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Biographies d'artistes et liens avec Claude François - Récits sur Claude François - Critiques personnelles de CD (collection propre) traitant les genres suivants : Musique Classique, Pop, Rock, Jazz, Soul, Funk, Disco, Rythm'n'blues, Blues, Chansons Françaises et Musiques de Films

JOHNNY HALLYDAY - PORTE DE PANTIN - PAVILLON DE
PARIS
Enregistré les 16, 20, 21, 24, 25 et 26 octobre 1979
La discographie de Johnny Hallyday sur scène étant particulièrement très riche, j'ai choisi de vous présenter ce live dont à l'époque, en 1979, j'avais acheté le double 33 tours. Pourquoi celui-là et pas un autre ? Tout simplement parce que c'était le seul enregistrement de Johnny sur scène que je possédais... Et il n'y a pas si longtemps, j'ai seulement découvert les autres albums de son intégrale grâce au concours de mon cousin Philippe, le créateur du site « Johnny Le Phénix » que je vous recommande vivement, si ce n'est déjà fait, d'aller visiter. Dans un prochain « ON STAGE », je vous proposerai d'autres enregistrements live de Johnny. Mais comme on revient toujours à ses premières amours, ce « Pavillon de Paris » (qui a été démoli au profit de l'actuel Zénith) a acquis définitivement mes préférences. Tout d'abord, l'instrumental d'ouverture est tout simplement génial, le choix et la ligne conductrice des chansons du premier CD sont optimaux en ce sens qu'un véritable opéra-rock de science-fiction brodé autour de « L'Ange Aux Yeux De Laser » commence et finit. Le deuxième CD met en valeur les derniers succès du moment de Johnny et se termine par un festival « Rock'n'Roll » où l'on sent indubitablement que l'idole « se fait plaisir » avec la participation exceptionnelle de Gilbert Montagné qui, en passant, démontre qu'il est un formidable pianiste. Avant de parcourir plus en détail les chansons de ce live, voici les tracklists des deux disques tels qu'ils étaient à la sortie du double album (la réédition de septembre 2007 présente le second CD avec un tracklist différent qui commence par "Lucille", complété des titres « Requiem Pour Un Fou », « Rock'n'Roll Man », « Salut Charlie » et « Cet Homme Que Voilà ») :
Tracklist CD 1
1. PROLOGUE « JOHNNY CONCERTO »
2. L'ANGE AUX YEUX DE LASER
3. FILS DE PERSONNE
4. COMME LE SOLEIL
5. MA CHÉRIE, C'EST MOI
6. MOI JE T'AIME
7. LE FEU
8. ENTRE MES MAINS
9. MA GUEULE
10. LA TERRE PROMISE
11. LE PÉNITENCIER
12. LA FIN DU VOYAGE
13. SAUVEZ-MOI
Tracklist CD 2
1. LA PREMIÈRE PIERRE
2. TOUJOURS LÀ
3. DERRIÈRE L'AMOUR
4. C'EST MIEUX AINSI
5. GABRIELLE
6. QU'EST-CE QUE TU CROYAIS
7. RIEN QUE HUIT JOURS
8. FRANKIE ET JOHNNY
9. O CAROLE
10. LUCILLE
11. LE BON VIEUX TEMPS DU ROCK'N'ROLL
MUSICIENS
Direction d'orchestre et arrangements
Jean Costa
Guitare
solo
Michel Govedri
Guitare
rythmique
Christophe Aubert
Guitare Pedal
Steel
Marc Bozonnet
Basse
Rémi Dall ' Anese
Batterie
Jean Pierre Prevotat
Claviers
Daniel " Bill " Ghiglione
Piano
" Invité spécial "
Gilbert Montagné
Percussions
Gilles Perrin
Saxophones
Gilbert Ciuffi, Gilbert dall 'Anese, Peter McGregor, Mick
Picard
Trombones
Jean Costa, Christian Forquet, Claude Romano, Bernard
Camus
Trompettes
André Laidli, Michel Loublière, Alfred " Freddy " Hovesepian,
Geoffrey " Jeff " Reynolds
Chœurs
Erick Bamy, Jacques Ploquin, Jacques Mercier, Gilbert Einaudi, Liliane Davis,
Anne Marie Godard, Pierrette Bargoin, Bayy St
John
CD 1
C'est Jean Renard qui signe la fabuleuse partition
musicale de l'ouverture de ce spectacle : « Johnny Concerto » est une authentique mini symphonie fantastique avec une floraison de cuivres dès le début,
tellement tonitruants que l'on croirait assister à l'arrivée de gladiateurs. Les premières mesures se répètent alors sur un rythme beaucoup plus rapide qui s'apaise ensuite pour reprendre
tout aussi vigoureusement et se terminer sur l'enchaînement qui annonce le premier morceau « L'Ange Aux Yeux De Laser » (Jean Renard/Gilles
Thibaut). Johnny se présente comme « le mercenaire des Dieux » et immédiatement, il plante le décor du synopsis qui annonce le contenu de la première partie
de son spectacle. Il apparaît dans un costume style « Guerre des Etoiles », affublé de lunettes à rayons laser d'un effet qui n'a, actuellement, plus rien de
révolutionnaire et d'une guitare dont l'aspect aux contours « cosmiques » ferait rire plus d'un aujourd'hui... Mais revenons plutôt au concert qui débute donc par cette chanson
inédite qui a été créée spécialement pour ce spectacle, ne figurant donc sur aucun album officiel autre que ce live, ni sur aucun 45 tours.
Johnny enchaîne avec « Fils De Personne »
(« Fortunate Song », un original de John Fogerty, leader du fameux groupe Creedence Clearwater Revival, dont le texte en français a été écrit par
Philippe Labro) qui est paru en 45 tours le 22 septembre 1971 (avec en face B le sous-estimé « Il Faut Boire À La Source ») et qui figure sur le 33 tours
qui suit, « Flagrant Délit », sorti le 19 juin 1971 (comprenant, entre autres, le très bon « Oh ! Ma Jolie
Sarah »).
Ensuite, vient « Comme Le Soleil »,
une jolie ballade country signée Jean Renard et Didier Barbelivien, dont l'enregistrement live sort en face B de « Ma Gueule » le
18 décembre 1979, environ 5 semaines après la parution du double album qui nous intéresse. L'idole poursuit avec un excellent rock « Ma Chérie, C'est
Moi », extrait du 33 tours « Rock à Memphis » (21 mai 1975), une adaptation du fidèle Michel Mallory d'un original très célèbre,
« It'll Be Me », de Jack Clement, immortalisé par... l'immortel Jerry Lee Lewis.
Johnny continue avec une très jolie chanson inédite, « Moi Je
T'Aime » de l'inséparable duo Renard/Thibaut, et que l'on ne trouve sur aucun autre support. « Le Feu »
(Wright/Mallory) est le titre suivant, un incontournable dans le répertoire de Johnny, extrait de l'album « Insolitudes » paru le 25 avril
1973, emmené par « La Musique Que J'Aime », dont un 45 tours verra également le jour, le 13 mai 1973, avec, en face B, « J'Ai Besoin D'Un
Ami ». Johnny éteint « Le Feu » avec « Entre Mes Mains », toujours du tandem Renard/Thibaut, tirée
de l'album « Rêve Et Amour » édité le 21 octobre 1968 et qui inclut « Cours Plus Vite Charlie ». N'ayons pas peur des mots, c'est l'une
des plus grandes et plus belles chansons de Johnny. Le texte, servi par une musique plaintive et de circonstance, est accrocheur, subtil, et amène inévitablement à une réflexion
sur la fragilité et la précarité de l'amour.
La tristesse fait place à la colère avec « Ma
Gueule » (qui ouvre le spectacle « Tour 66 », nom de la dernière tournée de Johnny), une composition due à l'excellent Gilles Thibaut et à
Philippe Bretonnière. À chaque fois que je l'entends, cette chanson ravive en moi un souvenir à la fois cocasse et émouvant : dès la sortie du disque, mon père s'amusait à
mimer la « gueule » de Johnny en chantant le début de la chanson : « Quoi, ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule ? »... Le rock
revient avec « La Terre Promise » (« Promised Land » de Chuck Berry, avec un texte français de Michel Mallory), un
titre sorti en 45 tours le 5 septembre 1975, avec, en face B, « La Première Fois ». Je me rappelle aussi que c'est avec ce morceau que, pour la première
fois, j'ai acheté un simple de Johnny... Pas mal, non ? Pour la petite histoire, la chanson est issue de l'album portant le même nom qui paraît moins de deux semaines
après le single et qui comprend l'un de mes titres préférés : « Hey Lovely Lady ».
Johnny se retrouve soudain derrière les barreaux avec « Le
Pénitencier » (« The House Of The Rising Sun » rendue célèbre début des années 60 par Bob Dylan et reprise, avec le succès que l'on sait,
par « The Animals » en 1964). Le premier enregistrement live de cette chanson se trouve sur l'album « Olympia 67 » de mars
1967. Johnny voit le bout du chemin avec... « La Fin Du Voyage », une fantastique chanson de Jean Renard et Pierre Billon. Avec
« Entre Mes Mains », c'est la deuxième plus grande chanson, si pas la meilleure de ce premier « acte ». La conjugaison des chœurs avec la voix de
Johnny, le crescendo de l'intensité orchestrale, et, surtout, la montée en puissance des cuivres dans le dernier tiers de la mélodie sont très impressionnants; dans le catalogue
des chansons de Johnny, c'est certainement celle qui m'a le plus marqué. Et dire qu'elle ne figure qu'en face B du 45 tours « Toujours Là », sorti le 3
octobre 1979 avec, en pochette, la même photo qui ornera le présent double album live...
Enfin, « Sauvez-moi » est l'ultime
chanson de ce tragique opéra-rock qui se termine par l'enlèvement de Johnny par les Gardes de la Mort, ces derniers l'entraînant au-delà des portes de l'Enfer...
Brrr ! La chanson est parue en 45 tours le 15 mars 1972 (« Ma Main Au Feu » en face B) et fait partie de l'album
« Country-Folk-Rock » de juin 1972. L'original, « Salvation », a été composé par la paire Doerge/Henske et travaillé en
français par l'omniprésent Michel Mallory.
CD 2
Assez bizarrement, cette seconde partie débute avec
« La Première Pierre », une composition de Michel Mallory et Tim Hinkley, qui constitue la face B du 45 tours « Elle
M'Oublie » (étrangement absente de ce spectacle) sorti le 14 juin 1978 et extraite du 33 tours « Solitude À Deux » paru une semaine plus tard.
« Toujours Là », une chanson créée par Franck Langolff et Jacques Denjean, est le morceau suivant et c'est logique que Johnny l'interprète
lors de ce concert puisque c'est son dernier single en date... mais ce n'est pas le meilleur, loin s'en faut, largement détrôné par l'intense émotion qui se dégage de « La Fin
Du Voyage » en face B. Une petite parenthèse pour évoquer la mémoire de Franck Langolff, décédé d'une longue maladie le 8 septembre 2006 à l'âge de 57 ans. Il était
le compositeur, entre autres, des musiques de « Morgane De Toi » pour Renaud en 1983, « Joe Le Taxi » (1987) et
« Tandem » (1990) pour Vanessa Paradis. Il avait également travaillé avec Alain Souchon, Florent Pagny, Yannick Noah et
Garou.
Ensuite, Johnny chante « Derrière
L'Amour », un original du fameux tandem italien Pallavicini et Cutugno avec une adaptation de Pierre Delanoë. Un morceau que Johnny traînera
encore dans de nombreux tours de chant, au grand désespoir de la frange « puriste » de ses fans ! La chanson figure en face A du 45 tours qui paraît le 9 juin 1976 avec, en
face B, l'excellent « Joue Pas De Rock'n'Roll Pour Moi ». Les deux chansons sont reprises sur l'album « Derrière L'Amour » qui sort le
même jour que le single et qui contient « Requiem Pour Un Fou » ainsi que l'incontournable « Gabrielle ». Cette dernière est intercalée
entre « C'est Mieux Ainsi » (encore de Franck Langolff avec des paroles de Pascal Lefebvre), où l'orchestre s'emballe superbement après 2 minutes
30 avec des cuivres généreux en parfaite symbiose et un Johnny complètement déchaîné, et le sublime « Qu'est-ce Que Tu Croyais » de Steve et
Fred Beickmeier (« Rock'n'Roll Dancing » adapté par Georges Terme) pendant lequel le Rock'n'Roll Man présente ses musiciens. Les deux
chansons composent le 45 tours sorti le 27 juin 1979 mais ne figurent sur aucun album.
Avant d'aller plus loin, évoquons
« Gabrielle » (« The King Is Dead » de Tony Cole, adapté par Long Chris et Patrick Larue), un autre titre mythique
du répertoire de Johnny qui occupera également une place privilégiée dans la « setlist » accompagnant ses prestations scéniques.
« Gabrielle » fait évidemment l'objet d'un 45 tours sorti en septembre 1976 et dont la face B est « Né Pour Vivre Sans Amour ». Afin de
clore son spectacle en toute beauté, Johnny choisit un festival « Rock'n'Roll » avec pas moins de 5 morceaux de légende : « Rien Que Huit
Jours », « Forty Days » de Chuck Berry, une adaptation de Manou Roblin qui se chargera également de celle de
« Frankie Et Johnny », un original de Gene Vincent, et d'« O Carole » (encore du génial Chuck Berry); enfin,
« Lucille », d'Albert Collins et Little Richard Penniman (plus connu sous son nom d'artiste, Little Richard plus simplement) avec une
adaptation de Claude Pitkowski et Alain Gaunay, et « Le Bon Temps Du Rock'n'Roll » (« Old Time Rock'n'Roll » de George
Jackson et Thomas Jones pour Bob Seger, adapté par Michel Mallory) servent d'apothéose à ce concert exceptionnel. Les quatre premiers morceaux de ce final rock
figurent dans le fabuleux album « Johnny, Reviens », qui regroupe « les Rocks les plus terribles », sorti en mai 1964 et réédité en CD fin
octobre 2003.
Quant au « Bon Temps Du
Rock'n'Roll » il sort en deux 45 tours le 21 février 1979 avec 2 faces B différentes : « Tout M'Enchaîne » et
« Dommage ». Il emmène aussi le 33 tours « Hollywood » (dont la pochette dessinée est complètement ratée) qui paraît le même jour.
Dans le souci d'être tout à fait complet, parlons des titres qui ont été « rajoutés » dans la réédition de septembre 2007 : « Requiem Pour Un
Fou » de Gilles Thibaut et Gérard Layani est aussi une grande chanson et sort en 45 tours le 10 février 1976 avec, en face B, une autre composition du même
duo précité : « Les Chiens De Paille ». Les deux morceaux apparaissent sur l'album « Derrière L'Amour » de juin 1976.
« Rock'n'Roll Man » (encore un texte sur mesure de Michel Mallory sur une splendide musique de Tommy Brown) est un morceau emblématique pour
Johnny, ce titre personnifie vraiment bien sa nature musicale; la chanson est la première plage sur l'album « Rock'n'Slow » de 1974 et n'a pas été
éditée en 45 tours. « Salut Charlie » figure, avec « Elle M'Oublie », sur le 33 tours « Solitude À Deux »
déjà cité plus haut, Johnny ayant participé à l'écriture musicale de cette chanson en compagnie de Michel Mallory qui s'est également chargé des paroles. De ce même album
est issu « Cet Homme Que Voilà », une adaptation de Pierre Delanoë sur une composition originale de Cassello/Cocciante/Luberti
(« Bella Senz'anima » sur le troisième album de Richard Cocciante).
LE
DVD
Tracklist
1. L'ANGE AUX YEUX DE
LASER
2. LE FILS DE PERSONNE
3. MA GUEULE
4. LA TERRE PROMISE
5. LE PÉNITENCIER
6. LA FIN DU VOYAGE
7. SAUVEZ-MOI
8. LUCILLE
9. LA PREMIÈRE PIERRE
10. DERRIÈRE L'AMOUR
11. REQUIEM POUR UN FOU
12. ROCK'N'ROLL MAN
13. GABRIELLE
14. SALUT CHARLIE
15. RIEN QUE HUIT JOURS
16. CAROLE
17. LE BON TEMPS DU ROCK'N'ROLL
En janvier 2004, ce concert a été réédité en DVD mais ne reprend pas l'intégralité du spectacle. En fait, c'est la
retranscription, sans aucun ajout, de la VHS qui était parue à l'époque. Le son est potable, sans plus, le cadrage est presqu'exclusivement fait sur la personne de Johnny, la
qualité de l'image étant, en fin de compte, le seul point positif de ce DVD qui ne fera l'affaire que des plus assidus.
Publié le 01/06/2009 à 17h14 dans ON STAGE