs avisés du Figaro qui signalent que le ténor « chante à ravir, pousse la note jusqu'à faire pâmer les spectatrices » ! En tout et pour tout, 905 représentations seront données mais cependant, Luis Mariano cède le témoin à Rudy Hirigoyen pour la seconde année.

 
Temporairement, Luis Mariano délaisse Francis Lopez pour l'opérette suivante : « Chevalier du Ciel » dont la musique est écrite par Henri Bourtayre et Jacques- Henry Rys; le livret et les lyrics, quant à eux, sont signés Paul Colline.  Cette dernière ne réussit pas avoir le même engouement que la précédente; particulièrement pour la partition musicale qui n'a pas le même charme, la même douceur que les mélodies de Lopez. Seules deux chansons se placent au-dessus du lot : « Chevalier du Ciel » et « Seul ». Assez logiquement, Mariano retrouve Lopez pour « La canción del amor mío » fin 1957 mais cette création est boudée par le public. Est-ce pour son titre ? Soit, le ténor ne veut pas rester sur cet échec et 1958 est l'année où il se produit pour la première fois à l'Olympia. C'est également en 1958 qu'il tourne son dernier film : « Sérénade au Texas ». Eh oui, n'oublions pas que Luis Mariano a joué dans 21 films de 1946 à 1958; parmi les plus célèbres, citons « Andalousie » (1950), « Violettes Impériales » (1952)  et « La Belle de Cadix » (1953), tous les trois avec Carmen Sevilla pour qui les journalistes inventèrent une idylle avec Mariano; « Quatre jours à Paris » (1953), « Le Chanteur de Mexico » (1956) avec Bourvil et Annie Cordy, et, la cerise sur le gâteau, « Napoléon » (1954), la fresque de Sacha Guitry, lequel avait enrôlé le ténor pour tenir le rôle du chanteur Garat. Cette parenthèse faite sur Mariano au cinéma, revenons sur la suite de sa carrière.  




« Le Secret de Marco Polo » (vidéo ci- dessus) marque le retour à l'opérette de Luis Mariano après sa triomphale tournée avec le Cirque Pinder. Cette nouvelle création du couple Lopez-Vincy est jouée pour la première fois au Théâtre du Châtelet le 13 décembre 1959. Les auteurs veulent frapper un grand coup et rééditer le même succès qu'ils avaient eu 8 ans auparavant avec « Le Chanteur de Mexico ». Mais Mariano semble fatigué de son long périple avec la caravane du Cirque Pinder et l'opérette est retirée de l'affiche après 368 représentations, en octobre 1960, par décision de Maurice Lehmann, Directeur du Châtelet. Mais Lopez et Vincy ne baissent pas les bras. Avec le déferlement du « yé-yé », un nouveau projet est en préparation : les auteurs ont envie de « rajeunir » leur vedette fétiche.

               Annie Cordy, Luis Mariano, Francis Lopez et Raymond Vincy

Et c'est ainsi que Luis Mariano s'offre un véritable bain de jouvence avec « Visa pour l'Amour » en 1962. De plus, Lopez et Vincy ont eu la géniale idée d'aller rechercher Annie Cordy qui ne s'est pas fait prier pour accepter de jouer aux côtés de son grand ami. Les chansons les plus plébiscitées sont : « La Vie est là », « Visa pour l'Amour », « Ah ! Qu'il fait bon » et surtout « Twist contre Twist » pendant lequel les deux artistes s'en mettent à cœur joie pour rivaliser de talent sur la célèbre danse ! Voilà un duo de choc, explosif qui redonne un coup de fouet au genre musical. L'opérette est un grand succès puisqu'après l'avoir interprétée à Paris, la troupe entreprend une grande tournée en province jusqu'en 1964. Sur sa lancée, le ténor reprend même ses classiques « Le Chanteur de Mexico » et « La Belle de Cadix » en province également pendant que Lopez et Vincy planchent déjà sur un nouveau projet dont le titre est déjà trouvé :

« Le Prince de Madrid » qui est finalement créée au Théâtre du Châtelet le 14 mars 1967 et qui retrace une période de l'existence du peintre Francisco Goya. Ce sera le dernier livret de Raymond Vincy qui décèdera un an plus tard... L'ouvrage est chatoyant, c'est du grand spectacle avec un Luis Mariano en forme étincelante. Sa voix est plus belle que jamais et excellemment mise en évidence par la remarquable partition de Francis Lopez qui signe de grandes chansons telles : « España », « Le Prince de Madrid » (vidéo ci-après), « La Féria de Séville », « Toi mon seul amour » et la sublime « Torero ». Aux côtés de Luis Mariano, outre Jeanine Ervil et Maria Murano, relevons la présence de Lucien Lupi qui rehausse la distribution de cette opérette et fait un malheur avec sa chanson « Le jour où j'aimerai ». Plus de 500 représentations couronneront le succès de cette opérette qui est également jouée courant 1969 en Belgique.


 
Après l'éreintante tournée du « Prince de Madrid », Luis Mariano, terriblement éprouvé, décide de prendre 3 mois de repos avant de commencer déjà les répétitions d'un nouveau spectacle : « La Caravelle d'Or ».

Le 20 décembre 1969, les spectateurs ont donc la joie de retrouver Luis Mariano aux commandes de cette opérette qui contient encore de très belles mélodies telles « Soleil », « La Caravelle d'Or », « Lisbonne » et peut-être la plus jolie d'entre toutes : « Bandeirantes ». Cependant, à la joie se mêle l'inquiétude : Mariano est amaigri, marqué par une étrange fatigue dont personne ne connaît l'origine. Le ténor tient à rassurer ses partenaires, ce n'est qu'une mauvaise passe et tout redeviendra comme avant... Mais au fil des représentations, Mariano se sent de plus en plus faible et devra même recourir à la médecine afin de tenir le coup. Devant la progression de la maladie, il devra se faire souvent remplacer et même jeter l'éponge en jouant pour la toute dernière fois le 10 mai 1970. Contraint de se faire hospitaliser, l'idole est au plus mal et tombe dans le coma. Luis Mariano s'éteint le 14 juillet 1970 à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière dans le 13ème arrondissement de Paris. Finalement, c'est une hépatite mal soignée qui aura eu raison du chanteur.  Sans femme et sans enfant, ses biens seront légués à son fidèle chauffeur et complice François Lacan, dit «  Patchi », qu'il avait engagé vers 1950 ainsi qu'à son filleul Mariano Lacan. Ils vivent toujours aujourd'hui dans la maison de Luis à Arcangues dont il avait lui-même dessiné les plans. De nos jours, Luis Mariano demeure une valeur sûre et ses plus grands succès ont même été repris par le ténor, chanteur d'opéras, Roberto Alagna. A jamais, il restera le « Prince de l'Opérette ». 


                                                                 
Pour terminer, voici deux vidéos qui prouvent que Luis Mariano était un chanteur complet. La première est tirée de l'émission "Palmarès de la Chanson" de Guy Lux où le ténor reprend une magnifique chanson d'Alain Barrière : "Plus je t'entends".


La deuxième est le très célèbre air "E Lucevan Le Stelle" de l'Opéra "Tosca" très brillamment interprété, et c'est un inédit, en français.


Le lien avec Claude François !


Le 13 juillet 1966 a lieu à Paris, en plein air, « Le Palmarès de la Chanson » de Guy Lux; une émission retransmise en direct et préparée en prévision des festivités de la Fête Nationale française. Claude François a même l'honneur de terminer le spectacle en interprétant son tube de l'époque : « Je tiens un tigre par la queue ». Mais avant cette fin mémorable, toutes les vedettes présentes sont invitées à venir chanter, l'une après l'autre, un court extrait de « Fleur de Paris » et... c'est ainsi qu'au cours de la même chanson, on a l'occasion de voir Luis Mariano et Claude François ! Anecdotique, évidemment, mais un lien a unit les deux artistes, un bref instant, au cours de cette émission... sûr qu'ils se sont sans doute croisés dans les coulisses !

Ven 1 aoû 2008 11 commentaires
Bonjour Bernie je tiens à te remercier pour le gentil commentaire laissé chez moi.. et tu as raison dans la petite maison dans les bois, tout y est rustique.. Un régal que cet article.. je n'écoute pas tout en une fois car je veux profiter du beau temps. Mais que cela fait du bien de réentendre Louis Mariano. Moi ce sont mes grands-parents qui m'ont élevée et baignée dans l'univers le l'opérette. J'ai pratiquement tout vu après 1955 (j'avais 12ans) et c'était pour moi une féérie d'aller voir une opérette. Quel voix quand il chante Alain Barrière. Merci et encore merci et encore merci.... tu me combles de joie belle journée de haue savoie chantal
Chantal74 - le 04/08/2008 à 10h18
Aah ! Voici un article que pour être tout à fait honnête, j'ai lu du début à la fin, sans en manquer une seule ligne... Que de souvenirs me sont revenus à la mémoire : Maman chantant dans la cuisine les chansons de Luis Mariano, moi... essayant vainement de reprendre "Mexico" devenant presque aphone ou encore "Maman, la plus belle du monde", une des chansons préférées de ma défunte mère... Sur scène, je ne l'ai jamais vu... mais j'ai loupé peu de films que j'essaye de trouver aujourd'hui en DVD. Qui n'a pas rêvé à l'époque d'être Luis Mariano afin de pouvoir crier son amour à la charmante et très jolie Carmen Sevilla ? C'est fou, tout de même, les goûts que nous avons en commun... en plus de l'admiration de Claude François... Bernie ! A bientôt pour un nouvel article. Fred
FRED - le 10/08/2008 à 07h59
Toutes les musiques se rapprochent - ce qui diffère se sont les structures musicale ! Les références des chanteurs d'opérette que tu cite sont importantes pour la mémoire. Qui s'en souvient encore de l'ambiance qui règnait dans ces music hall ? Feu mon père évoquait les titres dont tu parles (Auberge du cheval blanc,...). A vrai dire, je suis de la génération qui a loupé tout cela...Je capte parfois l'une ou l'autre vidéo remarquable. Un ami (Cheb Wissem) et tout jeune musicologue encore aux études en Tunisie...m'a suggéré de l'aider sur le thème de l'opérette...et me suis rendu compte que j'étais totalement incapable de lui renseigner... Un jour j'ai rédigé une note sur Wikipedia sur Gilberte Legrand, Fernand Wicheler, et Willy Maury qui ont collaboré musicalement avec le ténor Fernand Faniard. Le couple était très connus pour leurs nombreuses auditions radiophoniques. Ma note est incomplète...mais tu peux aller voir sur Wikipedia. J'avais de la matière car je suis tombé sur un descendant d'une des familles. Je m'occupe essentiellement de musiques arabes et me suis préoccupé un peut de la chanteuse Noura qui dans sa carrière avait tenu un rôle dans une opérette intitulée "ana el warqa el meskina" (Je suis une pauvre feuille) écrite par Mustapha Kechkoul, discothécaire de Radio Alger bien introduits dans le cercle musical algérois et composée par Skandrani. "ana el warqa el meskina" sera reprise, plus tard, par Lili Boniche en France et plus tard par Hamidou. Comme pour dire...que l'opérette est un genre musical qui a eu ses lettres de noblesse en Afrique par une multitudes d'auteurs. Hamidou, fait des reprises des ces airs qu'on connu l'Algérie. Il est à découvrir ! http://musique.arabe.over-blog.com/article-17939185-6.html
Musiques arabes - le 11/08/2008 à 11h21
je vois que tu fais des surlignage pour mettre en valeur tes caractères...j'ai fait cette erreur également...Je trouve que cela alourdi un peu la mise en page...j'y renonce dorénavant... Belle journée !
Musiques arabes - le 11/08/2008 à 11h36
Merci Bernie... Que l'on parle d'opérettes, voire de comédies musicales : je suis persuadé que l'Algérie devienne une Comédie musicale en français, ne fût-ce qu'à travers la musique de son Patrimoine...et ses musique populaires...Chaabi, raï, Hawzi...rap, kabyle...chansons de l'immigration,...Bref l'art de danser en chantant est une passion que j'aime découvrir dans la comédie musicale. J'ai pu découvrir trois documentaires en hommage au foisonnement de danses et de chants du cinéma égyptien dans les années 40 à 50 comme : Hollywood sur Nil Samia Forever Hello Mister Barakat C'est magique !
Musiques arabes - le 11/08/2008 à 20h28
C'est mon enfance ma jeunesse qui remontent, là!!! Tous ces spectacles au théâtre du Chatelet... Si ça t'intéresse, ces jours-ci, j'ai mis une vidéo (prise et montée moi-même) de musique japonaise. A bientôt
Mimisan - le 31/08/2008 à 20h58
bonjour, je suis toujours heureux de saluer des fans de l'opérette, j'ai fais a peu pres le même parcours et le blog que je construit et en hommage à ces fameux chanteurs....j'interprête leurs chansons car j'aime ça.....mais sans prétentions aucune....le but est de faire aimer ces chefs d'oeuvres qu'on oublie....bravo pour ton site....merci de l'avoir fait en hommage au meilleur...Luis MARIANO. gERARD
gerard - le 26/11/2008 à 12h01
Je ne savais pas que Cloclo et Luis Mariano s´étaient rencontrés , merci pour cette information .
Un grand de l´opérette , en effet .
Luis Mariano a toujours été la grande idole de mon pere et ses chansons ont bercé mon enfance .
Sandrine - le 10/06/2009 à 11h38
Comme je vous le raconte dans mon article, Sandrine, ma mère était et reste une grande admiratrice de Luis Mariano. Pour ce qui concerne la probable rencontre de Claude François avec le Prince de l'Opérette, elle s'est certainement passée dans les coulisses de cette fameuse émission "Le Palmarès de la Chanson" qui se déroulait à l'extérieur. Donc, les artistes invités étaient très proches les uns des autres et je suppose (car je n'en ai jamais eu la confirmation officielle) qu'inévitablement, Luis et Claude se sont croisés et ont pu échanger quelques mots...
BERNIE
Il faudrait arrêter de propager cette rumeur au sujet de Guearti et Mariano. Guearti était un escroc, comme tout ces disciples d'ailleurs. sa biographie est une suite de mensonges et d'inventions.Je vous conseille de lire
http://www.luis-mariano.com/sa-voix

et vous serez fixé. le sérieux de site dépend des informations et des photos que vous y faites paraitre.
ciabrini - le 15/01/2010 à 19h38
Il n'a jamais été dans mes intentions de véhiculer de fausses informations. Mes articles sont issus de différentes sources et malheureusement, certaines peuvent s'avérer erronées malgré la multiplicité de mes recherches pour lesquelles j'accorde la plus grande attention. Afin d'éviter toute polémique, je retire les informations que vous contestez. Dont acte.
BERNIE
Comme le précise M. Ciabrini ( précédent commentaire ) je souhaitais, moi aussi, vous signaler qu'il n'y avait aucune preuve que Clemente Guearti a été le professeur de Mariano. Ce professeur ne semble pas avoir existé en tant qu'artiste, toutes les indications données sur sa carrière sont fausses et il est absolument introuvable dans les théâtres dont il se réclame.

Après enquête, je me suis rapidement rendu compte que l'auteur de cette information était un illuminé qui véhiculait n'importe quoi. Suite, toujours à cette enquête, j'ai découvert des adresses qui m'ont amené à vous et j'ai pu prendre ainsi connaissance de votre page consacrée à Luis Mariano.

Je me permets donc de vous écrire et je vous invite à visiter ma page pour laquelle vous trouverez un article et en bas de page, des messages ainsi qu'un « avertissement » et des liens sur cette affaire Guearti : : http://www.luis-mariano.com/sa-voix

En vous remerciant par avance pour les rectifications.
CADOPPI - le 15/01/2010 à 20h27
Je prends bonne note de vos remarques et je vous prie de prendre connaissance de la réponse apportée au commentaire de M. Ciabrini.
BERNIE